De gauche à droite : Basil Doucet, Jaron Felix et Michele Pothier.

Grâce à la collaboration et au réseautage, de jeunes entrepreneurs acadiens réussissent à lancer leur entreprise

CHÉTICAMP : L’abri, café restaurant et bar, à Chéticamp est un rêve devenu réalité pour les entrepreneurs Basil Doucet et Jaron Felix.

     Cette nouvelle entreprise, L’abri, résulte du soutien d’un réseau communautaire dynamique et est le fruit de travail acharné et de dévouement. Ce qui était tout simplement au départ une idée entre amis s’est transformé en une entreprise viable, une grande histoire de succession, et L’abri est déjà devenu un établissement très populaire.

     Avec les propriétaires, nous avons discuté de la façon dont tout cela s’est passé. Jaron explique que Basil et lui ont grandi ici et qu’ils s’étaient toujours dit qu’un jour, si possible, ils reviendraient à Chéticamp. 

     « Quand je suis parti à 18 ans, dit Basil, jamais je n’aurais pensé revenir m’installer dans cette communauté. J’adore cet endroit, c’est magnifique, mais j’ai toujours imaginé avoir une maison d’été ici, et non une résidence permanente. Il a fallu que je vive à Toronto pendant quatre ans, que je voyage dans 24 pays du monde avant de me rendre compte que c’est vraiment au Cap-Breton que je me sens le plus chez moi. Parfois, il faut étendre ses ailes pour voir ce que l’on a vraiment dans sa propre cour et l’importance que cela a dans sa vie. »

     Et Basil poursuit : « J’ai grandi avec mon père qui était dans le milieu des affaires, plus particulièrement dans le secteur du tourisme. J’ai toujours su que je voudrais un jour avoir ma propre entreprise. En habitant à Toronto, je me suis rapidement rendu compte que cela ne serait pas possible compte tenu du coût élevé de la vie en ville. J’ai aussi beaucoup réfléchi à la qualité de vie. Ici, nous avons la possibilité de faire du travail saisonnier pendant six à neuf mois de l’année, puis de nous reposer et d’apprécier la vie pendant la morte-saison. Recharger nos batteries pour ainsi dire. »

     « Nous vivons dans un monde où l’emploi n’est pas garanti. Si vous ne trouvez pas un emploi que vous aimez, vous devez en créer un! Surtout si vous tenez à vivre dans une zone rurale comme ici », précise Basil. « Enfin, à moins d’avoir une formation spécifique comme en soins infirmiers, en éducation, ou de faire de la pêche, quels sont les emplois disponibles ici? Il faut être créatif et trouver un moyen de gagner sa vie tout en appréciant ce que l’on fait. »

     « Comme Basil, j’ai aussi grandi dans un milieu d’affaires, dit Jaron. J’ai passé beaucoup de temps chez mes grands-parents et j’ai toujours été inspiré par comment ils travaillaient dur. Ils avaient commencé de zéro pour créer leur propre entreprise florissante. J’ai pensé aux nombreux sacrifices qu’ils avaient consentis en élevant leur famille. J’ai été tellement inspiré par ça quand j’étais jeune que j’ai commencé à peindre des coquillages et des roches, puis on m’a installé à l’avant du magasin général de mes grands-parents, pour vendre mes produits. On appelait ça ‘le petit phare de Jaron’. Il ajoute : À mesure que cet esprit d’entreprise m’est revenu, j’étais excité et, de plus en plus, je me rends compte à quel point l’art et la créativité s’appliquent à tous les aspects de ma vie. Je pense que c’est un facteur très important dans notre économie actuelle. Enfin, notre rêve et nos idées correspondent vraiment à ce que les gens recherchent : une expérience gastronomique unique. »

     Il y a de nombreuses facettes à cette histoire qui débute vraiment avec l’ancienne propriétaire de The Happy Clam, Michèle Pothier. « J’ai acheté le restaurant The Hometown Kitchen en 2013 et j’ai changé tout le concept. L ’entreprise est devenue le Happy Clam Café. De nombreux facteurs ont contribué à cette situation, mais il a fallu surmonter bien des obstacles pour se maintenir à flot, poursuit-elle. En janvier 2016, j’ai décidé que j’avais besoin d’aide et je suis allée rencontrer un conseiller en affaires des Services en affaires et en entrepreneuriat du Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ). Nous avons travaillé à la planification stratégique, examiné la concurrence, ainsi que l’industrie et les statistiques pour prendre des décisions éclairées et apporter des améliorations. On a fait un renouveau complet! J’ai vite compris que cela allait être très difficile, mais néanmoins possible grâce à des conseils et à une aide judicieuse. Nous nous sommes rencontrés une fois par semaine pendant plus de deux mois et ce fut une expérience formidable. Ça m’a totalement recentré! »

