Les participants impliqués dans le projet communautaire - le programme Nouveaux-Horizons qui permet aux élèves de travailler avec les aînés de la communauté acadienne de Chéticamp.

Brancher les personnes aînées à la communautépar la technologie

CHÉTICAMP : La filiale 32 de la Légion royale canadienne à Chéticamp a obtenu un projet dans le cadre des Nouveaux- Horizons permettant aux élèves de travailler avec les personnes aînées de la région de Chéticamp. Le but du projet est d’établir un partage et un environnement social entre les aînés et les élèves d’une part et, d’autre part, entre les aînés et les membres de leurs familles, y compris les familles étendues ailleurs que dans la région, ainsi qu’entre les aînés et la communauté.

     On propose d’offrir une nouvelle expérience inestimable à ces groupes, une expérience qui saura améliorer la qualité de vie de toutes les personnes en cause.

     « Ce programme dirigé par la Légion, le Foyer Père-Fiset, l’École NDA et les aînés de la communauté vise à apparier élèves et aînés afin de les aider à mieux comprendre et à exploiter la technologie en vue d’améliorer leur bien-être. À une époque où la technologie est omniprésente, ce peut être difficile pour les aînés de se brancher et de se tenir à jour avec la technologie », a dit le commandant Chester Muise de la Légion.

     Il a expliqué que l’enseignant Perry Muise de l’École NDA et lui-même ont commencé à travailler au projet à l’hiver 2018. « Notre demande de fonds a été approuvée en janvier 2019. L’hiver dernier, nous avons travaillé avec Denise Bourgeois du Foyer Père-Fiset et avec Joseph Henri Poirier du Club des Nouveaux-Horizons. Nous avons introduit le projet au printemps de cette année, mais avons fait la plupart de la planification en réunion avec le Foyer et les aînés. Nous avons décidé de remettre le projet jusqu’en septembre de cette année pour qu’il coïncide avec le début de l’année scolaire. Sous la direction de Perry Muise, de moi-même et de Stéfan Sogne, agent de développement scolaire et communautaire, les élèves de l’École NDA offriront des leçons aux aînés dans des lieux spécifiques, et ils accueilleront aussi des aînés dans la classe de Techno à l’École. »

     Le projet a obtenu 25 000 $ du gouvernement du Canada dans le cadre du programme des Nouveaux-Horizons, 2 000 $ de la Caisse populaire acadienne et 1 000 $ du Club Kinsmen, de la Légion et des Chevaliers de Colomb. La Coopérative de Chéticamp a aussi contribué en vue de l’obtention de supports muraux pour les télévisions à chaque site. « Ces fonds sont utilisés pour acheter des téléviseurs intelligents, des ordinateurs portables, des tablettes et des jeux Wii. Certains des appareils ont été installés au Foyer Père-Fiset, dans la salle des Nouveaux-Horizons, à la Résidence acadienne, aux appartements Révérend-Père-LeBlanc, au Manoir et aux appartements Belle Vue à Grand-Étang. Il s’agit de créer un petit centre d’affaires à chacun de ces lieux où les aînés peuvent se rassembler pour apprendre à utiliser la technologie », a expliqué Chester Muise.

     Il a noté que ce projet est divisé en trois étapes : 1) faciliter un arrangement coopératif entre la classe de Technologie de l’École NDA (8e et 9e années) et les résidants du Foyer Père-Fiset. « Une heure par semaine, ces élèves en technologie iront au Foyer Père-Fiset pour enseigner et aider les aînés à utiliser la technologie pour communiquer avec leurs bien-aimés qui ne vivent pas dans la région de Chéticamp; 2) engendrer la coopération entre les élèves et les aînés qui vivent dans les appartements des gens âgés de la communauté. Toutes les semaines, un groupe de cinq élèves visitera ces aînés et leur montrera comment utiliser et exploiter la technologie disponible : l’accès à Facebook, Skype, YouTube, Netflix, Face Time, les services bancaires en ligne, les jeux d’Internet, entre autres; et 3) inclure et permettre aux élèves d’offrir aux aînés des cours hebdomadaires à l’École NDA sur l’usage des ordinateurs, téléviseurs intelligents, tablettes, entre autres, afin d’encourager leur bien-être. Dans les endroits où il n’y a pas l’accès Wifi, le projet absorbera le coût de l’accès au Wifi pendant un an de même qu’un abonnement à Netflix.

