De gauche à droite : Basil Doucet, Jaron Felix et Michele Pothier.

Grâce à la collaboration et au réseautage, de jeunes entrepreneurs acadiens réussissent à lancer leur entreprise

CHÉTICAMP : L’abri, café restaurant et bar, à Chéticamp est un rêve devenu réalité pour les entrepreneurs Basil Doucet et Jaron Felix.

     Cette nouvelle entreprise, L’abri, résulte du soutien d’un réseau communautaire dynamique et est le fruit de travail acharné et de dévouement. Ce qui était tout simplement au départ une idée entre amis s’est transformé en une entreprise viable, une grande histoire de succession, et L’abri est déjà devenu un établissement très populaire.

     Avec les propriétaires, nous avons discuté de la façon dont tout cela s’est passé. Jaron explique que Basil et lui ont grandi ici et qu’ils s’étaient toujours dit qu’un jour, si possible, ils reviendraient à Chéticamp. 

     « Quand je suis parti à 18 ans, dit Basil, jamais je n’aurais pensé revenir m’installer dans cette communauté. J’adore cet endroit, c’est magnifique, mais j’ai toujours imaginé avoir une maison d’été ici, et non une résidence permanente. Il a fallu que je vive à Toronto pendant quatre ans, que je voyage dans 24 pays du monde avant de me rendre compte que c’est vraiment au Cap-Breton que je me sens le plus chez moi. Parfois, il faut étendre ses ailes pour voir ce que l’on a vraiment dans sa propre cour et l’importance que cela a dans sa vie. »

     Et Basil poursuit : « J’ai grandi avec mon père qui était dans le milieu des affaires, plus particulièrement dans le secteur du tourisme. J’ai toujours su que je voudrais un jour avoir ma propre entreprise. En habitant à Toronto, je me suis rapidement rendu compte que cela ne serait pas possible compte tenu du coût élevé de la vie en ville. J’ai aussi beaucoup réfléchi à la qualité de vie. Ici, nous avons la possibilité de faire du travail saisonnier pendant six à neuf mois de l’année, puis de nous reposer et d’apprécier la vie pendant la morte-saison. Recharger nos batteries pour ainsi dire. »

     « Nous vivons dans un monde où l’emploi n’est pas garanti. Si vous ne trouvez pas un emploi que vous aimez, vous devez en créer un! Surtout si vous tenez à vivre dans une zone rurale comme ici », précise Basil. « Enfin, à moins d’avoir une formation spécifique comme en soins infirmiers, en éducation, ou de faire de la pêche, quels sont les emplois disponibles ici? Il faut être créatif et trouver un moyen de gagner sa vie tout en appréciant ce que l’on fait. »

     « Comme Basil, j’ai aussi grandi dans un milieu d’affaires, dit Jaron. J’ai passé beaucoup de temps chez mes grands-parents et j’ai toujours été inspiré par comment ils travaillaient dur. Ils avaient commencé de zéro pour créer leur propre entreprise florissante. J’ai pensé aux nombreux sacrifices qu’ils avaient consentis en élevant leur famille. J’ai été tellement inspiré par ça quand j’étais jeune que j’ai commencé à peindre des coquillages et des roches, puis on m’a installé à l’avant du magasin général de mes grands-parents, pour vendre mes produits. On appelait ça ‘le petit phare de Jaron’. Il ajoute : À mesure que cet esprit d’entreprise m’est revenu, j’étais excité et, de plus en plus, je me rends compte à quel point l’art et la créativité s’appliquent à tous les aspects de ma vie. Je pense que c’est un facteur très important dans notre économie actuelle. Enfin, notre rêve et nos idées correspondent vraiment à ce que les gens recherchent : une expérience gastronomique unique. »

     Il y a de nombreuses facettes à cette histoire qui débute vraiment avec l’ancienne propriétaire de The Happy Clam, Michèle Pothier. « J’ai acheté le restaurant The Hometown Kitchen en 2013 et j’ai changé tout le concept. L ’entreprise est devenue le Happy Clam Café. De nombreux facteurs ont contribué à cette situation, mais il a fallu surmonter bien des obstacles pour se maintenir à flot, poursuit-elle. En janvier 2016, j’ai décidé que j’avais besoin d’aide et je suis allée rencontrer un conseiller en affaires des Services en affaires et en entrepreneuriat du Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ). Nous avons travaillé à la planification stratégique, examiné la concurrence, ainsi que l’industrie et les statistiques pour prendre des décisions éclairées et apporter des améliorations. On a fait un renouveau complet! J’ai vite compris que cela allait être très difficile, mais néanmoins possible grâce à des conseils et à une aide judicieuse. Nous nous sommes rencontrés une fois par semaine pendant plus de deux mois et ce fut une expérience formidable. Ça m’a totalement recentré! »