     « Je ne saurais trop insister sur l’aide que le conseiller m’a apportée. Avec lui, j’ai surmonté les obstacles qui m’empêchaient d’aller de l’avant. Cette transition vers la relève a été si gratifiante et a certainement changé ma vie, dit Michèle. Ce conseiller en affaires a eu le don de trouver les mots et les métaphores pour m’inspirer. Il m’a demandé si je faisais du sport, à quoi j’ai répondu oui! Il m’a alors expliqué : « Vois les choses comme ça : The Happy Clam est une équipe, et les autres entreprises sont aussi des équipes. Allez-vous gagner le tournoi? » Je connaissais le sport, affirme Michèle, et je peux certainement m’identifier à ce type de pensée et j’ai décidé d’y mettre le paquet. Au lieu de concurrence, j’ai pensé que les autres entreprises étaient davantage une rivalité et que je devais jouer mieux qu’eux. Je me suis mise à considérer les autres entreprises comme des rivales à battre. Comment allais-je pouvoir gagner cette fois? Cette nouvelle façon de penser a vraiment fonctionné, et mes finances se sont améliorées. Quand j’ai montré mon bilan de 2018 à mon conseiller d’affaires, je lui ai dit en riant : vous voyez, j’écoutais! J’étais sur la bonne voie! Michèle conclut en disant : « J’ai sué eau et sang et en plus je faisais ça toute seule! J’ai dû surmonter de nombreux obstacles personnels et financiers, mais j’en suis sortie gagnante et je me suis sentie tellement bien. Je pouvais maintenant faire preuve d’une rentabilité, ce qui était vital alors que je me préparais à vendre l’entreprise. » Je suis très reconnaissante de l’aide du CDÉNÉ, car sans eux j’aurais probablement abandonné! J’étais tellement épuisée et débordée lorsque j’ai rencontré le conseiller en affaires pour la première fois, mais grâce à son soutien et à ses encouragements, beaucoup de travail et de persévérance, tout est tombé en place. Je suis super excitée à l’idée que Jaron et Basil reprennent l’entreprise et je leur souhaite beaucoup de succès!

     La directrice de la Caisse populaire acadienne, Lynn Deveau, n’a que des éloges pour ses clients, Basil et Jaron. « Nous leur avons suggéré de rencontrer Jeannot Chiasson, conseiller en affaires au CDÉNÉ, afin d’élaborer un plan d’affaires, puis nous nous sommes rencontrés à nouveau pour commencer le processus d’approbation. Nous avons un excellent produit pour cibler nos membres et les membres potentiels qui achètent ou lancent leur propre entreprise ou même qui agrandissent leur entreprise », poursuit Lynn Deveau. Le Programme de garantie de prêts aux petites entreprises est un partenariat entre le Atlantic Central du Nova Scotia Co-operative Council, les caisses populaires participantes de la Nouvelle-Écosse et la province de la Nouvelle-Écosse. Les caisses populaires peuvent fournir du financement jusqu’à 500 000 $ sous forme de prêts à terme, de fonds de roulement et de marges de crédit. Les prêts peuvent être accordés pour une durée maximale de dix ans. La garantie maximale fournie par la province de la Nouvelle-Écosse sera de 90 % de la valeur du prêt à terme et de 75 % sur les marges de crédit, mais des garanties de 90 % peuvent être offertes aux personnes admissibles dans le cadre des volets de financement spéciaux. Cela signifie qu’au lieu de verser une mise de fonds de 35 % pour l’achat ou l’expansion d’une entreprise, les membres n’ont qu’à verser un acompte de 10 %. Quiconque est intéressé à savoir si son entreprise est admissible peut communiquer avec notre directeur des comptes commerciaux pour obtenir plus de détails. »

     Au sujet de ces premières étapes de l’entreprise, Basil explique : « Nous avons approché la Caisse populaire acadienne qui nous a donné des conseils financiers très utiles. Tel que suggéré, nous avons communiqué avec M. Chiasson, conseiller en affaires, pour qu’il nous aide à dresser un plan d’affaires. Honnêtement, sans cela, nous n’aurions pas été en mesure d’obtenir un prêt », indique-t-il. J’ai connu ce conseiller d’affaires après avoir travaillé pour lui alors qu’il était lui-même propriétaire de Wabo’s Pizza pendant six ou sept ans. Je lui faisais confiance, pas seulement en tant que conseiller en affaires, mais en tant que personne. Je savais que s’il examinait la question, qu’il élaborait un plan d’affaires et qu’il ne pensait pas que c’était viable, il nous le dirait. Le plan d’affaires en mains, nous nous sommes rendus à la Caisse populaire acadienne et avons présenté notre document de 46 pages, appuyé par de nombreuses recherches, et la Caisse a dit oui! Et Basil de conclure : Ces partenaires positifs ont été les catalyseurs, les forces motrices qui nous ont permis de mettre l’entreprise sur pied et de l’exploiter. Ces gens ont reconnu l’importance et les conséquences positives de l’investissement dans l’économie locale. »

     La gestionnaire Lynn Deveau a dit que le succès résultait de l’excellent travail d’équipe entre Basil, Jaron, Jeannot (conseiller en affaires CDÉNÉ) et la Caisse populaire acadienne. « Le dévouement, l’enthousiasme et le dynamisme des deux jeunes entrepreneurs ainsi que leur plan d’affaires très détaillé, voilà ce qui a amené la Caisse populaire à participer à cette entreprise commerciale. J’étais très enthousiaste à l’idée de ces deux jeunes entrepreneurs qui voulaient revenir à Chéticamp pour y acheter et exploiter un restaurant local. Ils connaissent bien la collectivité et les gens et ils ont une formation ou de l’expérience dans l’industrie de l’accueil. Nous espérons que Basil et Jaron connaîtront beaucoup de succès dans leur nouvelle entreprise et nous avons hâte de voir la relation d’affaires entre la Caisse populaire acadienne et L’abri croitre.»