     « Ce projet veut étendre les horizons de nos aînés, tout en aidant aux élèves à mieux comprendre les contributions des aînés et les contributions que ceux-ci continuent d’avoir. Nous envisageons aussi la possibilité de demander à des membres de la Caisse populaire d’aider les aînés à mieux comprendre la fraude par l’Internet et comment la prévenir. Cette approche sera suivie en aidant les aînés à comprendre les services bancaires et le magasinage en ligne », selon lui.

     Ce projet, qui branche les aînés avec leurs collègues par la technologie et les relations avec les élèves, permettra la diffusion des connaissances des élèves qui deviendront essentiellement des mentors puisqu’ils interagiront avec les aînés à tous les niveaux. « Cette relation, par l’usage de la technologie et des médias sociaux, tissera des liens et des affinités entre les aînés et les élèves de manière à éviter les conflits intergénérationnels. Les aînés deviendront mieux branchés à leur environnement ainsi qu’aux membres de leur famille à la fois dans la communauté et ailleurs et seront en mesure de communiquer périodiquement avec les membres de la famille par le clavardage, Skype, face time et Facebook », a dit M. Muise.

     Il note qu’une grande majorité des aînés ne sont pas à l’aise avec les outils et les capacités qu’offre la technologie moderne. « Nous sommes convaincus que ceci peut changer radicalement avec l’assistance des élèves. Au moins, nos aînés pourraient facilement apprendre des élèves comment communiquer avec leurs bien-aimés qui vivent ailleurs au Canada. Cette initiative ouvrira aussi la porte à l’Internet et à la recherche d’informations ainsi qu’à l’achat d’articles en ligne, au visionnement de films et de documentaires sur Netflix. »

     Permettre aux aînés d’utiliser et d’être à l’aise avec la technologie leur offrira non seulement les connexions avec leurs familles, mais enrichira aussi leur qualité de vie alors qu’ils font de la recherche sur l’Internet pour visiter d’autres pays et en apprendre sur des sujets d’intérêt reliés à leur passé ou aux évènements canadiens et mondiaux récents. Le fait d’être exposés au pouvoir et à la facilité d’utiliser la technologie leur permettra aussi d’acheter des articles sur le web et de comparer les prix et les rapports des consommateurs. L’usage de la technologie offrira aussi aux aînés la capacité de voir des émissions et des films de leur choix par l’entremise de Netflix ou d’autres médias par la voie du streaming. Les tablettes et téléviseurs intelligents qui seront à leur disposition fourniront aussi aux aînés qui sont confinés dans leurs foyers la possibilité de jouer à des jeux seuls sans l’aide des bénévoles.

     « Comme but initial pour les élèves, nous envisageons de créer des occasions et des expériences pour eux comme futurs chefs de file et leur fournir une meilleure compréhension de l’importance des personnes aînées dans la communauté comme précieuse source d’informations historiques. Les jeunes leaders travailleront avec les aînés dans différents lieux et foyers pour leur montrer comment utiliser les médias sociaux et la technologie. De plus, nous cherchons à rendre la technologie plus accessible aux aînés de la communauté et à assurer que ces aînés sont à l’aise pour utiliser la technologie et ce qu’on peut en tirer afin d’améliorer leur qualité de vie et leur bien-être », a conclu Chester Muise. 

Chester Muise, Stefan Songe et Perry Muise, fiers de lancer le programme Nouveaux Horizons, posent fièrement pour une photo.

En ces temps d’incertitude, beaucoup sont isolés chez eux et sans doute préoccupés par leur famille, leurs proches et leur communauté. Ces dernières semaines, nous entendons de plus en plus parler de la COVID-19 (maladie à coronavirus) qui a certainement atteint un degré de gravité tel qu’on ne peut plus l’ignorer ni en rire. La maladie est bien réelle, elle touche la planète tout entière, et des précautions telles que le lavage des mains, la distanciation sociale, l’isolement et l’interdiction des voyages non essentiels sont des armes essentielles pour endiguer la propagation du virus.

