De gauche à droite : Basil Doucet, Jaron Felix et Michele Pothier.

Grâce à la collaboration et au réseautage, de jeunes entrepreneurs acadiens réussissent à lancer leur entreprise

CHÉTICAMP : L’abri, café restaurant et bar, à Chéticamp est un rêve devenu réalité pour les entrepreneurs Basil Doucet et Jaron Felix.

     Cette nouvelle entreprise, L’abri, résulte du soutien d’un réseau communautaire dynamique et est le fruit de travail acharné et de dévouement. Ce qui était tout simplement au départ une idée entre amis s’est transformé en une entreprise viable, une grande histoire de succession, et L’abri est déjà devenu un établissement très populaire.

     Avec les propriétaires, nous avons discuté de la façon dont tout cela s’est passé. Jaron explique que Basil et lui ont grandi ici et qu’ils s’étaient toujours dit qu’un jour, si possible, ils reviendraient à Chéticamp. 

     « Quand je suis parti à 18 ans, dit Basil, jamais je n’aurais pensé revenir m’installer dans cette communauté. J’adore cet endroit, c’est magnifique, mais j’ai toujours imaginé avoir une maison d’été ici, et non une résidence permanente. Il a fallu que je vive à Toronto pendant quatre ans, que je voyage dans 24 pays du monde avant de me rendre compte que c’est vraiment au Cap-Breton que je me sens le plus chez moi. Parfois, il faut étendre ses ailes pour voir ce que l’on a vraiment dans sa propre cour et l’importance que cela a dans sa vie. »

     Et Basil poursuit : « J’ai grandi avec mon père qui était dans le milieu des affaires, plus particulièrement dans le secteur du tourisme. J’ai toujours su que je voudrais un jour avoir ma propre entreprise. En habitant à Toronto, je me suis rapidement rendu compte que cela ne serait pas possible compte tenu du coût élevé de la vie en ville. J’ai aussi beaucoup réfléchi à la qualité de vie. Ici, nous avons la possibilité de faire du travail saisonnier pendant six à neuf mois de l’année, puis de nous reposer et d’apprécier la vie pendant la morte-saison. Recharger nos batteries pour ainsi dire. »

     « Nous vivons dans un monde où l’emploi n’est pas garanti. Si vous ne trouvez pas un emploi que vous aimez, vous devez en créer un! Surtout si vous tenez à vivre dans une zone rurale comme ici », précise Basil. « Enfin, à moins d’avoir une formation spécifique comme en soins infirmiers, en éducation, ou de faire de la pêche, quels sont les emplois disponibles ici? Il faut être créatif et trouver un moyen de gagner sa vie tout en appréciant ce que l’on fait. »

     « Comme Basil, j’ai aussi grandi dans un milieu d’affaires, dit Jaron. J’ai passé beaucoup de temps chez mes grands-parents et j’ai toujours été inspiré par comment ils travaillaient dur. Ils avaient commencé de zéro pour créer leur propre entreprise florissante. J’ai pensé aux nombreux sacrifices qu’ils avaient consentis en élevant leur famille. J’ai été tellement inspiré par ça quand j’étais jeune que j’ai commencé à peindre des coquillages et des roches, puis on m’a installé à l’avant du magasin général de mes grands-parents, pour vendre mes produits. On appelait ça ‘le petit phare de Jaron’. Il ajoute : À mesure que cet esprit d’entreprise m’est revenu, j’étais excité et, de plus en plus, je me rends compte à quel point l’art et la créativité s’appliquent à tous les aspects de ma vie. Je pense que c’est un facteur très important dans notre économie actuelle. Enfin, notre rêve et nos idées correspondent vraiment à ce que les gens recherchent : une expérience gastronomique unique. »

     Il y a de nombreuses facettes à cette histoire qui débute vraiment avec l’ancienne propriétaire de The Happy Clam, Michèle Pothier. « J’ai acheté le restaurant The Hometown Kitchen en 2013 et j’ai changé tout le concept. L ’entreprise est devenue le Happy Clam Café. De nombreux facteurs ont contribué à cette situation, mais il a fallu surmonter bien des obstacles pour se maintenir à flot, poursuit-elle. En janvier 2016, j’ai décidé que j’avais besoin d’aide et je suis allée rencontrer un conseiller en affaires des Services en affaires et en entrepreneuriat du Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ). Nous avons travaillé à la planification stratégique, examiné la concurrence, ainsi que l’industrie et les statistiques pour prendre des décisions éclairées et apporter des améliorations. On a fait un renouveau complet! J’ai vite compris que cela allait être très difficile, mais néanmoins possible grâce à des conseils et à une aide judicieuse. Nous nous sommes rencontrés une fois par semaine pendant plus de deux mois et ce fut une expérience formidable. Ça m’a totalement recentré! »

