Le bateau neuf, Monkey Business, de Cory David de La Pointe.
Le bateau neuf, Monkey Business, de Cory David de La Pointe.

La pêche au homard 2020 et la Covid-19 : Isle Madame et environs

ISLE MADAME/RICHMOND : La pêche au homard dans la zone de pêche 29 se pratique ordinairement du 1er mai au 30 juin. Tous seront d’accord pour dire que le printemps 2020 est loin d’être ordinaire. C’est la pandémie de la coronavirus, la covid-19, qui per turbe les habitudes des pêcheurs d’ici qui n’ont mais eu à faire face à une telle situation. Aucun de ces pêcheurs n’a vécu une pandémie mondiale, étant donné que la dernière remonte à 1918-1920. C’est donc de l’histoire ancienne pour les pêcheurs d’aujourd’hui comme pour le reste du monde.

     Oui, certes, le pêcheur est un aventurier. Au cours des décennies, les pêcheurs au homard de l’Isle Madame et des environs ont été confrontés à bien des situations difficiles et à de nombreux imprévus. On se souviendra qu’un havre était encore pris dans les glaces un 1er mai, de la présence de glaces du large qui venaient déranger et arracher des casiers aux pêcheurs le 10 mai ou plus tard encore, des tempêtes printanièresférocesquibrisaient et repoussaient sur les rives des centaines de casiers, des accidents marins comme celui du pétrolier Arrow survenu en février 1970, des années maigres où la ressource était quasi inexistante et on en passe. Oui, maintes aventures pour le pêcheur.

     Le pêcheur, toutefois, connaissait l’ennemi. Vents, glaces, tempêtes, ça se voit et ça s’annonce. Ce printemps 2020, c’est un ennemi invisible, inconnu du pêcheur, qui vient compromettre un printemps qui s’annonçait fructueux. Certainement un imprévu, un inconnu et c’est l’incertitude qui s’installe. Comment composer avec cet ennemi? Comment vivre le mieux possible cette situation devenue précaire et menaçante? Comment sauvegarder une saison de pêche qui est déjà très courte? Comment faire tout cela et rester en santé? Comment faire la pêche et respecter les distances, les deux mètres imposés lors des rassemblements de cinq personnes et moins? Voilà plein de questions que se posent les pêcheurs de la région.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est entretenu avec plusieurs pêcheurs, dans le but d’en apprendre davantage sur leur situation et de s’informer de leurs préoccupations. À la mi-avril, on n’avait pas ou presque pas de réponses aux maintes questions. Le 17 avril, sur le quai de l’Autorité portuaire de Petit-de-Grat, et ailleurs dans le village, on se préparait comme si on allait mettre les casiers en mer le 30 avril, pour le début de pêche du 1er mai.

     Selon Daryl David, père d’un pêcheur et lui-même entrepreneur de la région, Pêches et Océans maintient que la pêche débutera, tel que prévu, le 1er mai. Ce serait ainsi un service essentiel et il n’est pas question d’en reporter les dates. Il s’empresse de dire que cette consigne peut changer. Cory David, capitaine, et son père Cecil David travaillaient le 17 avril à mettre des dernières touches sur un bateau neuf, le Monkey Business, construit durant l’hiver 2019-2020, par Cecil David, lui-même. Celui-ci déclare : « Nous nous préparons comme si la pêche commençait le 1er mai. Nous avons encore du travail à faire sur ce bateau, car il y a des pièces qui tardent à arriver, à cause de tout ceci. »

     Ce qui préoccupe les pêcheurs, bien sûr, c’est la maladie et la possibilité de transmettre la covid-19. Comment faire pour rester à l’écart, les uns des autres, quand on pratique la pêche au homard? D’autres facteurs sont aussi très troublants. Quel sera le prix payé aux pêcheurs? Est-ce qu’il y aura un marché pour le homard, dans les mois à venir? Est-ce qu’on peut se fier à ce que les acheteurs acceptent toutes les prises? Bref, toutes des questions qui restent sans réponses et qui causent bien des ennuis. On soupçonne que le homard sera encore abondant, en 2020. L’année 2019 a été très bonne, avec des prix assez élevés, et on s’attendait à une saison semblable en 2020. C’était toutefois avant l’arrivée de l’ennemi invisible, la covid-19.

