L’ancienne église Sainte-Marie de la Pointe-de-l’Église.  
L’ancienne église Sainte-Marie de la Pointe-de-l’Église.  

Extension refusée, l’Église Sainte-Marie risque d’être démolie

Richard Landry
POINTE-de-l’ÉGLISE : Suite au refus de l’archidiocèse de Halifax-Yarmouth de prolonger d’un an la date du transfert de l’ancienne église Sainte-Marie de la Pointe-de-l’Église, le Comité établi pour transformer cet édifice en un lieu de spectacle, un columbarium et un musée pour les Acadiens met fin à ses efforts si la situation ne change pas selon un communiqué émis le jeudi 12 août.

La Société édifice Sainte-Marie de la Pointe (SESMP) avait jusqu’au 30 septembre 2021 pour obtenir les fonds en vue de rénover l’ancienne église de la Pointe-de-l’Église. Un groupe de bénévoles, rassemblé par André Valotaire et présentement sous la présidence de Pierre-Alphonse Comeau de La Butte, est à l’œuvre depuis 2013 pour apporter les rénovations en vue de conserver cet édifice et planifier son usage futur. Le groupe travaille sur la future utilité de l’édifice, la plus grande église en bois d’Amérique du Nord et l’un des bâtiments les plus importants à préserver au Canada selon le National Trust of Canada.


Le comité a obtenu un arrangement de trois ans en 2018 avec l’archidiocèse avec l’intention d’obtenir les fonds nécessaires pour fournir, transformer et préserver ce bâtiment culturellement et historiquement important.


Le travail effectué à date comprend l’obtention d’un numéro de charité et un sondage auprès de la population pour voir si elle veut préserver l’édifice. La population a exprimé unanimement le souhait de le préserver. Il y a aussi des études effectuées par le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ) et par la firme ATN qui ont conclu que la communauté locale n’a pas la capacité financière requise pour rénover et transformer cet édifice. Il faut l’appui des gouvernements municipal, provincial et fédéral, des fondations nationales et internationales et des grandes firmes au niveau national pour recueillir les quelque 11 millions de dollars requis pour remettre l’édifice en bon état et réaliser ce projet. Ce montant continue de croître depuis les premières estimations vu le coût des matériaux qui croissent et la détérioration de l’édifice. 


Les coûts ont considérablement augmenté surtout depuis deux ans et le projet a été retardé à cause de la pandémie. La pandémie a aussi ralenti considérablement le travail à accomplir auprès des donateurs et des gouvernements. Le Comité a travaillé dernièrement avec la municipalité de Clare, l’Office provincial des Affaires acadiennes et de la Francophonie et l’Agence de promotion du Canada atlantique pour faire avancer ce projet à l’échelle nationale. Mais dans une lettre de l’avocat de l’archidiocèse datée du 29 juillet 2021, la demande pour obtenir une année supplémentaire pour faire avancer le projet a été refusée. S’il n’y a aucune promesse considérable de financement par des bailleurs de fonds avant la fin septembre, cela mettra fin au projet.  


Les membres du Comité estiment que toutes les heures de travail que les ancêtres ont données pour construire cet édifice méritent une année de plus pour recueillir les fonds nécessaires pour sauver ce qu’il estime être un magnifique monument pour tous les Acadiens. Ils travaillaient de plus envers la conservation de l’édifice en prévision du prochain Congrès mondial acadien dans la région en 2024.