     Et Jaron d’ajouter : « C’est très agréable! On sent que tout ce que l’on fait a un sens profond. Lorsque nous avons présenté notre plan d’affaires au conseiller en affaires du CDÉNÉ, ce n’était pas seulement pour nous un moyen de faire de l’argent. Nous recherchions un style de vie. Nous avons présenté l’idée comme un concept, pour favoriser un sentiment d’identité comme celui qui se dégage de Wabo’s Pizza, qui est un commerce vraiment ancré dans l’identité de Chéticamp. Quand les étudiants rentrent à la maison pour Noël et en d’autres occasions, ils ont hâte de retourner manger chez Wabo’s Pizza. Ils s’y sentent chez eux! Nous voulions créer la même atmosphère ici à L’abri où tout le monde est toujours le bienvenu. »

     Basil déclare fièrement : « Cela va de pair avec le branding. L’abri c’est évidemment un refuge. Comme on dit lors d’un suête : ‘J’allons nous mettre à l’abri, ou il faisait beau chez nous cabané à l’abri.’ Pour nous, c’est donc un endroit accueillant, un oasis où se détendre, un endroit où il fait bon passer après le travail, prendre un verre de vin et oublier les tracas de la journée. Nous voulons transmettre ce que cela signifie pour nous. Notre abri est pour la communauté, et tous sont les bienvenus. Il enchaîne : Quand vous commencez à regarder votre entreprise et à l’adapter à ce qu’un touriste veut, vous perdez votre créativité, votre sens de la valeur et votre fierté. Pour moi, c’est là que notre culture meurt. Nous voulons plutôt rajuster le tir et nous contenter d’aimer ce que nous faisons, en accueillant les gens et en trouvant des moyens de projeter ce qui nous rend fiers et heureux, et ce, en servant les gens de la région et les visiteurs, et en leur offrant une expérience gastronomique. »

     Jaron déclare en souriant : J’aimerais que les clients ne nous compartimentent pas parce que nous sommes plus que ça! Nous voulions créer un endroit qui nous représente. Nous avons entièrement transformé ce bâtiment, tout est symbolique avec une histoire qui y est rattachée. Comme ces œuvres d’art, Basil et moi sommes très différents et uniques. Dans notre nouvel espace, poursuit-il, nous jouons avec l’éclairage, la musique pour créer une ambiance qui peut vraiment évoluer au fil des heures. Nous aimons les défis et, une fois que nous avons une idée, nous allons de l’avant et il n’y a pas de limite! »

    « Cette entreprise commerciale nous excite terriblement, s’exclame Jaron. Nous avons une excellente équipe de serveurs et de cuisiniers. Nous avons vraiment eu de la chance, car il n’est pas facile de trouver de bons travailleurs. Nous avons des gens de l’extérieur et des gens de la région, ce qui donne un excellent mélange de compétences. Il faut constamment apprendre. Nous n’avons pas peur d’admettre que nous ne savons pas tout. C’est l’un des aspects les plus importants pour réussir en affaires. Ce n’est pas un one-man show. Notre succès repose sur les gens qui travaillent à nos côtés tous les jours. Ici, on est comme une famille et on se traite les uns les autres avec le plus grand respect tout en s’amusant beaucoup. »

     J’ai été très impressionnée par ces deux jeunes entrepreneurs avant-gardistes et j’ai ressenti leur fierté lorsqu’ils ont parlé de leur parcours, reconnaissant que ce succès résultait du soutien qu’ils avaient reçu de diverses sources. Basil a souligné que tout avait commencé par un remue- méninges entre deux amis. C’est un voyage de transition et de progression et c’était une proposition gagnante pour tous les participants! Le CDÉNÉ a été le dénominateur commun tout au long du processus; il nous a guidés, nous et Michèle, et il nous a aidés à fournir à la Caisse populaire acadienne un plan d’affaires gagnant. Sans eux, rien de tout cela n’aurait pu se réaliser. »

     Jaron a conclu : « Grâce à une grande coopération et au réseautage, ainsi qu’au soutien de nos familles et de la communauté, nous avons été en mesure de trouver un moyen de revenir chez nous pour vivre le style de vie dont nous rêvions. Notre maison, son histoire et sa culture nous ont inspirés pour créer un endroit qui inspirera les autres. Nos ancêtres étaient innovateurs - ils n’avaient pas d’autre choix que de travailler fort et de persévérer - et à la fin de la journée, ils aimaient se réunir et socialiser, un peu comme nous à L’abri. »

En ces temps d’incertitude, beaucoup sont isolés chez eux et sans doute préoccupés par leur famille, leurs proches et leur communauté. Ces dernières semaines, nous entendons de plus en plus parler de la COVID-19 (maladie à coronavirus) qui a certainement atteint un degré de gravité tel qu’on ne peut plus l’ignorer ni en rire. La maladie est bien réelle, elle touche la planète tout entière, et des précautions telles que le lavage des mains, la distanciation sociale, l’isolement et l’interdiction des voyages non essentiels sont des armes essentielles pour endiguer la propagation du virus.

