Brenda Samson, dans son bureau de la Caisse Saint-Joseph de Petit-de-Grat.
Brenda Samson, dans son bureau de la Caisse Saint-Joseph de Petit-de-Grat.

Brenda Samson, employée de la Caisse Saint-Joseph, sera bientôt à la retraite

Robert Fougère
PETIT-de-GRAT : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Brenda Samson, à son bureau de la Caisse Saint-Joseph le mercredi 11 décembre, afin de lui parler de son départ prochain de la Caisse et de dresser le bilan de ses années de travail. Sa dernière journée de travail sera la dernière journée ouvrable de 2019, soit le 31 décembre.

     Brenda Samson a commencé à travailler à la Caisse Saint-Joseph au mois d’avril 1991. C’est depuis plus de 28 ans maintenant que Brenda dessert les membres de la Caisse Saint-Joseph avec son beau sourire, son accueil chaleureux, ses grandes connaissances, son savoir-être, son savoir-faire et ses grandes compétences en services et produits financiers. Elle va leur manquer. Mais, le temps et les années passent et les carrières prennent fin. On lui souhaite des années de repos et des projets intéressants avec ses proches au moment de la remercier pour son excellent service à la clientèle.

     Fière Acadienne de Petit-de-Grat, elle a su, pendant toutes ces années, offrir des services en français à quiconque le demandait. Puisqu’elle était une femme de la région, elle savait faire l’offre active des services en français, auprès des clients. Les Acadiennes et Acadiens de la région sont désolés de perdre une alliée et championne des services en français et de la communauté de langue française, mais ils sont heureux et reconnaissants d’avoir reçu de bons services pendant cette longue période. Cette même communauté a pleinement confiance que Brenda saura contribuer toutes sortes de causes, sans oublier la cause acadienne.

     L’auteur de cet article a voulu poser certaines questions afin de permettre aux lecteurs de mieux connaître Brenda (à Mark) Samson.

     Avant d’arriver à la Caisse Saint-Joseph, j’ai travaillé à la tenue de livres pour le bureau des avocats LeBlanc, MacDonald et Pickup, à Port Hawkesbury. En passant, deux de ces personnes sont encore bien connues et ont fait leur marque dans la vie. L ’honorable Arthur LeBlanc est maintenant lieutenant-gouverneur de la province et M. Pickup, est devenu le juge Arthur Pickup, juge de la Cour suprême de la Nouvelle-Écosse, maintenant à la retraite.

     Depuis mon arrivée à la Caisse Saint-Joseph, j’ai travaillé avec deux patrons. Clarence Landry était à la gérance dès mon arrivée, comme caissière, et je pars, sous le leadership de Michel Boudreau, portant le titre de gérante des opérations, celle qui voit au bon fonctionnement de la Caisse, au jour le jour. Pour ce qui est des gérants, il s’agissait de deux Acadiens de la région, capables d’offrir des services en français, eux aussi.

     J’avais eu une bonne journée à la Caisse, quand je sentais que j’avais aidé quelqu’un. Quand le membre partait content, je sentais que j’avais réussi. Une mauvaise journée, à la Caisse, c’était quand les ordinateurs ne fonctionnaient pas. C’était lorsqu’il y avait une panne de courant électrique. Cela rendait la vie difficile, posait des défis; mais hélas, c’était une partie de la vie du travail à l’aide de l‘informatique.

     Je dirais aux jeunes qui cherchent des services financiers : « Venez à la Caisse Saint-Joseph! On est là pour vous aider. C’est votre caisse, dès que vous en devenez membre. Préparez un budget et sachez qu’il est important de se renseigner sur tout ce qui est possible et disponible aujourd’hui. Et dans nos écoles, on devrait offrir un cours portant sur la littératie financière. Il est important que les jeunes comprennent les notions de base en ce qui concerne les prêts, hypothèques, marges de crédit, intérêts, RÉER et d’autres encore.

     J’aimais cela aller à l’école parler aux jeunes de ces sujets. Ça me tenterait encore de faire cela.

     Je pars avec plusieurs bons souvenirs de mon travail ici. Bien sûr les grandes célébrations des 65e et 75e anniversaires de la fondation de notre Caisse Saint-Joseph sont de bons souvenirs. Mais, ce que je valorise le plus, c’est d’avoir fait partie de l’équipe qui a instauré le programme « member rewards », ce qui redonne aux membres une ristourne chaque mois de décembre. Encore cette année, la somme totale de 135 000 $ sera remise aux membres. Si on calcule les ristournes sur une durée de 25 ans, cela signifie que nous avons redonné plus de 3 millions à nos membres.

     Que dire des plus grands changements survenus en 28 ans? À la Caisse Saint-Joseph, mon rôle a été d’être « championne du changement. » Il a fallu développer et adopter cette façon de penser. C’est dans le domaine de la réglementation que les changements se sont le plus multipliés. Au niveau des vérifications, de la recevabilité, des lois, des exigences gouvernementales, j’ai vu beaucoup de changements, ce qui ne manquait pas de multiplier le travail. Bien sûr, il y avait aussi les changements en informatique et les transactions qu’on peut maintenant faire en ligne.

     Oui, les membres vont me manquer. J’ai toujours aimé ce contact avec les membres. Je tourne la page et je vais m’occuper davantage dans ma communauté, comme bénévole. Et j’ai des petits-enfants pour qui je pourrai faire beaucoup plus de place. Je n’ai pas l’intention de chômer, de m’ennuyer.

     Nous, au Courrier de la Nouvelle-Écosse, en profitons pour dire merci et heureuse et longue retraite à Brenda (à Mark) Samson.