Le tartan de la Nouvelle-Écosse émerge comme une force unificatrice à la suite de la tuerie survenue la fin de semaine dernière.
Le tartan de la Nouvelle-Écosse émerge comme une force unificatrice à la suite de la tuerie survenue la fin de semaine dernière.

Hommage aux victimes de la tuerie en Nouvelle-Écosse

HALIFAX : De nouveaux détails émergent sur le chaos qui a entouré la chasse à l’homme de la fin de semaine en Nouvelle-Écosse, alors que la police tentait de capturer un tueur déguisé en policier et que les premiers intervenants essayaient tant bien que mal de venir en aide aux victimes — de plus en plus nombreuses.

     La recherche du suspect s’est déroulée à partir de samedi soir jusqu’à dimanche midi, alors que le bilan passait au fil des heures à 22 morts. On comprend maintenant que le tireur pouvait plus facilement échapper à la police en se déplaçant dans une voiture pratiquement identique à une auto-patrouille de la Gendarmerie royale du Canada (GRC).

     Les enregistrements audio des premiers intervenants donnent un aperçu de leurs tentatives effrénées d’aider les premières victimes retrouvées samedi soir à 22 h 40 au milieu de maisons en feu dans le village de Portapique.

     Sur l’un de ces enregistrements, stockés sur le site internet Broadcastify, les premiers intervenants envoyés sur les lieux le long de la route 2 mentionnent au répartiteur qu’ils peuvent apercevoir au loin des flammes et de la fumée. Quelques minutes plus tard, le répartiteur annonce que la police a découvert une victime par balle sur le chemin Portapique Beach.

     « Est-ce qu’ils l’ont attrapé ? »

     Au cours des 20 minutes suivantes, l’ampleur du carnage se précise, alors que la police demande plus d’ambulances — deux fois. « C’est très vague, ce qui se passe là-bas, mais il y a certainement plusieurs patients », dit un ambulancier à la radio.

     À 23 h 20, les premiers intervenants ne savent toujours pas ce qui se passe. « Est-ce qu’on sait s’ils ont attrapé l’agresseur? », demande l’un d’eux à la radio. « Non, on n’est pas sûr, répond le répartiteur. (Les policiers) ramènent au carrefour des victimes de la scène. »

     On ne sait pas exactement combien de personnes ont été tuées le long de ce chemin Portapique Beach, qui comprend de nombreuses résidences secondaires et permanentes sur la pittoresque rive nord de la baie de Cobequid.

     La police a confirmé mercredi que le suspect avait réussi à sortir du périmètre qu’ils avaient érigé autour de cette première scène de crime, mais ils ne l’ont réalisé que le lendemain matin, vers 7 ou 8 heures, lorsqu’un témoin a révélé certains détails sur la fausse auto-patrouille. C’est là, à 8 h 02 dimanche, que la GRC a émis une alerte sur Twitter disant qu’elle recherchait un « tireur actif » dans la région de Portapique.

     Au cours d’une période de 12 heures, Gabriel Wortman, 51 ans, de Halifax, aura tué 22 personnes — certaines qu’il connaissait, d’autres rencontrées au hasard de sa cavale meurtrière. Sur sa funeste route : une policière de la GRC, deux infirmières, deux agents correctionnels, une famille de trois personnes, dont une adolescente, une enseignante et des voisins à Portapique.

     Dimanche, vers 11 h 30, des policiers de la GRC lourdement armés ont finalement abattu le présumé tueur dans une station-service à Enfield, à environ 90 km au sud de Portapique. On ignore toujours le mobile de ce carnage.

     La police affirme que l’enquête sur les meurtres est complexe, car il y a 16 scènes de crime réparties sur une grande partie territoire du nord de la Nouvelle-Écosse. Au total, cinq structures ont été incendiées, bien que la séquence exacte des évènements ne soit pas claire.

     La police a déclaré que le tireur avait agi seul en fin de semaine, mais les enquêteurs essaient toujours de déterminer si quelqu’un l’aurait aidé auparavant.

     Pendant ce temps, la « police des polices » en Nouvelle-Écosse enquête sur les raisons pour lesquelles deux policiers de la GRC ont tiré sur une caserne de pompiers à Onslow Belmont, près de Truro, vers 10 h 30 dimanche matin, même si le suspect ne se trouvait vraisemblablement pas dans les parages. Personne n’a été blessé.

     La caserne est située à environ une demi-heure de route de Portapique et les pompiers d’Onslow Belmont ont publié un message sur Facebook disant que le bâtiment était utilisé justement comme refuge pour les évacuer du chemin Portapique Beach lorsqu’il a été criblé de balles.

     Des armes non enregistrées?

     La police affirme par ailleurs que l’homme à l’origine de la tuerie dans cinq collectivités a probablement utilisé des armes à feu pour lesquelles il n’avait pas de permis, et les enquêteurs tentent de découvrir comment il a pu obtenir ces armes illégales.

