Phil Comeau.

Phil Comeau sur une liste des 30 francophones célèbres du Canada

COMEAUVILLE : Deux ans après avoir vu sa biographie publiée dans l’Encyclopédie canadienne de Historica Canada, le cinéaste Phil Comeau voit son nom ajouté à la liste des 30 francophones célèbres du Canada dans l’Encyclopédie canadienne.

     Parmi les cinq Acadiens faisant partie de la liste, Phil Comeau est le seul qui est originaire de la Nouvelle-Écosse. Les quatre autres Acadiens sont originaires du Nouveau-Brunswick et incluent l’écrivaine Antonine Maillet, le chanteur Roch Voisine, l’ancien lieutenant-gouverneur Herménégilde Chiasson, et l’ancien gouverneur général Roméo LeBlanc.

     Phil est parmi trois cinéastes canadiens nommés avec Denys Arcand et Jean-Marc Vallée. Les autres artistes nommés sur la liste sont les chanteurs Félix Leclerc, Céline Dion, l’acteur Roy Dupuis, les écrivains Antonine Maillet, Dany Laferrière, Gabrielle Roy, Émile Nelligan et le peintre Jean- Paul Riopelle.

     Dix-huit personnes sont originaires du Québec. De l’Ontario, sont nommés l’homme d’affaires Paul Desmarais, l’écrivain Daniel Poliquin et l’acteur Roy Dupuis; du Manitoba sont nommés l’écrivaine Gabrielle Roy et le chef métis Louis Riel; de la Saskatchewan l’ancienne gouverneure générale Jeanne Sauvé ; et de l’Alberta le joueur de hockey René Bourque. Douze personnes sur les trente sont aujourd’hui décédées.

     Le cinéaste acadien Phil Comeau est toujours prolifique et il va cet été réaliser un nouveau film pour lequel il a fait appel au socio-financement public. C’est une première réussite dans ce réseau pour la production d’un film acadien. Il va tourner son film danslestroisprovincesMaritimes en amont et pendant le Congrès Mondial Acadien lors de la visite des Acadiens français de Belle-Île- en-Mer (France). Récipiendaire de 92 prix de divers festivals de films à travers le monde, Phil Comeau est membre de l’Ordre du Canada, de l’Ordre du Nouveau-Brunswick, de l’Ordre de la Pléiade, de l’Ordre des francophones d’Amérique et de l’Ordre des arts et des Lettres de la France.

Voir la liste complète des nommés au www. thecanadianencyclopedia.ca/fr/ article/30-francophones-celebres


Références :
https://www. thecanadianencyclopedia.ca/ fr/article/30-francophones- celebres
https://www. thecanadianencyclopedia.ca/fr/ article/phil-comeau
https://www. thecanadianencyclopedia. ca/en/article/30-famous- francophones


TUSKET : Le Conseil acadien de Par-en-Bas a coordonné et organisé un spectacle de musique de jazz dans la salle Père-Maurice-LeBlanc le jeudi 8 août. Les invités spéciaux étaient Steve et Greg Amirault de Montréal. Ces deux musiciens, des Acadiens originaires de la région des Buttes-Amirault, se sont distingués sur la scène nationale et internationale. Ils ont su divertir un auditoire qui apprécie le jazz. Le spectacle a commencé à 19 h et il s’est terminé vers les 21 h. Les deux musiciens se sont présentés eux-mêmes et ils n’ont pas perdu de temps à offrir une musique de qualité qui a su plaire à tous les goûts.

     Pendant la soirée, Steve Amirault a montré qu’il pouvait faire du bon jazz sur le piano à queue de la salle Père-Maurice- LeBlanc. Il a également chanté de sa belle voix plusieurs chansons. Son frère Greg Amirault a régalé la foule avec sa guitare électrique. Les deux ont présenté une variété de chansons dont certaines étaient leurs propres compositions et d’autres chansons leur avaient été inspirées par d’autres artistes.