     « Je ne saurais trop insister sur l’aide que le conseiller m’a apportée. Avec lui, j’ai surmonté les obstacles qui m’empêchaient d’aller de l’avant. Cette transition vers la relève a été si gratifiante et a certainement changé ma vie, dit Michèle. Ce conseiller en affaires a eu le don de trouver les mots et les métaphores pour m’inspirer. Il m’a demandé si je faisais du sport, à quoi j’ai répondu oui! Il m’a alors expliqué : « Vois les choses comme ça : The Happy Clam est une équipe, et les autres entreprises sont aussi des équipes. Allez-vous gagner le tournoi? » Je connaissais le sport, affirme Michèle, et je peux certainement m’identifier à ce type de pensée et j’ai décidé d’y mettre le paquet. Au lieu de concurrence, j’ai pensé que les autres entreprises étaient davantage une rivalité et que je devais jouer mieux qu’eux. Je me suis mise à considérer les autres entreprises comme des rivales à battre. Comment allais-je pouvoir gagner cette fois? Cette nouvelle façon de penser a vraiment fonctionné, et mes finances se sont améliorées. Quand j’ai montré mon bilan de 2018 à mon conseiller d’affaires, je lui ai dit en riant : vous voyez, j’écoutais! J’étais sur la bonne voie! Michèle conclut en disant : « J’ai sué eau et sang et en plus je faisais ça toute seule! J’ai dû surmonter de nombreux obstacles personnels et financiers, mais j’en suis sortie gagnante et je me suis sentie tellement bien. Je pouvais maintenant faire preuve d’une rentabilité, ce qui était vital alors que je me préparais à vendre l’entreprise. » Je suis très reconnaissante de l’aide du CDÉNÉ, car sans eux j’aurais probablement abandonné! J’étais tellement épuisée et débordée lorsque j’ai rencontré le conseiller en affaires pour la première fois, mais grâce à son soutien et à ses encouragements, beaucoup de travail et de persévérance, tout est tombé en place. Je suis super excitée à l’idée que Jaron et Basil reprennent l’entreprise et je leur souhaite beaucoup de succès!

     La directrice de la Caisse populaire acadienne, Lynn Deveau, n’a que des éloges pour ses clients, Basil et Jaron. « Nous leur avons suggéré de rencontrer Jeannot Chiasson, conseiller en affaires au CDÉNÉ, afin d’élaborer un plan d’affaires, puis nous nous sommes rencontrés à nouveau pour commencer le processus d’approbation. Nous avons un excellent produit pour cibler nos membres et les membres potentiels qui achètent ou lancent leur propre entreprise ou même qui agrandissent leur entreprise », poursuit Lynn Deveau. Le Programme de garantie de prêts aux petites entreprises est un partenariat entre le Atlantic Central du Nova Scotia Co-operative Council, les caisses populaires participantes de la Nouvelle-Écosse et la province de la Nouvelle-Écosse. Les caisses populaires peuvent fournir du financement jusqu’à 500 000 $ sous forme de prêts à terme, de fonds de roulement et de marges de crédit. Les prêts peuvent être accordés pour une durée maximale de dix ans. La garantie maximale fournie par la province de la Nouvelle-Écosse sera de 90 % de la valeur du prêt à terme et de 75 % sur les marges de crédit, mais des garanties de 90 % peuvent être offertes aux personnes admissibles dans le cadre des volets de financement spéciaux. Cela signifie qu’au lieu de verser une mise de fonds de 35 % pour l’achat ou l’expansion d’une entreprise, les membres n’ont qu’à verser un acompte de 10 %. Quiconque est intéressé à savoir si son entreprise est admissible peut communiquer avec notre directeur des comptes commerciaux pour obtenir plus de détails. »

     Au sujet de ces premières étapes de l’entreprise, Basil explique : « Nous avons approché la Caisse populaire acadienne qui nous a donné des conseils financiers très utiles. Tel que suggéré, nous avons communiqué avec M. Chiasson, conseiller en affaires, pour qu’il nous aide à dresser un plan d’affaires. Honnêtement, sans cela, nous n’aurions pas été en mesure d’obtenir un prêt », indique-t-il. J’ai connu ce conseiller d’affaires après avoir travaillé pour lui alors qu’il était lui-même propriétaire de Wabo’s Pizza pendant six ou sept ans. Je lui faisais confiance, pas seulement en tant que conseiller en affaires, mais en tant que personne. Je savais que s’il examinait la question, qu’il élaborait un plan d’affaires et qu’il ne pensait pas que c’était viable, il nous le dirait. Le plan d’affaires en mains, nous nous sommes rendus à la Caisse populaire acadienne et avons présenté notre document de 46 pages, appuyé par de nombreuses recherches, et la Caisse a dit oui! Et Basil de conclure : Ces partenaires positifs ont été les catalyseurs, les forces motrices qui nous ont permis de mettre l’entreprise sur pied et de l’exploiter. Ces gens ont reconnu l’importance et les conséquences positives de l’investissement dans l’économie locale. »

     La gestionnaire Lynn Deveau a dit que le succès résultait de l’excellent travail d’équipe entre Basil, Jaron, Jeannot (conseiller en affaires CDÉNÉ) et la Caisse populaire acadienne. « Le dévouement, l’enthousiasme et le dynamisme des deux jeunes entrepreneurs ainsi que leur plan d’affaires très détaillé, voilà ce qui a amené la Caisse populaire à participer à cette entreprise commerciale. J’étais très enthousiaste à l’idée de ces deux jeunes entrepreneurs qui voulaient revenir à Chéticamp pour y acheter et exploiter un restaurant local. Ils connaissent bien la collectivité et les gens et ils ont une formation ou de l’expérience dans l’industrie de l’accueil. Nous espérons que Basil et Jaron connaîtront beaucoup de succès dans leur nouvelle entreprise et nous avons hâte de voir la relation d’affaires entre la Caisse populaire acadienne et L’abri croitre.»