     L’inspecteur en chef Chris Leather a déclaré mercredi que « nous avons de bonnes raisons de croire qu’au Canada du moins, il n’avait pas de permis d’acquisition d’arme à feu ».

     Il est illégal de posséder une arme à feu sans le permis approprié, ce que la législation fédérale appelle officiellement un permis de possession et acquisition.

     M. Leather a déclaré plus tard qu’un élément clé de l’enquête est maintenant de comprendre comment Gabriel Wortman a obtenu ses armes, ainsi qu’un uniforme de police « authentique » et une Ford Taurus peinte de manière identique à une voiture de patrouille régulière de la GRC.

Drapeaux en berne au monument des familles fondatrices de Wedgeport en mémoire des 22 victimes de la terrible tuerie samedi et dimanche derniers.

CHÉTICAMP : Au cours des derniers mois, nous apprenons à vivre la « nouvelle norme » et quand cette pandémie sera finie, nous nous souviendrons de nos travailleurs de première ligne comme nos héros. Malgré les épreuves et les risques à la santé, des millions de travailleurs essentiels de première ligne continuent de faire leur travail durant la pandémie du COVID- 19. Ces citoyens acharnés maintiennent les Canadiens La vidéo de la danse du Centre Sacré Coeur se propage nourris, vont ramasser les déchets, fournissent les médicaments qui sauvent la vie, livrent les épiceries et approvisionnements, préparent la nourriture, nettoient les hôpitaux, soignent les plus vulnérables et nous gardent en sécurité

HALIFAX : La Fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Écosse (FFANE) propose deux nouveaux cafés virtuels pour les femmes sur le thème : Parlons broderie! qui auront lieu le mercredi 3 juin de 19 h à 20 h et le vendredi 5 juin de 15 h à 16 h.

FRANCOPRESSE : Un article précédent de Francopresse sur le revenu minimum garanti (RMG) exposait l’engouement renouvelé pour cette idée suscitée par la création du programme fédéral de Prestation canadienne d’urgence (PCU). De nombreux groupes, partis politiques, individus et experts réclament à l’unisson que l’exemple de la PCU donne lieu à la mise sur pied d’une véritable allocation universelle de base. Évidemment, ce projet ne fait pas l’unanimité et on croirait que de nombreuses voix s’élèveraient pour s’opposer à l’implantation d’un programme si ambitieux et, surtout, si onéreux.

Les codes de service, communément appelés codes N11 en raison de leur format, sont utilisés pour fournir des services spéciaux d’accès à la composition à trois chiffres. Les attributions les plus courantes des codes N11 au Canada sont les suivantes :

(EN) Les Canadiens sont renommés pour leur facilité à rendre hommage aux différentes choses qui rehaussent la fierté canadienne. Ainsi, cer tains aliments, comme les œufs, sont officiellement reconnus comme des incontournables de l’alimentation canadienne. Ils sont nourrissants et délicieux, et bien qu’ils soient petits, on ne peut négliger l’incidence des producteurs d’œufs du Canada.

ISLE MADAME : La COVID-19 continue de faire des victimes, pour ce qui est d’événements planifiés et d’activités annuelles, prévues pour les mois à venir, dans l’Isle Madame. C’est déstabilisant, dérangeant et inquiétant, mais il est réconfortant de pouvoir affirmer que la COVID-19 n’a jusqu’à maintenant pas été la cause d’aucun décès dans la région de l’Isle Madame. Cette pandémie a toutefois fait plusieurs morts dans d’autres parties de la province, ce qui est vraiment regrettable et pitoyable. De plus, si on compare à la grippe espagnole de 1918-1919, celle-là avait fait au moins une trentaine de morts, rien que dans la paroisse de Petit-de-Grat. Le docteur Steven DeRoche, natif de Petit-de-Grat, a partagé cette information et les résultats d’une recherche qu’il a effectuée à ce sujet.

TUSKET : Dans la matinée de mardi 5 mai 2020, sous la pluie, quatre membres de la Légion 155 Wedgeport en uniforme ont déposé deux couronnes au cénotaphe de Tusket et une couronne aux cinq autres monuments de guerre où des tulipes ont été plantées l’automne dernier pour commémorer la libération de la Hollande. Les deux couronnes à Tusket portaient des rubans sur lesquels figuraient Libération de la Hollande et VE-Day (Victoire in Europe).

FRANCOPRESSE : Peut-on vivre sans plastique? Qu’en est-il pour une famille de quatre qui aime le camping, qui célèbre Noël et l’Halloween et dont les enfants vont à l’école ou à la garderie? C’est la quête dans laquelle s’est lancée la journaliste Evelyne Charuest avec Ciao plastique!, une série documentaire en trois épisodes qui sera bientôt diffusée sur les ondes d’Ici Explora. Francopresse s’est entretenu avec elle.

