Evelyn LeBlanc-Joyce (à gauche) et Gilberte Doelle de Wild Rose Farm vient à l’Université Sainte-Anne pour livrer ses boîtes d’ASC et vendre ses autres produits.
Evelyn LeBlanc-Joyce (à gauche) et Gilberte Doelle de Wild Rose Farm vient à l’Université Sainte-Anne pour livrer ses boîtes d’ASC et vendre ses autres produits.

Deux semaines et seulement des produits locaux

Evelyn LeBlanc-Joyce
Evelyn LeBlanc-Joyce
COMEAUVILLE : Pour deux semaines entières, j’ai tenté de manger seulement des repas faits avec des produits poussés localement. Pendant ce temps, j’ai beaucoup appris à propos des compagnies et des fermes locaux, en plus des obstacles et les nuances d’une diète locale.

Cette expérience a eu lieu en rapport avec mon travail d’un de mes cours à Dalhousie University. Dans mon programme de durabilité, on nous a lancé le défi de changer un comportement lié à l’énergie ou la nourriture. 


Le mouvement de nourriture local semble combler ses deux enjeux, incluant les problèmes de sécurité alimentaire et de l’énergie de transport. Cependant, dans ma recherche, les problèmes ne sont pas aussi clairs, ni aussi facilement réglés. La réalité se concentre plus sur les méthodes de production dans nos fermes au lieu de leurs proximités. Cependant, je veux souligner que les fermiers et leur travail sont encore extrêmement valables pour nos communautés. Notre appui à leur travail est indispensable, surtout pendant ces temps incertains. 


    Pour mon projet, j’ai désigné mon radius local comme étant entre la Baie Sainte-Marie et la Vallée de l’Annapolis, ou au moins quelque part en Nouvelle-Écosse. Pendant les deux semaines, j’ai dégusté plusieurs bonnes choses et j’ai appris encore plus. 


Un samedi, j’ai visité le marché fermier à Yarmouth pour ramasser des fruits, des légumes (surtout des champignons) et de la viande. Même avec les restrictions de la COVID-19, le marché représente encore une place commune, qui nous rapproche, sans actuellement être proche, de nos fermiers et nos producteurs. 


En plus, j’ai acheté des légumes verts et autres produits bien frais, au kiosque de Gilberte Doelle. Tous les jeudis, Mme Doelle de Wild Rose Farm vient à l’Université Sainte-Anne pour livrer ses boîtes d’ASC (Agriculture soutenue par la communauté) et vendre ses autres produits. Pendant la journée, j’ai visité sa ferme afin de voir son travail et en savoir plus sur son processus ainsi que ses opinions sur la nourriture locale. 


Mme Doelle a parlé des premières étapes de sa ferme, débutant avec une pour elle et sa famille, qui a évolué dans une ferme ouverte à tous. 

Une table bien remplie de produits locaux lors d’un dîner chez Claire Comeau et Patrice Boulianne.

Elle avait beaucoup d’expérience à planifier et organiser des semences et des récoltes, alors elle a relevé le défi. Mais leur ferme n’était pas comme les autres, elle était certifiée comme organique. Elle n’utilise aucun pesticide ni engrais chimiques. 


Au lieu, elle travaille avec ses plantes pour créer un système de protection et de nourrissons naturels. Entre les pois et la laitue, de belles fleurs attirent les pollinisateurs vers ses champs et elle plante des petites cerises pour que les oiseaux les mangent et ainsi ne se nourrissent pas de ses plantes. Toute cette structure doit être organisée à l’avance et pendant toute l’année. Ces techniques sont plus complexes à planifier que de simplement arroser toutes les plantes sans distinction. En plus, des méthodes qui demandent beaucoup efforts, elle paie ses travailleurs un salaire équitable. Alors, ces produits sont un peu plus dispendieux que les produits dans les supermarchés. 


Les techniques industrielles sont faites pour réduire les prix, mais les coûts ne disparaissent pas, ils se manifestent comme la pollution de l’eau et la terre et l’iniquité des travailleurs. Mme Doelle a parlé sur ce mythe, disant qu’en agriculture, le plus gros problème c’est qu’on a été martelées par une propagande que la nourriture doit être à bas prix. Il n’y a pas seulement le coût de production, mais aussi les éthiques des fermiers et des travailleurs. Si l’on veut assurer un futur sans ces coûts, on doit payer un peu plus maintenant. 


En faisant ce projet, j’ai dû balancer le travail, ma vie et ce régime particulier. C’était loin d’être impossible, mais j’ai encore rencontré des obstacles. En préparant ma nourriture les matins, à l’occasion j’ai dû préparer mon dîner et mon souper, en même temps. Je n’ai jamais eu de grandes difficultés, mais ça me semblait comme un peu plus de travail que normalement. Un moment marquant a eu lieu pendant une de mes journées de travail, qui m’a fait réaliser l’importance de la communauté dans l’idée de nourriture communautaire.  


Les gens avec qui je travaillais savaient à propos de mon projet et essayaient de m’aider dans mon progrès. J’ai apprécié leur appui et j’étais contente de partager mes idées. Le moment magique est arrivé à un dîner en particulier, où l’on travaillait chez Claire Comeau et Patrice Boulianne et ils ont planifié de manger à table. Quand je suis sortie de la pluie et plusieurs heures de travail, j’ai été accueillie par une table remplie de nourriture locale. Des pétoncles de Comeau Seafoods, des œufs de la Vallée de l’Annapolis et des légumes de leur jardin. Le dîner était une vraie panoplie de nourritures locales, fraîches et délicieuses!


Avec cet acte de bonté, je me suis souvenue d’une partie importante de ma recherche. Le soutien de la communauté est intégral dans chaque partie de la nourriture locale. Les fermiers et les gens qui achètent les produits s’appuient les uns et les autres, créent des liens solides avec leur communauté. On se renforce mutuellement et le même peut être dit quand on fait des repas ensemble. Quand tout le monde s’aide, c’est beaucoup plus facile! 


On doit alimenter une attitude collective qui apprécie et valorise la nourriture locale.

Cette journée-là, je me suis sentie vraiment appuyée, et c’est avec cette entraide qu’on va pouvoir faire des changements. Une personne peut faire des ajustements dans sa vie, mais si la culture qui l’entoure n’aide pas, les actions ne font pas faire grande différence. On doit alimenter une attitude collective qui apprécie et valorise la nourriture locale. Avec cette sensibilisation, les gens vont voir le besoin d’une nourriture accessible et équitable, et l’importance des fermiers qui l’offre. 


Ces problèmes vont bien plus loin que notre petite province, car les fermes locales peuvent servir à des communautés en périls. Notre production de nourriture doit être reprise des grandes entreprises et remise dans les mains des gens. Seulement la communauté sait ce dont la communauté a besoin. En s’écartant de ces fermes industriels, on peut également travailler pour se pencher sur les problèmes d’agriculture qui perturbe notre planète. Les engrais et pesticides chimiques qui polluent nos eaux, l’énorme énergie nécessaire pour produire de la viande, les forêts qui sont détruites pour faire pousser les grains sont une partie du prix catastrophique qu’on doit payer pour notre nourriture commerciale. 


Ça ne sera pas un changement sans obstacle ni sans erreurs. Mais, on doit à nos descendants de leur laisser avec un meilleur système que nous l’avons trouver, pour que nos enfants et leurs enfants et tous les enfants par la suite, aient accès à de la bonne nourriture ainsi qu’une planète qui leur donne cette bonté. 


À la ferme Wild Rose ont n’utilise aucun pesticides ni engrais chimiques.