     Et Jaron d’ajouter : « C’est très agréable! On sent que tout ce que l’on fait a un sens profond. Lorsque nous avons présenté notre plan d’affaires au conseiller en affaires du CDÉNÉ, ce n’était pas seulement pour nous un moyen de faire de l’argent. Nous recherchions un style de vie. Nous avons présenté l’idée comme un concept, pour favoriser un sentiment d’identité comme celui qui se dégage de Wabo’s Pizza, qui est un commerce vraiment ancré dans l’identité de Chéticamp. Quand les étudiants rentrent à la maison pour Noël et en d’autres occasions, ils ont hâte de retourner manger chez Wabo’s Pizza. Ils s’y sentent chez eux! Nous voulions créer la même atmosphère ici à L’abri où tout le monde est toujours le bienvenu. »

     Basil déclare fièrement : « Cela va de pair avec le branding. L’abri c’est évidemment un refuge. Comme on dit lors d’un suête : ‘J’allons nous mettre à l’abri, ou il faisait beau chez nous cabané à l’abri.’ Pour nous, c’est donc un endroit accueillant, un oasis où se détendre, un endroit où il fait bon passer après le travail, prendre un verre de vin et oublier les tracas de la journée. Nous voulons transmettre ce que cela signifie pour nous. Notre abri est pour la communauté, et tous sont les bienvenus. Il enchaîne : Quand vous commencez à regarder votre entreprise et à l’adapter à ce qu’un touriste veut, vous perdez votre créativité, votre sens de la valeur et votre fierté. Pour moi, c’est là que notre culture meurt. Nous voulons plutôt rajuster le tir et nous contenter d’aimer ce que nous faisons, en accueillant les gens et en trouvant des moyens de projeter ce qui nous rend fiers et heureux, et ce, en servant les gens de la région et les visiteurs, et en leur offrant une expérience gastronomique. »

     Jaron déclare en souriant : J’aimerais que les clients ne nous compartimentent pas parce que nous sommes plus que ça! Nous voulions créer un endroit qui nous représente. Nous avons entièrement transformé ce bâtiment, tout est symbolique avec une histoire qui y est rattachée. Comme ces œuvres d’art, Basil et moi sommes très différents et uniques. Dans notre nouvel espace, poursuit-il, nous jouons avec l’éclairage, la musique pour créer une ambiance qui peut vraiment évoluer au fil des heures. Nous aimons les défis et, une fois que nous avons une idée, nous allons de l’avant et il n’y a pas de limite! »

    « Cette entreprise commerciale nous excite terriblement, s’exclame Jaron. Nous avons une excellente équipe de serveurs et de cuisiniers. Nous avons vraiment eu de la chance, car il n’est pas facile de trouver de bons travailleurs. Nous avons des gens de l’extérieur et des gens de la région, ce qui donne un excellent mélange de compétences. Il faut constamment apprendre. Nous n’avons pas peur d’admettre que nous ne savons pas tout. C’est l’un des aspects les plus importants pour réussir en affaires. Ce n’est pas un one-man show. Notre succès repose sur les gens qui travaillent à nos côtés tous les jours. Ici, on est comme une famille et on se traite les uns les autres avec le plus grand respect tout en s’amusant beaucoup. »

     J’ai été très impressionnée par ces deux jeunes entrepreneurs avant-gardistes et j’ai ressenti leur fierté lorsqu’ils ont parlé de leur parcours, reconnaissant que ce succès résultait du soutien qu’ils avaient reçu de diverses sources. Basil a souligné que tout avait commencé par un remue- méninges entre deux amis. C’est un voyage de transition et de progression et c’était une proposition gagnante pour tous les participants! Le CDÉNÉ a été le dénominateur commun tout au long du processus; il nous a guidés, nous et Michèle, et il nous a aidés à fournir à la Caisse populaire acadienne un plan d’affaires gagnant. Sans eux, rien de tout cela n’aurait pu se réaliser. »

     Jaron a conclu : « Grâce à une grande coopération et au réseautage, ainsi qu’au soutien de nos familles et de la communauté, nous avons été en mesure de trouver un moyen de revenir chez nous pour vivre le style de vie dont nous rêvions. Notre maison, son histoire et sa culture nous ont inspirés pour créer un endroit qui inspirera les autres. Nos ancêtres étaient innovateurs - ils n’avaient pas d’autre choix que de travailler fort et de persévérer - et à la fin de la journée, ils aimaient se réunir et socialiser, un peu comme nous à L’abri. »

SAULNIERVILLE : La toute première Foire des bénévoles a eu lieu en Clare le samedi 8 février de 10 h à 14 h à la salle des anciens combattants à Saulnierville. L’idée était d’inviter les membres du public à voir les possibilités de bénévolat dans la région. Les résidants de Clare sont reconnus pour leur esprit de bénévolat, a dit Amy Paradis, agente de communication de la municipalité.

