Kenneth Bourque, diacre Bruce Hubbard, père Maurice LeBlanc et Roland Bourque lors de la messe du Festival de la barge.

La Paroisse Sainte-Famille fête le Festival de la Barge

BUTTES-AMIRAULT: Une des activités dans la région de Par-en- Bas qui continue à attirer un grand nombre de visiteurs est le Festival de la Barge. Ce festival est coordonné par la paroisse Sainte- Famille des Buttes-Amirault et comprend trois activités : la construction de la barge; la messe dans la paroisse Sainte-Famille et la rencontre sociale au club social Twin Village.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Armand Bourque le matin du 13 juillet au presbytère de la paroisse Sainte-Famille pour discuter de l’organisation et de la coordination de ce festival annuel qui continue à intéresser les gens de la communauté et les visiteurs de l’extérieur. Armand Bourque est le président du conseil paroissial, depuis vingt-cinq ans et il consacre beaucoup de son énergie comme bénévole pour assurer la survivance et la vitalité de sa paroisse. M. Bourque fait remarquer que le Festival de la Barge a pour but de promouvoir la culture et les traditions du passé. Il rappelle que la construction de la barge était très importante dans l’histoire de la région, surtout avant les années 1950. Il y avait d’ailleurs autrefois plus de mille barges dans la région, et les gens voulaient ainsi s’assurer qu’ils auraient assez de foin pour nourrir leurs animaux pendant l’hiver. Armand Bourque et son comité ont décidé de poursuivre cette tradition; avec l’appui du curé de la paroisse, ils organisent annuellement ce festival en pleine saison estivale.

     Armand Bourque a indiqué qu’un problème était apparu cette année avec la date des marées basses et que la construction de la barge aurait donc lieu le 27 juillet avec la messe et la rencontre sociale prévues pour le samedi 13 juillet. Armand Bourque dit qu’il y a encore trois barges dans la passe du pré et que chaque année, les organisateurs remplacent la plus ancienne barge par une nouvelle.

     Le père Maurice LeBlanc assisté du diacre Bruce Hubbard a célébré la messe du festival. La messe était celle du 15e dimanche du temps ordinaire. Dans son homélie, le père LeBlanc a parlé de la charité du bon samaritain et il a rappelé à la communauté chrétienne, que pour aider notre prochain, nous n’avons pas besoin de nous rendre à l’extérieur, mais qu’il suffit de regarder autour de nous.

     La journée s’est terminée par un gros banquet au club social Twin Village composé de dinde avec une variété de légumes et un dessert de la saison. Les organisateurs du festival avaient embauché Ray Doucet pour préparer le repas. Celui-ci était assisté d’une vingtaine de bénévoles dans la cuisine et pour servir le repas. Le repas a connu un grand succès si on en juge d’après la grande participation.

     Armand Bourque a rappelé que le succès du festival dépend de l’engagement des commanditaires et il a remercié les commanditaires suivants : West Nova Fuel, Gateway Fuel, Tusket Toyota, Tusket Sales, Strictly Lobsters, Tri-County Tractor, Tusket Ultramart, Municipalité d’Argyle, Coastal Financial Credit Union et Huskilson’s Funeral Home. Dans le passé, cette collecte de fonds a permis de recueillir près de 4 000 $ et on s’attend à un profit semblable cette année. Il est à noter que les sommes ramassées seront versées au fonds de fonctionnement de la paroisse.


CONCESSIONS : Dans les années 1970, il y a eu une série de clubs des Nouveaux-Horizons qui ont été créés par tout pour regrouper les personnes aînées dans des activités sociales. Ils ont reçu l’aide financière gouvernementale pour créer ces clubs. Onze groupes se sont installés entre Mavillette et Pubnico-Ouest.

     Un de ces clubs, les Horizons de Concessions, a été créé en 1979 et a célébré le mercredi 11 septembre son 40e anniversaire. L’ouverture officielle du Club des Nouveaux-Horizons à Concessions a eu lieu le dimanche 17 septembre 1978 à 15 h avec 150 personnes présentes. Le groupe avait obtenu un octroi de 14 753 $ du programme fédéral des Nouveaux-Horizons.

     Disa LeBlanc, âgée de 91 ans et la paroissienne la plus âgée à l’époque, a coupé le ruban symbolique pour ouvrir le club. Elle était assistée de Coline Campbell, alors députée fédérale, et de Benoît Comeau, membre de l’Assemblée législative pour Clare. Walter Gaudett, conseiller municipal pour la région, était le maître des cérémonies.

SUD-OUEST : Après plusieurs jours d’attente, l’ouragan Dorian a frappé la Nouvelle-Écosse avec ses vents et sa force de destruction. Cet ouragan qui a généré des vents extraordinaires a causé énormément de destruction dans les Bahamas. De catégorie cinq quand il a touché les Caraïbes, l’ouragan a entraîné de vents atteignant au-delà de 295 km/heure.

     Une fois arrivé en Nouvelle-Écosse, ses vents s’étaient calmés. La partie ouest de la Nouvelle-Écosse y compris les municipalités d’Argyle et de Clare ont subi une tempête tropicale avec des vents qui à certains endroits ont atteint plus de 100 km/heure. Cette tempête était accompagnée par des averses continues pendant l’avant-midi et l’après-midi du samedi 7 septembre 2019. Plusieurs régions du Sud-Ouest ont rapporté plus de 100 mm d’accumulation de pluie.

     La société d’énergie, Nova Scotia Power a rapporté un grand nombre de pannes d’électricité dans plusieurs régions de la province. Dans le comté de Yarmouth, il y a eu des pannes d’électricité dans la plupart des localités. Les pannes de courant ont commencé pendant l’avant-midi du 7 septembre et dans beaucoup de communautés, les citoyens se sont vus privés d’électricité jusqu’au lendemain. Le dimanche 8 septembre, la société Nova Scotia Power a réussi à restaurer l’électricité dans plusieurs communautés et le mardi 10 septembre, il ne restait que mille clients sans électricité dans tout le comté. En prévision de l’ouragan, un grand nombre de citoyens s’étaient procuré des génératrices électriques pour leur assurer un certain confort. 

METEGHAN : Clyde DeViller, coordonnateur du Conseil communautaire de santé au secteur de l’Ouest, a présenté le Fonds pour le bien-être de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse le jeudi 12 septembre à la bibliothèque de Meteghan. Il a présenté le Fonds et expliqué la procédure à suivre pour faire une demande de subvention. La date butoir pour faire une demande de fonds (allant jusqu’à 3 000 $) est fixée au 15 octobre à minuit pour 2019.

     Il y a eu d’autres rencontres à Yarmouth et à Digby. Le but de la rencontre était de comprendre : le but du Fonds et le genre de projets financés, qui peut faire demande, le processus pour faire une demande, les responsabilités et comment augmenter l’impact des fonds pour la santé de la communauté. Il a expliqué aussi la raison d’être du Fonds. Il s’agit d’appuyer les priorités identifiées par la communauté, d’offrir du financement de départ ou temporaire et d’encourager le partenariat et la collaboration dans la communauté. Il a aussi abordé ce qui est considéré dans les demandes.

     Le Fonds pour le bien-être appuie les projets proposés selon le Plan de santé communautaire du secteur de l’Ouest. Ce Plan a été dressé suite à des consultations auprès du public en général par des sondages, des groupes de discussion et des conversations communautaires pour connaître les enjeux et préoccupations prioritaires dans la collectivité en matière de santé. Ensuite, plus de 200 intervenants ont été rassemblés dans le cadre d’une série de neuf rencontres tenues partout dans le secteur Ouest.

DIGBY : Le 15e Wharf Rat Rally annuel a su encore une fois faire plaisir à plus de 4 000 motards venus à l’événement sur la rue Water à Digby, ainsi qu’aux milliers de spectateurs rassemblés pour voir l’activité. Le Rally a eu lieu du 28 août au 1er septembre.

     Il y a eu plus de 50 vendeurs ambulants et plusieurs constructeurs particuliers de motos. Plus de 200 bénévoles ont participé à l’organisation et au déroulement de cette activité au centre-ville de Digby.

     Du nouveau cette année, le cascadeur reconnu mondialement, Mike Jensen, a su divertir la foule sur le quai de Digby. Le sculpteur de scie à chaîne, Jacques Pissenem, a créé bien des sculptures en peu de temps, pour le plaisir des spectateurs.

PETIT-de-GRAT/RICHMOND : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est entretenu avec Billy Joyce, directeur, vendeur et animateur à Radio Richmond, afin d’en apprendre davantage sur les changements, les améliorations et les aménagements qui sont en voie d’accomplissement chez Radio Richmond limitée. Cette radio communautaire, au 104,1 FM, est en ondes depuis 2009 et selon son directeur, il fallait mettre à jour plusieurs pièces d’équipement.

     Un projet d’envergure a été développé, et des sommes intéressantes ont été obtenues afin de garder à jour cette importante infrastructure pour la communauté acadienne et francophone. Billy Joyce nous a dit : « Le projet vise à mettre à jour le système d’éclairage sur la tour et à remplacer l’émetteur actuel par un émetteur numérique. Le remplacement de cescomposantesentraînerades économies considérables aux coûts d’électricité. »

     Le projet permettra aussi de remplacer des équipements brisés ou désuets afin de continuer à servir adéquatement la population visée. Parmi ces équipements, M. Joyce a mentionné des ordinateurs, des écouteurs, un micro, des amplificateurs et autres.

     Le projet, d’une valeur totale de 129 000 $ a déjà obtenu l’aide de la Caisse Populaire St. Joseph de Petit-de-Grat qui a approuvé le versement de 10 000 $ au projet. Patrimoine canadien a consenti une contribution de 50 % et un programme de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique doit assumer 40 % de la note. Il revient à la région locale de s’acquitter des 10 % restants. La Radio sera aussi mise à contribution, a indiqué le directeur.

     M. Joyce est très content de l’obtention de ce projet et il en remercie vivement les bailleurs de fonds. Il ajoute : « Ce projet aidera à diminuer nos dépenses mensuelles tout en assurant de l’équipement à la fine pointe de la technologie, à la hauteur de celui utilisé dans l’industrie radiophonique. Le projet permettra d’améliorer la rentabilité de la radio afin d’assurer qu’on puisse continuer à œuvrer à la promotion et à la préservation de la culture acadienne et de la langue française dans le comté de Richmond et les régions avoisinantes. »

SAINT-BERNARD : Les pompiers de la région de Clare ont ouvert les portes de leurs casernes pour secourir la population à l’occasion du passage de l’ouragan Dorian qui a dévasté la province de la Nouvelle-Écosse le samedi 7 septembre. L’ouragan a entraîné une panne d’électricité chez plus de 390 000 clients ici et là à travers la province. La région de Clare n’a pas été épargnée.