     Tout ceci me rappelle quelque chose que les anciens avaient l’habitude d’évoquer, soit l’année de la grande grippe. C’était la pandémie de grippe de 1918, mieux connue sous le nom de grippe espagnole qui avait sévi à une époque où il n’y avait ni vaccin, ni remède. Oui, il y a cent ans, la Nouvelle-Écosse vivait aussi un drame. Les autorités de la santé de Halifax et de Dartmouth avaient pris des mesures pour empêcher la grippe de se propager. Ainsi tous les lieux de rassemblement publics, y compris les églises, les théâtres, les écoles et les restaurants, devaient réduire leurs heures d’ouverture ou fermer complètement leurs portes. Les gens étaient encouragés à rester chez eux et à éviter tout contact avec leurs voisins. Le public était informé sur la manière d’éviter la grippe en fuyant les rassemblements, en se protégeant le nez et la bouche en présence d’éternuements et, surtout, on les enjoignait de ne pas avoir peur! Tout comme aujourd’hui, la province, à l’instar d’une grande partie du reste du monde, était aux prises avec un virus agressif qui se propageait. Lorsqu’une épidémie sévit dans une grande région, d’un continent à l’autre, ou dans le monde entier, on parle de pandémie.

Depuis des siècles, les philosophes débattent de la question à savoir « Qui est venu en premier, la poule ou l'œuf? » Ou d’une question encore plus importante : « Pourquoi le poulet a-t-il traversé la rue? » Honnêtement, qui s'en soucie? Ce qui nous intéresse, c'est d'obtenir les œufs les plus frais possible. Le secret pour obtenir des œufs d’une fraîcheur sans pareille, c’est... vous l'avez deviné, procurez-vous vos propres poules.

     L'élevage de poules est un passe-temps amusant et enrichissant. Mais pour garder des poules en bonne santé et heureuses, il faut se renseigner un peu. 

     Il existe plusieurs types de poules. Mais celles sur lesquelles nous allons nous concentrer sont les poules pondeuses.

     Décidez d'abord si vous voulez élever des poulets de race standard ou de taille bantam. Les poules de race standard vous donneront des œufs de la taille que vous voyez habituellement à l'épicerie. Elles sont plus grandes que les poules bantam, ce qui signifie des œufs plus gros, mais aussi une facture plus élevée pour les nourrir et beaucoup plus de fumier à nettoyer. Les bantams sont plus petites, ce qui signifie que vous aurez des œufs plus petits mais aussi une facture moins importante pour les nourrir. Les bantams sont plus aptes à couver. La couvaison signifie que la poule décide de s'asseoir sur ses œufs et de les faire éclore. Et quand une poule couve, cela implique qu'elle arrête de pondre jusqu'à ce que les poussins soient éclos, ce qui est une mauvaise nouvelle pour vous. Les bantams sont également reconnues pour être un peu agitées. 

Pour de nombreuses personnes de notre comté, vivre en ces temps d’isolement ou de distanciation sociale est un tout un changement de style de vie, un défi et c’est carrément ennuyant! Certains des musiciens de notre village de Chéticamp ont décidé d’égayer la vie des gens en se produisant en direct de leur domicile et en diffusant sur les médias sociaux. Des milliers d’auditeurs d’ici et d’ailleurs ont écouté ces diffusions qui ont permis d’alléger un peu cette période difficile. De pouvoir entendre des artistes de ce calibre sans quitter le confort de son propre foyer, c’était un véritable régal!

     La semaine dernière, l’annulation des festivités de la Mi-Carême 2020 en raison, bien sûr, de la menace du virus a certainement déçu de nombreux résidents de la région acadienne qui attendaient avec impatience ces festivités annuelles. 

POINTE-de-l’ÉGLISE : Avant l’annulation de toute activité sportive à cause de la COVID-19 (maladie à coronavirus), il y avait des parties de hockey à l’aréna de l’Université Sainte-Anne dans la ligue des Séniors. Les matchs avaient lieu les lundis et jeudis soir pour des équipes de joueurs âgés de 55 ans et plus.

     Pour la première fois, un père et deux de ses fils ont joué ensemble dans une partie de hockey le 13 février. Pius LeBlanc, âgé de 83 ans des Concessions, a eu l’occasion de jouer avec ses fils, Michel (âgé de 59 ans) et Jean (âgé de 55 ans), deux gardiens de buts. Pius joue à l’aile gauche.

     « Je n’ai jamais vu ça avant », a confié fièrement Pius LeBlanc qui n’a jamais cessé depuis sa jeunesse de jouer au hockey.

PETIT-RUISSEAU : Afin de limiter la propagation de la maladie à coronavirus COVID-19 au sein de la population et conformément aux directives des gouvernements fédéral et provincial en ce qui concerne l’éloignement social, la municipalité de Clare suspend les services suivants :

     Bureau municipal de Clare

     En vigueur à compter de 16 h 30 le jeudi 19 mars 2020, le bureau municipal sera fermé au public jusqu’à nouvel ordre. Nous demandons aux résidents d’utiliser les services téléphoniques (902-769-2031) et en ligne (www.clarenovascotia.com) pour obtenir des renseignements généraux.

YARMOUTH : La filiale 155 de la Légion de Wedgeport avait organisé une fête pour rendre hommage à un de ses membres qui devait fêter son centenaire. Cette fête prévue pour le samedi 21 mars devait avoir lieu à la salle de la Légion à Wedgeport à partir de 14 h. Malheureusement avec les développements entourant l’incertitude liée à la coronavirus, les organisateurs de cette fête ont été obligés d’annuler cette célébration à Wedgeport.