     Tout ceci me rappelle quelque chose que les anciens avaient l’habitude d’évoquer, soit l’année de la grande grippe. C’était la pandémie de grippe de 1918, mieux connue sous le nom de grippe espagnole qui avait sévi à une époque où il n’y avait ni vaccin, ni remède. Oui, il y a cent ans, la Nouvelle-Écosse vivait aussi un drame. Les autorités de la santé de Halifax et de Dartmouth avaient pris des mesures pour empêcher la grippe de se propager. Ainsi tous les lieux de rassemblement publics, y compris les églises, les théâtres, les écoles et les restaurants, devaient réduire leurs heures d’ouverture ou fermer complètement leurs portes. Les gens étaient encouragés à rester chez eux et à éviter tout contact avec leurs voisins. Le public était informé sur la manière d’éviter la grippe en fuyant les rassemblements, en se protégeant le nez et la bouche en présence d’éternuements et, surtout, on les enjoignait de ne pas avoir peur! Tout comme aujourd’hui, la province, à l’instar d’une grande partie du reste du monde, était aux prises avec un virus agressif qui se propageait. Lorsqu’une épidémie sévit dans une grande région, d’un continent à l’autre, ou dans le monde entier, on parle de pandémie.

Depuis des siècles, les philosophes débattent de la question à savoir « Qui est venu en premier, la poule ou l'œuf? » Ou d’une question encore plus importante : « Pourquoi le poulet a-t-il traversé la rue? » Honnêtement, qui s'en soucie? Ce qui nous intéresse, c'est d'obtenir les œufs les plus frais possible. Le secret pour obtenir des œufs d’une fraîcheur sans pareille, c’est... vous l'avez deviné, procurez-vous vos propres poules.

     L'élevage de poules est un passe-temps amusant et enrichissant. Mais pour garder des poules en bonne santé et heureuses, il faut se renseigner un peu. 

     Il existe plusieurs types de poules. Mais celles sur lesquelles nous allons nous concentrer sont les poules pondeuses.

     Décidez d'abord si vous voulez élever des poulets de race standard ou de taille bantam. Les poules de race standard vous donneront des œufs de la taille que vous voyez habituellement à l'épicerie. Elles sont plus grandes que les poules bantam, ce qui signifie des œufs plus gros, mais aussi une facture plus élevée pour les nourrir et beaucoup plus de fumier à nettoyer. Les bantams sont plus petites, ce qui signifie que vous aurez des œufs plus petits mais aussi une facture moins importante pour les nourrir. Les bantams sont plus aptes à couver. La couvaison signifie que la poule décide de s'asseoir sur ses œufs et de les faire éclore. Et quand une poule couve, cela implique qu'elle arrête de pondre jusqu'à ce que les poussins soient éclos, ce qui est une mauvaise nouvelle pour vous. Les bantams sont également reconnues pour être un peu agitées. 

Pour de nombreuses personnes de notre comté, vivre en ces temps d’isolement ou de distanciation sociale est un tout un changement de style de vie, un défi et c’est carrément ennuyant! Certains des musiciens de notre village de Chéticamp ont décidé d’égayer la vie des gens en se produisant en direct de leur domicile et en diffusant sur les médias sociaux. Des milliers d’auditeurs d’ici et d’ailleurs ont écouté ces diffusions qui ont permis d’alléger un peu cette période difficile. De pouvoir entendre des artistes de ce calibre sans quitter le confort de son propre foyer, c’était un véritable régal!

     La semaine dernière, l’annulation des festivités de la Mi-Carême 2020 en raison, bien sûr, de la menace du virus a certainement déçu de nombreux résidents de la région acadienne qui attendaient avec impatience ces festivités annuelles. 

POINTE-de-l’ÉGLISE : Avant l’annulation de toute activité sportive à cause de la COVID-19 (maladie à coronavirus), il y avait des parties de hockey à l’aréna de l’Université Sainte-Anne dans la ligue des Séniors. Les matchs avaient lieu les lundis et jeudis soir pour des équipes de joueurs âgés de 55 ans et plus.

     Pour la première fois, un père et deux de ses fils ont joué ensemble dans une partie de hockey le 13 février. Pius LeBlanc, âgé de 83 ans des Concessions, a eu l’occasion de jouer avec ses fils, Michel (âgé de 59 ans) et Jean (âgé de 55 ans), deux gardiens de buts. Pius joue à l’aile gauche.

     « Je n’ai jamais vu ça avant », a confié fièrement Pius LeBlanc qui n’a jamais cessé depuis sa jeunesse de jouer au hockey.