     Les pannes d’électricité causées par la tempête résultaient surtout des arbres qui sont tombés sur les fils d’électricité et des poteaux d’électricité tombés dans les gros vents. Souvent, quand la société d’énergie remettait l’électricité, elle a découvert qu’il y avait encore d’autres arbres qui touchaient les fils d’électricité tombés et que certains allumaient un incendie. Les pannes ont duré du dimanche 8 septembre jusqu’au moins le 15 septembre dans certaines régions de la province, notamment dans les régions de l’Anse-des-Belliveau et de Saint- Joseph en Clare.

     Les salles des pompiers, qui sont équipées de génératrices, ont ouvert leurs portes aux personnes dans le besoin, surtout pour prendre des douches, brancher les téléphones cellulaires et prendre un repas chaud.

     La salle des pompiers de Saint-Bernard, en particulier, a branché sa génératrice dès l’arrivée de l’ouragan. Au commencement et en profitant d’une accalmie dans les vents, des pompiers sans électricité à leur demeure sont arrivés pour profiter de l’électricité offerte. Ils ont discuté ensemble qu’ils pourraient offrir au public la possibilité de venir charger leurs téléphones, prendre des douches, prendre un café ou un thé et réchauffer leurs repas au besoin. Ils ont lancé l’invitation sur Facebook et autrement.

     « Le dimanche, une cinquantaine de membres du public sont venus utiliser les installations de la salle et on en comptait environ 150 le lendemain qui sont venus prendre une douche dans les deux cabines de douches des pompiers, a précisé Vernon Belliveau, lieutenant chez les pompiers. De 7 h du matin jusqu’à 14 h, il y avait toujours quelqu’un dans les douches. Certains ont apporté leur nourriture qu’ils ont préparée dans notre cuisine. Il faisait pourtant beau à l’extérieur, mais ces gens étaient sans électricité chez eux et en avaient besoin. »

     La salle était déjà réservée pour un party d’anniversaire le dimanche. Le party a eu lieu, et ça n’a pas empêché les gens de la communauté de venir. « La salle était ouverte continuellement depuis 13 h le samedi 7 septembre jusqu’à 22 h le lundi suivant. Il y avait toujours quelqu’un là pour accueillir les gens. Environ quatre grosses cannettes de café instantané ont été servies par les pompiers. Même des gens de Nova Scotia Power sont venus pour du café. Nous avons bâti la bâtisse pour servir le public, et c’est ce que nous faisons », a dit Vernon Belliveau.

     Le lieutenant Belliveau a souligné que les pompiers ont reçu beaucoup de compliments et que les gens ont été heureux de pouvoir utiliser les douches. « Les gens étaient fiers qu’on était ici », a-t-il conclu.

HALIFAX : Lors du Sommet économique du Conseil de développement de la Nouvelle-Écosse, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu le plaisir de s’entretenir avec Mike St-Onge.

     Mike St-Onge réside à Edmundston au Nouveau-Brunswick. Il siège depuis 2012 au conseil d’administration du Conseil économique du Nouveau-Brunswick et il est membre du conseil d’administration de Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE Canada) RDÉE Canada depuis 2014. M. St-Onge a été élu à la présidence de RDÉE Canada en septembre 2018 pour un mandat de deux ans et il est intéressé à poursuivre un deuxième mandat.

     Dans le monde des affaires, Mike St-Onge était propriétaire de sa propre société d’assurance générale qui vendait de l’assurance automobile, résidentielle, commerciale et industrielle. Il s’est retiré de son emploi en décembre 2018.

     Lors de notre entrevue avec Mike St-Onge, celui-ci a parlé des divers objectifs et projets de RDÉE Canada qui s’engage à fournir des services dans toutes les provinces du pays sauf au Québec. Un des objectifs du RDÉE est d’assurer la mobilisation, la collaboration et la cohérence des actions dans le but d’amener les communautés francophones et acadiennes à contribuer pleinement à la prospérité du Canada.

     Mike St-Onge nous a parlé de trois projets du RDÉE Canada : L ’immigration, le dossier Corridor Canada et la petite enfance.

METEGHAN : Le service de repas livrés à domicile a été réintroduit en Clare grâce au travail du Conseil de santé de Clare et grâce à l’initiative de Margaret Jeddry qui a vu le besoin dans la région.

     Des repas sont donc livrés à domicile présentement dans la région entre la Villa acadienne à Meteghan et Grosses-Coques. Le service est disponible dans toute la municipalité de Clare. L’activité, qui était en veilleuse depuis bien des années, a repris quand Margaret Jeddry, membre du Conseil de santé de Clare, a rencontré Lianne Boudreau-Maltais, diététicienne à la Villa acadienne à Meteghan, et Lucille Maillet, directrice de la Villa. Ensemble, elles ont dressé les plans pour ce service. Les repas sont préparés par la Villa.

     Le groupe a lancé un appel pour des bénévoles et a réussi à en trouver assez pour offrir le service. Il est même enchanté par l’enthousiasme des bénévoles. Il y en a eu plus qu’on imaginait. Le groupe est aussi à la recherche d’autres bénévoles afin de remplir le vide lorsque certains ne pourront pas se présenter.

     Il y a des repas livrés du lundi au vendredi par une trentaine de bénévoles, donc un trajet chacun d’un jour par mois. Les clients servis à domicile reçoivent une facture par mois pour leurs repas qui comprennent un plat principal et un dessert. Il n’y a pas de livraison quand les écoles sont annulées à cause du mauvais temps. Certains clients obtiennent un repas tous les jours, d’autres, seulement certains jours.

     « Les clients sont très heureux de nous voir arriver, a noté Mme Jeddry. On le voit à leur accueil. Les bénévoles livrent les repas sans être remboursés pour leur déplacement ou leur temps. C’est formidable. »

     Les bénévoles qui livrent les repas suivent deux séances d’orientation pour revoir les politiques, la confidentialité, les lignes directrices, entre autres. Ainsi, ils sont bien préparés selon les règlements du programme.

Près de 400 000 clients de Nova Scotia Power étaient sans électricité en matinée du dimanche 8 septembre 2019 suite aux effets de la tempête post-tropicale Dorian qui ont produit des vents violents et de fortes pluies partout à travers la province. Des articles suivront dans l’édition du Courrier la semaine prochaine.

PETIT-de-GRAT/RICHMOND : Les amateurs de baseball de la Richmond Amateur Baseball Association, mieux connue sous l’acronyme RABA, viennent de vivre une fin de semaine dont ils se souviendront longtemps. Des parties farouchement disputées, des surprises nombreuses, du suspens, un terrain achalandé et une fin de semaine où une météo splendide a joué en la faveur de tous les partisans. Bref, tout ce qui peut garder l’attention de mordus du baseball, lors d’un tournoi menant à un championnat, celui de la RABA.

     C’est l’équipe des jeunes, les Mariners de l’Isle Madame, qui a remporté la première joute du tournoi, celle de vendredi soir, en battant l’équipe des Hawks de Petite Anse par la marque de 9-4. C’était une première surprise étant donné que l’équipe des Hawks avait fini au premier rang du classement, lors de la saison régulière, et que les Mariners avaient eu peine et misère à se rendre à la série finale, au tournoi menant au championnat de la RABA. Il faut dire aussi que les Mariners avaient rencontré des difficultés lors de la saison régulière 2019, après avoir décroché un premier championnat en 2018. Des problèmes à l’interne et au niveau du leadership avaient eu comme résultat que les jeunes n’ont pas performé à la hauteur des attentes pour une équipe gagnante de 2018.

     Le lendemain, le samedi 31 août, les Red Caps de Petit-de-Grat ont d’abord perdu aux mains des Baracos de Louisdale, par le même compte de 9-4. Pas de surprise là, dira-t-on, étant donné la performance des Baracos pendant la saison régulière et de celle des Red Caps. Dans un deuxième jeu mettant aux prises les Hawks de Petite Anse, ces mêmes Red Caps tiraient de l’arrière (5-2) pendant les six premières manches de jeu. C’est en septième manche que le vent a tourné et qu’une série d’erreurs des Hawks ont permis aux Red Caps de remporter la victoire par la marque finale de 7-5, et d’éliminer les Hawks du championnat de 2019. Et ce coup fatal, infligé par leurs rivaux de longue date, les Red Caps de Petit-de-Grat. Surprise et consternation, oui! Les partisans des deux formations en sont restés incrédules et ils repasseront encore et encore dans leur tête le scénario du déroulement de la partie et en parleront longtemps aux gens qui n’étaient pas là pour y assister.

DARTMOUTH : La Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse est heureuse d’annoncer l’embauche de Joëlle Désy comme directrice générale adjointe.

     Mme Désy cumule 23 années de service au gouvernement provincial et fédéral notamment comme analyste politique, agente de programme et coordonnatrice pour divers ministères comme Office de l’Immigration Nouvelle-Écosse, Éducation, Environnement, Santé et Mieux-Être et Patrimoine canadien. Mme Désy a également travaillé à la Fédération acadienne plusieurs années comme directrice des communications et coordonnatrice en alphabétisation, elle a siégé au Réseau Santé Nouvelle-Écosse et a présidé la Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse. Elle apporte donc une connaissance approfondie tant de la communauté acadienne que de l’appareil gouvernemental.

     « Nous sommes ravis d’accueillir Mme Désy au sein de l’équipe de la Fédération acadienne. Mme Désy possède une feuille de route impressionnante et elle est enthousiaste à l’idée de joindre notre équipe », commente la directrice générale de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, Marie-Claude Rioux.

     Mme Désy entrera en poste le 16 septembre 2019.

HALIFAX : Le Conseil d’administration du Conseil communautaire du Grand-Havre (CCGH) est fier d’annoncer la nomination de Sam Boudreau au poste de responsable des locations et de l’administration .

     Sam Boudreau est originaire de Bathurst au Nouveau- Brunswick. Depuis 2002 elle habite à Halifax, où elle a suivi ses études à l’école Bois-Joli et au Carrefour.

     Après le secondaire, elle s’est rendue à l’Université de Moncton pour des études en littérature et en linguistique. En 2015, Sam Boudreau, qui se passionne pour la danse depuis l’âge de 5 ans, lance son école de danse bilingue à Halifax (Down Beat Dance Company - DBDC) en copropriété avec Danielle Comeau.