     On a donc pris la décision d’inviter plutôt la famille et les amis d’Alcide Leblanc à se rendre à l’extérieur de Veteran’s Place à Yarmouth afin de le saluer et de lui chanter « bonne fête ». Les invités se sont rendus à l’extérieur devant le solarium de Veteran’s Place et ils ont joint Rita Doucette qui a dirigé la foule en chantant « bonne fête » en trois langues : en anglais, en français et en néerlandais. Il est à noter que les membres de la famille et les amis d’Alcide Leblanc n’avaient pas le droit d’entrer dans ce foyer à cause des restrictions imposées par la province.

ISLE MADAME : Au 20 mars, aucun cas de la COVID-19 (maladie à coronavirus) n’est connu dans la région de l’Isle Madame et de Richmond. Les gens de l’Isle Madame et des environs souhaitent maintenir le statu quo et que personne ne soit atteint de ce méchant et virulent virus qui se propage à une vitesse foudroyante et alarmante. Oui, il n’est pas exagéré de dire que la situation déstabilise et crée des ennuis. Si l’inconnu fait souvent peur, voilà que la situation actuelle n’a pas de précédent pour les gens d’ici, et ce, ni chez les jeunes ni chez les plus âgés.

     L’expression courante « j’ai vu pire » n’est pas répétée aussi souvent ces jours-ci. C’est possiblement parce qu’on n’a pas vu pire, pour ce qui est de fermetures, d’annonces de mesures quasi draconiennes, de suggestions de confinement et beaucoup d’autres encore.

HALIFAX : Le premier ministre Stephen McNeil, Kelly Regan, ministre des Services communautaires, et le docteur Robert Strang, médecin-hygiéniste en chef, ont annoncé le 19 mars des mesures pour aider les personnes vulnérables de la province et pour réduire davantage la propagation de la COVID-19 dans la province.

     Les mesures annoncées visant à aider les personnes vulnérables en Nouvelle-Écosse incluent :

• Investissement de 2,2 millions de dollars permettant à chaque personne et famille qui reçoit l’aide au revenu de recevoir une somme supplémentaire de 50 $ à compter du vendredi 20 mars pour payer la nourriture, les produits nettoyants et les articles personnels.Cespersonnesn’ont pas à présenter une demande.

HALIFAX : On demande aux gens de la Nouvelle-Écosse de prendre toutes les précautions nécessaires, y compris l’éloignement social, pour prévenir la propagation de la COVID-19. C’est pourquoi les centres Accès Nouvelle-Écosse et les Bureaux des véhicules automobiles seront fermés temporairement à compter du mercredi 18 mars afin d’établir de nouvelles façons d’offrir des services en minimisant les contacts entre les gens. On prévoit la réouverture des bureaux le mercredi 25 mars.

     Le gouvernement repousse également au 31 août les dates d’expiration des permis de conduire et des plaques d’immatriculation qui arrivent à échéance en mars, en avril et en mai. Tous les organismes d’application de la loi ont été avisés de cette prolongation.

COMEAUVILLE : La Société acadienne de Clare (SAC) s’inquiète après que toutes les activités culturelles aient été annulées dans la municipalité à cause de la pandémie de la COVID-19.Toutes les présentations culturelles et ar tistiques prévues durant les Rendez-vous de la Francophonie (du 1er au 31 mars) et le Festival Clare-té (du 1er au 5 avril) ont donc été annulées.

     La COVID-19 (maladie à coronavirus) qui se répand actuellement au pays et partout dans le monde, même en Nouvelle-Écosse, oblige les gens à s’isoler chez soi pendant au moins 14 jours quand on soupçonne d’avoir été en contact avec le virus.

HALIFAX : Le premier ministre Stephen McNeil, le ministre de l’Entreprise, Geoff MacLellan, et le Dr Robert Strang, médecin-hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, ont annoncé le 20 mars des mesures pour aider les gens et les entreprises de la Nouvelle-Écosse à composer avec la COVID-19.

     À compter de maintenant, le gouvernement va investir 161 millions de dollars pour aider les petites et moyennes entreprises aux prises avec des difficultés de trésorerie et d’accès au crédit.

POINTE-de-l’ÉGLISE : À l’occasion de la Semaine de la promotion de l’éducation en français en Nouvelle-Écosse, le Centre provincial de ressources préscolaires (CPRPS) a choisi de remettre le certificat de reconnaissance annuel en petite enfance à Amy Chiasson, directrice et éducatrice du centre de la petite enfance les Petits Poussins à l’École NDA à Chéticamp. Mme Chiasson travaille au CPE les Petits Poussins depuis 2001 suite à l’obtention de son diplôme en petite enfance du Collège de l’Acadie.

     La candidature de Mme Chiasson répond parfaitement aux critères de sélection établies : la récipiendaire du certificat devait avoir œuvré depuis au moins 15 ans dans le domaine de la petite enfance d’une communauté acadienne en Nouvelle-Écosse, travailler présentement comme éducatrice ou directrice dans un centre de la petite enfance, une prématernelle ou un programme préscolaire de langue française en Nouvelle-Écosse et démontrer un engagement envers sa profession.