PETIT-RUISSEAU : Afin de limiter la propagation de la maladie à coronavirus COVID-19 au sein de la population et conformément aux directives des gouvernements fédéral et provincial en ce qui concerne l’éloignement social, la municipalité de Clare suspend les services suivants :

     Bureau municipal de Clare

     En vigueur à compter de 16 h 30 le jeudi 19 mars 2020, le bureau municipal sera fermé au public jusqu’à nouvel ordre. Nous demandons aux résidents d’utiliser les services téléphoniques (902-769-2031) et en ligne (www.clarenovascotia.com) pour obtenir des renseignements généraux.

YARMOUTH : La filiale 155 de la Légion de Wedgeport avait organisé une fête pour rendre hommage à un de ses membres qui devait fêter son centenaire. Cette fête prévue pour le samedi 21 mars devait avoir lieu à la salle de la Légion à Wedgeport à partir de 14 h. Malheureusement avec les développements entourant l’incertitude liée à la coronavirus, les organisateurs de cette fête ont été obligés d’annuler cette célébration à Wedgeport.

     On a donc pris la décision d’inviter plutôt la famille et les amis d’Alcide Leblanc à se rendre à l’extérieur de Veteran’s Place à Yarmouth afin de le saluer et de lui chanter « bonne fête ». Les invités se sont rendus à l’extérieur devant le solarium de Veteran’s Place et ils ont joint Rita Doucette qui a dirigé la foule en chantant « bonne fête » en trois langues : en anglais, en français et en néerlandais. Il est à noter que les membres de la famille et les amis d’Alcide Leblanc n’avaient pas le droit d’entrer dans ce foyer à cause des restrictions imposées par la province.

ISLE MADAME : Au 20 mars, aucun cas de la COVID-19 (maladie à coronavirus) n’est connu dans la région de l’Isle Madame et de Richmond. Les gens de l’Isle Madame et des environs souhaitent maintenir le statu quo et que personne ne soit atteint de ce méchant et virulent virus qui se propage à une vitesse foudroyante et alarmante. Oui, il n’est pas exagéré de dire que la situation déstabilise et crée des ennuis. Si l’inconnu fait souvent peur, voilà que la situation actuelle n’a pas de précédent pour les gens d’ici, et ce, ni chez les jeunes ni chez les plus âgés.

     L’expression courante « j’ai vu pire » n’est pas répétée aussi souvent ces jours-ci. C’est possiblement parce qu’on n’a pas vu pire, pour ce qui est de fermetures, d’annonces de mesures quasi draconiennes, de suggestions de confinement et beaucoup d’autres encore.

HALIFAX : Le premier ministre Stephen McNeil, Kelly Regan, ministre des Services communautaires, et le docteur Robert Strang, médecin-hygiéniste en chef, ont annoncé le 19 mars des mesures pour aider les personnes vulnérables de la province et pour réduire davantage la propagation de la COVID-19 dans la province.

     Les mesures annoncées visant à aider les personnes vulnérables en Nouvelle-Écosse incluent :

• Investissement de 2,2 millions de dollars permettant à chaque personne et famille qui reçoit l’aide au revenu de recevoir une somme supplémentaire de 50 $ à compter du vendredi 20 mars pour payer la nourriture, les produits nettoyants et les articles personnels.Cespersonnesn’ont pas à présenter une demande.

HALIFAX : On demande aux gens de la Nouvelle-Écosse de prendre toutes les précautions nécessaires, y compris l’éloignement social, pour prévenir la propagation de la COVID-19. C’est pourquoi les centres Accès Nouvelle-Écosse et les Bureaux des véhicules automobiles seront fermés temporairement à compter du mercredi 18 mars afin d’établir de nouvelles façons d’offrir des services en minimisant les contacts entre les gens. On prévoit la réouverture des bureaux le mercredi 25 mars.

     Le gouvernement repousse également au 31 août les dates d’expiration des permis de conduire et des plaques d’immatriculation qui arrivent à échéance en mars, en avril et en mai. Tous les organismes d’application de la loi ont été avisés de cette prolongation.

COMEAUVILLE : La Société acadienne de Clare (SAC) s’inquiète après que toutes les activités culturelles aient été annulées dans la municipalité à cause de la pandémie de la COVID-19.Toutes les présentations culturelles et ar tistiques prévues durant les Rendez-vous de la Francophonie (du 1er au 31 mars) et le Festival Clare-té (du 1er au 5 avril) ont donc été annulées.

     La COVID-19 (maladie à coronavirus) qui se répand actuellement au pays et partout dans le monde, même en Nouvelle-Écosse, oblige les gens à s’isoler chez soi pendant au moins 14 jours quand on soupçonne d’avoir été en contact avec le virus.