     Steve Amirault est le plus jeune des deux frères. Il est le fils d’Ivan et de Lorraine Amirault (aujourd’hui décédés) des Buttes-Amirault. Après avoir complété ses études dans les écoles de la région, il a poursuivi des études en musique à l’Université Saint Francis Xavier à Antigonish et à l’Université McGill à Montréal. Steve est maintenant professeur de musique à l’Université McGill. Il a été musicien à Toronto, New York et il a même passé une demi-année au Japon pour un projet particulier.

     Steve Amirault est l’auteur de six enregistrements; parmi ses chansons les plus populaires, on trouve : Hold On; Let Go; All of Me; Moon River; Embraceable You; Lullaby of Birdland; Just Believe et Japanese Lullaby.

     En novembre 2017, Steve Amirault a reçu un octroi du Conseil canadien qui lui a permis de faire une tournée avec sa musique de jazz aux endroits suivants : Edmonton, Calgary, Vancouver et Montréal. Pendant cette tournée, Steve Amirault a également coordonné des formations aux universités MacEwan, Capilano, et Concordia. Certaines de ses plus récentes présentations ont été avec les musiciens canadiens : Kelly Jefferson, Reg Schwager, Terry Clarke, Barry Elms, Steve Wallace, Neil Sevainson, et Alison Young.

     Steve Amirault est un musicien extraordinaire qui a accumulé plusieurs distinctions au fil de sa carrière remarquable au pays et à l’international.

     Greg Amirault est un Acadien fier de la région. Il est revenu faire une tournée en Nouvelle- Écosse, 40 ans après avoir reçu son certificat de fin d’études secondaires à l’ancienne école de Sainte-Anne-du-Ruisseau. Il habite la grande ville de Montréal depuis 1987. Il est titulaire d’un diplôme en jazz de l’Université Saint Francis Xavier ainsi que d’un baccalauréat et d’une maîtrise en jazz de l’Université McGill. Il a enregistré avec le quatuor Eduardo Pipman, et le chanteur George Evans et il possède son propre enregistrement intitulé Acadian Folk Song. Il a étudié avec Greg Clayton, Roddy Elias, et Ben Monder.

     Voici les chansons présentées par Steve et Greg Amirault : For Pete’s sake; A Work in Progress; Per fect World; The Girl from Ipanema; Acadian Folk Song; Tenor Madness; Dindi; Je vois Clément danser; My one and only Love; In a sentimental mood, Corcovado; Japanese Lullaby et Bye Bye Blackbird.

Suite à la présentation de leur musique de jazz, les deux artistes ont remercié leur auditoire et ils ont exprimé leur reconnaissance de pouvoir présenter leur musique à un auditoire de leur coin de pays.

TORONTO (ON) : En 1755, plus de 150 ans après leur arrivée en Nouvelle-Écosse, les Acadiens apprenaient que la Couronne britannique confisquait leurs terres et possessions. La Dépor tation qui a suivi a duré huit ans, alors que les soldats regroupaient les civils terrifiés et brûlaient leurs maisons et leurs récoltes, expulsant de force plus de 10 000 Acadiens des Maritimes. En cette fête nationale de l’Acadie, une nouvelle Minute du patrimoine raconte leur histoire de tragédie et de résilience.

     Descendants des premiers colons français, les Acadiens ont au fil des générations développé une nouvelle culture et de nouvelles traditions. Ils se sont nommés « Acadiens » afin de se différencier des colons français plus récents et de se distancier de la Couronne française. Néanmoins, les Acadiens sont devenus une cible au centre de tensions grandissantes entre les Français et les Britanniques à la veille de la guerre de Sept Ans. Plusieurs ont été déportés dans les colonies américaines et en Angleterre, alors que d’autres ont organisé des résistances ou se sont enfuis en Nouvelle-France.

     À partir de 1763, les Acadiens ont pu retourner dans leur terre patrie à condition de vivre en petites communautés et de promettre allégeance à la Couronne britannique. Ces communautés existent toujours dans le paysage des Maritimes, et la culture et les traditions acadiennes perdurent.