CHÉTICAMP : Les gros vents qui soufflent à l’occasion dans la région de Chéticamp, connus comme les suêtes, ont causé bien des dégâts au fil des ans. Ces vents sont devenus une partie de la culture locale. Depuis des générations, on a appris à reconnaître les signes de cette tempête de vent quelques heures à l’avance. Durant un suête survenu il y a quelques semaines, les vents se sont élevés à 229 km/h et la nouvelle s’est répandue partout sur Facebook.

     Un suête commence avec des vents venant de l’Atlantique. Quand les conditions sont propices, la pression de l’air remonte sur les montagnes et ensuite en descendant du côté de l’ouest et en accélérant, les vents acquièrent souvent des forces d’ouragan. D’ordinaire, il y a des signes d’avertissement, une augmentation considérable dans la pression de l’air suivie d’une chute dramatique, un joli calme avant la tempête. Souvent, les montagnes semblent plus larges comme si elles pèsent sur les gens, dessinant une aura en quelque sorte. Les animaux et les enfants sont plus hyperactifs que d’habitude et certains peuvent même éprouver des malaises comme la migraine.

CHÉTICAMP : Plusieurs résidants de la région de Chéticamp étaient préparés et avaient hâte au Festival de la Mi-carême qui devait avoir lieu du 15 au 21 mars 2020. Mais les nouvelles concernant la COVID-19 (la maladie à Coronavirus) ont eu pour effet de perturber la vie de tout le monde. Avec les annonces et les avertissements au sujet des mesures préventives à prendre afin d’éviter la propagation de ce virus, il y a eu plusieurs fermetures locales et des activités ont été annulées, y compris la coutume traditionnelle acadienne, la fête de la Mi-carême.

     Alors que la COVID-19 continue à se répandre partout dans le monde, plusieurs responsables communautaires, y compris la Société Saint-Pierre et la Société de la Mi-carême se sont senties obligées de suivre les précautions de santé et de sécurité contre cette pandémie et ont suivi les directives du gouvernement de la Nouvelle-Écosse.

TUSKET : Dans le cadre de la semaine de la promotion de l’éducation en français et dans le cadre des activités du Festival du Bon Temps, les élèves de l’École Wedgeport ont présenté un spectacle de musique et de danse le mardi 10 mars dans la salle Père-Maurice-LeBlanc. Les élèves et le personnel de l’école ainsi que leurs parents et leurs amis se sont déplacés pour présenter au public les résultats de plusieurs mois de préparation. Sally Kenney, enseignante de musique à temps partiel à l’École Wedgeport, et également directrice générale du Conseil acadien de Par-en-Bas, a été responsable de la coordination de cette activité.

    Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est rendu au spectacle pour apprécier cette musique et danse traditionnelle acadienne. Nous avons également rencontré Mme Kenney, le lendemain du spectacle dans ses bureaux à Tusket et celle-ci a précisé que le spectacle avait pour but de sensibiliser les élèves de l’École Wedgeport sur l’histoire de la musique et de la danse dans nos régions acadiennes.

METEGHAN : Depuis quelques années, Justin Comeau songeait à des façons de combattre la perte de la biodiversité partout et les changements climatiques. « J’ai fait un brainstorming avec ma mère et nous avons eu l’idée de fonder une compagnie pour aider la remise à l’état sauvage des terres exploitées. Nous avons décidé de vendre des vêtements avec un logo, surtout des chandails à capuchons », précise Justin.

     Les chandails à capuchons, ou « hoodies », sont à l’origine du nom de l’entreprise, Robin Hoodies (d’après le conte de Robin des bois qui volait des riches pour donner aux pauvres). La nouvelle entreprise veut obtenir des terres enlevées de la nature pour les remettre aux animaux et aux insectes afin de restaurer la nature.

HALIFAX : Sonia LeBel, s’est rendue à Halifax le jeudi 12 mars pour célébrer deux jalons impor tants : d’une part cette année marque le 40e anniversaire de la présence du bureau Québec dans les provinces de l’Atlantique. D’autre part, Mme LeBel a voulu fêter l’ouverture de l’antenne du Bureau de Québec à Halifax. Ce nouveau bureau est situé au centre-ville d’Halifax au 1701 de la rue Hollis, pièce 800.

     Une trentaine de personnes se sont rassemblées pour rencontrer la ministre québécoise Sonia LeBel, dont des représentants du secteur économique du Québec ainsi que des représentants de la francophonie de la Nouvelle-Écosse et de la Société Nationale de l’Acadie.

ARICHAT : C’est le lundi soir 9 mars que le dernier comité plénier de la municipalité de Richmond a eu lieu dans le local des réunions du Conseil, à Arichat. L’ordre du jour comprenait deux présentations, fort intéressantes et importantes, qui pourraient avoir des retombées positives sur les gens de Richmond. La population de Richmond se fie maintenant à ce que le Conseil entérine des résolutions, traitant de développement économique et de soins de santé, lors de la réunion ordinaire du 23 mars. Ces discussions ont fait l’unanimité, ce qui n’est pas toujours le cas pour le Conseil municipal de Richmond.

