Une résidante du Foyer, Simone LeFort, apprécie une rencontre Facetime avec sa famille.
Une résidante du Foyer, Simone LeFort, apprécie une rencontre Facetime avec sa famille.

Garder le Foyer Père-Fiset comme refuge sûr pour ses résidants

CHÉTICAMP : Avec les nombreuses vies qui sont tournées à l’envers à cause de la pandémie du virus COVID-19 et les routines qui ont changé pour tous, les résidants du Foyer Père-Fiset sont en séquestration depuis sept semaines. Cela signifie qu’ils n’ont aucuns visiteurs et qu’ils ne peuvent pas quitter les lieux. Ce n’étaient que les premiers gestes de précaution dans la protection de la vie.

     Mona Poirier, administratrice, et Denise Bourgeois, directrice des Loisirs, ont expliqué récemment à l’animateur Daniel AuCoin de la radio CKJM qu’on a fermé les portes du Foyer le 15 mars. « Nous avons changé l’entrée pour le personnel qui arrive par l’entrée principale du Foyer au lieu de par l’entrée de l’hôpital afin d’éviter le contact entre les deux institutions, a noté Mona Poirier. Nous prenons la température des résidants deux fois par jour et la température des membres du personnel quand ils arrivent au travail. Le personnel infirmier est aussi très vigilant en surveillant pour les symptômes du COVID-19 parmi les résidants. »

Brian Burns, résidant du Foyer, apporte son message de se « laver les mains ».

     Selon elle, la plupart des résidants mangent dans le confort de leur chambe afin d’éviter les rassemblements de cinq personnes ou plus. « Ils sont permisdemarcherpartoutdansle Foyer et à l’extérieur dans la cour. Les classes d’exercice avec quatre résidants ou moins à la fois avec Yannick Timmons ont toujours lieu. Depuis la semaine dernière, tous les membres du personnel doivent porter le masque au travail et le personnel de nettoyage continue de désinfecter les surfaces, les téléphones, les poignées de porte et les rampes dans les corridors, etc. avec la javel deux fois par jour. Toutes les nouvelles admissions au Foyer ou les réadmissions doivent être testées pour le COVID-19 et placées en isolation pendant quatorze jours. »

     Quant aux travaux et responsabilités supplémentaires résultant de la pandémie et des directives de la province, Mme Poirier a noté que les courriels du ministère de la Santé sont constants et la tiennent occupée. « Les nouveaux protocoles et directives sont placés chaque jour et quelquefois plus d’une fois par jour. Il y a toujours du nouveau et des inconnus. Nous naviguons ceci un jour à la fois au mieux de notre capacité. »

     Pour sa part, Denise Bourgeois a expliqué l’atmosphère. « Les choses vont assez bien. En faisant la coiffure d’un des résidants, nous discutions et c’était éclairant d’entendre : « Rien n’a changé pour nous. Nous mangeons, nous marchons, nous sommes bien lavés et très bien traités ». C’est tellement formidable d’entendre ces nouvelles positives et encourageantes. »

     Mme Bourgeois a abordé les activités organisées tous les jours. « Nous tentons de garder le moral chez les résidants, mais il y a plusieurs activités que nous ne pouvons organiser afin d’assurer la distance sociale. Christine Belliveau et moi-même prions toujours le rosaire en groupes de quatre ou moins, nous avons des chants dans les corridors parmi le personnel et les résidants, nous jouons du bingo dans le corridor, nous organisons du coloriage, des dessins, des peintures et nous regardons beaucoup du YouTube et du Netflix. J’ai branché mon iPad à la grande télévision dans la salle commune où nous n’avons que six chaises. Ils regardent la messe, le poste 28 local et le ministre Pierre Chiasson. Quand ils diffusent ceci au poste 28, ils nous avisent en avance et nous nous assurons que c’est prêt pour tout le monde, y compris pour ceux qui restent dans leur chambre. »