     Sam Boudreau s’est également associée avec Danielle Comeau pour fonder une autre compagnie de danse, Showdown Dance Competition. Elles organisent un concours de danse qui se déroule chaque année à Halifax depuis 2017.

     Sam Boudreau connaît bien le CCGH, pour avoir travaillé au camp d’été qu’organise l’organisme, et son nouvel emploi lui donnera l’occasion de nouer encore plus de liens avec la communauté francophone d’ici.

     L ’entrée en fonction de Sam Boudreau suscite une réorganisation des postes des employés de l’organisme.

     – Mélodie Jacquot-Paratte, au CCGH depuis 2017, est maintenant coordonnatrice du Francofest et de la programmation jeunesse.

     – Alexandre Pirottin, en poste depuis 2017, s’occupe des communications et désormais de la programmation grand public.

     – Mario Noury, anciennement chargé des locations et de la programmation, est maintenant directeur général du CCGH depuis juin 2019.

     Le CCGH œuvre dans la région métropolitaine d’Halifax depuis plusieurs années. En plus d’agir comme porte-parole de la communauté francophone de la municipalité régionale d’Halifax, d’établir des partenariats et de diffuser de l’information, le CCGH développe année après année, des programmes et des services pour la communauté francophone et francophile. Le CCGH gère plusieurs équipes, soit celles de la programmation et celle pour l’utilisation des locaux communautaires.

HALIFAX : Selon Hubert d’Entremont, gestionnaire d’établissement et agent de liaison avec la communauté acadienne et francophone, les services linguistiques sont essentiels afin de fournir les meilleurs soins aux patients.

     Hubert d’Entremont travaille dans le secteur des soins de santé depuis près de 40 ans.

     Il apporte une expérience variée au secteur des soins de santé, puisqu’il a travaillé comme infirmier-éducateur et superviseur, il a élaboré et présenté des programmes d’éducation destinés aux ambulanciers paramédicaux, il a géré des services d’urgence préhospitaliers, et il a travaillé au sein de tels services.

     Il est actuellement gestionnaire d’établissement à l’hôpital général de Digby et le responsable du secteur pour ce qui est des soins de rétablissement.

     En plus de ses nombreux rôles et responsabilités, Hubert d’Entremont a accepté d’être l’agent de liaison avec la communauté acadienne et francophone dans le secteur Ouest de la Régie.

     Il travaille donc avec la consultante provinciale des services en français et les autres agents de liaison pour mettre en œuvre le plan de services en français de la Régie.

     Le plan décrit les services que la Régie offre actuellement en français et les projets en cours déterminés en collaboration avec les partenaires au sein des collectivités acadiennes et francophones.

     « Je peux aider nos professionnels à mieux connaître les ressources qu’ils ont à leur disposition quand ils offrent des soins aux patients », a déclaré Hubert d’Entremont, qui souligne aussi l’importance de ces services pour la population.

     « Il est essentiel que toute personne puisse communiquer efficacement dans une langue avec laquelle elle est à l’aise, quand survient une crise dans sa vie. »

     Selon Hubert d’Entremont, les services linguistiques sont essentiels pour toute personne qui fait appel aux services de santé. « Ils sont importants pour la population francophone et les populations qui parlent une autre langue que le français et l’anglais.

     Il est essentiel que les professionnels des soins de santé comprennent bien les symptômes des patients pour offrir des soins adéquats et sécuritaires. »

     En plus de son rôle d’agent de liaison avec la communauté acadienne et francophone, Hubert d’Entremont fait des efforts pour recruter des étudiants et des fournisseurs de soins de santé francophones pour le secteur Ouest.

     « Entretenir un lien collaboratif avec le directeur du programme préparatoire en sciences de la santé de l’Université Sainte-Anne s’est avéré profitable et cela a permis par le passé d’accueillir des étudiants inscrits à ce programme comme bénévoles à l’hôpital de Digby », a-t-il déclaré.

     Hubert d’Entremont est passionné par l’offre de services en français. Ce qu’il espère pour la progression des services en français est simple.

     « La constante est de continuer la sensibilisation au soutien que nous pouvons offrir en français.

     « Le plus important, c’est que les gens reconnaissent que nous faisons grand cas de nos populations de langues diverses et que nous travaillons fort pour offrir  des services qui le prouvent. »

     « Les services linguistiques nous permettent de communiquer efficacement avec nos patients dans une langue avec laquelle ils sont à l’aise, pour connaître leurs besoins afin de leur fournir sans danger des soins de grande qualité. »

     Pour en savoir plus sur les services en français offerts par la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse,
allez à www.nshealth.ca/french-language-services-nova-scotia-health-authority

DARTMOUTH : La Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse lance un appel aux candidatures pour le Prix Rodolphe. Créé en 2014, le prix souhaite honorer la mémoire de Rodolphe Adikpéto en reconnaissant son intégration exemplaire et son engagement dans l’accueil des nouveaux arrivants.

     Les critères d’admissibilité pour l’attribution du prix sont les suivants :

     1. Être client d’Immigration Francophone Nouvelle-Écosse.

     2. Être immigrant, résident permanent ou citoyen canadien né à l’étranger ayant contribué à l’essor et au développement de la communauté francophone.

     3. La candidature doit être soumise en français par deux personnes ou par un organisme.

     4. Le candidat doit être un modèle d’intégration et d’engagement dans la communauté acadienne et francophone.

     Les personnes intéressées à soumettre une candidature ont jusqu’au 7 octobre 2019 pour soumettre le nom du candidat, son adresse ainsi qu’un court texte (maximum de 500 mots) expliquant pourquoi cette personne répond aux critères d’admissibilité à reseau@immigrationfrancophonene.ca

« En remettant ce prix annuellement à un immigrant, à une immigrante ou à une famille d’immigrants, nous honorons la mémoire de Rodolphe. Ce dernier continue ainsi d’inspirer les nouveaux arrivants dans notre belle province et leur nouveau pays », souligne la directrice générale de la Fédération acadienne, Marie-Claude Rioux.

     Rodolphe Adikpéto (1984-2014) est né à Cotonou, au Bénin. Alors qu’il poursuivait ses études postsecondaires en France, Rodolphe a décidé de partir à la découverte de l’Amérique du Nord. Il a opté pour l’Université Sainte-Anne, en Nouvelle-Écosse, parce que cette institution lui permettait d’étudier en français et d’apprendre l’anglais en même temps. Rodolphe a obtenu un diplôme en administration des affaires de l’Université Sainte-Anne et a débuté comme gestionnaire du programme de jumelage pour le Projet immigration francophone Nouvelle-Écosse de la Fédération acadienne. Il a par la suite accédé au poste de coordonnateur provincial de ce projet et y est demeuré jusqu’à son départ en avril 2014 pour lancer sa propre entreprise d’import/export.

     La Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse s’engage à promouvoir l’épanouissement et le développement global de la communauté acadienne et francophone de la Nouvelle-Écosse, en collaboration avec les organismes régionaux, provinciaux et institutionnels d’expression française.

CHÉTICAMP : Dans notre région acadienne, beaucoup ont contribué à leur communauté, à leur peuple. Le regretté Joseph Gérard Boudreau est l’une des personnes qui a certainement laissé sa marque à Chéticamp et dans la région. En apprenant la triste nouvelle de son décès le 28 août 2019, on ne pouvait s’empêcher de se rappeler que cet homme possédait une telle richesse de connaissances, notamment sur des sujets liés à son village et son histoire. Fier partisan de son peuple, Gérard s’est toujours intéressé au développement économique et culturel de sa communauté. Au fil des décennies, Gérard a apporté à Chéticamp des changements positifs, dont les effets se feront sentir pour les générations à venir.

     À l’âge de 90 ans, Gérard s’est éteint paisiblement entouré de sa famille aimante. Né à Chéticamp le 28 juin 1929, il était le fils de feu Anselme (à Charles) et Zoé (Deveau) Boudreau. Fervent catholique, il faisait partie de la paroisse de l’église Saint-Pierre. Comme ses ancêtres, il était un fier Acadien originaire de Chéticamp.

     Même si en 1947 Gérard avait décidé d’aller travailler dans d’autres régions du Canada, en 1958, il est revenu dans son village natal pour y réaliser son rêve d’ouvrir sa propre entreprise de soudage. C’est ainsi qu’il a fondé l’atelier de soudage et d’usinage Gerry’s Welding & Machine Shop, qui est devenu avec le temps Chéticamp Welding & Machine Shop, qu’il a dirigé pendant trente-cinq ans. Cette entreprise est maintenant exploitée par Claude Poirier et son adjoint, Armand Poirier.

     Comme ses ancêtres, Gérard était un leader communautaire dévoué. Il aimait Chéticamp et a passé la majeure partie de sa vie à contribuer à son développement et à faire en sorte que les gens se souviennent et comprennent toujours son histoire. Son enthousiasme et sa compassion, pour le bien-être de sa famille et de sa paroisse, étaient contagieux et il a eu une grande influence. Au fil des ans, il a été très impliqué au sein de nombreux organismes locaux. Il a consacré 32 années au service des pompiers volontaires de Chéticamp, dont à titre de chef pompier. Il était aussi Grand Chevalier (4e degré des Chevaliers de Colomb). Il a également beaucoup œuvré au sein de la Société Saint-Pierre et de son service de généalogie. Il collectionnait avec passion les documents et les photographies historiques afin de préserver l’histoire de nos ancêtres.

     Gérard savait certes faire bouger les choses. Aucune tâche ne lui semblait inatteignable. Parmi ses nombreuses réalisations, mentionnons l’installation de panneaux d’interprétation sur le quai Mathieu pour expliquer l’histoire de la mine de gypse locale, la publication de l’histoire du Service des pompiers volontaires de Chéticamp (1937-2000) et les mémoires de son père intitulés : Chéticamp Mémoires par Anselme Boudreau. Gérard a fièrement versé les bénéfices de la vente de ce livre pour contribuer au projet de lampadaires sur le trottoir de la rue principale de Chéticamp, au Conseil des arts de Chéticamp, à une nouvelle chaudière pour l’église Saint- Pierre ainsi qu’à l’installation de la grande croix dans le cimetière paroissial.

     Gérard aimait travailler à l’extérieur à sa cabane de l’île Chéticamp; il aimait jouer au crib, écouter des violoneux et des chansons acadiennes françaises et passer du temps en famille et avec ses amis. Il avait le don de mettre de la vie dans les fêtes en chantant et en racontant des blagues et des anecdotes. Il jouait aussi un peu le violon. Il a même fait quelques soirées où il se produisait comme humoriste afin de recueillir des fonds pour diverses causes et il savait faire rire le public.