     « Je ne saurais trop insister sur l’aide que le conseiller m’a apportée. Avec lui, j’ai surmonté les obstacles qui m’empêchaient d’aller de l’avant. Cette transition vers la relève a été si gratifiante et a certainement changé ma vie, dit Michèle. Ce conseiller en affaires a eu le don de trouver les mots et les métaphores pour m’inspirer. Il m’a demandé si je faisais du sport, à quoi j’ai répondu oui! Il m’a alors expliqué : « Vois les choses comme ça : The Happy Clam est une équipe, et les autres entreprises sont aussi des équipes. Allez-vous gagner le tournoi? » Je connaissais le sport, affirme Michèle, et je peux certainement m’identifier à ce type de pensée et j’ai décidé d’y mettre le paquet. Au lieu de concurrence, j’ai pensé que les autres entreprises étaient davantage une rivalité et que je devais jouer mieux qu’eux. Je me suis mise à considérer les autres entreprises comme des rivales à battre. Comment allais-je pouvoir gagner cette fois? Cette nouvelle façon de penser a vraiment fonctionné, et mes finances se sont améliorées. Quand j’ai montré mon bilan de 2018 à mon conseiller d’affaires, je lui ai dit en riant : vous voyez, j’écoutais! J’étais sur la bonne voie! Michèle conclut en disant : « J’ai sué eau et sang et en plus je faisais ça toute seule! J’ai dû surmonter de nombreux obstacles personnels et financiers, mais j’en suis sortie gagnante et je me suis sentie tellement bien. Je pouvais maintenant faire preuve d’une rentabilité, ce qui était vital alors que je me préparais à vendre l’entreprise. » Je suis très reconnaissante de l’aide du CDÉNÉ, car sans eux j’aurais probablement abandonné! J’étais tellement épuisée et débordée lorsque j’ai rencontré le conseiller en affaires pour la première fois, mais grâce à son soutien et à ses encouragements, beaucoup de travail et de persévérance, tout est tombé en place. Je suis super excitée à l’idée que Jaron et Basil reprennent l’entreprise et je leur souhaite beaucoup de succès!

     La directrice de la Caisse populaire acadienne, Lynn Deveau, n’a que des éloges pour ses clients, Basil et Jaron. « Nous leur avons suggéré de rencontrer Jeannot Chiasson, conseiller en affaires au CDÉNÉ, afin d’élaborer un plan d’affaires, puis nous nous sommes rencontrés à nouveau pour commencer le processus d’approbation. Nous avons un excellent produit pour cibler nos membres et les membres potentiels qui achètent ou lancent leur propre entreprise ou même qui agrandissent leur entreprise », poursuit Lynn Deveau. Le Programme de garantie de prêts aux petites entreprises est un partenariat entre le Atlantic Central du Nova Scotia Co-operative Council, les caisses populaires participantes de la Nouvelle-Écosse et la province de la Nouvelle-Écosse. Les caisses populaires peuvent fournir du financement jusqu’à 500 000 $ sous forme de prêts à terme, de fonds de roulement et de marges de crédit. Les prêts peuvent être accordés pour une durée maximale de dix ans. La garantie maximale fournie par la province de la Nouvelle-Écosse sera de 90 % de la valeur du prêt à terme et de 75 % sur les marges de crédit, mais des garanties de 90 % peuvent être offertes aux personnes admissibles dans le cadre des volets de financement spéciaux. Cela signifie qu’au lieu de verser une mise de fonds de 35 % pour l’achat ou l’expansion d’une entreprise, les membres n’ont qu’à verser un acompte de 10 %. Quiconque est intéressé à savoir si son entreprise est admissible peut communiquer avec notre directeur des comptes commerciaux pour obtenir plus de détails. »

     Au sujet de ces premières étapes de l’entreprise, Basil explique : « Nous avons approché la Caisse populaire acadienne qui nous a donné des conseils financiers très utiles. Tel que suggéré, nous avons communiqué avec M. Chiasson, conseiller en affaires, pour qu’il nous aide à dresser un plan d’affaires. Honnêtement, sans cela, nous n’aurions pas été en mesure d’obtenir un prêt », indique-t-il. J’ai connu ce conseiller d’affaires après avoir travaillé pour lui alors qu’il était lui-même propriétaire de Wabo’s Pizza pendant six ou sept ans. Je lui faisais confiance, pas seulement en tant que conseiller en affaires, mais en tant que personne. Je savais que s’il examinait la question, qu’il élaborait un plan d’affaires et qu’il ne pensait pas que c’était viable, il nous le dirait. Le plan d’affaires en mains, nous nous sommes rendus à la Caisse populaire acadienne et avons présenté notre document de 46 pages, appuyé par de nombreuses recherches, et la Caisse a dit oui! Et Basil de conclure : Ces partenaires positifs ont été les catalyseurs, les forces motrices qui nous ont permis de mettre l’entreprise sur pied et de l’exploiter. Ces gens ont reconnu l’importance et les conséquences positives de l’investissement dans l’économie locale. »

     La gestionnaire Lynn Deveau a dit que le succès résultait de l’excellent travail d’équipe entre Basil, Jaron, Jeannot (conseiller en affaires CDÉNÉ) et la Caisse populaire acadienne. « Le dévouement, l’enthousiasme et le dynamisme des deux jeunes entrepreneurs ainsi que leur plan d’affaires très détaillé, voilà ce qui a amené la Caisse populaire à participer à cette entreprise commerciale. J’étais très enthousiaste à l’idée de ces deux jeunes entrepreneurs qui voulaient revenir à Chéticamp pour y acheter et exploiter un restaurant local. Ils connaissent bien la collectivité et les gens et ils ont une formation ou de l’expérience dans l’industrie de l’accueil. Nous espérons que Basil et Jaron connaîtront beaucoup de succès dans leur nouvelle entreprise et nous avons hâte de voir la relation d’affaires entre la Caisse populaire acadienne et L’abri croitre.»