     On estime qu’il y a plus d’une centaine d’organismes sans but lucratif en Clare. Parmi eux, plusieurs sont à la recherche de bénévoles et de membres pour siéger à leurs conseils. Il y a aussi des résidants qui souhaitent faire du bénévolat, mais qui ne savent pas à quelle cause consacrer leur temps. L’objectif de la Foire était d’apparier les organismes à la recherche d’aide avec des bénévoles potentiels.

ARICHAT/ARICHAT-OUEST : C’était le 4 février 1970 que le pétrolier Arrow s’est échoué sur le rocher Cerebrus, qui donne sur les côtes d’Arichat et d’Arichat-Ouest, dans l’Isle Madame. L’accident maritime qui fut sans doute le plus important du genre à l’époque, s’était produit durant une tempête de neige et de vent hivernale. Plusieurs milliers de litres d’huile épaisse, du Bunker C, avaient contaminé plusieurs kilomètres de plages et de côtes. Des milliers d’oiseaux et d’organismes marins sont aussi mor ts englués dans cette huile épaisse. Bref, un désastre sans pareil, dans la région de l’Isle Madame.

     Le 4 février 1970, Louis C. Boudreau avait été interviewé par l’animateur Marc Babin, dans le cadre de l’émission matinale, Le Réveil de Radio-Canada. En fin d’après-midi ce même jour du 4 février 2020, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est entretenu avec M. Boudreau de ses souvenirs de l’accident marin de 1970, de ce qu’il avait fait suite à cet événement sinistre et de la situation actuelle, 50 ans plus tard.

TRURO : Voici un beau petit projet que l’École acadienne de Truro (la classe de Caroline Linehan) a organisé avec la Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse (GénieArts Nouvelle-Écosse).

     Sarah Stewart donnera quatre ateliers de cuisine aux élèves de Mme Caroline afin d’explorer la culture et l’histoire acadiennes. Sous la direction de Mme Sarah et de deux invitées spéciales, Elaine Saulnier et Lucie Saulnier, les élèves découvriront des recettes traditionnelles acadiennes et développeront leurs habiletés en cuisine.

     Merci à la FÉCANE et au projet GénieArts.

PETIT-RUISSEAU : La municipalité de Clare, Mainland Telecom et le gouvernement de la Nouvelle-Écosse ont annoncé aujourd’hui la première phase d’un déploiement de réseau de fibre optique à Clare couvrant 278 kilomètres et atteignant environ 4 600 résidences et entreprises.

     Le projet de 9,95 $ millions sera financé par la municipalité de Clare, Mainland Telecom et Develop Nova Scotia. La municipalité financera sa portion du projet, jusqu’à concurrence de 2,45 millions de dollars, avec le Fonds fédéral de la taxe sur l’essence. Mainland Telecom contribuera pour 3,1 millions de dollars, tandis que la somme de 4,4 millions de dollars proviendra du Nova Scotia Internet Funding Trust dans le cadre de la stratégie Internet for Nova Scotia Initiative de Develop Nova Scotia.

LA BUTTE : Le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) est à la recherche d’une famille d’accueil dans la région du Sud-Ouest pour l’année scolaire 2020-2021.

     Une élève italienne de la 12e année s’en vient étudier au CSAP et a besoin d’une famille. Elle sera ici pendant trois mois, c’est-à-dire de septembre à novembre 2020.

ARICHAT : La communauté de l’Isle Madame et des environs vient d’apprendre la bonne nouvelle que Télîle, la télévision communautaire de l’Isle Madame, s’est vu octroyer un projet dans le cadre d’une initiative pancanadienne por tant le nom d’Initiative de journalisme local. L’annonce de cette initiative pancanadienne remonte au printemps 2019, mais, pour ce qui est de Télile, le travail du journaliste sur le terrain n’a débuté qu’à la mi-janvier de cette année.

     Selon la directrice générale de Télîle, Cora LeBlanc, c’est un projet qui verra un journaliste local travailler, en région et auprès de Télîle, pendant au moins soixante semaines, et ce, à raison de 35 heures par semaine. Un bel atout pour un organisme qui a toujours à faire des collectes de fonds pour rejoindre les bouts et desservir sa population.

SAINT-JOSEPH-du-MOINE : La date du 2 février 2020, ou 02/02/2020 était en vedette sur les médias sociaux et dans les nouvelles. C’est en effet la première journée palindrome depuis 909 ans, ce qui signifie que la date demeure identique, même quand elle est lue à l’envers (format jour/mois/année et format mois/jour/année). Juste après 2 h du matin, c’était 2 h 02/02 secondes le 20/02/2020. Ce sera la seule fois où il y aura une telle date au cours du siècle.

     Cette date est aussi connue comme la Journée de la marmotte, une tradition populaire au Canada et aux États-Unis. Elle découle de la superstition hollandaise qui a cours en Pennsylvanie et qui veut qu’en sortant de son terrier, si la marmotte aperçoit son ombrage par temps clair, elle retourne à sa tanière et l’hiver durera encore six semaines. Si par ailleurs la marmotte ne voit pas son ombrage à cause des nuages, le printemps arrivera plus tôt. Si la tradition demeure populaire en ces temps modernes, les études n’ont démontré aucune corrélation entre la marmotte qui voit son ombrage et l’arrivée hâtive du printemps. Ici en Nouvelle-Écosse, même si la plupart de la province connaissait du mauvais temps, la marmotte Shubenacadie Sam a vu son ombrage, de mauvaises nouvelles pour les gens qui souhaitaient un printemps hâtif. Mais sait-on jamais avec les phénomènes climatiques imprévisibles qu’on connaît de nos jours...