     Gérard était jeune de cœur et il adorait les enfants. Il aimait Noël et ses décorations. En 1958, à l’approche de la période de Noël, Gérard a eu l’idée d’organiser un défilé du Père Noël à Chéticamp. Il en avait vu beaucoup à Toronto et il pensait pouvoir en organiser un si toute la communauté s’y mettait. Ce devait être le tout premier défilé de Noël dans cette région. Il a rallié la communauté et les entreprises locales. Ils ont créé de magnifiques chars et costumes pour le défilé. Gérard jouait le rôle du Père Noël et aimait distribuer des friandises aux enfants. On raconte que des centaines de personnes venues d’aussi loin que Port Hood et Dingwall étaient alignées des deux côtés de la rue principale pour voir le défilé. Ce fut hélas le seul et unique défilé du Père Noël à avoir lieu à Chéticamp. Peu de temps après, la tradition de la venue du Père Noël au Centre Acadien a commencé. Chaque année, de nombreux enfants se rassemblent pour l’occasion. Ce sont des gens qui comme Gérard n’ont pas peur de mettre leurs idées en pratique, qui sont ouverts et intéressés par leur communauté, qui sont souvent à l’origine de traditions qui se perpétuent de génération en génération.

     Gérard laisse dans le deuil sa femme Dorothy, avec qui il a vécu pendant 52 ans, ses enfants Denise (Lawrence), Géraldine (Joe), Geoffrine (Mark) et Harold (Kristen), ses petits- enfants Alex, Sam, Ben, Gabby, Henry, Thérèse, Moira, Connor et Kathryn, ses arrière-petits- enfants Ben et Isabela, son frère Edmond et plusieurs neveux et nièces. Ses frères Wilfred, Arthur, Tassien, Simon Pierre, Laurent et ses sœurs Marie Yvonne, Bernadette et Béatrice l’ont précédé dans la mort. Les visites à la Résidence funéraire Chéticamp ont eu lieu le dimanche 1er septembre. La messe de funérailles a été célébrée à l’église Saint-Pierre, le lundi 2 septembre, par un ami de la famille, le révérend Bill Burke. En arrivant à l’église par une belle journée ensoleillée, les paroissiens ont pu voir l’un des camions de pompiers de Chéticamp stationné devant le corbillard, et le drapeau des pompiers était en berne en hommage pour leur ancien chef pompier.

     Des membres de sa famille et de nombreux amis se sont réunis pour faire leurs adieux à Gérard. Les funérailles étaient empreintes de dignité, d’honneur et de respect. Moments très émouvants à la lecture de la Prière des pompiers et aussi lorsque les autres pompiers sont venus un par un déposer une gerbe de fougère près du chapeau de pompier de Gérard. Les Chevaliers de Colomb ont également participé à cette célébration de la vie. Vers la fin, tous ceux qui connaissaient Gérard n’ont pas été surpris d’entendre son petit-neveu, Yvon LeFort, interpréter un medley de violon. Les porteurs ont emporté le cercueil de leur ami pendant que les voix du chœur résonnaient dans l’église. Des pompiers en uniforme et des membres des Chevaliers de Colomb ont monté la garde d’honneur pendant que le cercueil de Gérard était transporté au corbillard. L’inhumation aura lieu à une date ultérieure. Au lieu de fleurs, des dons peuvent être faits à la Société canadienne du cancer.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Du 4 au 6 octobre prochain, le campus de Pointe-de-l’Église de l’Université Sainte-Anne est heureux d’accueillir le colloque Les médias francophones sous toutes leurs coutures : rôles, défis, occasions dans un environnement en changement . Veuillez consulter le lien : www.usainteanne.ca/rrf2019

     Supports traditionnels de la sphère publique, la presse et les médias opèrent dans un environnement en constante mutation. C’est autour de cette problématique que le Réseau de la recherche sur la francophonie canadienne (RRF), avec l’appui du Secrétariat national de l’Association des collèges et universités de la francophonie canadienne (ACUFC), organise ce colloque mettant à l’honneur les communautés francophones nord-américaines.

     Affilié au RRF depuis plusieurs années, Clint Bruce, titulaire de la CRÉAcT et professeur à l’Université Sainte-Anne, copréside le comité organisateur du colloque avec Natalie Robichaud, directrice générale de la Société acadienne de Clare et étudiante à la maîtrise ès arts en cultures et espaces francophones à l’Université Sainte-Anne.

     Réunissant chercheurs, étudiants et acteurs des communautés francophones en situation minoritaire pour réfléchir et dialoguer sur la place des médias au sein des francophonies minoritaires, cet événement accueillera également deux invités d’honneurs.

     Sylvain Lafrance (HEC Montréal, Revue Gestion et TV5Numérique) présentera la conférence d’ouverture intitulée Nouveaux enjeux du monde médiatique au Canada français : pistes de solution.

Luné Roc Pierre-Louis (Université d’État d’Haïti) présentera une conférence intitulée Les métamorphoses du folklorisme médiatique dans les arcanes du populisme : une herméneutique de la production médiatique haïtienne contemporaine. Sa participation est financée par le Centre de la Francophonie des Amériques.

     Tout le monde est invité à participer aux discussions, alors ne tardez pas à vous inscrire en allant à :
www.eventbrite.ca/e/inscription-colloque-les-medias-francophones-sous-toutes-leurs-coutures-59376990176

     Les professionnels sont encouragés à s’inscrire au plus tard le 31 août afin de bénéficier du prix réduit de 80 $ (100 $ à partir du 1er septembre).

     Les membres de la communauté sont invités à s’inscrire au prix de 20 $. Toute inscription au colloque comprend la trousse d’inscription, deux dîners, les pauses cafés ainsi qu’une réception. Toutes les présentations du colloque sont ouvertes au public.

     Une subvention Connexion du Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) totalisant 24 000 $ a été octroyée au professeur Clint Bruce pour ce colloque. Les subventions Connexion appuient des ateliers, des colloques, des conférences, des forums, des instituts d’été et d’autres événements et activités de rayonnement liés à des initiatives ciblées et à court terme de mobilisation de connaissances.

CHÉTICAMP : On dit que la vie ne se mesure pas au nombre de souffles qu’on prend, mais plutôt au nombre de ces moments qui nous coupent le souffle. C’était le cas pour plusieurs participants à la rencontre du 40e anniversaire de la classe de 1979 de l’École NDA, dont l’auteur de cet article. Ces retrouvailles ont eu lieu la fin de semaine des 26 et 27 juillet à la Salle des retraités à Chéticamp.

     Étant donné que plusieurs camarades de classe ont choisi différents trajets de vie après leur 11e et 12e années scolaires, il a été décidé d’inviter tous les collègues de classe qui étaient à l’école pendant quelques années, non seulement ceux qui avaient complété leurs études secondaires en 1979. Les membres de la grande classe de plus de quarante élèves avaient donc décidé de se rencontrer tous les dix ans. Ils ont tenu promesse en 1989, de même que pour le 30e anniversaire en 2009 et encore récemment pour le 40e.

     On considère souvent que les années à l’école secondaire sont parmi les meilleurs moments de la vie. Pour certains cependant il n’y avait pas que de bons souvenirs. La vie scolaire prend fin soudainement et on se retrouve dans le monde de responsabilités. Les réunions de classe sont une bonne façon de revivre les meilleurs souvenirs des années d’adolescence et de revoir les collègues de classe.

     L’organisation de ces retrouvailles a exigé beaucoup de préparations de la part des membres du comité organisateur au fil de la dernière année. Ce sont : Evelyn Doyle, Sylvia AuCoin, Fedora Boudreau, David LeFort, Paulette Deveaux, Bernice Chiasson, Francine Poirier, Alberte AuCoin, Claire AuCoin, Louise AuCoin, Betty Ann Cormier et moi-même. À certains moments, ça ressemblait à des mini-retrouvailles avec beaucoup de rires et de bons souvenirs.

     L ’occasion tant finalement arrivée et la température était très bonne. Le comité s’est rencontré le jeudi soir pour décorer la salle. En peu de temps, on ressentait l’excitation croître et la transformation de la salle était incroyable. Le vendredi soir, les célébrations ont commencé alors que plus de trente camarades de classe venus de près et de loin se sont rencontrés à l’École NDA pour participer à une visite de l’école avec leur collègue Cyril Camus qui est aussi un ancien directeur de cette école. Pour certains, cela faisait plus de quarante ans qu’ils n’étaient pas venus dans la région et c’était spécial. La visite a ramené le groupe à plusieurs années en arrière et leur a permis de constater les nombreux changements survenus depuis leur époque.

     Après cette activité, les camarades de classe se sont rencontrés à la Salle des retraités où on leur a servi des rafraîchissements. Il y a eu une présentation de diapositives pendant plus d’une heure, présentant jusqu’à mille photos qui ont rappelé bien des souvenirs aux participants. Il y a eu beaucoup de rires ainsi que des larmes qui ont été versées. À la grande surprise des participants, chacun a reçu une clé USB, personnalisée pour l’occasion, avec une copie de la présentation de diapositives.

     Malheureusement, deux membres de la classe de 1979 ne sont plus de ce monde. Durant la présentation de diapositives, il y eu un hommage à Richard Burns, décédé le 23 décembre 1985, et à Ernest Poirier, décédé le 14 avril 2011. Une table spéciale avait aussi été dressée avec leurs photographies et des roses blanches. Plusieurs ont gardé un moment de silence pour ces copains de classe et ont partagé des anecdotes et souvenirs à leur sujet. Il y a eu beaucoup de plaisir au stand de photos et ceux qu’on appelait jadis les « clouns de la classe » n’ont pas déçu.

     Le lendemain, certains camarades de classe se sont rencontrés au terrain de golf et d’autres pour faire une marche dans l’île de Chéticamp. Tout le groupe s’est rassemblé de nouveau pour un repas au club Le Portage et ensuite pour une soirée au son du violon au Doryman Pub & Grill.

     Ce soir-là, les collègues et leurs partenaires étaient invités à un succulent souper à la dinde préparé par Wanda Chiasson et son équipe. Le stand de photos était de nouveau très populaire. Certains se sont même habillés en mi-carèmes et ont couru la Mi-Carême pour l’occasion.