HALIFAX : Le premier ministre Stephen McNeil, le ministre de l’Entreprise, Geoff MacLellan, et le Dr Robert Strang, médecin-hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse, ont annoncé le 20 mars des mesures pour aider les gens et les entreprises de la Nouvelle-Écosse à composer avec la COVID-19.

     À compter de maintenant, le gouvernement va investir 161 millions de dollars pour aider les petites et moyennes entreprises aux prises avec des difficultés de trésorerie et d’accès au crédit.

POINTE-de-l’ÉGLISE : À l’occasion de la Semaine de la promotion de l’éducation en français en Nouvelle-Écosse, le Centre provincial de ressources préscolaires (CPRPS) a choisi de remettre le certificat de reconnaissance annuel en petite enfance à Amy Chiasson, directrice et éducatrice du centre de la petite enfance les Petits Poussins à l’École NDA à Chéticamp. Mme Chiasson travaille au CPE les Petits Poussins depuis 2001 suite à l’obtention de son diplôme en petite enfance du Collège de l’Acadie.

     La candidature de Mme Chiasson répond parfaitement aux critères de sélection établies : la récipiendaire du certificat devait avoir œuvré depuis au moins 15 ans dans le domaine de la petite enfance d’une communauté acadienne en Nouvelle-Écosse, travailler présentement comme éducatrice ou directrice dans un centre de la petite enfance, une prématernelle ou un programme préscolaire de langue française en Nouvelle-Écosse et démontrer un engagement envers sa profession.

CHÉTICAMP : Les gros vents qui soufflent à l’occasion dans la région de Chéticamp, connus comme les suêtes, ont causé bien des dégâts au fil des ans. Ces vents sont devenus une partie de la culture locale. Depuis des générations, on a appris à reconnaître les signes de cette tempête de vent quelques heures à l’avance. Durant un suête survenu il y a quelques semaines, les vents se sont élevés à 229 km/h et la nouvelle s’est répandue partout sur Facebook.

     Un suête commence avec des vents venant de l’Atlantique. Quand les conditions sont propices, la pression de l’air remonte sur les montagnes et ensuite en descendant du côté de l’ouest et en accélérant, les vents acquièrent souvent des forces d’ouragan. D’ordinaire, il y a des signes d’avertissement, une augmentation considérable dans la pression de l’air suivie d’une chute dramatique, un joli calme avant la tempête. Souvent, les montagnes semblent plus larges comme si elles pèsent sur les gens, dessinant une aura en quelque sorte. Les animaux et les enfants sont plus hyperactifs que d’habitude et certains peuvent même éprouver des malaises comme la migraine.

CHÉTICAMP : Plusieurs résidants de la région de Chéticamp étaient préparés et avaient hâte au Festival de la Mi-carême qui devait avoir lieu du 15 au 21 mars 2020. Mais les nouvelles concernant la COVID-19 (la maladie à Coronavirus) ont eu pour effet de perturber la vie de tout le monde. Avec les annonces et les avertissements au sujet des mesures préventives à prendre afin d’éviter la propagation de ce virus, il y a eu plusieurs fermetures locales et des activités ont été annulées, y compris la coutume traditionnelle acadienne, la fête de la Mi-carême.

     Alors que la COVID-19 continue à se répandre partout dans le monde, plusieurs responsables communautaires, y compris la Société Saint-Pierre et la Société de la Mi-carême se sont senties obligées de suivre les précautions de santé et de sécurité contre cette pandémie et ont suivi les directives du gouvernement de la Nouvelle-Écosse.

TUSKET : Dans le cadre de la semaine de la promotion de l’éducation en français et dans le cadre des activités du Festival du Bon Temps, les élèves de l’École Wedgeport ont présenté un spectacle de musique et de danse le mardi 10 mars dans la salle Père-Maurice-LeBlanc. Les élèves et le personnel de l’école ainsi que leurs parents et leurs amis se sont déplacés pour présenter au public les résultats de plusieurs mois de préparation. Sally Kenney, enseignante de musique à temps partiel à l’École Wedgeport, et également directrice générale du Conseil acadien de Par-en-Bas, a été responsable de la coordination de cette activité.

    Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est rendu au spectacle pour apprécier cette musique et danse traditionnelle acadienne. Nous avons également rencontré Mme Kenney, le lendemain du spectacle dans ses bureaux à Tusket et celle-ci a précisé que le spectacle avait pour but de sensibiliser les élèves de l’École Wedgeport sur l’histoire de la musique et de la danse dans nos régions acadiennes.