ARGYLE : Les trois municipalités du comté de Yarmouth ont par ticipé le 4 février 2020 à une discussion concernant une consolidation possible de leurs administrations municipales.

     Les chefs municipaux ont des questions concernant l’efficacité et le bon fonctionnement de la fusion des multiples services municipaux communs. Dans l’intérêt des résidents, les trois unités municipales sont d’accord qu’il est temps de faire des changements.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Des vents s’élevant à 120 kilomètres à l’heure ont arraché un panneau du clocher de l’église Sainte-Marie le vendredi soir 7 février. Le panneau qui a été arraché s’élève à environ 170 pieds de terre.

     Le vent a transporté le panneau jusque sur le terrain de la Caisse populaire située en face de l’église. Les morceaux ont depuis été enlevés. L’édifice de l’église, qui n’est pas encore désacralisée, est toujours assuré par les assurances du diocèse, lesquelles devraient absorber le coût des réparations. Il s’agit de réparations urgentes, et l’expert en assurance qui est venu évaluer les dégâts le lendemain, soit le samedi, va soumettre son rapport à la compagnie d’assurances. On ne sait pas si les réparations seront effectuées tout de suite ou s’il y aura des réparations temporaires à compléter au printemps.

PUBNICO-OUEST: Une journée por tes ouver tes a eu lieu au Musée des Acadiens des Pubnicos le jeudi 30 janvier. Les responsables du Musée ont profité de cette occasion pour marquer le terme d’un projet mené en collaboration avec le MemoryNS et le Centre Père-Clarence-d’Entremont, le centre de recherches généalogique du Musée acadien. MemoryNS est une organisation qui donne accès à des documents d’archives provenant de diverses institutions provinciales. MemoryNS est appuyé par le ministère des Communautés, de la Culture et du Patrimoine. Le ministère avait accordé une subvention au Musée de Pubnico afin d’archiver le Fonds Roseline-LeBlanc.

     Paul d’Entremont, le président de la Société historique, a souhaité la bienvenue aux quelque 35 membres de la société ou amis du Musée réunies pour l’occasion. Paul d’Entremont a ensuite présenté Sara Hollett, qui est responsable de la gestion des données d’archives pour la province de la Nouvelle-Écosse. Celle-ci a expliqué le but de ce dernier projet du Musée de Pubnico et a précisé que toutes les données d’information des archives de la province sont maintenant sur le site web de MemoryNS, site que peut consulter le grand public. Paul d’Entremont a par la suite présenté Evelyn Shand, une employée du Centre Père-Clarence-d’Entremont qui, en plus de travailler dans le secteur de généalogie, a coordonné le projet du Fonds Roseline-LeBlanc.

HALIFAX : En décembre 2019, plusieurs cas de pneumonie ont été signalés à Wuhan, en Chine. La cause de cette pneumonie a été confirmée comme étant un nouveau coronavirus qui n’a jamais été diagnostiqué chez l’être humain. Ce virus est maintenant désigné le nouveau coronavirus de 2019 ou nCoV-2019.

     Le premier cas de ce virus au Canada a été signalé le 25 janvier 2020 en Ontario; il a été suivi de deux cas supplémentaires en Ontario et en Colombie-Britannique dans les jours suivants. Les mesures appropriées pour contrôler et prévenir l’infection ont été suivies. À l’heure actuelle, tous les cas qui ont été déclarés au Canada et ailleurs dans le monde sont directement liés à l’éclosion de Wuhan.

En février 2020, on commémore l’histoire des Noirs au Canada, et notons à ce propos que la communauté noire de Sydney est bien vivante. Nous savons tous que bien que l’histoire des Noirs ait été remarquable, celle-ci a été quelque peu occultée par le passé. Pourquoi ne pas profiter du mois consacré à la commémoration de l’histoire des Noirs pour rendre hommage à la présence significative au Cap-Breton, et ailleurs, des Noirs issus notamment de l’immigration active.

     À Sydney dans le quartier de Whitney Pier et, même à Glace Bay, une communauté noire florissante et vibrante a survécu depuis plus d’un siècle malgré les hauts et les bas de l’économie de notre région. Cette communauté noire a d’ailleurs produit d’excellents citoyens devenus très célèbres.

Chaque année en février, à l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs, les Canadiens sont conviés à prendre part aux célébrations et aux activités qui soulignent le patrimoine des Canadiens noirs, ceux d’hier et d’aujourd’hui. En 2020, le thème pour le Mois de l’histoire des Noirs est le suivant « Canadiens d’ascendance africaine : Guidés par le passé, marchons vers l’avenir ». Ce thème est inspiré par celui des Nations Unies dans le cadre de la Décennie internationale pour les personnes d’ascendance africaine (2015-2024).

