Les Mi-carêmes bien déguisés.
Les Mi-carêmes bien déguisés.

Bien des gens sont déçus de l’annulation de la Mi-carême 2020

CHÉTICAMP : Plusieurs résidants de la région de Chéticamp étaient préparés et avaient hâte au Festival de la Mi-carême qui devait avoir lieu du 15 au 21 mars 2020. Mais les nouvelles concernant la COVID-19 (la maladie à Coronavirus) ont eu pour effet de perturber la vie de tout le monde. Avec les annonces et les avertissements au sujet des mesures préventives à prendre afin d’éviter la propagation de ce virus, il y a eu plusieurs fermetures locales et des activités ont été annulées, y compris la coutume traditionnelle acadienne, la fête de la Mi-carême.

     Alors que la COVID-19 continue à se répandre partout dans le monde, plusieurs responsables communautaires, y compris la Société Saint-Pierre et la Société de la Mi-carême se sont senties obligées de suivre les précautions de santé et de sécurité contre cette pandémie et ont suivi les directives du gouvernement de la Nouvelle-Écosse.

     Lisette AuCoin-Bourgeois, directrice générale des Trois-Pignons, a expliqué. « En discussions avec les organisateurs des évènements communautaires, nous savions que nous devions prendre position et agir rapidement. Comme nous savions le plaisir que la semaine de la Mi-carême procure à plusieurs gens, nous savions que nous allions les décevoir. Toute la situation entourant la COVID-19 a augmenté si vite que nous nous sommes sentis obligés d’assurer le bien-être de notre communauté en toute priorité. La Société Saint-Pierre demande des fonds pour aider avec les activités de ce festival. Nous attendons donc de savoir si nous pourrons garder ces fonds et les utiliser pour un évènement communautaire quand cette la pandémie sera terminée ou si les fonds devront être retournés. »

     La Société de la Mi-carême est un des principaux meneurs de ce festival. La présidente Monique AuCoin a parlé de la décision d’annuler les activités au Centre de la Mi-carême. « Nous étions tous prêts pour une grande semaine de célébration et, oui, nous sommes déçus, mais nous devons faire ce qui est bien. Nous devons éviter les grandes foules et le risque de répandre le virus. Nous avons choisi d’être proactifs. »

     Les gens qui ont le vrai esprit de la Mi-carême ont trouvé une façon d’avoir du plaisir durant cette semaine en participant à cette tradition par l’entremise du réseau Facebook. « Certains ont communiqué avec nous au Centre de la Mi-carême et ont demandé s’ils pouvaient utiliser notre groupe Facebook pour partager des vidéos de gens habillés en costumes. Imaginez! Voilà une utilisation de la technologie moderne à son meilleur qui permet de faire face à ces moments d’incertitudes. »

     Personne ne semble se souvenir si la Mi-carême a déjà été annulée dans la région de Chéticamp. Eveline LeBlanc de Belle-Marche, née en 1927, affirme même : « Je ne me rappelle pas d’une seule année où nous n’avons pas célébré la Mi-carême, mais je me rappelle d’une année où le curé de la paroisse, le père LeBlanc, a interdit aux femmes d’y participer. J’avais environ quinze ans et c’était la semaine de la Mi-carême. Ma mère avait fait un fricot et trois femmes costumées lui ont fait promettre de ne pas dire qui elles étaient pour qu’elles puissent enlever leurs masques afin de manger du fricot. Le père LeBlanc avait dit aux paroissiens que s’il découvrait que des femmes avaient couru la Mi-carême, il les dénoncerait en chaire. »

     Bien connu pour son amour à l’égard de cette tradition annuelle, Charles D. Roach a déploré cette annulation. « Bien sûr, c’est très décevant. Plusieurs parmi nous avions hâte à cette coutume agréable qui interrompt l’hiver, mais nous n’avions pas le choix. Nous devions prendre toutes les précautions nécessaires et souhaiter pour le mieux. C’était la chose la plus sécuritaire à faire, mais c’est triste », déclare-t-il.

     Chez plusieurs gens, l’annulation était impensable, car dans le passé, rien n’arrêtait les coureurs les plus convaincus de la Mi-carême, même pas les suêtes de 200 km à l’heure. C’était donc une pilule difficile à avaler. Bien que les principaux organisateurs de ce festival aient annulé, il restait à consoler tous les propriétaires des résidences (hôtesses) et les gens en costumes qui iraient de maison en maison. C’était plus difficile de les convaincre de fermer leurs portes et d’éviter les rassemblements de gens. Les médias sociaux étaient inondés de commentaires et de publications partagés avec les supplications d’annuler la Mi-carême comme moyen de prévention. Plusieurs gens s’inquiétaient de ne pas connaître les visiteurs qui seraient masqués. Avaient-ils voyagé à l’étranger, été exposés au virus ou, pire encore, été infectés? Auraient-ils dû être isolés? Avec le grand nombre de personnes qui voyagent à cette époque, il serait impossible de contenir le virus. Avec sagesse, et avec un effet de dominos, les gens se sont retirés et ont accepté de suspendre cette tradition pour cette année.