     « L’histoire de l’expulsion des Acadiens est souvent négligée dans notre histoire », a dit Anthony Wilson-Smith, président et chef de la direction de Historica Canada. « Nous sommes fiers de partager ceci avec les Canadiens et d’augmenter ainsi leur connaissance de l’histoire. »

    La Minute du patrimoine « La Déportation acadienne » a été filmée à Annapolis Royal, le lieu de la première colonie acadienne, ainsi qu’à Canning, en Nouvelle-Écosse, sur des plages où la Déportation s’est réellement déroulée. Pour plus de renseignements au sujet de la Déportation acadienne, consultez: www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/la-deportation-des-acadiens

     Pour plus de renseignements au sujet de la culture acadienne, consultez: www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/la-culture-acadienne-584ae

     Cette Minute du patrimoine a été produite par Historica Canada et Fifth Town Films. Elle a été écrite et réalisée par Tess Girard (As the Crow Flies), avec le réalisateur acadien Phil Comeau comme consultant au scénario. Parmi les autres consultants, on retrouve le Dr Stephen White, généalogiste, l’historien Maurice Basque de l’Université de Moncton, et Véronique Mallet, directrice générale de la Société nationale de l’Acadie. La célèbre auteure acadienne Antonine Maillet a effectué la narration finale, et c’est la voix de l’auteure et interprète acadienne Julie Doiron qui est entendue sur la musique.

     Pour Melissa O’Neil, Coordinatrice pour Minutes du patrimoine : « Je suis ravie d’avoir pu faire partie de la création de cette Minute du patrimoine. C’est un rêve qui se réalise pour moi de pouvoir propager mon histoire de famille au pays. Finalement notre histoire entre dans la collection! Comme Acadienne, je trouve que l’histoire de la Déportation circule souvent dans nos communautés un peu comme un mythe. C’est arrivé il y a si longtemps que c’est de la misère pour nous à imaginer la réalité de cet événement. Dans cette Minute, nous voulions démontrer le traumatisme immédiat d’être séparé de son mari et parfois de ses enfants et d’être placé sur un bateau pour une destination inconnue. Nous avons tourné cette Minute sur les plages actuelles de la Déportation en Nouvelle-Écosse et l’expérience de voir nos acteurs reproduire ce traumatisme sur le plateau de tournage à cet endroit, pour moi, c’était très émotionnel. J’ai beaucoup pensé au sacrifice de mes ancêtres pour préserver notre culture et ç’a renforcé ma fierté acadienne. »

      Les Minutes du patrimoine sont rendues possibles grâce au financement du ministère Patrimoine Canada. La Minute du patrimoine « La Déportation des Acadiens » a reçu du soutien financier additionnel du gouvernement de la Nouvelle-Écosse. Le soutien technique pour la Minute du patrimoine « La Déportation des Acadiens » a été assuré par Dazmo Camera et William F. White International, qui ont fourni l’équipement cinématographique nécessaire pour la production.

     Historica Canada offre des programmes que vous pouvez utiliser pour explorer, apprendre et réfléchir à notre histoire et à ce que signifie le fait d’être Canadien.

MONCTON (N.-B.) : Unis TV a diffusé le documentaire acadien Le royaume perdu le lundi 12 août à 22 h (HA). Le musicien Joseph Edgar et le passionné d’histoire Éric Allard partent à l’aventure, à la recherche du royaume de Norembègue.

     Où se situe aujourd’hui cette Terre de Norembègue mentionnée au XVe siècle par Verrazano et bien d’autres navigateurs? Pourquoi l’existence de la ville de Norembègue a-t-elle été réfutée par Champlain même s’il n’avait vu aucun vestige ou trace de civilisation en amont de la rivière? À bord de leur Westfalia, Joseph et Éric sillonnent le littoral atlantique en quête de réponses. Les rencontres avec différents spécialistes permettent de remonter le temps et ensemble, ils tentent de comprendre un jalon important de l’histoire.