TUSKET: Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Alain Muise, le directeur général de la municipalité d’Argyle, le jeudi 30 janvier dans son bureau à Tusket afin de faire le bilan sur la construction d’un nouvel édifice administratif pour la municipalité d’Argyle et d’aborder les discussions futures sur la réforme municipale.

    Nouvel édifice administratif : Alain Muise dit que l’appel de soumissions se terminera le mercredi 19 février. Il est à noter que c’est la deuxième fois que la municipalité lance un appel d’offres et qu’elle n’avait pas accepté les premières soumissions à cause des coûts associés avec les plans originaux. Dans un communiqué paru le 27 janvier 2020, la municipalité annonçait qu’elle lançait un deuxième appel d’offres pour la construction selon la norme « net zero » des bureaux administratifs. La municipalité a indiqué dans ce communiqué que cette nouvelle bâtisse sera le premier édifice administratif à rendement énergétique Net Zéro au Canada, une réalisation qui soulignera la direction en matière d’environnement qu’entend prendre la municipalité d’Argyle. On veut ainsi construire des bureaux administratifs avec accès libre et qui seront écologiquement et financièrement responsables. La municipalité a aussi indiqué dans le communiqué que la société Wild Salt Architecture avait modifié ses plans pour accroître l’efficacité de l’espace, réduire la quantité de matériaux et pour veiller à ce que les plans soient en accord avec les coutumes locales de construction.

PETIT-RUISSEAU : La Foire des bénévoles de Clare se déroulera le matin du samedi 8 février au Centre des anciens combattants de Clare. En prévision de l’événement, la municipalité de Clare et le Service des loisirs de Clare vous rappellent qu’il existe une variété de subventions pour encourager des groupes communautaires, des organisations bénévoles et des individus souhaitant améliorer ou développer les possibilités de loisirs et de culture pour les résidents de Clare. Pour plus de renseignements ou pour obtenir un formulaire de demande, veuillez visiter le bureau de la municipalité de Clare ou consulter le www.clarenovascotia.com/fr/nouvelles/1007-subventions-organismes-et-individus

     Octroi pour les organisations

     Afin d’enrichir la communauté, la municipalité de Clare offre aux groupes et aux organismes à but non lucratif l’occasion de profiter d’un programme de subvention. Quiconque désire faire une demande d’aide financière auprès du conseil municipal pour l’année financière 2020-2021 est invité à remplir un formulaire de demande.

     Les formulaires remplis doivent être reçus avant 16 h 30 le vendredi 20 mars 2020.

TUSKET : La municipalité d’Argyle est heureuse d’annoncer que le 22 janvier 2020 un appel de soumissions a été fait pour la construction d’une nouvelle bâtisse administrative. Cette bâtisse sera le premier édifice administratif à rendement énergétique net zéro au Canada, un accomplissement qui démontre bien la direction en matière d’environnement de la municipalité.

     Un projet ambitieux comme celui-ci amène des défis, surtout dans les régions rurales de la Nouvelle-Écosse où les coûts de construction ainsi que l’offre et la demande des services varient. Le but principal de ce projet est de construire des bureaux administratifs avec accès libre qui sont écologiquement et financièrement responsables.

PETIT-de-GRAT : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Erin Ryan (née Erin Boudreau) dans son bureau, à La Picasse, le jeudi 23 janvier afin d’en apprendre davantage sur la nouvelle employée du Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ) et des projets qui sont prévus au courant des mois prochains. Erin est la fille de Beverly et de Léo Boudreau, anciens propriétaires de l’Auberge acadienne à Arichat.

     Mme Ryan a répondu à de nombreuses questions portant sur son parcours jusqu’ici, pour ce qui est de sa formation et de son travail dans le monde des affaires. Elle a tracé son cheminement, depuis sa jeune enfance comme étudiante à l’École Beau-Port, jusqu’à son embauche au CDÉNÉ, un travail qui a débuté le 2 décembre 2019.

DARTMOUTH : Le Conseil jeunesse provincial de la Nouvelle-Écosse (CJP) est très fier d’annoncer l’arrivée d’une nouvelle employée. Grâce à un financement de Jeunesse Canada au travail (en partenariat avec la Fédération de la jeunesse canadienne-française), Océane Hardouin remplira le poste d’agente de projet de développement écologique jusqu’à la fin mars. Elle aura la responsabilité de sonder les besoins des jeunes et de créer une politique écologique pour l’organisme.

     Parmi ses expériences diverses, on retrouve des projets environnementaux, du bénévolat dans plusieurs coopératives et des études politiques. Passionnée de vélo et de plein air, Océane a la cause environnementale à cœur depuis longtemps.

     « Implanter une politique de développement durable pour le CJP me semblait un défi très intéressant. De plus, la cause de la francophonie m›intéresse [...] je trouve ça génial de bosser pour les jeunes; et ça fait chaud au cœur de les voir si impliqués dans leur communauté respective. »

WEDGEPORT : La pêche au homard dans les districts 33 et 34 a commencé à 7 h le mardi 26 novembre. Les pêcheurs de homard du Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse font la pêche dans le district 34, tandis que les pêcheurs de la côte Sud font la pêche dans le district 33. L’ouverture de la pêche avait été remise une journée à cause de l’intensité des vents et d’ailleurs les pêcheurs n’ont pas pu aller en mer tous les jours de la première semaine justement à cause des vents.