     Et Jaron d’ajouter : « C’est très agréable! On sent que tout ce que l’on fait a un sens profond. Lorsque nous avons présenté notre plan d’affaires au conseiller en affaires du CDÉNÉ, ce n’était pas seulement pour nous un moyen de faire de l’argent. Nous recherchions un style de vie. Nous avons présenté l’idée comme un concept, pour favoriser un sentiment d’identité comme celui qui se dégage de Wabo’s Pizza, qui est un commerce vraiment ancré dans l’identité de Chéticamp. Quand les étudiants rentrent à la maison pour Noël et en d’autres occasions, ils ont hâte de retourner manger chez Wabo’s Pizza. Ils s’y sentent chez eux! Nous voulions créer la même atmosphère ici à L’abri où tout le monde est toujours le bienvenu. »

     Basil déclare fièrement : « Cela va de pair avec le branding. L’abri c’est évidemment un refuge. Comme on dit lors d’un suête : ‘J’allons nous mettre à l’abri, ou il faisait beau chez nous cabané à l’abri.’ Pour nous, c’est donc un endroit accueillant, un oasis où se détendre, un endroit où il fait bon passer après le travail, prendre un verre de vin et oublier les tracas de la journée. Nous voulons transmettre ce que cela signifie pour nous. Notre abri est pour la communauté, et tous sont les bienvenus. Il enchaîne : Quand vous commencez à regarder votre entreprise et à l’adapter à ce qu’un touriste veut, vous perdez votre créativité, votre sens de la valeur et votre fierté. Pour moi, c’est là que notre culture meurt. Nous voulons plutôt rajuster le tir et nous contenter d’aimer ce que nous faisons, en accueillant les gens et en trouvant des moyens de projeter ce qui nous rend fiers et heureux, et ce, en servant les gens de la région et les visiteurs, et en leur offrant une expérience gastronomique. »

     Jaron déclare en souriant : J’aimerais que les clients ne nous compartimentent pas parce que nous sommes plus que ça! Nous voulions créer un endroit qui nous représente. Nous avons entièrement transformé ce bâtiment, tout est symbolique avec une histoire qui y est rattachée. Comme ces œuvres d’art, Basil et moi sommes très différents et uniques. Dans notre nouvel espace, poursuit-il, nous jouons avec l’éclairage, la musique pour créer une ambiance qui peut vraiment évoluer au fil des heures. Nous aimons les défis et, une fois que nous avons une idée, nous allons de l’avant et il n’y a pas de limite! »

    « Cette entreprise commerciale nous excite terriblement, s’exclame Jaron. Nous avons une excellente équipe de serveurs et de cuisiniers. Nous avons vraiment eu de la chance, car il n’est pas facile de trouver de bons travailleurs. Nous avons des gens de l’extérieur et des gens de la région, ce qui donne un excellent mélange de compétences. Il faut constamment apprendre. Nous n’avons pas peur d’admettre que nous ne savons pas tout. C’est l’un des aspects les plus importants pour réussir en affaires. Ce n’est pas un one-man show. Notre succès repose sur les gens qui travaillent à nos côtés tous les jours. Ici, on est comme une famille et on se traite les uns les autres avec le plus grand respect tout en s’amusant beaucoup. »

     J’ai été très impressionnée par ces deux jeunes entrepreneurs avant-gardistes et j’ai ressenti leur fierté lorsqu’ils ont parlé de leur parcours, reconnaissant que ce succès résultait du soutien qu’ils avaient reçu de diverses sources. Basil a souligné que tout avait commencé par un remue- méninges entre deux amis. C’est un voyage de transition et de progression et c’était une proposition gagnante pour tous les participants! Le CDÉNÉ a été le dénominateur commun tout au long du processus; il nous a guidés, nous et Michèle, et il nous a aidés à fournir à la Caisse populaire acadienne un plan d’affaires gagnant. Sans eux, rien de tout cela n’aurait pu se réaliser. »

     Jaron a conclu : « Grâce à une grande coopération et au réseautage, ainsi qu’au soutien de nos familles et de la communauté, nous avons été en mesure de trouver un moyen de revenir chez nous pour vivre le style de vie dont nous rêvions. Notre maison, son histoire et sa culture nous ont inspirés pour créer un endroit qui inspirera les autres. Nos ancêtres étaient innovateurs - ils n’avaient pas d’autre choix que de travailler fort et de persévérer - et à la fin de la journée, ils aimaient se réunir et socialiser, un peu comme nous à L’abri. »

HALIFAX : C’est le 6 décembre dernier que le théâtre DesAssimilés a annoncé au Café Lara d’Halifax la programmation de sa saison de théâtre, intitulée Premier acte. Le nom du projet découle du fait que tous les metteurs en scène exercent ce rôle pour la première fois et que tous les acteurs sont des membres de la communauté franco-haligonienne. C’est en somme, un projet pour créer du théâtre francophone dans la région d’Halifax, et pour amener les membres de cette communauté à par ticiper à la création d’un théâtre francophone.

     La première saison théâtrale de la jeune troupe créée l’année dernière par Zach Comeau, Marianne Labrie et Olivier Blais, nous offre trois pièces, qui seront présentées en français, avec surtitres en anglais, pour aussi favoriser un rapprochement entre les communautés francophones et anglophones. Ce rapprochement est en effet un des objectifs récurrents de la compagnie, qui a déjà présenté plusieurs spectacles d’improvisation bilingues.