     La première présentation avait comme objectif la mise à jour du travail et des projets en cours de l’organisme, Cape Breton Partnership. La présidente et directrice générale de l’organisme, Carla Arsenault, est venue faire une mise à jour des projets sur lesquels son groupe travaille et expliquer comment ces projets peuvent être bénéfiques pour la région de Richmond en particulier. Carla Arsenault voulait faire une demande d’appui du gouvernement local au nom de son organisme qui œuvre en développement économique, pour l’ensemble du Cap-Breton. Elle a donc invité les conseillers à réaffirmer l’appui de Richmond, leur disant à quel point il était important pour Richmond de continuer à faire partie de son groupe. Les lecteurs se rappelleront que, lors d’une rencontre en 2019, les conseillers de Richmond avaient fait connaître leur intention de se retirer de ce partenariat pour des raisons financières.

PETIT-de-GRAT : C’est le lundi 9 mars, dans le cadre d’un 5 à 7, qu’un atelier de réseautage a eu lieu à l’Isle Madame. Cette activité ayant pour thème Gestion des ressources humaines, défis et solutions a été menée et livrée sous la bannière du Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ). Elle s’adressait aux responsables d’entreprises aussi bien qu’aux responsables d’organismes communautaires, à divers employeurs, aux immigrants, aux professionnels en ressources humaines, aux représentants des divers paliers du gouvernement et aux membres des municipalités. Erin Ryan, agente en développement économique pour la région de l’Isle Madame (CDÉNÉ), a accompagné les invités et les a présentés aux quelques personnes intéressées par le sujet, lors du 5 à 7.

     Pendant la journée du 9 mars, ces mêmes invités et personnes-ressources, accompagnés de Mme Ryan, ont pu rencontrer des entrepreneurs et responsables du secteur des ressources humaines dans la région de l’Isle Madame. Ils ont abordé les sujets de la main-d’œuvre, des ressources humaines et de l’immigration. Comme il est souvent difficile de trouver des spécialistes en région, on a pu se pencher davantage sur l’immigration comme moyen de pourvoir à ces lacunes ou à cette pénurie de main-d’œuvre. Quatre rencontres individuelles ont eu lieu pendant la journée.

YARMOUTH : Le Réseau d’entreprises pour la région de l’Ouest (WREN) de la province de la Nouvelle-Écosse a fêté le 3e anniversaire de son programme connecteur. Cette célébration a eu lieu à l’hôtel Rodd’s Grand Hotel le mercredi 4 mars 2020. Plus d’une quarantaine de personnes ont assisté à cette rencontre.

     Les participants étaient pour la plupart des employés du WREN; des représentants municipaux; des participants au programme connecteur et des membres de la communauté. Le WREN est un partenariat entre la province et les villes et les municipalités des comtés de Yarmouth et Digby, ainsi qu’avec la municipalité de Barrington. Le but du WREN est de présider au développement économique dans la région, tout en soutenant la croissance des entreprises.

PETIT-RUISSEAU : Les organisateurs du célèbre événement de vélo le Gran Fondo Baie Sainte-Marie tiendront pour la première fois le samedi 6 juin 2020 le Terra Fondo, un trajet sur piste de gravier qui longe le réseau Rails-to-Trails et d’autres sentiers partagés, dans la région acadienne de Clare.

     Larry Peach, directeur du tourisme pour la municipalité de Clare, explique : « Le Terra Fondo rejoindra le marché croissant du vélo de montagne tout en créant un nouvel événement pour attirer des visiteurs dans la région au printemps. »

CENTRE-de-METEGHAN : Le lundi 2 mars, malgré une panne d’électricité qui a touché plusieurs villages de la région, 20 membres de l’Association Madeleine-LeBlanc se sont réunies au Seashore Restaurant pour célébrer la Journée internationale des femmes qui est officiellement le dimanche 8 mars. Elles ont profité de l’occasion pour renouer leurs liens d’amitié en dégustant de délicieux desserts avec leur thé ou leur café.

     Le thème de la Journée internationale des femmes cette année est Grâce à vous. Pendant cette journée spéciale, l’on reconnaît et l’on souligne, à l’échelle mondiale, les réalisations sociales, économiques, culturelles et politiques des femmes et des filles où l’on sensibilise le public au travail qui reste à faire afin d’améliorer la vie des femmes autour du monde.

ÎLE-SURETTE : Dans le cadre de son Festival du Bon Temps, le Conseil acadien de Par-en-Bas a coordonné un souper-théâtre au Club social des Îles. Cette activité a eu lieu le vendredi 6 mars devant une salle comble. Les organisateurs de cet événement avaient annoncé le souper-théâtre il y a déjà un mois et tous les billets se sont vendus en très peu de temps, preuve que les gens appuient ce genre d’activité sociale.

     Anne LeBlanc, une artiste originale de la Baie Sainte-Marie, continue à attirer les foules avec son style de théâtre et de comédie. Nos lecteurs se rappelleront que lors du spectacle de l’an dernier, le personnage principal de Magitte avait décidé d’aller en croisière, et le début de ce spectacle marque l’arrivée de Magitte et de son amie Bertha de leur croisière.

WEDGEPORT: Une belle cérémonie honorant deux anciens combattants, Henry (Miff) O’Connell et Charlie Muise a eu lieu à la Légionde Wedgeport à 14 h le vendredi 28 février. André Boudreau a agi à titre de maître de cérémonie. Il y avait une quatre-vingtaine de personnes présentes, des représentants de plusieurs anciens combattants et des membres de leurs familles. Parmi la liste d’invités d’honneur, il y avait Danny Muise, le préfet de la municipalité d’Argyle; Don McCumber, commandant du district E; Clinton Saulnier, président de la Légion de Wedgeport; le père Albéni d’Entremont, curé de la paroisse Notre-Dame de l’Assomption, le révérend Bill Newell et George Egan.