METEGHAN : Depuis quelques années, Justin Comeau songeait à des façons de combattre la perte de la biodiversité partout et les changements climatiques. « J’ai fait un brainstorming avec ma mère et nous avons eu l’idée de fonder une compagnie pour aider la remise à l’état sauvage des terres exploitées. Nous avons décidé de vendre des vêtements avec un logo, surtout des chandails à capuchons », précise Justin.

     Les chandails à capuchons, ou « hoodies », sont à l’origine du nom de l’entreprise, Robin Hoodies (d’après le conte de Robin des bois qui volait des riches pour donner aux pauvres). La nouvelle entreprise veut obtenir des terres enlevées de la nature pour les remettre aux animaux et aux insectes afin de restaurer la nature.

HALIFAX : Sonia LeBel, s’est rendue à Halifax le jeudi 12 mars pour célébrer deux jalons impor tants : d’une part cette année marque le 40e anniversaire de la présence du bureau Québec dans les provinces de l’Atlantique. D’autre part, Mme LeBel a voulu fêter l’ouverture de l’antenne du Bureau de Québec à Halifax. Ce nouveau bureau est situé au centre-ville d’Halifax au 1701 de la rue Hollis, pièce 800.

     Une trentaine de personnes se sont rassemblées pour rencontrer la ministre québécoise Sonia LeBel, dont des représentants du secteur économique du Québec ainsi que des représentants de la francophonie de la Nouvelle-Écosse et de la Société Nationale de l’Acadie.

ARICHAT : C’est le lundi soir 9 mars que le dernier comité plénier de la municipalité de Richmond a eu lieu dans le local des réunions du Conseil, à Arichat. L’ordre du jour comprenait deux présentations, fort intéressantes et importantes, qui pourraient avoir des retombées positives sur les gens de Richmond. La population de Richmond se fie maintenant à ce que le Conseil entérine des résolutions, traitant de développement économique et de soins de santé, lors de la réunion ordinaire du 23 mars. Ces discussions ont fait l’unanimité, ce qui n’est pas toujours le cas pour le Conseil municipal de Richmond.

     La première présentation avait comme objectif la mise à jour du travail et des projets en cours de l’organisme, Cape Breton Partnership. La présidente et directrice générale de l’organisme, Carla Arsenault, est venue faire une mise à jour des projets sur lesquels son groupe travaille et expliquer comment ces projets peuvent être bénéfiques pour la région de Richmond en particulier. Carla Arsenault voulait faire une demande d’appui du gouvernement local au nom de son organisme qui œuvre en développement économique, pour l’ensemble du Cap-Breton. Elle a donc invité les conseillers à réaffirmer l’appui de Richmond, leur disant à quel point il était important pour Richmond de continuer à faire partie de son groupe. Les lecteurs se rappelleront que, lors d’une rencontre en 2019, les conseillers de Richmond avaient fait connaître leur intention de se retirer de ce partenariat pour des raisons financières.

PETIT-de-GRAT : C’est le lundi 9 mars, dans le cadre d’un 5 à 7, qu’un atelier de réseautage a eu lieu à l’Isle Madame. Cette activité ayant pour thème Gestion des ressources humaines, défis et solutions a été menée et livrée sous la bannière du Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (CDÉNÉ). Elle s’adressait aux responsables d’entreprises aussi bien qu’aux responsables d’organismes communautaires, à divers employeurs, aux immigrants, aux professionnels en ressources humaines, aux représentants des divers paliers du gouvernement et aux membres des municipalités. Erin Ryan, agente en développement économique pour la région de l’Isle Madame (CDÉNÉ), a accompagné les invités et les a présentés aux quelques personnes intéressées par le sujet, lors du 5 à 7.

     Pendant la journée du 9 mars, ces mêmes invités et personnes-ressources, accompagnés de Mme Ryan, ont pu rencontrer des entrepreneurs et responsables du secteur des ressources humaines dans la région de l’Isle Madame. Ils ont abordé les sujets de la main-d’œuvre, des ressources humaines et de l’immigration. Comme il est souvent difficile de trouver des spécialistes en région, on a pu se pencher davantage sur l’immigration comme moyen de pourvoir à ces lacunes ou à cette pénurie de main-d’œuvre. Quatre rencontres individuelles ont eu lieu pendant la journée.