COMEAUVILLE : Une équipe de Canadiennes par tent afin de venir en aide aux victimes des feux en Australie. Les trois femmes font partie d’une équipe d’intervention rapide (Rapid Response Team - RRT) associée à l’association évangéliste d’aumôniers de Billy Graham (Billy Graham Evangelistic Association).

     Une des membres de l’équipe, Luanna Dugas, réside à Fredericton, Nouveau-Brunswick depuis plus de 20 ans, mais elle est originaire de la Baie Sainte-Marie. Luanna a un parcours assez impressionnant, puisqu’elle a été membre de la GRC en télécommunications pendant 18 ans et elle est aussi une très grande voyageuse. Luanna a déjà participé à plus de trois voyages humanitaires, soit à deux reprises en Afrique, en Bolivie et en Alberta, entre autres.

ATLANTIQUE : Comme chaque année, dans le cadre de la Commission mixte, la Société Nationale de l’Acadie et l’Éducation Nationale de Saint-Pierre-et-Miquelon lancent un appel de projets visant l’appui financier d’initiatives menées en collaboration entre partenaires du Canada atlantique et de Saint-Pierre-et-Miquelon.

    Projets admissibles : Les projets admissibles doivent permettre un rapprochement entre le Canada atlantique et Saint-Pierre-et-Miquelon, toucher les thématiques de l’éducation, de la jeunesse, de la culture, du sport ou de la santé, et doivent se dérouler au cours de l’année 2020.

     Dates de souscription : L’appel de projets débutera le mercredi 8 janvier 2020 et se terminera le vendredi 31 janvier 2020.

     Le formulaire de dépôt de projet est disponible sur le site web de la Société Nationale de l’Acadie (www.snacadie.org) et les formulaires dûment remplis doivent être retournés par courriel à l’adresse suivante : belinda.guillen@snacadie.org

LA BUTTE : Le Conseil scolaire acadien provincial est fier d’annoncer la nomination de Tim Brown à la direction de l’École secondaire à Dartmouth.M.Brownassumera ses nouvelles fonctions dès le printemps.

     M. Brown possède plus de 20 ans d’expérience en éducation, il occupe d’ailleurs présentement le poste de directeur de l’École secondaire du Sommet, et ce, depuis septembre 2017. Il a également occupé des postes de consultant en français langue seconde, de directeur-adjoint et d’enseignant au Halifax Regional Centre for Education.

HALIFAX : La Municipalité régionale d’Halifax recherche des nominations pour son prochain poète lauréat qui fera la promotion de la poésie, de la langue et des arts partout dans la région d’Halifax.

     Le poète lauréat sera un poète, un conteur ou un créateur de la littérature orale qui est reconnu pour avoir fait preuve d’excellence dans le domaine et dont l’œuvre démontre sa pertinence et son lien avec les citoyens de la municipalité.

Dans l’une des premières lettres à son évêque, Mgr Pierre Denaut, à Québec, l’abbé Sigogne lui rapporte qu’un paroissien du Cap Sable (i.e. la grande paroisse de Sainte-Anne-du-Ruisseau, Nouvelle-Écosse) s’était offusqué des honoraires demandés pour célébrer un mariage. À cette époque, toutes les provinces maritimes, entre autres, relevaient du grand Diocèse de Québec. La lettre datée du 24 mai 1800, donc à peine un an suivant l’arrivée de Sigogne au Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse, et écrite à partir de Sainte-Marie (Pointe-de-l’Église), n’aborde pas seulement ce sujet des honoraires, mais c’est celui qui retient notre attention aujourd’hui.

     On serait tenté immédiatement de questionner le montant des honoraires demandés par le curé. En 1800, peu de temps après la Déportation, le montant de 15 piastres était-il exorbitant pour les Acadiens en Nouvelle-Écosse comme le prétendait le paroissien? Il est difficile d’établir avec précision ce que valait cette somme en 1800, et quel était le pouvoir d’achat de celle-ci. Comment définir avec précision sa valeur sans savoir exactement de quelle piastre il s’agissait? Il est connu qu’il y avait à cette époque plusieurs dénominations de monnaie, la plus répandue étant la piastre espagnole. En 1900, on estime qu’une piastre au Canada pouvait acheter quatre (4) douzaines d’œufs. Qu’en était-il un siècle plus tôt, donc avant la Confédération ? Advenant qu’en 1800 la piastre en question avait un pouvoir d’achat supérieur à celui de 1900, nous pourrions supposer que la somme de 15 piastres avait en réalité une valeur certaine.

DARTMOUTH : L’année 2020 marque le lancement d’une nouvelle initiative par la Fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Écosse (FFANE), placée sous le signe du renouveau et de l’action!

     La FFANE a entamé en 2019 une initiative de quatre ans, nommée Améliorer nos capacités : Filles et femmes en action. Ce projet vise à ouvrir la gouvernance de l’association aux jeunes femmes, tout en mettant l’accent sur le leadership féminin.

PUBNICO-OUEST : Depuis la démission de Richard Larin, comme directeur général du Village historique acadien de la Nouvelle-Écosse à l’automne 2019, le conseil d’administration est à la recherche d’un nouveau directeur ou d’une nouvelle directrice générale. Des annonces ont paru dans les médias locaux et un comité de sélection a été nommé par le conseil d’administration du Village.