     Plus de 5 000 pêcheurs pratiquent la pêche dans les districts 33 et 34, et le ministère des Pêches et des Océans rapporte qu’il y a 1 662 licences de pêche au homard dans les districts 33 et 34. La pêche au homard est très importante pour l’économie de nos régions rurales et pour l’ensemble de la province. La valeur au débarquement des homards pour la saison 2018- 2019 était de 498,2 millions de dollars, comparativement à 502 millions de dollars pour 2017-2018. La valeur au débarquement des homards dans le district du Sud-Ouest est plus de deux fois la valeur des débarquements de la côte Sud.

ARICHAT : C’est le 13 janvier que le premier comité plénier de la municipalité de Richmond, de 2020, a eu lieu dans le local des réunions du Conseil, à Arichat. L’ordre du jour comprenait deux présentations fort intéressantes qui font que les conseillers auront d’autres matières à évaluer pendant les mois qui viennent. Dans un des cas, c’est un sujet qui fera l’objet de discussions budgétaires, comme l’a souligné le préfet, Brian Marchand.

     La première présentation a été livrée par le chef de la Première Nation de Potlotek, Wilbert Marshall et un des employés, Joshua Nicholas. Celle-ci portait sur les Jeux d’été mi’kmaw de la Nouvelle-Écosse, ces jeux se tiennent dans différentes parties de la province chaque été et, en 2020, ils seront organisés et se tiendront à Potlotek, la réserve qui se trouve en Richmond. Les jeux provinciaux ont eu lieu dans cette région en 2014, ce qui était une première pour la réserve Potlotek. Ce sera la région hôtesse des Jeux 2020, et les préparatifs ont débuté et vont bon train. Ces deux messieurs sont donc venus demander de l’aide financière pour la tenue de ces jeux. En 2014, le conseil avait accordé environ 20 000$, ce à quoi pourrait ressembler la demande d’aide pour 2020.

HALIFAX : C’est le 6 décembre dernier que le théâtre DesAssimilés a annoncé au Café Lara d’Halifax la programmation de sa saison de théâtre, intitulée Premier acte. Le nom du projet découle du fait que tous les metteurs en scène exercent ce rôle pour la première fois et que tous les acteurs sont des membres de la communauté franco-haligonienne. C’est en somme, un projet pour créer du théâtre francophone dans la région d’Halifax, et pour amener les membres de cette communauté à par ticiper à la création d’un théâtre francophone.

     La première saison théâtrale de la jeune troupe créée l’année dernière par Zach Comeau, Marianne Labrie et Olivier Blais, nous offre trois pièces, qui seront présentées en français, avec surtitres en anglais, pour aussi favoriser un rapprochement entre les communautés francophones et anglophones. Ce rapprochement est en effet un des objectifs récurrents de la compagnie, qui a déjà présenté plusieurs spectacles d’improvisation bilingues.

COMEAUVILLE : Une équipe de Canadiennes par tent afin de venir en aide aux victimes des feux en Australie. Les trois femmes font partie d’une équipe d’intervention rapide (Rapid Response Team - RRT) associée à l’association évangéliste d’aumôniers de Billy Graham (Billy Graham Evangelistic Association).

     Une des membres de l’équipe, Luanna Dugas, réside à Fredericton, Nouveau-Brunswick depuis plus de 20 ans, mais elle est originaire de la Baie Sainte-Marie. Luanna a un parcours assez impressionnant, puisqu’elle a été membre de la GRC en télécommunications pendant 18 ans et elle est aussi une très grande voyageuse. Luanna a déjà participé à plus de trois voyages humanitaires, soit à deux reprises en Afrique, en Bolivie et en Alberta, entre autres.

ATLANTIQUE : Comme chaque année, dans le cadre de la Commission mixte, la Société Nationale de l’Acadie et l’Éducation Nationale de Saint-Pierre-et-Miquelon lancent un appel de projets visant l’appui financier d’initiatives menées en collaboration entre partenaires du Canada atlantique et de Saint-Pierre-et-Miquelon.

    Projets admissibles : Les projets admissibles doivent permettre un rapprochement entre le Canada atlantique et Saint-Pierre-et-Miquelon, toucher les thématiques de l’éducation, de la jeunesse, de la culture, du sport ou de la santé, et doivent se dérouler au cours de l’année 2020.

     Dates de souscription : L’appel de projets débutera le mercredi 8 janvier 2020 et se terminera le vendredi 31 janvier 2020.

     Le formulaire de dépôt de projet est disponible sur le site web de la Société Nationale de l’Acadie (www.snacadie.org) et les formulaires dûment remplis doivent être retournés par courriel à l’adresse suivante : belinda.guillen@snacadie.org

LA BUTTE : Le Conseil scolaire acadien provincial est fier d’annoncer la nomination de Tim Brown à la direction de l’École secondaire à Dartmouth.M.Brownassumera ses nouvelles fonctions dès le printemps.

     M. Brown possède plus de 20 ans d’expérience en éducation, il occupe d’ailleurs présentement le poste de directeur de l’École secondaire du Sommet, et ce, depuis septembre 2017. Il a également occupé des postes de consultant en français langue seconde, de directeur-adjoint et d’enseignant au Halifax Regional Centre for Education.

