Cri du cœur de votre journal : pas d’abonnés - pas de publicités - pas de journal!

Cette année a été pour le moins une montagne russe, la quantité d’incertitude et de peur a suffi à nous faire douter de la survie de votre seul journal provincial en français.
Les éditions du Courrier de la Nouvelle-Écosse de 1937 à 2002 sont disponibles sur le site de Nova Scotia Archives - Historical Newspapers.

 Le Courrier de la Nouvelle-Écosse est la vitrine de la communauté acadienne et francophone de la province et cela depuis 1937! Il est très important de noter qu’il appartient à la communauté et qu’il permet la lecture en français de l’actualité chaque semaine. En plus, il fait la promotion de la langue et de la culture acadiennes en Nouvelle-Écosse et fait connaître les communautés acadiennes et francophones de la province.


Ce journal est un élément de première importance, car il est la mémoire vive de la communauté acadienne et francophone et cela depuis près de 84 années! Ses archives sont la seule source pour quiconque fait des recherches sur la communauté acadienne et francophone de la province. 


La pandémie frappe de plein fouet au mois de mars et au début avril, le directeur qui était en poste depuis trois ans a décidé qu’il était temps de poursuivre son chemin ailleurs. Denise Comeau Desautels, à la retraite après une carrière de 22 ans au journal, est revenue sauver la journée, mais elle n’aurait jamais pu prévoir les défis qu’elle aurait à surmonter et cela en pleine pandémie mondiale!


Le travail a changé, notre façon de travailler a changé et pendant un certain temps, les employés ont travaillé à partir de leur maison, tout en assurant qu’un journal était produit chaque semaine. Mais… il n’y avait pas grand-chose à rapporter. Pendant un moment, le monde était silencieux ou ne parlait que de la COVID-19 et de tous les événements annulés. Il y avait très peu de nouvelles qui vous feraient plaisir à lire et cela n’a bien sûr jamais été notre intention; c’était juste le cas.


Les publicités (qui assurent en majorité la survie du journal) ont diminué drastiquement et il faillait trouver une façon d’assurer que le journal soit produit chaque semaine malgré ce grand défit. C’est pour cette raison que, pour le moment, le journal est imprimé environ une fois par mois. Mais, fait important, le journal est accessible en ligne chaque semaine.


Au mois de mai, Amber d’Entremont a joint l’équipe en tant que coordinatrice des médias sociaux. En plus de télécharger les articles de la semaine sur notre site web et de tenir à jour nos comptes Facebook et Instagram elle a fait ses preuves et à partir du mois de janvier 2021, elle entreprendra son rôle de directrice générale en formation pour une période de 3 mois pour ensuite prendre le rôle en permanence. 


Denise Comeau Desautels passera pour la période d’un an, à un projet qui aidera l’Imprimerie Lescarbot (qui est responsable du Courrier de la Nouvelle-Écosse) à assurer, pour longtemps, la survie du journal et la couverture de tout ce qui touche la communauté acadienne et francophone de la province. 


Cela nous a également permis de nous exercer à penser en dehors de la boîte. Si nous voulons assurer l’avenir du journal, nous devons être capables d’aller de l’avant et cette pandémie a été un signe clair à cet effet.


Nous pensons que le point positif de la COVID-19 pour Le Courrier est qu’il nous a obligés de voir différentes façons d’assurer la couverture de tout ce qui touche les Acadiens et les francophones et les francophiles de la province et d’être plus visibles et plus actifs en ligne.


Du côté de l’Imprimerie Lescarbot, Stephanie LeBlanc continue à travailler à plusieurs projets qui par ricochet assurent la survie du journal. (Voir annonce à la page 19.) 


Depuis 2000, nous produisons le guide touristique Sur la route des festivals en Nouvelle-Écosse, le cahier de contes et de dessins de Noël (2021, marquera le 50e anniversaire de ce cahier), plusieurs livres de la conception à l’imprimerie et des projets de marketing et bien plus. 


Quelles que soient les circonstances, nous avons pu nous adapter pour maintenir Le Courrier de la Nouvelle-Écosse en vie. Nous tenons à vous remercier, vous, nos abonnés, nos annonceurs, nos journalistes, nos collaborateurs, notre bureau de direction, pour votre patience pendant cette période de transition et nous voulons vous assurer que nous nous essayons continuellement d’être meilleurs et plus accessibles que ce soit sur papier ou en ligne.