     Il s’agit d’avoir une attitude selon laquelle il vaut mieux prévenir que guérir. On songe aux gens les plus vulnérables de la communauté et à réduire autant que possible la diffusion de l’infection en pratiquant la distanciation sociale.

     La coutume de la Mi-carême existe depuis plus de 400 ans et remonte à la fondation de l’Acadie et elle est célébrée ici depuis que les premiers colons acadiens habitent dans la région de Chéticamp. Le peuple local a pu continuer cette tradition de génération en génération en maintenant la tradition vivante et en la faisant croître. L’année 2020 marquera l’histoire comme l’année où la COVID-19, une maladie d’une magnitude sans égal, a réussi à faire annuler la Micarême.

CHÉTICAMP : Au cours des derniers mois, nous apprenons à vivre la « nouvelle norme » et quand cette pandémie sera finie, nous nous souviendrons de nos travailleurs de première ligne comme nos héros. Malgré les épreuves et les risques à la santé, des millions de travailleurs essentiels de première ligne continuent de faire leur travail durant la pandémie du COVID- 19. Ces citoyens acharnés maintiennent les Canadiens La vidéo de la danse du Centre Sacré Coeur se propage nourris, vont ramasser les déchets, fournissent les médicaments qui sauvent la vie, livrent les épiceries et approvisionnements, préparent la nourriture, nettoient les hôpitaux, soignent les plus vulnérables et nous gardent en sécurité

HALIFAX : La Fédération des femmes acadiennes de la Nouvelle-Écosse (FFANE) propose deux nouveaux cafés virtuels pour les femmes sur le thème : Parlons broderie! qui auront lieu le mercredi 3 juin de 19 h à 20 h et le vendredi 5 juin de 15 h à 16 h.

FRANCOPRESSE : Un article précédent de Francopresse sur le revenu minimum garanti (RMG) exposait l’engouement renouvelé pour cette idée suscitée par la création du programme fédéral de Prestation canadienne d’urgence (PCU). De nombreux groupes, partis politiques, individus et experts réclament à l’unisson que l’exemple de la PCU donne lieu à la mise sur pied d’une véritable allocation universelle de base. Évidemment, ce projet ne fait pas l’unanimité et on croirait que de nombreuses voix s’élèveraient pour s’opposer à l’implantation d’un programme si ambitieux et, surtout, si onéreux.

Les codes de service, communément appelés codes N11 en raison de leur format, sont utilisés pour fournir des services spéciaux d’accès à la composition à trois chiffres. Les attributions les plus courantes des codes N11 au Canada sont les suivantes :

(EN) Les Canadiens sont renommés pour leur facilité à rendre hommage aux différentes choses qui rehaussent la fierté canadienne. Ainsi, cer tains aliments, comme les œufs, sont officiellement reconnus comme des incontournables de l’alimentation canadienne. Ils sont nourrissants et délicieux, et bien qu’ils soient petits, on ne peut négliger l’incidence des producteurs d’œufs du Canada.

ISLE MADAME : La COVID-19 continue de faire des victimes, pour ce qui est d’événements planifiés et d’activités annuelles, prévues pour les mois à venir, dans l’Isle Madame. C’est déstabilisant, dérangeant et inquiétant, mais il est réconfortant de pouvoir affirmer que la COVID-19 n’a jusqu’à maintenant pas été la cause d’aucun décès dans la région de l’Isle Madame. Cette pandémie a toutefois fait plusieurs morts dans d’autres parties de la province, ce qui est vraiment regrettable et pitoyable. De plus, si on compare à la grippe espagnole de 1918-1919, celle-là avait fait au moins une trentaine de morts, rien que dans la paroisse de Petit-de-Grat. Le docteur Steven DeRoche, natif de Petit-de-Grat, a partagé cette information et les résultats d’une recherche qu’il a effectuée à ce sujet.

TUSKET : Dans la matinée de mardi 5 mai 2020, sous la pluie, quatre membres de la Légion 155 Wedgeport en uniforme ont déposé deux couronnes au cénotaphe de Tusket et une couronne aux cinq autres monuments de guerre où des tulipes ont été plantées l’automne dernier pour commémorer la libération de la Hollande. Les deux couronnes à Tusket portaient des rubans sur lesquels figuraient Libération de la Hollande et VE-Day (Victoire in Europe).

FRANCOPRESSE : Peut-on vivre sans plastique? Qu’en est-il pour une famille de quatre qui aime le camping, qui célèbre Noël et l’Halloween et dont les enfants vont à l’école ou à la garderie? C’est la quête dans laquelle s’est lancée la journaliste Evelyne Charuest avec Ciao plastique!, une série documentaire en trois épisodes qui sera bientôt diffusée sur les ondes d’Ici Explora. Francopresse s’est entretenu avec elle.

HALIFAX : Le gouvernement provincial prolonge l’état d’urgence pendant deux semaines supplémentaires en vertu de la loi sur la gestion des urgences (Emergency Management Act) pour la sécurité et la protection de la santé des gens de la Nouvelle-Écosse.