     Les membres de ce comité de sélection étaient Carolyn d’Entremont, Shelley d’Entremont et Frank Landry. Roger d’Entremont, le directeur général par intérim, a agi à titre de personne-ressource. Le comité a tenu des entrevues pour le poste le 17 décembre et il a recommandé l’embauche de Roland d’Eon pour combler le poste de directeur général du Village historique.

POINTE-de-l’ÉGLISE : La messe de la veille de Noël 2019 qui a eu lieu en l’église Sainte-Marie à la Pointe-de-l’Église le 24 décembre était la dernière messe dans cette église. « Après 114 messes de minuit, nous célébrons la dernière messe en cette église, a annoncé le père Yvon Dionne, curé de la paroisse depuis 25 ans. Merci à Dieu de s’être manifesté parmi nous pendant toutes ces années. Plutôt que de sombrer dans le chagrin, joignons-nous aux chants pour célébrer cette fête de Noël », a dit le curé.

     L’église, construite entre 1903 et 1905, demeure la plus grande église en bois en Amérique du Nord et probablement au monde, comme l’a indiqué le père Dionne. Elle a donc servi les fidèles catholiques de la Pointe pendant 114 ans. Construite sous la direction de Léo Melanson, maître charpentier qui ne savait ni lire ni écrire, l’église porte le nom de la patronne du peuple acadien, Sainte-Marie. La pierre angulaire a été bénie le 19 juin 1903.

CHÉTICAMP : Le bonheur qu’on ressent durant la saison des Fêtes résulte souvent d’un geste de gentillesse, du fait de donner généreusement ainsi que d’enseigner aux enfants à devenir des personnes attentionnées et généreuses.

     Un tel geste de charité a été posé récemment dans la région de Chéticamp où les résidants sont connus pour leur chaleureuse hospitalité et leur générosité quand il s’agit d’aider les personnes dans le besoin. La générosité était certainement évidente par l’appui à la collecte de jouets The Bargain Shop – Ensemble nous avons à cœur le bien-être des autres.

     Les membres du personnel du Bargain Shop se sont donné une mission à laquelle ils ont travaillé d’arrache-pied l’automne dernier. Ils ont encouragé les gens à donner aux moins fortunés durant la période des Fêtes en espérant atteindre le but qu’ils s’étaient fixé.

MONTRÉAL (QC) : Une délégation de la Fédération acadienne du Québec a assisté à la messe du 13 décembre à la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes à Montréal, afin de rendre un hommage spécial aux Acadiens, puisque le 13 décembre est leur Jour du Souvenir acadien annuel. Des textes de circonstance furent lus par Rita Arsenault-Lalonde, de Mont-Carmel (Î.-P.-É,), Yvon Aucoin de Saint-Joseph-du-Moine (N.-É.), Rita Richard de Saint John (N.B.) et Clément Gaudreau, de Saint-Jean-Port-Joli (QC).

     Le célébrant de la messe, le père Dallaire, qui est demeuré plusieurs années en Acadie, a fait l’éloge des Acadiens, comme d’un peuple fier, courageux et doué d’une grande foi. Pendant la communion, la chanson, Yesouh de Donat Lacroix a été écoutée et Mme Bernadette, originaire d’Haiti, a entonné l’hymne national acadien devant un auditoire composé de gens originaires de Memramcook, Mont-Carmel, Petit-Rocher et de Saint-Antoine ainsi que de Montréal et de l’Ontario.

CONCESSION : En quittant le travail, vous vous souvenez que vous avez quelques courses à faire avant d’aller rencontrer un ami pour prendre un café. Chaque endroit où vous vous arrêterez, l’épicerie pour les tomates et la pharmacie pour prendre votre ordonnance ne vous prendra que quelques minutes. Ensuite, vous vous rendrez à votre café préféré.

     Attendez une minute... que se passerait-il si vous étiez en chaise roulante? Tous ces endroits sont accessibles en fauteuil roulant sans problème... ou est-ce un problème?

     Les personnes physiquement aptes ne réfléchissent pas à deux fois avant d’entrer et de sortir des lieux publics. Mais si vous êtes en fauteuil roulant, le monde devient soudainement un endroit très difficile, voire impossible, à manœuvrer.

     L’automne dernier, je suis passée de la capacité physique à l’utilisation d’une chaise roulante à la suite d’une opération chirurgicale. Même si ce n’était que temporaire, j’ai très vite compris que ces quelques semaines n’allaient pas être très agréables.

TUSKET: Le Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB) a tenu sa rencontre statuaire le jeudi 2 janvier au Centre communautaire de Par-en-Bas à Tusket. Treize membres du Conseil d’administration ont assisté à la rencontre du CA. Suite à la réunion d’affaires, les membres du CAPEB se sont réunis avec les membres du CA du Conseil des arts de Par-en-Bas pour une activité sociale marquant la saison des Fêtes. Gwen LeBlanc, la nouvelle présidente du CAPEB, a présidé les deux activités.

     Réunion statutaire : Suite à l’adoption de l’ordre du jour et du procès-verbal de la dernière rencontre du 2 octobre 2019, le Conseil d’administration a reçu les états financiers intérimaires jusqu’au 31 octobre 2019. Le CA a également adopté le budget 2019-2020 pour l’exercice financier se terminant le 31 mars 2020.