HALIFAX : La Municipalité régionale d’Halifax recherche des nominations pour son prochain poète lauréat qui fera la promotion de la poésie, de la langue et des arts partout dans la région d’Halifax.

     Le poète lauréat sera un poète, un conteur ou un créateur de la littérature orale qui est reconnu pour avoir fait preuve d’excellence dans le domaine et dont l’œuvre démontre sa pertinence et son lien avec les citoyens de la municipalité.

Dans l’une des premières lettres à son évêque, Mgr Pierre Denaut, à Québec, l’abbé Sigogne lui rapporte qu’un paroissien du Cap Sable (i.e. la grande paroisse de Sainte-Anne-du-Ruisseau, Nouvelle-Écosse) s’était offusqué des honoraires demandés pour célébrer un mariage. À cette époque, toutes les provinces maritimes, entre autres, relevaient du grand Diocèse de Québec. La lettre datée du 24 mai 1800, donc à peine un an suivant l’arrivée de Sigogne au Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse, et écrite à partir de Sainte-Marie (Pointe-de-l’Église), n’aborde pas seulement ce sujet des honoraires, mais c’est celui qui retient notre attention aujourd’hui.

     On serait tenté immédiatement de questionner le montant des honoraires demandés par le curé. En 1800, peu de temps après la Déportation, le montant de 15 piastres était-il exorbitant pour les Acadiens en Nouvelle-Écosse comme le prétendait le paroissien? Il est difficile d’établir avec précision ce que valait cette somme en 1800, et quel était le pouvoir d’achat de celle-ci. Comment définir avec précision sa valeur sans savoir exactement de quelle piastre il s’agissait? Il est connu qu’il y avait à cette époque plusieurs dénominations de monnaie, la plus répandue étant la piastre espagnole. En 1900, on estime qu’une piastre au Canada pouvait acheter quatre (4) douzaines d’œufs. Qu’en était-il un siècle plus tôt, donc avant la Confédération ? Advenant qu’en 1800 la piastre en question avait un pouvoir d’achat supérieur à celui de 1900, nous pourrions supposer que la somme de 15 piastres avait en réalité une valeur certaine.

DARTMOUTH : L’année 2020 marque le lancement d’une nouvelle initiative par la Fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Écosse (FFANE), placée sous le signe du renouveau et de l’action!

     La FFANE a entamé en 2019 une initiative de quatre ans, nommée Améliorer nos capacités : Filles et femmes en action. Ce projet vise à ouvrir la gouvernance de l’association aux jeunes femmes, tout en mettant l’accent sur le leadership féminin.

PUBNICO-OUEST : Depuis la démission de Richard Larin, comme directeur général du Village historique acadien de la Nouvelle-Écosse à l’automne 2019, le conseil d’administration est à la recherche d’un nouveau directeur ou d’une nouvelle directrice générale. Des annonces ont paru dans les médias locaux et un comité de sélection a été nommé par le conseil d’administration du Village.

     Les membres de ce comité de sélection étaient Carolyn d’Entremont, Shelley d’Entremont et Frank Landry. Roger d’Entremont, le directeur général par intérim, a agi à titre de personne-ressource. Le comité a tenu des entrevues pour le poste le 17 décembre et il a recommandé l’embauche de Roland d’Eon pour combler le poste de directeur général du Village historique.

POINTE-de-l’ÉGLISE : La messe de la veille de Noël 2019 qui a eu lieu en l’église Sainte-Marie à la Pointe-de-l’Église le 24 décembre était la dernière messe dans cette église. « Après 114 messes de minuit, nous célébrons la dernière messe en cette église, a annoncé le père Yvon Dionne, curé de la paroisse depuis 25 ans. Merci à Dieu de s’être manifesté parmi nous pendant toutes ces années. Plutôt que de sombrer dans le chagrin, joignons-nous aux chants pour célébrer cette fête de Noël », a dit le curé.

     L’église, construite entre 1903 et 1905, demeure la plus grande église en bois en Amérique du Nord et probablement au monde, comme l’a indiqué le père Dionne. Elle a donc servi les fidèles catholiques de la Pointe pendant 114 ans. Construite sous la direction de Léo Melanson, maître charpentier qui ne savait ni lire ni écrire, l’église porte le nom de la patronne du peuple acadien, Sainte-Marie. La pierre angulaire a été bénie le 19 juin 1903.

CHÉTICAMP : Le bonheur qu’on ressent durant la saison des Fêtes résulte souvent d’un geste de gentillesse, du fait de donner généreusement ainsi que d’enseigner aux enfants à devenir des personnes attentionnées et généreuses.

     Un tel geste de charité a été posé récemment dans la région de Chéticamp où les résidants sont connus pour leur chaleureuse hospitalité et leur générosité quand il s’agit d’aider les personnes dans le besoin. La générosité était certainement évidente par l’appui à la collecte de jouets The Bargain Shop – Ensemble nous avons à cœur le bien-être des autres.

     Les membres du personnel du Bargain Shop se sont donné une mission à laquelle ils ont travaillé d’arrache-pied l’automne dernier. Ils ont encouragé les gens à donner aux moins fortunés durant la période des Fêtes en espérant atteindre le but qu’ils s’étaient fixé.