YARMOUTH : Le Réseau d’entreprises pour la région de l’Ouest (WREN) de la province de la Nouvelle-Écosse a fêté le 3e anniversaire de son programme connecteur. Cette célébration a eu lieu à l’hôtel Rodd’s Grand Hotel le mercredi 4 mars 2020. Plus d’une quarantaine de personnes ont assisté à cette rencontre.

     Les participants étaient pour la plupart des employés du WREN; des représentants municipaux; des participants au programme connecteur et des membres de la communauté. Le WREN est un partenariat entre la province et les villes et les municipalités des comtés de Yarmouth et Digby, ainsi qu’avec la municipalité de Barrington. Le but du WREN est de présider au développement économique dans la région, tout en soutenant la croissance des entreprises.

PETIT-RUISSEAU : Les organisateurs du célèbre événement de vélo le Gran Fondo Baie Sainte-Marie tiendront pour la première fois le samedi 6 juin 2020 le Terra Fondo, un trajet sur piste de gravier qui longe le réseau Rails-to-Trails et d’autres sentiers partagés, dans la région acadienne de Clare.

     Larry Peach, directeur du tourisme pour la municipalité de Clare, explique : « Le Terra Fondo rejoindra le marché croissant du vélo de montagne tout en créant un nouvel événement pour attirer des visiteurs dans la région au printemps. »

CENTRE-de-METEGHAN : Le lundi 2 mars, malgré une panne d’électricité qui a touché plusieurs villages de la région, 20 membres de l’Association Madeleine-LeBlanc se sont réunies au Seashore Restaurant pour célébrer la Journée internationale des femmes qui est officiellement le dimanche 8 mars. Elles ont profité de l’occasion pour renouer leurs liens d’amitié en dégustant de délicieux desserts avec leur thé ou leur café.

     Le thème de la Journée internationale des femmes cette année est Grâce à vous. Pendant cette journée spéciale, l’on reconnaît et l’on souligne, à l’échelle mondiale, les réalisations sociales, économiques, culturelles et politiques des femmes et des filles où l’on sensibilise le public au travail qui reste à faire afin d’améliorer la vie des femmes autour du monde.

ÎLE-SURETTE : Dans le cadre de son Festival du Bon Temps, le Conseil acadien de Par-en-Bas a coordonné un souper-théâtre au Club social des Îles. Cette activité a eu lieu le vendredi 6 mars devant une salle comble. Les organisateurs de cet événement avaient annoncé le souper-théâtre il y a déjà un mois et tous les billets se sont vendus en très peu de temps, preuve que les gens appuient ce genre d’activité sociale.

     Anne LeBlanc, une artiste originale de la Baie Sainte-Marie, continue à attirer les foules avec son style de théâtre et de comédie. Nos lecteurs se rappelleront que lors du spectacle de l’an dernier, le personnage principal de Magitte avait décidé d’aller en croisière, et le début de ce spectacle marque l’arrivée de Magitte et de son amie Bertha de leur croisière.

WEDGEPORT: Une belle cérémonie honorant deux anciens combattants, Henry (Miff) O’Connell et Charlie Muise a eu lieu à la Légionde Wedgeport à 14 h le vendredi 28 février. André Boudreau a agi à titre de maître de cérémonie. Il y avait une quatre-vingtaine de personnes présentes, des représentants de plusieurs anciens combattants et des membres de leurs familles. Parmi la liste d’invités d’honneur, il y avait Danny Muise, le préfet de la municipalité d’Argyle; Don McCumber, commandant du district E; Clinton Saulnier, président de la Légion de Wedgeport; le père Albéni d’Entremont, curé de la paroisse Notre-Dame de l’Assomption, le révérend Bill Newell et George Egan.

     André Boudreau a souhaité la bienvenue à la foule qui a entendu l’hymne national. Clinton Saulnier a ensuite lu deux lettres envoyées par Chris d’Entremont et Colton LeBlanc. Le député fédéral a envoyé ses regrets de ne pas pouvoir assister à cette importante cérémonie. Il a quand même noté que la liberté que nous avons aujourd’hui, nous la devons à l’héroïsme de nos anciens combattants. Colton LeBlanc, le député d’Argyle-Barrington, a pour sa part voulu remercier les anciens combattants qui ont servi sous les drapeaux pour défendre la liberté. Colton LeBlanc a également noté qu’il ne faut jamais oublier ceux qui sont revenus de la guerre et surtout ceux qui ont fait le sacrifice ultime de leur vie pour la cause.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Le mercredi 4 mars, Simon Thibault a rendu visite à son village d’origine, la Pointe-de-l’Église, afin d’animer deux présentations à son alma mater, l’Université Sainte-Anne.