CHÉTICAMP : La filiale 32 de la Légion royale canadienne à Chéticamp a obtenu un projet dans le cadre des Nouveaux- Horizons permettant aux élèves de travailler avec les personnes aînées de la région de Chéticamp. Le but du projet est d’établir un partage et un environnement social entre les aînés et les élèves d’une part et, d’autre part, entre les aînés et les membres de leurs familles, y compris les familles étendues ailleurs que dans la région, ainsi qu’entre les aînés et la communauté.

     On propose d’offrir une nouvelle expérience inestimable à ces groupes, une expérience qui saura améliorer la qualité de vie de toutes les personnes en cause.

     « Ce programme dirigé par la Légion, le Foyer Père-Fiset, l’École NDA et les aînés de la communauté vise à apparier élèves et aînés afin de les aider à mieux comprendre et à exploiter la technologie en vue d’améliorer leur bien-être. À une époque où la technologie est omniprésente, ce peut être difficile pour les aînés de se brancher et de se tenir à jour avec la technologie », a dit le commandant Chester Muise de la Légion.

SAINTE-ANNE-du-RUISSEAU : Avec l’arrivée de la nouvelle année 2020, les fidèles de la région de Par-en-Bas ont accueilli la création d’une nouvelle paroisse nommée Notre-Dame de l’Assomption, en l’honneur de la Vierge Marie, la patronne des Acadiens. Cette nouvelle paroisse résulte de la fusion de sept églises de la région d’Argyle. Ces églises regroupent les communautés pastorales de : Saint-Pierre de Pubnico-Ouest, Immaculée Conception de Pubnico-Est; Saint Joseph de l’Île Surette; Sainte-Famille de la Butte Amirault; Saint Michel de Wedgeport; Sainte-Anne de Sainte-Anne-du-Ruisseau et Sainte Agnès de Quinan.

     Pour mieux comprendre la création de cette nouvelle paroisse, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré le père Albéni d’Entremont dans sa résidence à Sainte-Anne-du-Ruisseau le jeudi 2 janvier 2020. Le père Albéni a été nommé administrateur et curé de cette nouvelle entité pastorale. Le père Cyrille Assihou, sera l’adjoint du père d’Entremont, et le diacre Bruce Hubbard continuera d’appuyer les curés de la région.

BELLE-MARCHE : En ce moment magique de l’année, le cœur est rempli d’espoir, de sérénité et de nostalgie. On passe du temps avec la famille et les amis qui affluent de près comme de loin. Rien de tel que de voir les visages des enfants qui attendent le Père Noël et d’écouter les chants à la messe de minuit.

     Nos anciens ont de belles histoires à raconter au sujet des Noëls d’autrefois. Il y a de cela une vingtaine d’années, j’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Paulite et Sadie Roach qui habitaient à Belle-Marche. Même s’ils ont maintenant quitté ce monde, leurs histoires demeurent, ainsi que les leçons et les souvenirs qu’ils nous ont laissés tel un legs précieux.

COMEAUVILLE : La Radio CIFA a une nouvelle émission dans sa programmation. Intitulée Ma Playlist et animée par Lise Robichaud, cette nouvelle émission s’additionne à la programmation toujours grandissante de la radio communautaire.

     Originaire de la Pointe Noire, Lise qui a un grand intérêt pour la musique francophone, structure son émission autour de différents styles de musique française. Chaque émission a son propre thème, comme les années 80, Noël, ou la musique d’une certaine région de la France par exemple. Pour chaque chanson, Lise a des anecdotes ou des explications afin de donner du contexte. Chaque émission présente un nouveau type de musique et donne l’occasion d’explorer l’univers de la musique francophone.

Un beau projet de Patrimoine canadien a pris fin en novembre avec une belle soirée d’activités (Acadiens-Métis-Souriquois en Culture). Carl Deveau et Daniel Thimot de la Baie Sainte-Marie sont venus faire des activités métis, Anne LeBlanc a fait de l’artisanat qui a été mis en disposition pendant la soirée. Puis, il y a eu de la danse, du chant et du fricot acadien. Une belle soirée en famille.

     De jeunes musiciens de Truro ont formé un partenariat avec Weldon Boudreau et Rick Hiltz pour organiser un spectacle à présenter dans les foyers de personnes âgées. Les jeunes ont reçu plein de formation et ont offert plusieurs spectacles aux aînés de la région.

L’année 2019 a démarré en grand pour l’Association francophone de la Vallée (AFV), avec l’ouverture du service alimentaire de l’École Rose-des-Vents le 14 janvier dernier! Prenant en charge la gestion complète de la cafétéria et offrant à la communauté scolaire des repas santé et équilibrés, notre association se donne ainsi une belle façon de s’engager dans la vie de l’école, en plus de créer deux nouveaux emplois en français dans la communauté

     Le 8 mars 2019, grâce à la contribution financière de plusieurs partenaires, nous avons offert une soirée sous le thème Goûtons l’Acadie à la communauté. D’abord, un repas traditionnel préparé par les chefs Paul Thimot et Shane Robichaud a été servi aux participants. Par la suite, les gens ont eu droit à une prestation musicale de Jacques Surette et du groupe de musique traditionnelle É.T.É. Pour conclure la soirée, une veillée de danse callée animée par la charmante Natalie Robichaud! Avec au-delà de 90 participants, les gens de la communauté ont eu l’occasion de vivre un beau moment ensemble et de goûter à l’Acadie de plusieurs façons!