     Selon Joseph Edgar : « J’ai accepté tout de suite de faire ce documentaire, car de un, je savais à quel point mon ami Éric était passionné par ce sujet et que peu importe si j’y croyais ou pas, ça me tentait de l’épauler dans cette quête. De deux, je suis moi-même passionné par les histoires cachées et mystérieuses et encore plus par celles du territoire acadien et des provinces Maritimes. Il y en a plein et j’ai l’impression que ce documentaire va ouvrir plein de portes derrière lesquelles se cachent peut-être des réponses à d’autres questions. On sait que l’histoire est écrite par les conquérants et que bien des choses nous sont cachées afin de protéger les acquis de ces conquérants. J’adore la mission que s’est donnée Éric de tenter de remettre les pendules à l’heure. Ça prend quand même des « guts » de questionner plus de 400 ans d’histoire et d’historiens et le faire avec autant de conviction. »

     Pour Éric Allard : « J’ai voulu faire ce documentaire parce que je m’intéresse depuis longtemps à l’histoire du Canada et des débuts méconnus de la Nouvelle- France en Amérique du Nord, quand la côte d’Acadie s’appelait Norembègue. C’est en comparant des cartes du XVIe siècle en 2005 que j’ai découvert que les anciennes côtes de Floride, de Virginie et de Norembègue se trouvaient à l’origine sur le littoral atlantique de la Nouvelle-Écosse.

     Ça vient un peu bouleverser l’histoire du littoral atlantique telle qu’on la connaît aujourd’hui. Ce merveilleux royaume de Norembègue, Champlain ne l’a jamais trouvé en 1604, mais il y a bien des explorateurs qui ont relaté l’avoir vu et l’avoir visité auparavant. Finalement, on découvre que ce serait Verrazano, au service du Roi de France, qui aurait découvert cet endroit-là en 1524. »

     Réalisé par Julien Cadieux et produit par Bellefeuille production, ce documentaire de 52 minutes invite à tendre les voiles et à partir à la découverte de l’histoire peu connue du littoral atlantique canadien. En complément, des capsules vidéo sur les grandes explorations historiques sont disponibles sur le site web d’Unis TV. Le vidéoclip de la chanson Longtemps passé, une composition originale de Joseph Edgar réalisée expressément pour le documentaire, s’y retrouve également.

     Le royaume perdu a été présenté en primeur le dimanche 28 juillet à la séance Unis TV du Festival acadien de Clare en Nouvelle-Écosse.

     Les spécialistes du documentaire comprennent : François-Marc Gagnon, historien; David Mazerolle, botaniste; Vincent Masse, professeur de littérature; Maurice Basque, historien; Albert Marshall, aîné mi’kmaq; Jill Francis, interprète Parcs Canada; Paul Surette, historien; Danny Hannigar, curateur Musée Oak Island; Alessandra Nadudvari et auteure Ken Donovan, historien.

MONCTON (N.-B.) : Par décret du premier ministre en date du 31 mai 2018, Édith Butler a été nommée au grade de Chevalier des Arts et des Lettres. Cette distinction honorifique lui sera formellement remise par le consul général de France à Moncton, Johan Schitterer, le lundi 19 août 2019, lors d’une cérémonie qui aura lieu à 16 h au Consulat général de France à Moncton.

     L ’Ordre des Arts et des Lettres est un ordre honorifique conféré annuellement par le ministre de la Culture de la République française en fonction de recommandations qui lui sont transmises par le préfet et le conseil de l’Ordre des Arts et des Lettres. Il récompense les personnes qui se sont distinguées par leurs créations dans le domaine artistique ou littéraire, ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des Arts et des Lettres en France et dans le monde.