     La soirée n’aurait pas été complète sans un party de cuisine. Il y avait assez de musiciens dans la salle qui ont fait un travail exceptionnel pour divertir. Réné Larade était le barman pour la fin de semaine, ce qui était approprié puisqu’il avait été enseignant pour plusieurs de ces élèves. En fin de soirée, les gens se sont quittés en parlant de la possibilité de tenir une autre rencontre d’ici dix ans.

ÎLE-SURETTE : L’Île-Surette est un village habité pour la plupart par des Acadiens qui sont fiers de leur histoire et de leur patrimoine acadien. Ces Acadiens sont connus pour leur joie de vivre et pour leur volonté de s’entraider les uns les autres.

     Ces dernières années, les résidants de l’Île-Surette ont décidé qu’ils voulaient conserver et rénover leur salle communautaire, le Club Social des Îles, un endroit de rassemblement pour les communautés de la Pointe-du- Sault, l’Île-Surette et l’Île Morris. En effet ce club est utilisé pour des célébrations, des activités sociales et pour des événements spéciaux.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse avait ouï dire que des rencontres au Club s’organisaient pour la fin de semaine du 22, 23 et 24 août. Cette rencontre a été centrée sur les souvenirs des Îles, Island Memories. Pour mieux comprendre de quoi il s’agit, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Carl Muise et Gilbert Surette pour discuter des activités entourant ces journées de rencontres. Gilbert Surette et Carl Muise sont tous deux originaires de l’Île-Surette, et ils sont très fiers de leurs racines acadiennes.

     Lors de notre entrevue, MM. Muise et Surette nous ont parlé des défis du Club des Îles. Le Club envisage d’entreprendre des rénovations à long terme, cependant, ils ont découvert des problèmes avec la structure de l’édifice. Il a été décidé qu’il fallait régler ces problèmes de structure en priorité. Ils ont donc lancé une collecte de fonds pour payer les dépenses nécessaires. Ils ont décidé de créer dans les médias sociaux un groupe, connu comme le groupe de l’Île-Surette, qui au 22 août 2019 avait réuni 965 membres. Carl Muise et Gilbert Surette ont publié 13 articles et 22 vidéos sur Facebook. Ils ont également réussi à ramasser plus de 2 200 photos démontrant la vie et l’histoire des gens de l’Île-Surette. MM. Muise et Surette ont dit avoir travaillé en collaboration avec Pat Muise, un autre Acadien de la région dans la réalisation de ce projet.

     Les activités d’Island Memories qui ont eu lieu au Club social des Îles se sont déroulées sur trois jours, les 22, 23 et 24 août.

     Le jeudi 22 août : Cette activité a débuté à 19 h avec une vidéo de la vie de Bob Cunningham. Cette vidéo qui remonte à 1949 a traité de l’histoire de l’Île-Surette et de l’Île Morris. La deuxième partie de la soirée a été animée par Chester Muise, qui avait préparé une présentation sur l’histoire du Tittle, l’église, l’école, le presbytère, et le pont.

     Le vendredi 23 août : Cette activité a commencé à 19 h avec deux vidéos de John Brett. La première vidéo a été Two Brothers and a Film Maker et Island Memories. C’est cette deuxième vidéo qui a inspiré les organisateurs de cette fin de semaine à utiliser le même titre pour leurs activités. La deuxième partie de cette soirée a été une causerie donnée par Chester Muise, sur l’histoire des Carinos, Modd’s Head, Étoile Island, Hog Island, Île à Sam et deux entrevues écrites avec Léo Muise et Flora Moulaison.

     Le samedi 24 août : Un buffet avec nourriture acadienne a été servi au public à compter de 17 h 30. Après le souper, il y a eu deux présentations. Chester Muise a parlé de l’histoire Biguette, Damase, l’origine d’Île Morris. Earl Muise a pour sa part présenté l’histoire des vingt premières années du Club. La soirée s’est terminée au son de la musique du groupe Destiny. Ce groupe de musiciens a arrêté de faire de la musique ensemble en 1984 et il était alors composé de Charles Muise, Blair Surette et Gilbert Surette.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu le plaisir d’assister au buffet et à la causerie du 24 août. Le buffet était rien de moins qu’un repas gastronomique préparé et servi par les gens de la région. Les conférences qui ont suivi ont donné des renseignements pertinents de leurs histoires à une salle remplie de résidants et d’amis de l’extérieur.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Afin de célébrer la 7e Randonnée annuelle de poker durant le Wharf Rat Rally (WRR) de Digby, les organisateurs proposent une liste de sept raisons pour lesquelles on devrait faire une tournée de la côte acadienne.

     1. Le vendredi 30 août ou le samedi 31 août, laissez derrière vous les foules de Digby et appréciez une randonnée tranquille sans guide à moins de trente minutes de Digby. Parcourez des routes pittoresques bien entretenues qui vous donneront une vue panoramique de la côte, des cours d’eaux intérieurs et des chemins de campagne.

     2. Entre 9 h et 17 h, arrêtez-vous aux dix postes de contrôle qui offrent des jetons et qui sont situés un peu partout − églises, sites culturels et galeries d’art − le long de la côte acadienne. Goûtez un plat acadien ou des fruits de mer frais dans un restaurant local.

PETIT-RUISSEAU : Des travaux ont été effectués ce printemps et cet été au Parc du phare au Cap Sainte-Marie dans le but d’améliorer l’accessibilité et d’encourager la prolongation des visites au parc.

Une structure contenant deux toilettes, dont une qui est accessible aux fauteuils roulants, a été installée au parc à la fin du mois de juillet 2019. La municipalité de Clare a embauché JD Composites Inc. pour construire le bâtiment fait en plastique PET (polyéthylène téréphtalate) qui abrite les toilettes. Ce projet vert a été réalisé avec l’équivalent de 26 000 bouteilles standard en plastique PET. Ce matériau durable se prête bien aux applications extérieures en raison de sa résistance à la pourriture, à la moisissure, aux insectes et au vent.

     Les améliorations du site comprennent, entre autres :

       •  une passerelle accessibleaux fauteuils roulants reliant le stationnement à l’abri de pique-nique;

       •  l’aménagement paysager général du terrain;

       •  une station de recyclages’inspirant du système des parcs provinciaux;

       • un revêtement en bois et dugravier concassé entourant la base du monument pour les noyés et

       • un banc en béton.

WEDGEPORT : Le 16e Tournoi de thon de Wedgeport s’est terminé le samedi 24 août. Cette année, le Festival a réalisé ses objectifs : des activités pour plaire à tous les goûts; une participation croissante de la part des compétiteurs et des spectateurs; une pêche lucrative et une météo agréable pour ces genres d’activités. Les organisateurs de ce Festival et Tournoi de pêche au thon ont déclaré que la pêche avait été un grand succès, car quatorze des seize bateaux ont réussi à capturer un thon rouge. Il est indéniable que ce tournoi et festival est sans doute une des grandes activités touristiques du Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse.

     La pesée du thon a eu lieu en deux fois : le vendredi soir et tard le samedi matin. Six bateaux ont rapporté leur thon pour la première pesée et huit bateaux ont présenté leur thon rouge pour la deuxième pesée.

     Les seize bateaux et les capitaines de ce 16e Tournoi et Festival de thon étaient : Lexi Maria, Stephen d’Entremont; Saltwater Salvation, Nicholas Amirault; Knotical X-ta Sea, Sheldon LeBlanc; Barely A Wake, Jacques Surette; Lucky Strike, Gilles LeBlanc; Vernon P, Julien d’Entremont; Blake & Jorgia, John Malone; Miss Chatrina 11, Yvon Boudreau; Keepin’Busy, Cory Nickerson; Jasmine et Lexie, André Cottreau; Provider VII, Camille Jacquard; Atlantic Angler, Joel Jacquard; Sea Devil, Colin Babin; Claw Patrol, Lucien LeBlanc; Row Row, Sandy d’Entremont et Murphy’s Law 17, Preston Owen.

     Suite à la dernière pesée des thons, une cérémonie de clôture a eu lieu dans la grosse tente vers les 13 h 50. Brandon Doucette, un bénévole pour le Festival et pour le Tournoi de thon, a agi à titre de maître de cérémonie. M. Doucette a présenté les personnes suivantes : Adam Randall, Raymond Doucette, Colton LeBlanc, Chris d’Entremont et Macy d’Eon. Mlle d’Eon est la reine du 16e Tournoi et Festival de thon. M. Doucette a déclaré que le tournoi avait été un grand succès et que la participation à la plupart des activités était en croissance. Il a également noté que même si les pêcheurs ne se rendaient plus au Hell’s Hole, ils pouvaient cependant pêcher sur le Northern Edge. Brandon Doucette a dit que les pêcheurs avaient capturé 8 316 livres de thon, un poids sans précédent depuis le début de ce tournoi. Brandon Doucette a par la suite invité la Dre Molly Lutcavage, une scientifique américaine, de l’Université du Massachusetts. Mme Lutcavage a fait beaucoup d’études sur la migration et la reproduction du thon rouge. Celle-ci a annoncé qu’un thon rouge étiqueté avait d’ailleurs été pêché pendant le tournoi par le capitaine Lucien LeBlanc et son équipe. Raymond Doucette, le président du Musée et du Tournoi, a pour sa part remercié les organisateurs du tournoi, les bénévoles, les participants, le personnel et les différents niveaux de gouvernement qui ont contribué au succès du Festival.

     Les gagnants pour la pêche au thon rouge 2019 sont : pour le plus gros thon dans la région du Northern Edge, les pêcheurs du Lexi Maria, dont le thon rouge pesait 666 livres. Le capitaine était Stephen d’Entremont et les membres de l’équipage comprenaient : Stephen d’Eon, Ed Palayma, Robert Harris, Roland d’Entremont, Andy Lent, Jacques LeBlanc et Trent Shaw.

WEDGEPORT: L’ouverture officielle du 16e Tournoi et Festival de thon a eu lieu le lundi 19 août au Musée du thon de Wedgeport. Krista Spinney et Daphne Sears, deux bénévoles du Musée de Wedgeport étaient responsables de la coordination de cette cérémonie d’ouverture qui avait pour thème le Great Gatsby. Donnie Jacquard, écrivain, historien, enseignant à la retraite et bénévole de la région, a agi à titre de maître de cérémonie. Alyssa LeBlanc et Chelsea Nickerson ont présenté leur musique pendant la réception vins et fromages.