Le conseil d’administration et le personnel de la Société Saint-Pierre se réjouissent de cette occasion de vous présenter un résumé de leur travail. La dernière année a été très occupée pour notre équipe.

     En 2019, le thème de notre programmation estivale était l’histoire des familles acadiennes qui demeuraient à Cap-Rouge avant la construction du Parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton. Nous avons organisé une série d’activités pendant toute l’année dans notre école et dans la communauté. Notre grand Gala du Festival de l’Escaouette rendait hommage aux Cap-Rougiens. En outre, en octobre, nous avons publié un tout nouveau livre, CAP-ROUGE : Ancien hameau de Chéticamp. La Société Saint-Pierre et son équipe sont fières du travail effectué dans ce dossier.

Quelle belle année 2018-19! Plusieurs programmes et activités ont eu lieu de septembre 2018 à juin 2019.

     • Alpha communautaire : cinq groupes,
     • Cours en informatique : douze groupes,
    Je parle français avec mon enfant : quatorze groupes,
     • Alpha familiale : dix groupes de J’apprends en famille et neuf groupes de Bon appétit. Total de 93 ateliers,
     • Alpha-radio : 16 émissions, trois animatrices à trois radios : CIFA, CKJM et CITU.

     L’Équipe d’alphabétisation a embauché 27 employés en 2018-2019 pour offrir tous ces beaux programmes et activités et assurer la gestion.

          Activités spéciales :

     • Formation Nos compétences for tes offerte à huit organisations en novembre dernier.
     • Formation Gouvernance offerte au conseil d’administration en novembre dernier.
     • Concours Quelles communautés ai-je visitées en décembre?. Gagnante du nouveau dictionnaire acadien : Dawn Doucette de Pointe-du Sault.
     • Journée Alpha familiale à la fin janvier 2019, à Pubnico et à Chezzetcook.
     • 425 livres pour enfants ont été achetés pour nos programmes Alpha familiale.
     • Concours Photos de groupe en février et mars. Groupe gagnant : Cours en informatique de Clare. Huit groupes participants.
     • Mois de la francophonie, mars 2019 : notre page Facebook : 21 films de l’ONF vu par 665 personnes.
     • Quinze histoires pour enfants lues par Kendra Nickerson et Kay Muise, écoutées par 776 personnes.

     « C’était une expérience positive et une bonne occasion de pratiquer la langue française avec ma famille, merci! » Commentaire d’un parent participant au programme Alpha familiale.

     Shirley Vigneault, directrice générale et Kendra Nickerson, coordonnatrice du programme Alpha familiale sont toujours heureuses de répondre à vos questions.

En 2019, le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ) a fêté ses 20 ans. Afin de célébrer cette étape importante, un Sommet économique a été organisé à Halifax et a été ponctué de discours constructifs, inspirants et riches en renseignements de la part de Mike Savage, maire de la Municipalité régionale d’Halifax, de l’honorable Lena Metlege Diab, ministre des Affaires acadiennes et de la Francophonie et ministre de l’Immigration de la Nouvelle-Écosse, et de Jean-Paul Deveau, président des Algues Acadiennes Ltée, entreprise-chef de file en biotechnologie à l’échelle internationale, employant 400 personnes dans 13 pays. De plus, six présentations et ateliers ont été donnés tout au long de la journée sur des sujets variés et contemporains tels que l’intelligence artificielle, l’interculturalité, le développement durable et la cyber-sécurité.

     Le CDÉNÉ a organisé la quatrième Réception des conseillers municipaux acadiens et francophones, en partenariat avec le ministère des Affaires municipales, dans le but de réseauter en français. Étaient notamment présents Allister Surette, président du CDÉNÉ, recteur de l’Université Sainte-Anne, l’honorable Lena Metlege Diab, Simon d’Entremont, sous-ministre des Aînés et sous-ministre de l’Énergie, de Ronnie LeBlanc, préfet de la municipalité de Clare, vice-président du CDÉNÉ, et Jacques Dubé, directeur général de la Municipalité régionale d’Halifax.

Les services à la petite enfance, offerts par l’entremise de la Pirouette et du Jardin des petits se portent bien. Nous organisons des activités qui visent les jeunes et les jeunes familles telles que les projets L’interaction en français et Bâtir le vocabulaire et la confiance parmi les jeunes grâce à du financement de Patrimoine canadien et de la province. Le concours de la chanson française pour jeunes, Star Acadie, s’est bien déroulé.

     Nous avons reconnu les bénévoles de l’année du CAPEB, Norbert et Carol LeBlanc. Une belle fête régionale du 15 août a eu lieu cette année avec des activités pour enfants à Pointe-à-Rocco et une messe à Pubnico-Est. La septième édition du Festival du bon temps de Par-en-Bas a permis d’augmenter le profil de nos artistes locaux et de tenir des activités en français lors des Rendez-vous de la Francophonie. Plusieurs activités amusantes ont été organisées, y compris la pièce de théâtre L’Interview par Chris Atkinson.