     Originaire de Paquetville dans la province du Nouveau- Brunswick, Édith Butler a, depuis 1964, fait connaître sa culture et s’est peu à peu imposée comme une icône incontournable de l’identité acadienne et de la variété francophone, tant au Canada que sur la scène internationale. Elle a tourné à de nombreuses reprises en France et s’est produite dans de grandes salles comme le Théâtre de la Ville et l’Olympia de Paris. Édith Butler a conquis un très vaste auditoire grâce à ses chansons fougueuses et engagées. Récipiendaire du prix de l’Académie Charles-Cros dès son album « Je m’appelle Édith », elle a enregistré deux cent cinquante chansons et poursuit toujours une carrière active tant sur disque que sur scène.

     Par cette nomination au grade de Chevalier des Arts et des Lettres, le Gouvernement français entend rendre hommage à Mme Butler pour sa carrière artistique remarquable et son engagement sans faille pour le rayonnement des francophonies au Canada et à l’international.

CHÉTICAMP : Cette fin de semaine, lors des festivités du Festival acadien de Chéticamp, mon fils de six ans, Dominic, m’a posé plein de questions sur ce que représentent les couleurs du drapeau acadien et des décorations. Ça m’a motivée à écrire sur les festivités qui s’annoncent pour souligner la journée réservée à honorer nos ancêtres et à afficher notre fierté pour qui nous sommes et qui nous sommes devenus. Ce mois-ci, les Acadiens d’un océan à l’autre célébreront en grandes pompes la fête nationale des Acadiens.

     La Fête nationale des Acadiens est célébrée au Canada chaque année le 15 août, pour commémorer la culture acadienne. C’est lors du premier Congrès national des Acadiens tenu à Memramcook, au Nouveau-Brunswick, en 1881, que les dirigeants acadiens ont reçu le mandat de fixer la date de cette célébration, qui est aussi la fête de l’Assomption de Marie.

     Ce n’est qu’au prix de nombreuses épreuves et de luttes que nos ancêtres ont obtenu le droit d’être reconnus comme peuple acadien. En 1881, à Memramcook, ils choisissent le 15 août de chaque année pour célébrer la fête nationale des Acadiens, la fête de l’Assomption de la Vierge Marie. C’est trois ans plus tard, dans la matinée du samedi 16 août 1884, à Miscouche, à l’Île-du-Prince-Édouard, que le nouveau drapeau national de l’Acadie fut officiellement hissé pour la première fois devant l’église Saint-Jean-Baptiste de Miscouche. L’honorable Pierre- Amand Landry présidait cette cérémonie. Une fois ce premier drapeau acadien déployé, le père N. C. A. Boudreault, curé de la paroisse de Miscouche, a commandé une salve d’armes à feu qui a été saluée par les applaudissements enthousiastes de la population de Miscouche et des délégués de la deuxième Convention nationale acadienne.

     Oui, les Acadiens ont adopté leur propre drapeau. Ce drapeau tricolore représentait leurs origines françaises. Ils y ont ajouté l’étoile jaune comme symbole de la Vierge Marie... l’étoile de la Mer. Ce serait le drapeau national des Acadiens français. C’est aussi à cette époque qu’ils ont adopté comme hymne national l’Ave Maris Stella.

     Au fil des ans, le drapeau acadien est devenu le symbole le plus puissant de l’identité culturelle du peuple acadien. Plus près de chez nous, mais à la même époque, le 15 août 1898, plusieurs paroissiens de notre région acadienne se sont joints aux efforts pour faire de cette fête nationale des Acadiens et de la fête de l’Assomption un événement historique. Ils se sont réunis pour cette occasion spéciale afin de rendre hommage à leurs ancêtres en soulignant cette journée de célébration, qui allait devenir une tradition pour les années à venir jusqu’à se poursuivre encore aujourd’hui.