     Il y a eu discussion sur les défis d’opérer sans l’assistance des nombreux bénévoles. « Nos bénévoles nous manquent beaucoup, a confié Denise Bourgeois, surtout leur joie-de-vivre et les résidants les demandent. Vu que nous ne pouvons pas avoir de grandes activités, il y a seulement Christine et moi ainsi que le personnel comme celui du nettoyage. Nous tentons d’avoir des journées intéressantes pour les résidants. Nous faisons de notre mieux dans les circonstances actuelles. Pendant ce mois, nous aurions célébré la Semaine d’appréciation des bénévoles ici au Foyer, mais ce n’est pas possible présentement. Pour Pâques, nous avons organisé la visite du lapin de Pâques pour apporter des traites aux résidants puisque les familles ne pouvaient pas en apporter. Aussi, Cathy Spencer et Mona Poirier avaient acheté des douceurs qu’elles ont distribuées le dimanche. C’était très différent des années passées, mais nous avons essayé de notre mieux pour rendre cette fin de semaine festive et spéciale. »

     C’est très difficile pour les résidants de ne pas être capables de voir leurs familles et même de sortir du Foyer, mais il y a eu plusieurs appels téléphoniques et utilisation de Facetime, Messenger ou encore Zoom. « Ils ont beaucoup aimé ça, d’après la directrice des Loisirs. Nous encourageons beaucoup les visites aux fenêtres. Plusieurs personnes viennent voir leurs bien-aimés aux fenêtres et leur parler au téléphone cellulaire. Pour sûr, plusieurs ressentent le vide, mais des petits gestes comme ça ensoleillent leur journée durant cette période d’isolement. Je remercie ceux et celles de la communauté qui m’ont appuyée sur Facebook. Nous avons reçu beaucoup de commentaires positifs et encourageants. J’en ai imprimé environ une centaine et je les ai placés sur le mûr pour qu’ils soient visibles au personnel qui apprécie vraiment l’appui de la communauté en travaillant très fort avec cette pression ajoutée. Nous espérons que ceci sera vite fini et que tout sera de nouveau normal, surtout dans la vie quotidienne de nos résidants. »

     Mona Poirier a laissé un message à la communauté. « Durant toutes mes années de travail au Foyer Père-Fiset, je n’ai jamais imaginé que dans ma carrière nous vivrions une expérience de cette magnitude, mais nous essayons de faire le mieux possible en prenant un jour à la fois. Je désire prendre cette occasion pour remercier les responsables de nos divers départements ainsi que tout le personnel du Foyer pour leur appui, bonne humeur et dévotion durant cette période difficile. Je veux aussi encourager toute la population de suivre tous les protocoles établis par la province de pratiquer la distance sociale, de se laver les mains et de rester à la maison autant que possible dans l’espoir de surmonter ceci au plus vite. »

     L’équipe de démonstration aérienne de l’Aviation royale canadienne (ARC), les Snowbirds en plein vol. (Photo : Forces canadiennes)

Le jeu de bingo se joue au Foyer Père-Fiset en pratiquant la distance sociale.
 La résidante Alice May LeBlanc a apprécié la visite de sa famille à la fenêtre au Foyer Père-Fiset.

FRANCOPRESSE : Un article précédent de Francopresse sur le revenu minimum garanti (RMG) exposait l’engouement renouvelé pour cette idée suscitée par la création du programme fédéral de Prestation canadienne d’urgence (PCU). De nombreux groupes, partis politiques, individus et experts réclament à l’unisson que l’exemple de la PCU donne lieu à la mise sur pied d’une véritable allocation universelle de base. Évidemment, ce projet ne fait pas l’unanimité et on croirait que de nombreuses voix s’élèveraient pour s’opposer à l’implantation d’un programme si ambitieux et, surtout, si onéreux.

ISLE MADAME : La COVID-19 continue de faire des victimes, pour ce qui est d’événements planifiés et d’activités annuelles, prévues pour les mois à venir, dans l’Isle Madame. C’est déstabilisant, dérangeant et inquiétant, mais il est réconfortant de pouvoir affirmer que la COVID-19 n’a jusqu’à maintenant pas été la cause d’aucun décès dans la région de l’Isle Madame. Cette pandémie a toutefois fait plusieurs morts dans d’autres parties de la province, ce qui est vraiment regrettable et pitoyable. De plus, si on compare à la grippe espagnole de 1918-1919, celle-là avait fait au moins une trentaine de morts, rien que dans la paroisse de Petit-de-Grat. Le docteur Steven DeRoche, natif de Petit-de-Grat, a partagé cette information et les résultats d’une recherche qu’il a effectuée à ce sujet.