Le Regroupement des aînés de la Nouvelle-Écosse (RANE), porte-parole des 50 ans et plus de l’Acadie de la Nouvelle-Écosse, a poursuivi ses actions en 2019 pour faire la promotion du vieillissement actif et positif et mettre à contribution l’expertise, les connaissances et le vécu des aînés dans leur communauté.

     Voici quelques activités que nous avons coordonnées en 2019 :

    Représentation

     Le RANE a continué à représenter et défendre les intérêts des 50 ans et plus, acadiens et francophones, en Nouvelle-Écosse. Le président et la directrice générale de l’organisme siègent sur le comité consultatif du ministère des Aînés de la Nouvelle-Écosse, appelé GROUPE IX qui se rencontre une fois par mois. Le RANE participe aussi aux rencontres du réseau national de la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada (FAAFC). Nous travaillons ensemble pour faire avancer des dossiers touchant les aînés et collaborons sur certains projets nationaux.

À l’aube de 2020, c’est le moment de s’arrêter pour souligner les événements qui ont marqué l’Université Sainte-Anne en 2019.

     Commençons par les bourses de 4 000 $ qui ont été offertes à ceux et celles qui se sont inscrits à notre programme Auxiliaire en soins continus au mois de septembre. Une bonne nouvelle pour l’offre de services de santé en français en Nouvelle-Écosse.

     En matière de recherche, nos chercheurs et chercheuses continuent à se démarquer, notamment avec la mise en place de deux nouveaux laboratoires, soit le Laboratoire de recherche vinicole, sous la direction de la professeure Karine Pedneault ainsi que le Laboratoire d’études en petite enfance sous la direction de la professeure Caroline Fitzpatrick.

L’année 2019 aura permis au Conseil communautaire du Grand-Havre (CCGH) de renforcer son statut et son mandat d’organisme agissant comme organisateur d’activités en français et porte-parole de la communauté francophone de la Municipalité régionale de Halifax.

     Avec 60 activités sociales, sportives et culturelles organisées à travers Halifax, Dartmouth et Bedford, le plus souvent en partenariat avec d’autres organismes, le CCGH a offert un éventail d’activités et de services pour tous les âges et tous les publics. Le camp de jour 2019, organisé par le CCGH, a vu plus de 329 jeunes participants passer l’été en français.

La Fédération des parents acadiens de la Nouvelle-Écosse (FPANE) représente les parents francophones et leur offre des programmes, des services, des ressources et de la formation en français afin de les appuyer et de les outiller dans leur rôle de premiers éducateurs.

     La FPANE a poursuivi ses activités au cours de l’année 2019 pour outiller les parents afin qu’ils puissent jouer leur rôle de premier éducateur.

     Voir grand

     Le projet Voir grand est un projet rassembleur qui invite les familles d’une communauté scolaire à un après-midi ou une soirée d’activités structurées et enrichissantes pour les enfants et les parents d’une communauté scolaire. Le but est de créer un sentiment d’appartenance à une communauté, de renforcer la construction identitaire des familles et de développer une sécurité linguistique chez les parents et les enfants.

Le Réseau Santé Nouvelle-Écosse a mis un accent particulier sur les besoins des membres de la communauté en 2019, avec des consultations dans les communautés acadiennes et francophones de la province, le lancement d’un répertoire de professionnels de la santé francophones, et une série d’activités à travers la Nouvelle-Écosse pour les personnes aidantes.

     Tournée des communautés acadiennes et francophones

     L ’organisme a mené une série de consultations auprès de la communauté en mars et novembre 2019 dans les régions de Par-en-Bas, la Baie Sainte-Marie, Chéticamp, Sydney, Isle Madame, la Vallée, la Rive-Sud, Truro et Pomquet, en partenariat avec la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse. Les rencontres avaient pour but de consulter les divers acteurs dans les communautés sur les enjeux liés à l’accès aux services de santé en français et comprendre certains enjeux particuliers tels que l’accès aux services d’interprétation, afin de mettre à jour les recommandations issues des consultations tenues dix ans plus tôt. Les participants ont souligné la pénurie de professionnels de la santé, le manque de renseignements sur les ressources existantes et les enjeux liés à la santé mentale chez les jeunes. Un rapport sur les consultations sera publié sous peu.

Retour sur l’année 2019 : Vous trouverez à lʼintérieur du journal, les bilans des associations qui travaillent tout au long de lʼannée à faire rayonner la langue et la culture acadienne et francophone de la province!

     Chers lecteurs, l’équipe du Courrier de la Nouvelle-Écosse vous souhaite la prospérité, la joie et la santé tout au long de cette nouvelle année!

Projets d’immobilisations Argyle a reçu confirmation d’un financement pour 1 042 000 $ afin de continuer un projet de remplacement de systèmes d’égout dans la communauté de Wedgeport. Environ 75 % de ce financement provient des gouvernements fédéral et provincial.

     Le projet de construction de l’édifice des services administratifs est en cours – en premier lieu, il y aura la construction d’un chemin public qui nous donne accès à notre édifice ainsi que l’aménagement de lots pour l’hébergement abordable, avec accent sur les besoins des personnes âgées de la communauté.

     Nous avons fait des réparations substantielles aux puits d’eau à Pubnico-Est, qui fournissent de l’eau non potable aux usines de poissons de Pubnico-Est. Ce travail appuie plusieurs centaines d’emplois dans l’industrie de la pêche.