     Quelles sont les options? Les pêcheurs de la région veulent pêcher le homard, mais ils voudraient modifier les paramètres de la saison. Afin d’assurer un meilleur rendement économique, ils ont suggéré aux responsables gouvernementaux que l’on pêche un mois, le mois de mai comme d’habitude, après quoi on mettrait les casiers au sec, pour reprendre le deuxième mois de pêche, au mois d’octobre. Selon les pêcheurs de la région, cela devrait protéger et les pêcheurs et les acheteurs. Question de donner plus de temps pour se débarrasser des premières prises et aussi maintenir un meilleur revenu pour les prises. Et avec le temps, à l’automne, il serait peut-être possible d’envisager un retour à la normale. Comme deuxième mesure, les pêcheurs seraient d’accord pour ne pas pêcher les dimanches. Encore ici, une mesure qui réduirait les prisesafin de maintenir un prix plus stable et de ne pas saturer les marchés. Il importe de souligner que cette dernière mesure ne relève ni du gouvernement ni des règlements. Les pêcheurs pourraient s’entendre sur cette démarche, peu importe quand la pêche se pratique.

     Pour le moment, c’est comme si la pêche allait se tenir du 1er mai au 30 juin 2020 à l’Isle Madame. On se prépare en attendant des nouvelles de Pêches et Océans. Pour le pêcheur, encore une fois, l’aventure et l’inconnu sont au rendez-vous.

     Nous souhaitons aux pêcheurs et aux gens de l’industrie succès et santé.

Des casiers appartenant à Carmen Landry, prêts pour le début de la pêche.

CHÉTICAMP : Au cours des derniers mois, nous apprenons à vivre la « nouvelle norme » et quand cette pandémie sera finie, nous nous souviendrons de nos travailleurs de première ligne comme nos héros. Malgré les épreuves et les risques à la santé, des millions de travailleurs essentiels de première ligne continuent de faire leur travail durant la pandémie du COVID- 19. Ces citoyens acharnés maintiennent les Canadiens La vidéo de la danse du Centre Sacré Coeur se propage nourris, vont ramasser les déchets, fournissent les médicaments qui sauvent la vie, livrent les épiceries et approvisionnements, préparent la nourriture, nettoient les hôpitaux, soignent les plus vulnérables et nous gardent en sécurité

HALIFAX : La Fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Écosse (FFANE) propose deux nouveaux cafés virtuels pour les femmes sur le thème : Parlons broderie! qui auront lieu le mercredi 3 juin de 19 h à 20 h et le vendredi 5 juin de 15 h à 16 h.

FRANCOPRESSE : Un article précédent de Francopresse sur le revenu minimum garanti (RMG) exposait l’engouement renouvelé pour cette idée suscitée par la création du programme fédéral de Prestation canadienne d’urgence (PCU). De nombreux groupes, partis politiques, individus et experts réclament à l’unisson que l’exemple de la PCU donne lieu à la mise sur pied d’une véritable allocation universelle de base. Évidemment, ce projet ne fait pas l’unanimité et on croirait que de nombreuses voix s’élèveraient pour s’opposer à l’implantation d’un programme si ambitieux et, surtout, si onéreux.

Les codes de service, communément appelés codes N11 en raison de leur format, sont utilisés pour fournir des services spéciaux d’accès à la composition à trois chiffres. Les attributions les plus courantes des codes N11 au Canada sont les suivantes :

(EN) Les Canadiens sont renommés pour leur facilité à rendre hommage aux différentes choses qui rehaussent la fierté canadienne. Ainsi, cer tains aliments, comme les œufs, sont officiellement reconnus comme des incontournables de l’alimentation canadienne. Ils sont nourrissants et délicieux, et bien qu’ils soient petits, on ne peut négliger l’incidence des producteurs d’œufs du Canada.

ISLE MADAME : La COVID-19 continue de faire des victimes, pour ce qui est d’événements planifiés et d’activités annuelles, prévues pour les mois à venir, dans l’Isle Madame. C’est déstabilisant, dérangeant et inquiétant, mais il est réconfortant de pouvoir affirmer que la COVID-19 n’a jusqu’à maintenant pas été la cause d’aucun décès dans la région de l’Isle Madame. Cette pandémie a toutefois fait plusieurs morts dans d’autres parties de la province, ce qui est vraiment regrettable et pitoyable. De plus, si on compare à la grippe espagnole de 1918-1919, celle-là avait fait au moins une trentaine de morts, rien que dans la paroisse de Petit-de-Grat. Le docteur Steven DeRoche, natif de Petit-de-Grat, a partagé cette information et les résultats d’une recherche qu’il a effectuée à ce sujet.

TUSKET : Dans la matinée de mardi 5 mai 2020, sous la pluie, quatre membres de la Légion 155 Wedgeport en uniforme ont déposé deux couronnes au cénotaphe de Tusket et une couronne aux cinq autres monuments de guerre où des tulipes ont été plantées l’automne dernier pour commémorer la libération de la Hollande. Les deux couronnes à Tusket portaient des rubans sur lesquels figuraient Libération de la Hollande et VE-Day (Victoire in Europe).