TUSKET : Dans la matinée de mardi 5 mai 2020, sous la pluie, quatre membres de la Légion 155 Wedgeport en uniforme ont déposé deux couronnes au cénotaphe de Tusket et une couronne aux cinq autres monuments de guerre où des tulipes ont été plantées l’automne dernier pour commémorer la libération de la Hollande. Les deux couronnes à Tusket portaient des rubans sur lesquels figuraient Libération de la Hollande et VE-Day (Victoire in Europe).

(EN) Les Canadiens sont renommés pour leur facilité à rendre hommage aux différentes choses qui rehaussent la fierté canadienne. Ainsi, cer tains aliments, comme les œufs, sont officiellement reconnus comme des incontournables de l’alimentation canadienne. Ils sont nourrissants et délicieux, et bien qu’ils soient petits, on ne peut négliger l’incidence des producteurs d’œufs du Canada.

Les codes de service, communément appelés codes N11 en raison de leur format, sont utilisés pour fournir des services spéciaux d’accès à la composition à trois chiffres. Les attributions les plus courantes des codes N11 au Canada sont les suivantes :

HALIFAX : Des Néo-Écossais qui peinent à surmonter les conséquences dévastatrices d’une récente tuerie espèrent obtenir un engagement ferme de la part des leaders provinciaux pour qu’ils mettent sur pied une enquête publique visant à répondre à une longue série de questions.

ATLANTIQUE : La Société Nationale de l’Acadie (SNA) ajoute sa voix à celle de la Fédération des communautés francophones et acadienne et dénonce la décision de Santé Canada d’éliminer l’exigence d’étiquetage bilingue pour les produits nettoyants importés au pays. Cette décision va à l’encontre de la Loi sur les langues officielles du Canada. C’est une injure à l’endroit des communautés de langues officielles. Cinquante ans après l’adoption de cette loi quasi constitutionnelle, une exception pareille n’est pas acceptable.

FRANCOPRESSE : Peut-on vivre sans plastique? Qu’en est-il pour une famille de quatre qui aime le camping, qui célèbre Noël et l’Halloween et dont les enfants vont à l’école ou à la garderie? C’est la quête dans laquelle s’est lancée la journaliste Evelyne Charuest avec Ciao plastique!, une série documentaire en trois épisodes qui sera bientôt diffusée sur les ondes d’Ici Explora. Francopresse s’est entretenu avec elle.

HALIFAX : Le gouvernement provincial prolonge l’état d’urgence pendant deux semaines supplémentaires en vertu de la loi sur la gestion des urgences (Emergency Management Act) pour la sécurité et la protection de la santé des gens de la Nouvelle-Écosse.

OTTAWA : L’équipe de démonstration aérienne de l’Aviation royale canadienne (ARC), les Snowbirds, survolera les différentes villes du pays d’un océan à l’autre dans le contexte d’une tournée pancanadienne. Sept de ses avions CT-114 Tutor voleront en formation « pour saluer les Canadiens qui soutiennent la lutte contre la propagation de la COVID-19 ».

CHÉTICAMP : Durant la pandémie du Coronavirus, quand les nouvelles sont pleines de statistiques inquiétantes et avec les avis de distanciation sociale, il y a une lumière rayonnante dans les gestes de gentillesse que les gens de tous les jours et les entreprises partagent. Un peu d’aide peut aller loin et il y a nombreux exemples des façons que les voisins ont intensifiés pour se soigner mutuellement et pratiquer l’amabilité durant ces temps difficiles. Il y a une réaction en chaîne qui suit dans les communautés.