     Journaliste, rédacteur culinaire, réalisateur radio, Acadien, Queer et archiviste amateur, Simon s’intéresse à la promotion et à la diffusion des histoires issues des identités qui nous sont propres. Pantry and Palate, le premier livre de Thibault est paru en 2017. Ce livre de recettes va au-delà de la cuisine, car l’auteur y intègre parmi de nombreuses recettes de mets traditionnels propres à son héritage acadien, un récit historique et familial.

PETIT-de-GRAT : C’est le mardi 3 mars que les personnes intéressées aux soins de santé à domicile ont pu venir s’exprimer sur ce que sont les réussites et les défis à relever dans ce domaine de soins à domicile, en mettant en particulier l’accent sur les services en français.

     Dès le début de la séance, il a été souligné que le souhait de la Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse est que les gens des communautés acadiennes et francophones puissent vivre chez eux le plus longtemps possible. Le but de la consultation provinciale est d’apprécier davantage et de comprendre « les besoins distincts, les défis et les obstacles à l’accès aux services de soutien à domicile et communautaires. »

PETIT-de-GRAT : C’est le mercredi 4 mars que Billy Joyce a accepté un chèque de 10 000 $ des mains de Michel Boudreau, gérant de la Caisse populaire Saint-Joseph à Petit-de-Grat. Ce montant généreux de la Caisse Saint-Joseph ira à un projet de rénovation et de mise à jour de l’équipement qui s’impose pour le bon fonctionnement de Radio Richmond, CITU.

     Billy Joyce est coordonnateur de projets pour le compte de Radio Richmond. Celui-ci nous dit aussi que cette somme vient s’ajouter et compléter un financement de deux autres organismes gouvernementaux. Patrimoine canadien a contribué pour la somme de 64 000 $, tandis que l’Agence de promotion économique du Canada atlantique a versé la somme de 51 000 dollars.

CHÉTICAMP : Le mardi 25 février, dans le cadre du mois des Loisirs thérapeutiques, les résidants et le personnel du Foyer Père-Fiset ont réservé une journée de reconnaissance sous le thème d’une Journée hawaïenne.

     Les Loisirs thérapeutiques (LT) sont une profession qui reconnaît les loisirs, la récréation et le jeu comme faisant partie intégrale d’une qualité de vie. Le service est fourni aux individus ayant des contraintes physiques, intellectuelles, sociales ou émotionnelles qui ont un impact sur leur capacité de connaître des expériences constructives de loisir. Le but du processus des LT est d’améliorer ou de maintenir le fonctionnement physique, cognitif, social, émotionnel et spirituel afin de faciliter une pleine participation aux activités de la vie courante. « Ça joue un rôle vital dans le bien-être physique et émotif de nos résidents », estime Denise Bourgeois, directrice des loisirs.

CHÉTICAMP : Les suêtes, des vents de force d’ouragan, sont un phénomène commun à Chéticamp, mais le jeudi 27 février, une vitesse record a été enregistrée à 229 kilomètres l’heure. On estimait que la vitesse atteindrait 242 kilomètres l’heure et même plus. Les vents à 229 kilomètres l’heure seraient considérés dans la catégorie d’ouragan 4. C’était une rafale comparativement à un vent acharné.

     Le climat est toujours imprévisible avec des phénomènes climatiques variables, surtout le long de la côte nord de l’île-du-Cap-Breton. Il y a deux semaines, lorsque le vent soufflait avec une force d’ouragan, un suête brutal a secoué la région de Chéticamp et plusieurs résidants ont été inquiets, voire terrifiés.

HALIFAX : Le début de l’année est souvent marqué par les avertissements de neige et autres événements météorologiques, mais c’est aussi le temps de deux activités traditionnelles dans le calendrier de l’Alliance Française Halifax.

     Le dimanche 12 janvier, l’Alliance Française Halifax s’est associée avec Rousseau Chocolatier et LF Bakery pour offrir un après-midi d’Épiphanie.

     Une soixantaine de personnes sont venues profiter d’une délicieuse part de galette préparée par la boulangerie LF et quoi de mieux pour accompagner une galette qu’un excellent chocolat chaud préparé par Rousseau Chocolatier?