CHÉTICAMP : Avec les nombreuses vies qui sont tournées à l’envers à cause de la pandémie du virus COVID-19 et les routines qui ont changé pour tous, les résidants du Foyer Père-Fiset sont en séquestration depuis sept semaines. Cela signifie qu’ils n’ont aucuns visiteurs et qu’ils ne peuvent pas quitter les lieux. Ce n’étaient que les premiers gestes de précaution dans la protection de la vie.

ATLANTIQUE : La Société Nationale de l’Acadie (SNA) ajoute sa voix à celle de la Fédération des communautés francophones et acadienne et dénonce la décision de Santé Canada d’éliminer l’exigence d’étiquetage bilingue pour les produits nettoyants importés au pays. Cette décision va à l’encontre de la Loi sur les langues officielles du Canada. C’est une injure à l’endroit des communautés de langues officielles. Cinquante ans après l’adoption de cette loi quasi constitutionnelle, une exception pareille n’est pas acceptable.

HALIFAX : Des Néo-Écossais qui peinent à surmonter les conséquences dévastatrices d’une récente tuerie espèrent obtenir un engagement ferme de la part des leaders provinciaux pour qu’ils mettent sur pied une enquête publique visant à répondre à une longue série de questions.

OTTAWA : L’équipe de démonstration aérienne de l’Aviation royale canadienne (ARC), les Snowbirds, survolera les différentes villes du pays d’un océan à l’autre dans le contexte d’une tournée pancanadienne. Sept de ses avions CT-114 Tutor voleront en formation « pour saluer les Canadiens qui soutiennent la lutte contre la propagation de la COVID-19 ».

CHÉTICAMP : Durant la pandémie du Coronavirus, quand les nouvelles sont pleines de statistiques inquiétantes et avec les avis de distanciation sociale, il y a une lumière rayonnante dans les gestes de gentillesse que les gens de tous les jours et les entreprises partagent. Un peu d’aide peut aller loin et il y a nombreux exemples des façons que les voisins ont intensifiés pour se soigner mutuellement et pratiquer l’amabilité durant ces temps difficiles. Il y a une réaction en chaîne qui suit dans les communautés.

VALLÉE : À l’occasion de la journée de la Terre, qui a eu lieu le 22 avril, le CCGH (Conseil Communautaire du Grand Havre) avait lancé un appel à réaliser des vidéos pour partager les gestes écologiques que les gens posent pendant la période de confinement. C’est la vidéo de 20 secondes réalisée par l’écrivaine Mar tine L. Jacquot qui a été retenue, et le CCGH l’a affichée sur son site Facebook.

CLARE : Un défilé des responsables des premiers secours a eu lieu d’un bout à l’autre de Clare le samedi soir 25 avril. Le défilé, depuis la Rivière-aux-Saumons jusqu’à Saint-Bernard sur la route principale de la municipalité, visait à rendre hommage aux victimes de la tuerie à Portapique la fin de semaine précédente.

ISLE MADAME/RICHMOND : La pêche au homard dans la zone de pêche 29 se pratique ordinairement du 1er mai au 30 juin. Tous seront d’accord pour dire que le printemps 2020 est loin d’être ordinaire. C’est la pandémie de la coronavirus, la covid-19, qui per turbe les habitudes des pêcheurs d’ici qui n’ont mais eu à faire face à une telle situation. Aucun de ces pêcheurs n’a vécu une pandémie mondiale, étant donné que la dernière remonte à 1918-1920. C’est donc de l’histoire ancienne pour les pêcheurs d’aujourd’hui comme pour le reste du monde.

HALIFAX : De nouveaux détails émergent sur le chaos qui a entouré la chasse à l’homme de la fin de semaine en Nouvelle-Écosse, alors que la police tentait de capturer un tueur déguisé en policier et que les premiers intervenants essayaient tant bien que mal de venir en aide aux victimes — de plus en plus nombreuses.

Le gouvernement paiera les frais d’exécution d’ordonnance supplémentaires des clients du Régime d’assurance-médicaments pour les renouvellements d’ordonnances qui seraient normalement préparées pour une période plus longue. Par exemple, le gouvernement paiera les frais d’exécution pour le deuxième et le troisième renouvellement d’une ordonnance qui serait normalement préparée pour une période de 90 jours.

EN : Pour bon nombre d’entre nous, la protection de l’environnement est une priorité indéniable, et pourtant nous avons parfois l’impression de ne pas être en mesure de faire une différence sur le plan individuel. Toutefois, plusieurs petits gestes que vous posez peuvent avoir impact important.

HALIFAX : Les travailleurs de première ligne dans tous les établissements de soins de longue durée, les établissements de soins pour bénéficiaires internes et les organismes de soins à domicile, publics et privés,devrontmaintenantporter des masques pour contribuer à réduire la propagation de la COVID-19. La distribution de masques à ces travailleurs a débuté au cours de la fin de semaine.