     Après les mots de bienvenue, Donnie Jacquard a remercié Stephen McNeil, le premier ministre de la province, de s’être rendu à cette cérémonie officielle. Plusieurs politiciens étaient présents pour l’ouverture du Festival, dont Charlene LeBlanc, Colton LeBlanc, Chris d’Entremont et Neil LeBlanc. Donnie Jacquard a par la suite demandé aux princesses, candidates au titre de reine du 16e Tournoi et Festival de thon de Wedgeport, de se présenter. Voici les noms des princesses et de leurs commanditaires : Katie d’Eon, Nova Finest Fishers; Hunter d’Entremont, Inshore Fisheries Ltd; Chloe d’Eon, Sea Devil Fisheries; Bryndis Baldursdottir, Modern Realty; Amaris deViller, Nova Shore Fisheries; Julie Atkinson, Joseph & Claude Fisheries; Halle Surette, Seas the Day Fisheries Ltd.; Taylor Surette, Fundy Edge Fisheries; Macy d’Eon, Miss Macy Fisheries; et Kennedy Pitman, Nicholas and Girls Fisheries.

     Donnie Jacquard a ensuite fait l’historique du Tournoi du thon dans la région.

     Donnie Jacquard a rappelé que la pêche sportive au thon rouge avait commencé au début des années 1930. Il a également fait remarquer que des thons rouges avaient été pêchés dans la région à la fin de l’été 1935. Donnie Jacquard a précisé que les trois premiers pêcheurs de thon provenant de l’extérieur étaient Mike Lerner, le capitaine Tommy Gifford et le guide Bounce Anderson. Ces trois Américains pêchaient le thon rouge avec une canne et un moulinet et un autre Américain, Kip Farrington, s’est ensuite joint à eux. Kip Farrington a été à l’origine de l’idée que Wedgeport était un endroit idéal pour la pêche au thon rouge. M. Farrington a donc proposé un tournoi international, semblable à la coupe Davis. Selon Donnie Jacquard, c’est Kip Farrington qui a eu l’idée de lancer un tournoi de pêche au thon. M. Farrington est également responsable de l’achat d’un trophée qui a été payé par Alton B. Sharpe, le propriétaire d’Eastern Steam Ship Lines. La compétition de la pêche au thon a commencé dès 1937 et elle a duré jusqu’en 1973, où il y aurait eu pénurie de thons rouges. La dernière compétition a eu lieu à la Baie Sainte-Marie.

     Le Tournoi tel que nous le connaissons a repris en 2003. Il est devenu une pêche sportive où l’accent est mis sur la compétition locale. Cette année, 16 bateaux provenant pour la plupart du comté de Yarmouth participeront à ce tournoi. Au cours des deux dernières années, les 16 bateaux inscrits au Tournoi ont tous pêché un thon rouge. Les thons sont vendus par un acheteur local à des marchés américains et japonais. En plus de thons rouges, les pêcheurs ont le droit de pêcher des thons à nageoires jaunes; des thons obèses et des albacores.

     Donnie Jacquard a conclu en disant que les organisateurs du tournoi ont ajouté un pageant pour choisir une reine qui va régner sur le tournoi pendant la semaine d’activités. Cette activité qui a commencé dans les années 1950 se poursuit toujours aujourd’hui.

CHÉTICAMP : Des gens d’ici et d’ailleurs, de tous les horizons, se sont réunis pour la 44e édition du Festival de l’Escouette qui s’est déroulée du 31 juillet au 4 août 2019. Les festivités ont débuté par une cérémonie d’ouverture sur le terrain de l’église Saint-Pierre. La chanteuse Michelle Deveau a interprété quelques chansons. Bien entendu, M. l’Escaouette était sur place pour saluer les gens. Il a dirigé la troupe de danse Encore du Vent, pendant La danse de l’Escaouette, une danse traditionnelle acadienne transmise de génération en génération. Ces danseurs ont fait un travail génial, sur des airs de la violoneuse Chrissy Crowley et du pianiste Jason Roach, puis sur la musique d’Ashley Poirier et d’Andrew Poirier.

     Ensuite, plusieurs ont assisté à la pièce Gélas et la Mi-Carême qui a été présentée durant le festival à la Place des arts Père-Anselme-Chiasson de l’École NDA. De plus, le très talentueux artiste acadien Ronald Bourgeois s’est produit dans la sacristie de la belle église Saint-Pierre.

     Au cours de la fin de semaine, plusieurs ateliers ont eu lieu à l’école de musique Raveston. Les artistes Ronald Bourgeois et Danny Boudreau se sont produits à guichet fermé. En effet, la salle était comble au Party des îles, au Doryman Pub & Grill. Quelle soirée! On ne peut pas se tromper quand les cousins acadiens des Îles-de-la-Madeleine se réunissent avec les Chéticantins. Talent, bonne humeur et bons moments. Samedi après-midi a eu lieu le défilé des enfants. Bien mignon de voir toutes les décorations et les costumes colorés, et quel plaisir de voir les plus jeunes participer à cette fête culturelle. En soirée, il y a eu une danse à l’aréna mettant en vedette le très talentueux et populaire Hert LeBlanc.

     Dimanche, la messe du festival s’est tenue sur le terrain des Trois Pignons. Puis ce fut l’activité annuelle tant attendue – le défilé de l’Escaouette. Des centaines de spectateurs se sont alignés le long de la rue principale de Chéticamp. La menace d’orage n’a pas empêché le village entier de participer et, heureusement, Dame Nature a coopéré et on a eu droit à un beau temps d’été. Une bonne vingtaine de chars de toutes les formes ont défilé, dont les suivants : Parcs Canada, la Boulangerie Aucoin, portant le logo de son 60e anniversaire et offrant des pâtisseries, la paroisse Saint-Pierre, les Chevaliers de Colomb, la Coopérative de Chéticamp, la Banque Royale, la Caisse populaire acadienne, le Centre de la Mi-Carême, le Doryman Pub & Grill, la Boutique de la seconde chance, l’association de hockey mineur Trail, le Foyer Père-Fiset, Rainbow Rockstarz, la Société Saint-Pierre, les services d’incendie bénévoles locaux, le service de recherche et sauvetage de Chéticamp, la GRC, Celtic Air Services, le terrain de golf Portage, Bourgeois Diesel, l’Acabie et le Clan Thompson Pipe Band. On a également eu droit à des voitures anciennes et des chars d’autres entreprises et organismes locaux.

     Après le défilé, la foule s’est rassemblée pour un concert en plein air sur le terrain des Trois Pignons, mettant en vedette les artistes de renom Bruno Bourgeois, Maurice Poirier et Clarence Deveau. Tout le monde s’y est bien amusé.

     Bien sûr, le clou du festival pour plusieurs a été le gala du Festival – Hommage aux Cap- Rougiens à la Place des arts Père-Anselme-Chiasson. Il y a de nombreuses années, il existait une communauté acadienne dynamique là où se situe actuellement le Parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton. Le gala était présenté en hommage à ces Acadiens et Acadiennes qui résidaient autrefois dans la région de Cap-Rouge, plus précisément La Bloque, le Ruisseau des Maurice (Trout Brook), la Rivière à Lazare (Corney Brook), le Ruisseau du Canadien, le Buttereau, la Presqu’île et la Source de la Montain.

MISCOUCHE-DIEPPE-MONCTON (N.-B.) : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu le plaisir d’assister à certaines activités du Congrès Mondial Acadien 2019. Cette expérience a été formidable pour plusieurs raisons. Nous avons été témoins des foules fières de leur patrimoine et de leur culture. Voici un résumé de cinq de ces activités : la remise de la médaille Léger-Comeau; la levée du drapeau à Miscouche; la messe du 15 août; la cérémonie protocolaire du CMA 2019 à Dieppe et la rencontre avec les Premières Nations au parc national Kouchibouguac.

     La remise de la médaille Léger-Comeau : Pendant l’après-midi de la Journée de commémorative du 14 août 2019, Louise Imbeault a présenté la médaille Léger-Comeau à Claudette Thériault, la présidente du CMA 2019. Mme Imbeault a expliqué que la médaille Léger-Comeau était la plus grande distinction offerte par la Société Nationale de l’Acadie et que cette distinction était accordée à Claudette Thériault pour son dévouement et son engagement dans l’organisation et la coordination de ce cinquième congrès qui avait lieu dans deux provinces et dans plus de vingt municipalités au Nouveau-Brunswick et à l’Île du Prince-Édouard. Pour sa part, Mme Thériault a remercié la SNA, les membres de son équipe et tous les participants qui s’étaient déplacés pour assister aux nombreuses cérémonies.

    La levée du drapeau acadien à Miscouche : La levée du drapeau a eu lieu à Miscouche le jeudi 15 août. Les cloches de l’église Saint-Jean-Baptiste ont sonné à 10 h du matin, puis Isabelle Dasylva-Gill, la directrice générale de la Société Saint-Thomas-d’Aquin a présidé la cérémonie. Cette dernière a par la suite invité les personnes suivantes à prendre la parole : Colleen Soltermann, Claudette Thériault, Karine Gallant, Albert Gallant et Robert Morrissey, député fédéral d’Egmont, à l’Î.P.É.

     La messe du 15 août : La messe du 15 août a été célébrée à Miscouche dans l’église Saint-Jean-Baptiste. Elle était concélébrée par le père Greg Conway, le curé de la paroisse, et dix curés des paroisses voisines. Cette messe dédiée à Marie-de-l’Assomption a été célébrée dans les deux langues officielles. La chorale de la paroisse ainsi que celle de la paroisse de Mont-Carmel ont contribué à embellir la liturgie. L ’église était remplie et les fidèles ont reçu un message important sur le rôle de la Vierge Marie dans la vie quotidienne des Acadiens.

     La cérémonie protocolaire à Dieppe : Cette cérémonie, devant une foule estimée à plus de 20 000 personnes, a commencé par des discours à l’hôtel de ville de Dieppe. On a entendu Claudette Thériault, la présidente du CMA 2019; Julie Payette, la gouverneure générale du Canada; Blaine Higgs, le premier ministre du Nouveau-Brunswick; Louise Imbeault, la présidente de la SNA et Justin Trudeau, le premier ministre du Canada. Justin Trudeau a profité de l’occasion pour annoncer qu’il a lui aussi des racines acadiennes et qu’il était fier de célébrer avec la communauté acadienne. La cérémonie protocolaire a été suivie d’un tintamarre dans les rues de Dieppe.

    Mawiomi au Parc national de Kouchibouguac : Un grand rassemblement entre le peuple acadien et le peuple des Premières Nations a eu lieu le vendredi 16 août. Le Mawiomi est un événement culturel autochtone qui offre aux Premières Nations et aux Acadiens l’occasion d’échanger cadeaux et bons souhaits. La journée a été centrée sur les thèmes suivants : la spiritualité, la musique et la danse, l’art, la gastronomie, les histoires et les légendes et les jeux.