VALLÉE : À l’occasion de la journée de la Terre, qui a eu lieu le 22 avril, le CCGH (Conseil Communautaire du Grand Havre) avait lancé un appel à réaliser des vidéos pour partager les gestes écologiques que les gens posent pendant la période de confinement. C’est la vidéo de 20 secondes réalisée par l’écrivaine Mar tine L. Jacquot qui a été retenue, et le CCGH l’a affichée sur son site Facebook.

CLARE : Un défilé des responsables des premiers secours a eu lieu d’un bout à l’autre de Clare le samedi soir 25 avril. Le défilé, depuis la Rivière-aux-Saumons jusqu’à Saint-Bernard sur la route principale de la municipalité, visait à rendre hommage aux victimes de la tuerie à Portapique la fin de semaine précédente.

ISLE MADAME/RICHMOND : La pêche au homard dans la zone de pêche 29 se pratique ordinairement du 1er mai au 30 juin. Tous seront d’accord pour dire que le printemps 2020 est loin d’être ordinaire. C’est la pandémie de la coronavirus, la covid-19, qui per turbe les habitudes des pêcheurs d’ici qui n’ont mais eu à faire face à une telle situation. Aucun de ces pêcheurs n’a vécu une pandémie mondiale, étant donné que la dernière remonte à 1918-1920. C’est donc de l’histoire ancienne pour les pêcheurs d’aujourd’hui comme pour le reste du monde.

HALIFAX : De nouveaux détails émergent sur le chaos qui a entouré la chasse à l’homme de la fin de semaine en Nouvelle-Écosse, alors que la police tentait de capturer un tueur déguisé en policier et que les premiers intervenants essayaient tant bien que mal de venir en aide aux victimes — de plus en plus nombreuses.

Le gouvernement paiera les frais d’exécution d’ordonnance supplémentaires des clients du Régime d’assurance-médicaments pour les renouvellements d’ordonnances qui seraient normalement préparées pour une période plus longue. Par exemple, le gouvernement paiera les frais d’exécution pour le deuxième et le troisième renouvellement d’une ordonnance qui serait normalement préparée pour une période de 90 jours.

EN : Pour bon nombre d’entre nous, la protection de l’environnement est une priorité indéniable, et pourtant nous avons parfois l’impression de ne pas être en mesure de faire une différence sur le plan individuel. Toutefois, plusieurs petits gestes que vous posez peuvent avoir impact important.

HALIFAX : Les travailleurs de première ligne dans tous les établissements de soins de longue durée, les établissements de soins pour bénéficiaires internes et les organismes de soins à domicile, publics et privés,devrontmaintenantporter des masques pour contribuer à réduire la propagation de la COVID-19. La distribution de masques à ces travailleurs a débuté au cours de la fin de semaine.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Avant l’annulation de toute activité sportive à cause de la COVID-19 (maladie à coronavirus), il y avait des parties de hockey à l’aréna de l’Université Sainte-Anne dans la ligue des Séniors. Les matchs avaient lieu les lundis et jeudis soir pour des équipes de joueurs âgés de 55 ans et plus.

Depuis des siècles, les philosophes débattent de la question à savoir « Qui est venu en premier, la poule ou l'œuf? » Ou d’une question encore plus importante : « Pourquoi le poulet a-t-il traversé la rue? » Honnêtement, qui s'en soucie? Ce qui nous intéresse, c'est d'obtenir les œufs les plus frais possible. Le secret pour obtenir des œufs d’une fraîcheur sans pareille, c’est... vous l'avez deviné, procurez-vous vos propres poules.

Pour de nombreuses personnes de notre comté, vivre en ces temps d’isolement ou de distanciation sociale est un tout un changement de style de vie, un défi et c’est carrément ennuyant! Certains des musiciens de notre village de Chéticamp ont décidé d’égayer la vie des gens en se produisant en direct de leur domicile et en diffusant sur les médias sociaux. Des milliers d’auditeurs d’ici et d’ailleurs ont écouté ces diffusions qui ont permis d’alléger un peu cette période difficile. De pouvoir entendre des artistes de ce calibre sans quitter le confort de son propre foyer, c’était un véritable régal!