Allister Surette, à gauche, et Guy LeBlanc devant le Conseil municipal de Clare.
Allister Surette, à gauche, et Guy LeBlanc devant le Conseil municipal de Clare.

« Arrêt » : dernière chance de sauver l’Édifice Sainte-Marie

Richard Landry
PETIT-RUISSEAU – À la rencontre du Conseil municipal de Clare le 21 juillet, Guy LeBlanc et Allister Surette se sont présentés au nom de la Société édifice Sainte-Marie de la Pointe (SESMP). Ils ont demandé un appui financier pour obtenir une consultation spécialisée en vue d’une stratégie nationale de collecte de fonds pour sauver l’ancienne église Sainte-Marie. La réunion régulière du Conseil municipal a aussi accueilli les jeunes du projet de panneaux d’arrêt bilingues en Clare.
Les conseillers Danny Hill, Philippe Gaudet et Yvon LeBlanc à gauche, et Eric Pothier et Brian Comeau à droite, ont accueilli les étudiants Blake Thériault, Nicole Thibodeau, Crystal Madden et Gaétan Deveau à la réunion du Conseil municipal le 21 juillet.  

La SESMP avait jusqu’au 31 septembre 2021 pour obtenir les fonds pour rénover l’ancienne église de la Pointe-de-l’Église. Elle est la plus grande église en bois en Amérique du Nord, qui a été reconnue comme le premier lieu de culte à préserver selon la National Trust du Canada. Un groupe de bénévoles, rassemblé par André Valotaire, et présentement sous la présidence de Pierre-Alphonse Comeau, est à l’œuvre depuis 2017 pour faire de l’ancienne église un monument aux Acadiens de la Baie Sainte-Marie. Le groupe veille à l’utilisation future de l’édifice.


Guy LeBlanc et Allister Surette ont résumé le travail et les consultations qui ont été entrepris au cours des dernières années. Il y a eu un sondage auprès de la population pour voir si elle veut préserver l’édifice. C’était unanime; un grand « oui ».


Il y a aussi eu une étude de la firme ATN qui a conclu que le Comité local et sa communauté ne sont pas en mesure de gérer un projet de cette envergure localement. Ce montant continue de croître depuis les premières estimations de 3 millions en 2019, vu le coût des matériaux et la détérioration de l’édifice.


Selon le Comité, voilà la dernière étape pour sauver l’édifice. Il faut maintenant embaucher une firme pour aider à cueillir les fonds, partout au pays, vu la grandeur du projet.


Vu que l’échéancier de l’entente avec l’archevêque de Yarmouth va arriver à sa fin le 30 septembre, le Comité a demandé une extension d’une autre année pour l’achat de l’édifice pour un dollar. Si l’extension n’est pas accordée, le Comité doit mettre fin à son travail.


« L’édifice est iconique, unique. Les jours de la pandémie COVID-19 [qui persistent depuis mars 2020] ne nous ont pas aidés. Le montant de 11,5 millions de dollars est beaucoup plus gros que prévu. Le coût a doublé à cause de la pandémie et est trop gros pour la communauté locale. Il faut approcher les gouvernements et les grosses compagnies [au niveau national pour recueillir le montant requis pour remettre l’édifice en bon état et en faire un monument pour les Acadiens du Sud-Ouest de la province] », selon Guy et Allister.


« L’édifice, qui n’est plus une église, peut être un lieu de spectacles, un columbarium et un musée/monument pour les Acadiens d’ici, entre autres. Il faut la conserver. L’édifice dans sa condition actuelle ne va pas durer », ont-ils ajouté.


Le Conseil municipal a voté pour accorder un montant de 20 000 $ envers l’embauche d’une consultation spécialisée. La stratégie nationale de collecte de fonds de la Société pourra progresser, à condition que l’archidiocèse accorde l’extension d’un an et que les autres fonds nécessaires pour la consultation soient obtenus.


Installer les panneaux d’arrêt bilingues


Lors de la rencontre du Conseil municipal, il y a aussi eu une présentation du groupe de jeunes de l’École secondaire de Clare qui a réussi à obtenir des panneaux d’arrêt bilingues dans la région. Les élèves Blake Thériault, Nicole Thibodeau, Crystal Madden et Gaétan Deveau ont expliqué que la province va installer les panneaux « arrêt » dans les régions acadiennes de la Nouvelle-Écosse qui en font demande.


Les élèves ont demandé au Conseil d’envoyer une lettre au ministère des Transports pour appuyer leur demande d’installer les panneaux en Clare. Le Conseil municipal a accepté d’envoyer la lettre d’appui. Les autres municipalités de la province qui veulent avoir des panneaux d’arrêt bilingues peuvent en faire la demande aussi.