ABRAM’S RIVER : Danny Muise, le préfet de la municipalité d’Argyle est content d’annoncer que la Ville de Yarmouth, la municipalité de Yarmouth et la municipalité d’Argyle, ont soumis une proposition aux autorités gouvernementales afin de faire agrandir le Centre Mariners de Yarmouth. On attend maintenant la réponse des gouvernements fédéral et provincial.

    Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Danny Muise, le préfet de la municipalité d’Argyle, le dimanche 11 août à sa résidence à Abram’s River. Danny Muise siège au comité chargé d’étudier la possibilité d’agrandir le Centre Mariners, afin d’offrir une plus grande possibilité de loisirs aux citoyens du comté de Yarmouth.

     Danny Muise nous a informés qu’une étude des besoins en loisirs avait eu lieu en 2015. Cette étude avait recommandé que le Centre Mariners soit agrandi et, qu’en plus d’inclure deux surfaces de glace, il ait un centre aquatique, un nouveau gymnase et une piste de curling. Il est à noter que l’édifice du YMCA a besoin de rénovations majeures et que les municipalités semblent être en faveur de construire de nouveaux édifices plutôt que de rénover ceux qui existent. En 2017, une étude de faisabilité a été réalisée pour déterminer les besoins en loisirs de la région. Cette étude a soulevé les mêmes besoins que ceux qui avaient été signalés en 2015. Pendant la dernière année, le projet d’agrandissement du Centre Mariners ne semblait plus être une priorité des trois unités municipales. Puis en 2019, on envisage de nouveau la possibilité d’agrandir le Centre Mariners. Cette fois, les municipalités ont redéfini leurs besoins et elles ont recommandé les ajouts suivants : un centre aquatique, une salle multifonctionnelle et un terrain d’athlétisme. Selon Danny Muise, le nouveau plan ne recommande pas une piste de curling.

     Afin de les aider à préparer leur demande, les trois municipalités ont embauché une firme d’ingénieurs et d’architectes d’Halifax, la société EXP Architectes, à qui elles ont demandé de préparer des dessins et de fournir une estimation des coûts de l’agrandissement du Centre. Danny Muise nous a déclaré que le coût total pour ce projet sera d’environ 40000000$ et que l’on demandera aux gouvernements d’assumer 70 % de ces coûts. Le reste, soit 12 million de dollars, serait la responsabilité des trois municipalités.

     Le comité qui a étudié la question d’agrandir le Centre Mariners était composé de neuf personnes. Leland Anthony, le préfet de la municipalité de Yarmouth en était le président. Danny Muise, le préfet de la municipalité d’Argyle était le co-président. Pam Mood, la mairesse de la Ville de Yarmouth était également membre du comité. Les trois directions générales des municipalités d’Argyle et de Yarmouth et de la Ville de Yarmouth siégeaient sur le comité. Enfin, les sous-préfets Guy Surette et John Cunningham ainsi que Phil Mooney, le maire adjoint de Yarmouth, étaient également membres de ce comité.

     Danny Muise a terminé son entrevue en faisant deux précisions. Il a constaté que les municipalités sont maintenant en période d’attente. Il estime que rien n’est garanti et que ni lui ni ses collègues ne connaissent la position des gouvernements vis-à-vis ce projet. Danny Muise nous a également assuré que les municipalités ne feront rien avant d’avoir discuté avec les citoyens.

     En conclusion, Danny Muise a souligné l’importance de ce genre de projet, qui rendrait la vie des citoyens plus agréable et qui nous présenterait comme une communauté accueillante et attrayante.

MISCOUCHE, (Î.-P.-É.) : Dans le cadre du Congrès Mondial Acadien 2019, un des grands événements a été la Journée de commémoration, qui a eu lieu sur le terrain de la paroisse Saint-Jean-Baptiste. Les activités principales ont été une causerie de Georges Arsenault, une exposition extérieure sur les conventions nationales, un marché d’artisans, des spectacles de musique et de danse, un défilé illuminé et un spectacle son et lumière.

     Les activités de la Journée de commémoration ont commencé par une causerie à 11 h, animée par Georges Arsenault dans l’église de la paroisse de Miscouche. Un grand nombre de personnes se sont déplacées pour écouter Georges Arsenault faire une réflexion sur la rencontre des Acadiens à Miscouche en 1884.

     Georges Arsenault est un folkloriste et historien canadien. Il est né en 1952 à Abram-Village, un village fier de ses racines acadiennes. Il a obtenu un baccalauréat en sciences sociales de l’Université de Moncton en 1974 et a fait sa maîtrise en arts à l’Université Laval de 1975 à 1979. Il a enseigné à l’Université de l’Île-du-Prince-Édouard, où il a également occupé une chaire d’enseignement en études acadiennes.

     M. Arsenault a commencé sa présentation en parlant de la première rencontre des dirigeants acadiens en 1880 à Québec. Cette rencontre donna lieu à l’organisation de la première convention des Acadiens à Memramcook en 1881. Puis, les leaders acadiens décidèrent de tenir une deuxième convention des Acadiens à Miscouche en 1884. George Arsenault a expliqué que Miscouche avait été choisi en raison de son emplacement stratégique sur l’Île. Cette deuxième convention eut lieu les 14 et 15 août sur le terrain situé entre l’église et le couvent et, dès le début, la seule opposition à cette rencontre semblait venir de l’épiscopat de la province. Puis l’évêque de l’époque laissa tomber son opposition et la convention prit place.

     Georges Arsenault a ajouté qu’il y avait de 4000 à 5 000 personnes présentes à la messe tenue à l’extérieur, et que cette deuxième convention avait attiré 150 délégués. Il est à noter qu’un grand nombre de personnes à cette 2e convention participaient déjà au pique-nique annuel de la paroisse.

     Pendant cette deuxième convention des Acadiens, on discuta des sujets suivants : la colonisation et l’immigration; la langue et l’éducation en français; le drapeau et le chant national des Acadiens; l’agriculture; le commerce et les industries. Les délégués à cette deuxième convention comprenaient les membres du comité organisateur, des politiciens acadiens, des curés et des prêtres de paroisses, et des représentants choisis par les paroisses.

     De nombreuses décisions ont été prises à cette rencontre. Parmi les plus importantes, mentionnons le choix du drapeau acadien, le tricolore étoilé; l’hymne national des Acadiens, Ave Maris Stella et la devise des Acadiens, « l’Union fait la force ».

CHÉTICAMP : Cette fin de semaine, lors des festivités du Festival acadien de Chéticamp, mon fils de six ans, Dominic, m’a posé plein de questions sur ce que représentent les couleurs du drapeau acadien et des décorations. Ça m’a motivée à écrire sur les festivités qui s’annoncent pour souligner la journée réservée à honorer nos ancêtres et à afficher notre fierté pour qui nous sommes et qui nous sommes devenus. Ce mois-ci, les Acadiens d’un océan à l’autre célébreront en grandes pompes la fête nationale des Acadiens.

     La Fête nationale des Acadiens est célébrée au Canada chaque année le 15 août, pour commémorer la culture acadienne. C’est lors du premier Congrès national des Acadiens tenu à Memramcook, au Nouveau-Brunswick, en 1881, que les dirigeants acadiens ont reçu le mandat de fixer la date de cette célébration, qui est aussi la fête de l’Assomption de Marie.

     Ce n’est qu’au prix de nombreuses épreuves et de luttes que nos ancêtres ont obtenu le droit d’être reconnus comme peuple acadien. En 1881, à Memramcook, ils choisissent le 15 août de chaque année pour célébrer la fête nationale des Acadiens, la fête de l’Assomption de la Vierge Marie. C’est trois ans plus tard, dans la matinée du samedi 16 août 1884, à Miscouche, à l’Île-du-Prince-Édouard, que le nouveau drapeau national de l’Acadie fut officiellement hissé pour la première fois devant l’église Saint-Jean-Baptiste de Miscouche. L’honorable Pierre- Amand Landry présidait cette cérémonie. Une fois ce premier drapeau acadien déployé, le père N. C. A. Boudreault, curé de la paroisse de Miscouche, a commandé une salve d’armes à feu qui a été saluée par les applaudissements enthousiastes de la population de Miscouche et des délégués de la deuxième Convention nationale acadienne.

     Oui, les Acadiens ont adopté leur propre drapeau. Ce drapeau tricolore représentait leurs origines françaises. Ils y ont ajouté l’étoile jaune comme symbole de la Vierge Marie... l’étoile de la Mer. Ce serait le drapeau national des Acadiens français. C’est aussi à cette époque qu’ils ont adopté comme hymne national l’Ave Maris Stella.

     Au fil des ans, le drapeau acadien est devenu le symbole le plus puissant de l’identité culturelle du peuple acadien. Plus près de chez nous, mais à la même époque, le 15 août 1898, plusieurs paroissiens de notre région acadienne se sont joints aux efforts pour faire de cette fête nationale des Acadiens et de la fête de l’Assomption un événement historique. Ils se sont réunis pour cette occasion spéciale afin de rendre hommage à leurs ancêtres en soulignant cette journée de célébration, qui allait devenir une tradition pour les années à venir jusqu’à se poursuivre encore aujourd’hui.

     C’est à Grand-Étang lors de cette fête spéciale que le tout premier drapeau acadien a été déployé dans l’île du Cap- Breton. En effet, c’est lors de la procession de l’église Saint- Joseph de Saint-Joseph-du- Moine jusqu’au lieu désigné que Bill (à Jean/Michon) Cormier, un paroissien âgé de 79 ans, a porté le drapeau avec un tel sentiment de fierté qu’il a profondément touché les gens. Les festivités avec le révérend Fiset étaient aussi empreintes d’honneur et de fierté. Moise J. Doucet, député à l’Assemblée législative à Halifax, Joseph (à Romuald) Doucet, conseiller du comté, et Charles J. Aucoin, enseignant à Chéticamp, étaient parmi les dignitaires ayant participé à la cérémonie officielle.

     Les couleurs du drapeau acadien – bleu, blanc et rouge comme le tricolore français – témoignent des origines françaises du peuple acadien. La seule différence est l’étoile jaune/or dans le coin supérieur gauche. Le bleu représente le ciel et la mer – harmonie et loyauté. Le blanc symbolise la pureté de leur esprit – ainsi que la paix et l’espoir. Le rouge symbole de sang et de courage est un rappel du passé, du martyre subi et des sacrifices imposés. Une étoile jaune/or pour la Vierge Marie, patronne des Acadiens ou l’étoile du Nord que les pêcheurs avaient l’habitude de suivre pour rentrer chez eux.