     André Boudreau a souhaité la bienvenue à la foule qui a entendu l’hymne national. Clinton Saulnier a ensuite lu deux lettres envoyées par Chris d’Entremont et Colton LeBlanc. Le député fédéral a envoyé ses regrets de ne pas pouvoir assister à cette importante cérémonie. Il a quand même noté que la liberté que nous avons aujourd’hui, nous la devons à l’héroïsme de nos anciens combattants. Colton LeBlanc, le député d’Argyle-Barrington, a pour sa part voulu remercier les anciens combattants qui ont servi sous les drapeaux pour défendre la liberté. Colton LeBlanc a également noté qu’il ne faut jamais oublier ceux qui sont revenus de la guerre et surtout ceux qui ont fait le sacrifice ultime de leur vie pour la cause.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Le mercredi 4 mars, Simon Thibault a rendu visite à son village d’origine, la Pointe-de-l’Église, afin d’animer deux présentations à son alma mater, l’Université Sainte-Anne.

     Journaliste, rédacteur culinaire, réalisateur radio, Acadien, Queer et archiviste amateur, Simon s’intéresse à la promotion et à la diffusion des histoires issues des identités qui nous sont propres. Pantry and Palate, le premier livre de Thibault est paru en 2017. Ce livre de recettes va au-delà de la cuisine, car l’auteur y intègre parmi de nombreuses recettes de mets traditionnels propres à son héritage acadien, un récit historique et familial.

PETIT-de-GRAT : C’est le mardi 3 mars que les personnes intéressées aux soins de santé à domicile ont pu venir s’exprimer sur ce que sont les réussites et les défis à relever dans ce domaine de soins à domicile, en mettant en particulier l’accent sur les services en français.

     Dès le début de la séance, il a été souligné que le souhait de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse est que les gens des communautés acadiennes et francophones puissent vivre chez eux le plus longtemps possible. Le but de la consultation provinciale est d’apprécier davantage et de comprendre « les besoins distincts, les défis et les obstacles à l’accès aux services de soutien à domicile et communautaires. »

PETIT-de-GRAT : C’est le mercredi 4 mars que Billy Joyce a accepté un chèque de 10 000 $ des mains de Michel Boudreau, gérant de la Caisse populaire Saint-Joseph à Petit-de-Grat. Ce montant généreux de la Caisse Saint-Joseph ira à un projet de rénovation et de mise à jour de l’équipement qui s’impose pour le bon fonctionnement de Radio Richmond, CITU.

     Billy Joyce est coordonnateur de projets pour le compte de Radio Richmond. Celui-ci nous dit aussi que cette somme vient s’ajouter et compléter un financement de deux autres organismes gouvernementaux. Patrimoine canadien a contribué pour la somme de 64 000 $, tandis que l’Agence de promotion économique du Canada atlantique a versé la somme de 51 000 dollars.

CHÉTICAMP : Le mardi 25 février, dans le cadre du mois des Loisirs thérapeutiques, les résidants et le personnel du Foyer Père-Fiset ont réservé une journée de reconnaissance sous le thème d’une Journée hawaïenne.

     Les Loisirs thérapeutiques (LT) sont une profession qui reconnaît les loisirs, la récréation et le jeu comme faisant partie intégrale d’une qualité de vie. Le service est fourni aux individus ayant des contraintes physiques, intellectuelles, sociales ou émotionnelles qui ont un impact sur leur capacité de connaître des expériences constructives de loisir. Le but du processus des LT est d’améliorer ou de maintenir le fonctionnement physique, cognitif, social, émotionnel et spirituel afin de faciliter une pleine participation aux activités de la vie courante. « Ça joue un rôle vital dans le bien-être physique et émotif de nos résidents », estime Denise Bourgeois, directrice des loisirs.

CHÉTICAMP : Les suêtes, des vents de force d’ouragan, sont un phénomène commun à Chéticamp, mais le jeudi 27 février, une vitesse record a été enregistrée à 229 kilomètres l’heure. On estimait que la vitesse atteindrait 242 kilomètres l’heure et même plus. Les vents à 229 kilomètres l’heure seraient considérés dans la catégorie d’ouragan 4. C’était une rafale comparativement à un vent acharné.

     Le climat est toujours imprévisible avec des phénomènes climatiques variables, surtout le long de la côte nord de l’île-du-Cap-Breton. Il y a deux semaines, lorsque le vent soufflait avec une force d’ouragan, un suête brutal a secoué la région de Chéticamp et plusieurs résidants ont été inquiets, voire terrifiés.

HALIFAX : Le début de l’année est souvent marqué par les avertissements de neige et autres événements météorologiques, mais c’est aussi le temps de deux activités traditionnelles dans le calendrier de l’Alliance Française Halifax.

     Le dimanche 12 janvier, l’Alliance Française Halifax s’est associée avec Rousseau Chocolatier et LF Bakery pour offrir un après-midi d’Épiphanie.

     Une soixantaine de personnes sont venues profiter d’une délicieuse part de galette préparée par la boulangerie LF et quoi de mieux pour accompagner une galette qu’un excellent chocolat chaud préparé par Rousseau Chocolatier?