HALIFAX : Le gouvernement provincial prolonge l’état d’urgence pendant deux semaines supplémentaires en vertu de la loi sur la gestion des urgences (Emergency Management Act) pour la sécurité et la protection de la santé des gens de la Nouvelle-Écosse.

CHÉTICAMP : Avec les nombreuses vies qui sont tournées à l’envers à cause de la pandémie du virus COVID-19 et les routines qui ont changé pour tous, les résidants du Foyer Père-Fiset sont en séquestration depuis sept semaines. Cela signifie qu’ils n’ont aucuns visiteurs et qu’ils ne peuvent pas quitter les lieux. Ce n’étaient que les premiers gestes de précaution dans la protection de la vie.

ATLANTIQUE : La Société Nationale de l’Acadie (SNA) ajoute sa voix à celle de la Fédération des communautés francophones et acadienne et dénonce la décision de Santé Canada d’éliminer l’exigence d’étiquetage bilingue pour les produits nettoyants importés au pays. Cette décision va à l’encontre de la Loi sur les langues officielles du Canada. C’est une injure à l’endroit des communautés de langues officielles. Cinquante ans après l’adoption de cette loi quasi constitutionnelle, une exception pareille n’est pas acceptable.

HALIFAX : Des Néo-Écossais qui peinent à surmonter les conséquences dévastatrices d’une récente tuerie espèrent obtenir un engagement ferme de la part des leaders provinciaux pour qu’ils mettent sur pied une enquête publique visant à répondre à une longue série de questions.

OTTAWA : L’équipe de démonstration aérienne de l’Aviation royale canadienne (ARC), les Snowbirds, survolera les différentes villes du pays d’un océan à l’autre dans le contexte d’une tournée pancanadienne. Sept de ses avions CT-114 Tutor voleront en formation « pour saluer les Canadiens qui soutiennent la lutte contre la propagation de la COVID-19 ».

CHÉTICAMP : Durant la pandémie du Coronavirus, quand les nouvelles sont pleines de statistiques inquiétantes et avec les avis de distanciation sociale, il y a une lumière rayonnante dans les gestes de gentillesse que les gens de tous les jours et les entreprises partagent. Un peu d’aide peut aller loin et il y a nombreux exemples des façons que les voisins ont intensifiés pour se soigner mutuellement et pratiquer l’amabilité durant ces temps difficiles. Il y a une réaction en chaîne qui suit dans les communautés.

VALLÉE : À l’occasion de la journée de la Terre, qui a eu lieu le 22 avril, le CCGH (Conseil Communautaire du Grand Havre) avait lancé un appel à réaliser des vidéos pour partager les gestes écologiques que les gens posent pendant la période de confinement. C’est la vidéo de 20 secondes réalisée par l’écrivaine Mar tine L. Jacquot qui a été retenue, et le CCGH l’a affichée sur son site Facebook.

CLARE : Un défilé des responsables des premiers secours a eu lieu d’un bout à l’autre de Clare le samedi soir 25 avril. Le défilé, depuis la Rivière-aux-Saumons jusqu’à Saint-Bernard sur la route principale de la municipalité, visait à rendre hommage aux victimes de la tuerie à Portapique la fin de semaine précédente.

ISLE MADAME/RICHMOND : La pêche au homard dans la zone de pêche 29 se pratique ordinairement du 1er mai au 30 juin. Tous seront d’accord pour dire que le printemps 2020 est loin d’être ordinaire. C’est la pandémie de la coronavirus, la covid-19, qui per turbe les habitudes des pêcheurs d’ici qui n’ont mais eu à faire face à une telle situation. Aucun de ces pêcheurs n’a vécu une pandémie mondiale, étant donné que la dernière remonte à 1918-1920. C’est donc de l’histoire ancienne pour les pêcheurs d’aujourd’hui comme pour le reste du monde.

Le gouvernement paiera les frais d’exécution d’ordonnance supplémentaires des clients du Régime d’assurance-médicaments pour les renouvellements d’ordonnances qui seraient normalement préparées pour une période plus longue. Par exemple, le gouvernement paiera les frais d’exécution pour le deuxième et le troisième renouvellement d’une ordonnance qui serait normalement préparée pour une période de 90 jours.

EN : Pour bon nombre d’entre nous, la protection de l’environnement est une priorité indéniable, et pourtant nous avons parfois l’impression de ne pas être en mesure de faire une différence sur le plan individuel. Toutefois, plusieurs petits gestes que vous posez peuvent avoir impact important.

HALIFAX : Les travailleurs de première ligne dans tous les établissements de soins de longue durée, les établissements de soins pour bénéficiaires internes et les organismes de soins à domicile, publics et privés,devrontmaintenantporter des masques pour contribuer à réduire la propagation de la COVID-19. La distribution de masques à ces travailleurs a débuté au cours de la fin de semaine.