Les acheteurs de homard demandent au ministère des Pêches et Océans de faire son travail

Richard Landry
METEGHAN : Les acheteurs et les pêcheurs du homard de la Baie Sainte-Marie protestent présentement contre le ministère des Pêches et Océans qui, selon eux, ne fait pas son travail. C’est-à-dire que le ministère ne protège pas la ressource du homard en permettant aux pêcheurs, surtout indigènes, de pêcher le homard hors saison.
Devant le bureau du ministère des Pêches et Océans à Meteghan.

Sept entreprises d’acheteurs du homard de la région ont bloqué l’accès au bureau du ministère à Meteghan. Elles estiment qu’il y a environ 75 bateaux de pêche dans la Baie Sainte-Marie qui font la pêche illégale hors saison. Cette saison fermée est primordiale pour la survie de la population du homard parce que c’est en ce moment que les femelles pondent leurs œufs et que le homard change de coquille, ainsi la coquille est molle.


Il y a eu un grand ralliement à Bridgewater le jeudi 27 août dernier devant le bureau de la ministre des Pêches et Océans, Bernadette Jordan. Les pêcheurs là ont exigé que le ministère fasse ce qu’il faut pour maintenir la pêche en Atlantique en santé et viable. Le ministère ne surveille pas la pêche au homard, selon eux. Ils craignent pour l’avenir de la pêche.


Les pêcheurs autochtones estiment qu’ils pratiquent en quelque sorte le droit de pêche accordé par la décision Marshall de 1999. Le cas de Donald Marshall devant la Cour suprême du Canada a confirmé le droit, selon un traité, de pêche et de chasse aux autochtones pour leur subsistance. 


Bernie Barry, président de Coldwater Lobster Association, souligne que le ministère en question ne renforce pas les règlements de la pêche comme il faut. Aussi, Colin Sproul, vice-président de Bay of Fundy Inshore Fishermen’s Association, rapporte qu’il y a eu des remorques chargées de homard qui ont quitté récemment la Baie Sainte-Marie. Ce dernier réclame que tous les pêcheurs doivent être traités de la même façon en imposant les règlements des pêcheries.


Il est question de clarifier et de renforcer la définition de « pêche de subsistance », semble-t-il. Personne n’a pointé le doigt aux autochtones lors du ralliement de Bridgewater, selon un journaliste d’un autre journal provincial.  


Un sondage récent indique que 89 pour cent des répondants estiment qu’il est important d’assurer que tout le monde respecte les règlements selon les principes de viabilité et que 87 pour cent indiquent qu’il est important de renforcer les règlements établis par le ministère des Pêches et Océans. 


La ministre des Pêches et Océans n’était pas présente à la manifestation.