     Les visiteurs demandent souvent ce que signifie l’Acadie. Qui sont les Acadiens? Après quelques recherches, j’ai découvert qu’on doit à l’explorateur italien,  Giovanni Verrazano, d’avoir nommé ce lieu Acadie. C’est lors d’un voyage de découverte, commandé par le Roi de France en 1524, que Verrazano donna le nom d’Arcadia à la région de la côte Atlantique qui correspond à l’actuelle Virginie. Frappé par la beauté du paysage, il s’est souvenu de l’Arcadie de la Grèce antique. Par la suite, les cartographes ont toutefois déplacé le nom du lieu vers le nord (l’actuelle partie continentale de la Nouvelle- Écosse) et ont graduellement changé l’orthographe pour Larcadia, Cadie, La Cadie et finalement, l’Acadie.

     Le nom Acadie peut aussi avoir été influencé par la langue micmac où le mot « cadie » signifie lieu d’abondance; ce lexème se retrouve dans des toponymes tels que Tracadie et Shubenacadie.

     Les Acadiens sont les descendants des premiers colons français et, souvent, des Métis, installés dans certaines parties de l’Acadie, dans la région nord-est de l’Amérique du Nord, qui comprend maintenant les provinces Maritimes canadiennes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard, la Gaspésie (au Québec), et s’étend jusqu’à la rivière Kennebec, au sud de l’État du Maine.

L ’histoire des Acadiens a été fortement influencée par les six guerres coloniales qui se sont déroulées en Acadie au cours des XVIIe et XVIIIe siècles (à savoir les quatre guerres de la Conquête, la guerre du père Rale et celle du père Le Loutre). Finalement, la dernière des guerres de la Conquête a entraîné l’expulsion des Acadiens de la région par les Britanniques. Après la guerre, de nombreux Acadiens sont sortis de la clandestinité ou sont revenus en Acadie des colonies britanniques où ils avaient été déportés. D’autres sont restés en France et certains ont émigré de là en Louisiane, où ils sont devenus des Cajuns, une déformation du mot Acadiens. Le XIXe siècle a vu le début de la Renaissance acadienne et la publication d’Évangéline, qui a contribué à galvaniser l’identité acadienne. Au cours du siècle dernier, les Acadiens et les Acadiennes ont réalisé des progrès dans les domaines de l’égalité des droits linguistiques et culturels en tant que groupe minoritaire dans les provinces Maritimes du Canada.

     Les Acadiens d’ici et d’ailleurs ont une histoire unique qui a été transmise de génération en génération. Même au fil des siècles, la redécouverte du folklore acadien a donné lieu à toute une littérature : des volumes et des volumes d’histoires, de légendes, de chansons, de recettes et de romans ont été publiés et contribuent à la vitalité culturelle du peuple acadien.

     Vive l’Acadie – Soyez fier de votre patrimoine!

COMEAUVILLE : Le club de jardinage Rooted in Clare dont l’exécutif est composé de Dave Doucette (président), Lisa Doucette (vice-présidente) et Karen Thimot (secrétaire- trésorière), a tenu sa première exposition de fleurs et de légumes le 21 juillet dernier au Centre des anciens combattants à Saulnierville. Parmi les organisateurs de l’exposition, il y avait une membre de l’exécutif en la personne de Karen Thimot, ainsi que Lucy Thibault, Debbie Germain, Catherine Chetwynd et Dorothy Thibodeau.

     Ce fut un succès incroyable avec 168 inscriptions dont 16 ont été récompensés par des prix. La juge Lianna Hood a décerné le prix pour la meilleure présentation de l’exposé à Debbie Germain pour sa participation aux Delphiniums vivaces qu’elle a qualifiés de spécimens parfaits. De plus, tous les enfants qui ont participé ont reçu des cadeaux parce que leur participation était digne de prix et qu’ils sont nos futurs membres et jardiniers.

     Sur les quelque 178 spectateurs, 94 ont assisté à notre thé. Il y avait un grand groupe de Red Hatters, ce qui a ajouté de la couleur à notre événement avec leurs beaux chapeaux, et leurs tenues rouges et violettes ainsi que leurs sourires éclatants.

     Il y a eu une vente aux enchères chinoise avec des articles donnés par des entreprises et une vente de plantes. Il y a eu un prix de présence et un tirage 50/50 ainsi que de la belle musique interprétée par le pianiste Camille Aucoin. Cela a donné à l’événement une belle ambiance. Tout le monde a semblé bien s’amuser.

     L’équipe dans la cuisine a fait un travail extraordinaire. Tout s’est bien passé et les organisateurs sont reconnaissants de tout le travail accompli pour faire de cet événement un succès.

COMEAUVILLE : Le matin du vendredi 2 août, vers 10 h 30, une grande foule d’enfants, de bébés et de parents ont rempli la salle Marc-L’Escarbot avec leurs énergies effervescentes et leurs chorégraphies hyperactives. Heureusement que l’artiste sur scèneavaitautantd’enthousiasme qu’eux! Art Richard a captivé les jeunes pendant une heure, avec des chansons, des danses et beaucoup de par ticipation de la foule. Des enfants d’un an à 10 ans ont pu s’amuser avec la musique acadienne, provenant du Nouveau-Brunswick à la Louisiane. Art Richard a utilisé sa guitare, son accordéon à homard (qui dansait avec lui), et ses cuillères pour divertir les enfants, mais son spectacle n’est pas seulement une présentation de musique.

     En plus, Art Richard a interprété des chansons à répondre, des chansons avec des danses intégrées et même des chansons où les jeunes ont ajouté des paroles uniques. Pendant toute l’heure, les enfants ont chanté, dansé et ri! Art Richard avait quelques histoires comiques entre les chansons pour les parents. Avec treize albums, cinq DVD et plus de vingt ans d’expérience, il sait comment faire bouger la foule et c’est évident qu’il met son cœur dans tout ce qu’il fait.

     Vers la fin du spectacle il a fait monter Évangéline et Gabriel sur l’estrade en plus du bénévole du Festival, Emile Comeau, pour faire la danse du moustique. Finalement, Art Richard a invité les enfants à monter sur l’estrade pour jouer des cuillères, après leur avoir montré comment les utiliser. Un grand groupe d’enfants sont montés sur scène pour s’asseoir et jouer des cuillères avec Art Richard. Une belle façon de terminer un spectacle qui rayonnait de joie.

     L ’activité était entièrement gratuite; il y avait des CD et DVD à vendre, et le tout a été parrainé par Vélo Baie Sainte-Marie et le Conseil scolaire acadien provincial.

     Plus tard dans la journée, l’équipe du festival avait organisé une leçon de danse louisianaise menée par le groupe de musique T’Monde. À 15 h, au Centre des anciens combattants, un groupe animé de jeunes, d’adultes et de plus vieux ont sauté dans leur leçon de danse. Deux des musiciens de T’Monde, Kelli Jones et Megan Constantin, ont mené la danse avec les hommes d’un bord et les femmes de l’autre. Ils ont commencé avec des pas simples et ont entraîné les gens dans des rondes en faisant ces pas. Au son de la musique cajun, les participants ont pu avoir un avant-goût de cette danse de la Louisiane. Ils ont sûrement pu étaler leurs nouvelles connaissances lors de la Soirée louisianaise, vendredi soir à 19 h 30.

     La Soirée louisianaise « Su Ambroise » n’aurait jamais pu aller mieux. Avec une participation très élevée, tout le monde a eu la chance de chanter et danser avec le groupe louisianais T’ Monde et bien sûr ils ont tous pu se régaler de gumbo! Dès la première chanson jouée, les spectateurs dansaient. Avec la présence de plusieurs gens de la Louisiane en vacances pour le Festival acadien de Clare, les two-steps louisianais étaient à l’honneur sur la piste de danse. Nul doute qu’une soirée où nous célébrons la Louisiane n’irait pas sans la présence de mardi-gras qui très bien déguisés ont ajouté beaucoup de vie et de couleur à la soirée.

     Après une soirée de la Louisiane très excitante, samedi matin il était le temps de se détendre afin de se préparer pour deux événements formidables. Juste après l’heure du dîner, une trentaine de personnes sont venues tester leurs connaissances au Tournoi – À tchi ?. Le jeu de cartes À tchi ? crée par Chad Comeau et Marc d’Entremont fait appel à la mémorisation des noms acadiens. Le tournoi qui a duré environ deux heures offrait aux participants la possibilité de gagner trois prix : 1er prix : 100 $, 2e prix : 50 $ et 3e prix : 20 $. Avec de la compétition intense dans la salle, les gagnants ont bien mérité leurs prix. Voici les gagnants : 1er prix : Gabrielle Viger du Nouveau-Brunswick, 2prix : Thomas Saulnier (Thomas à David à Tommy à Lesley) originaire de Saulnierville, qui habite présentement aux États- Unis; et 3e prix : Derek d’Entremont (Gabriel du Festival acadien de Clare 2019) originaire de Pubnico-Ouest. Si vous voulez acheter un jeu d’À tchi ? ceux-ci sont en vente à plusieurs différents endroits en Clare (Sip Café Meteghan, Comeau’s Foodland, Centre acadien – Université Sainte-Anne, entre autres) ou vous pouvez vous le procurer en ligneau www.etsy. com/ca/listing/707505960/

     Pour clore cette semaine remplie d’activités, le Festival acadien de Clare a présenté le Grou Tyme! Avec entre 650 à 750 personnes dans la tente à l’extérieur du Rendez-vous de la Baie à l’Université Sainte-Anne, le monde a eu beau! Avec les talents musicaux des artistes en vedette : Zachary Richard, Bois Joli, Cy et DJ Arthur Comeau, c’était une soirée à ne pas manquer. L’énergie et la fierté acadienne étaient bien présentes! Le Grou Tyme, qui a commencé vers 20 h 30 avec Zachary Richard s’est terminé un peu avant 1 h du matin avec le groupe Cy, qui venait tout juste de lancer son nouvel album Acadian Dream.

     Le Festival acadien de Clare 2019 est certainement un festival des plus remarquables! Merci et félicitations aux employés du Festival acadien de Clare : Daniel LeBlanc, Janik Dugas et Renée Cleveland ainsi qu’au conseil d’administration du Festival acadien et tous leurs bénévoles pour l’excellent travail!