Le mois de l’histoire des Noirs

Gisèle Blanc Lavoie
En février 2020, on commémore l’histoire des Noirs au Canada, et notons à ce propos que la communauté noire de Sydney est bien vivante. Nous savons tous que bien que l’histoire des Noirs ait été remarquable, celle-ci a été quelque peu occultée par le passé. Pourquoi ne pas profiter du mois consacré à la commémoration de l’histoire des Noirs pour rendre hommage à la présence significative au Cap-Breton, et ailleurs, des Noirs issus notamment de l’immigration active.

     À Sydney dans le quartier de Whitney Pier et, même à Glace Bay, une communauté noire florissante et vibrante a survécu depuis plus d’un siècle malgré les hauts et les bas de l’économie de notre région. Cette communauté noire a d’ailleurs produit d’excellents citoyens devenus très célèbres.

     De plus la présence depuis 1967 du Collège de la Garde-côtière, une institution fédérale, donc bilingue, a attiré beaucoup de professionnels et d’étudiants francophones originaires de l’Afrique occidentale et des anciennes colonies françaises. Après un plus ou moins long séjour au Québec, ces familles se sont dirigées vers l’Est et l’ancienne Acadie et elles se sont installées ici où elles ont été heureuses de pouvoir profiter de la présence du Centre scolaire et communautaire l’Étoile de l’Acadie. Les adulte sont trouvé du travail dans la région et les enfants grossissent les rangs de l’école. Ces familles de nouveaux immigrants ont été accueillies à bras ouverts.

     Elles proviennent du Bénin dont la capitale est Cotonou, du Sénégal, capitale Dakar, de la Mauritanie, capitale Nouakchott, et du Cameroun, dont la capitale est Yaoundé. D’ailleurs tout comme le Canada, le Cameroun est le seul pays africain officiellement bilingue. Je dois oublier certains pays, mais j’espère que ça me sera pardonné, parce que l’important est de célébrer toutes ces jeunes familles immigrantes dont le français et les coutumes tellement extraordinairement différentes des nôtres ne font qu’enrichir notre culture canadienne ainsi diversifiée pour le meilleur.

     Immigrer d’un continent à l’autre n’est pas chose anodine, ça demande beaucoup de détermination, de force de caractère et de bravoure... un peu comme nos ancêtres au XVIIe siècle.

     Célébrons-les donc, ces gens appartenant à la communauté noire, par des activités et des initiatives dans nos centres, et ils se sentiront ainsi mieux intégrés.