FRANCOPRESSE : Peut-on vivre sans plastique? Qu’en est-il pour une famille de quatre qui aime le camping, qui célèbre Noël et l’Halloween et dont les enfants vont à l’école ou à la garderie? C’est la quête dans laquelle s’est lancée la journaliste Evelyne Charuest avec Ciao plastique!, une série documentaire en trois épisodes qui sera bientôt diffusée sur les ondes d’Ici Explora. Francopresse s’est entretenu avec elle.

HALIFAX : Le gouvernement provincial prolonge l’état d’urgence pendant deux semaines supplémentaires en vertu de la loi sur la gestion des urgences (Emergency Management Act) pour la sécurité et la protection de la santé des gens de la Nouvelle-Écosse.

CHÉTICAMP : Avec les nombreuses vies qui sont tournées à l’envers à cause de la pandémie du virus COVID-19 et les routines qui ont changé pour tous, les résidants du Foyer Père-Fiset sont en séquestration depuis sept semaines. Cela signifie qu’ils n’ont aucuns visiteurs et qu’ils ne peuvent pas quitter les lieux. Ce n’étaient que les premiers gestes de précaution dans la protection de la vie.

ATLANTIQUE : La Société Nationale de l’Acadie (SNA) ajoute sa voix à celle de la Fédération des communautés francophones et acadienne et dénonce la décision de Santé Canada d’éliminer l’exigence d’étiquetage bilingue pour les produits nettoyants importés au pays. Cette décision va à l’encontre de la Loi sur les langues officielles du Canada. C’est une injure à l’endroit des communautés de langues officielles. Cinquante ans après l’adoption de cette loi quasi constitutionnelle, une exception pareille n’est pas acceptable.

HALIFAX : Des Néo-Écossais qui peinent à surmonter les conséquences dévastatrices d’une récente tuerie espèrent obtenir un engagement ferme de la part des leaders provinciaux pour qu’ils mettent sur pied une enquête publique visant à répondre à une longue série de questions.

OTTAWA : L’équipe de démonstration aérienne de l’Aviation royale canadienne (ARC), les Snowbirds, survolera les différentes villes du pays d’un océan à l’autre dans le contexte d’une tournée pancanadienne. Sept de ses avions CT-114 Tutor voleront en formation « pour saluer les Canadiens qui soutiennent la lutte contre la propagation de la COVID-19 ».

CHÉTICAMP : Durant la pandémie du Coronavirus, quand les nouvelles sont pleines de statistiques inquiétantes et avec les avis de distanciation sociale, il y a une lumière rayonnante dans les gestes de gentillesse que les gens de tous les jours et les entreprises partagent. Un peu d’aide peut aller loin et il y a nombreux exemples des façons que les voisins ont intensifiés pour se soigner mutuellement et pratiquer l’amabilité durant ces temps difficiles. Il y a une réaction en chaîne qui suit dans les communautés.

VALLÉE : À l’occasion de la journée de la Terre, qui a eu lieu le 22 avril, le CCGH (Conseil Communautaire du Grand Havre) avait lancé un appel à réaliser des vidéos pour partager les gestes écologiques que les gens posent pendant la période de confinement. C’est la vidéo de 20 secondes réalisée par l’écrivaine Mar tine L. Jacquot qui a été retenue, et le CCGH l’a affichée sur son site Facebook.

CLARE : Un défilé des responsables des premiers secours a eu lieu d’un bout à l’autre de Clare le samedi soir 25 avril. Le défilé, depuis la Rivière-aux-Saumons jusqu’à Saint-Bernard sur la route principale de la municipalité, visait à rendre hommage aux victimes de la tuerie à Portapique la fin de semaine précédente.

HALIFAX : De nouveaux détails émergent sur le chaos qui a entouré la chasse à l’homme de la fin de semaine en Nouvelle-Écosse, alors que la police tentait de capturer un tueur déguisé en policier et que les premiers intervenants essayaient tant bien que mal de venir en aide aux victimes — de plus en plus nombreuses.

Le gouvernement paiera les frais d’exécution d’ordonnance supplémentaires des clients du Régime d’assurance-médicaments pour les renouvellements d’ordonnances qui seraient normalement préparées pour une période plus longue. Par exemple, le gouvernement paiera les frais d’exécution pour le deuxième et le troisième renouvellement d’une ordonnance qui serait normalement préparée pour une période de 90 jours.

EN : Pour bon nombre d’entre nous, la protection de l’environnement est une priorité indéniable, et pourtant nous avons parfois l’impression de ne pas être en mesure de faire une différence sur le plan individuel. Toutefois, plusieurs petits gestes que vous posez peuvent avoir impact important.

HALIFAX : Les travailleurs de première ligne dans tous les établissements de soins de longue durée, les établissements de soins pour bénéficiaires internes et les organismes de soins à domicile, publics et privés,devrontmaintenantporter des masques pour contribuer à réduire la propagation de la COVID-19. La distribution de masques à ces travailleurs a débuté au cours de la fin de semaine.