     C’est à Grand-Étang lors de cette fête spéciale que le tout premier drapeau acadien a été déployé dans l’île du Cap- Breton. En effet, c’est lors de la procession de l’église Saint- Joseph de Saint-Joseph-du- Moine jusqu’au lieu désigné que Bill (à Jean/Michon) Cormier, un paroissien âgé de 79 ans, a porté le drapeau avec un tel sentiment de fierté qu’il a profondément touché les gens. Les festivités avec le révérend Fiset étaient aussi empreintes d’honneur et de fierté. Moise J. Doucet, député à l’Assemblée législative à Halifax, Joseph (à Romuald) Doucet, conseiller du comté, et Charles J. Aucoin, enseignant à Chéticamp, étaient parmi les dignitaires ayant participé à la cérémonie officielle.

     Les couleurs du drapeau acadien – bleu, blanc et rouge comme le tricolore français – témoignent des origines françaises du peuple acadien. La seule différence est l’étoile jaune/or dans le coin supérieur gauche. Le bleu représente le ciel et la mer – harmonie et loyauté. Le blanc symbolise la pureté de leur esprit – ainsi que la paix et l’espoir. Le rouge symbole de sang et de courage est un rappel du passé, du martyre subi et des sacrifices imposés. Une étoile jaune/or pour la Vierge Marie, patronne des Acadiens ou l’étoile du Nord que les pêcheurs avaient l’habitude de suivre pour rentrer chez eux.

     Les visiteurs demandent souvent ce que signifie l’Acadie. Qui sont les Acadiens? Après quelques recherches, j’ai découvert qu’on doit à l’explorateur italien,  Giovanni Verrazano, d’avoir nommé ce lieu Acadie. C’est lors d’un voyage de découverte, commandé par le Roi de France en 1524, que Verrazano donna le nom d’Arcadia à la région de la côte Atlantique qui correspond à l’actuelle Virginie. Frappé par la beauté du paysage, il s’est souvenu de l’Arcadie de la Grèce antique. Par la suite, les cartographes ont toutefois déplacé le nom du lieu vers le nord (l’actuelle partie continentale de la Nouvelle- Écosse) et ont graduellement changé l’orthographe pour Larcadia, Cadie, La Cadie et finalement, l’Acadie.

     Le nom Acadie peut aussi avoir été influencé par la langue micmac où le mot « cadie » signifie lieu d’abondance; ce lexème se retrouve dans des toponymes tels que Tracadie et Shubenacadie.

     Les Acadiens sont les descendants des premiers colons français et, souvent, des Métis, installés dans certaines parties de l’Acadie, dans la région nord-est de l’Amérique du Nord, qui comprend maintenant les provinces Maritimes canadiennes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard, la Gaspésie (au Québec), et s’étend jusqu’à la rivière Kennebec, au sud de l’État du Maine.

L ’histoire des Acadiens a été fortement influencée par les six guerres coloniales qui se sont déroulées en Acadie au cours des XVIIe et XVIIIe siècles (à savoir les quatre guerres de la Conquête, la guerre du père Rale et celle du père Le Loutre). Finalement, la dernière des guerres de la Conquête a entraîné l’expulsion des Acadiens de la région par les Britanniques. Après la guerre, de nombreux Acadiens sont sortis de la clandestinité ou sont revenus en Acadie des colonies britanniques où ils avaient été déportés. D’autres sont restés en France et certains ont émigré de là en Louisiane, où ils sont devenus des Cajuns, une déformation du mot Acadiens. Le XIXe siècle a vu le début de la Renaissance acadienne et la publication d’Évangéline, qui a contribué à galvaniser l’identité acadienne. Au cours du siècle dernier, les Acadiens et les Acadiennes ont réalisé des progrès dans les domaines de l’égalité des droits linguistiques et culturels en tant que groupe minoritaire dans les provinces Maritimes du Canada.

     Les Acadiens d’ici et d’ailleurs ont une histoire unique qui a été transmise de génération en génération. Même au fil des siècles, la redécouverte du folklore acadien a donné lieu à toute une littérature : des volumes et des volumes d’histoires, de légendes, de chansons, de recettes et de romans ont été publiés et contribuent à la vitalité culturelle du peuple acadien.

     Vive l’Acadie – Soyez fier de votre patrimoine!

COMEAUVILLE : Le matin du vendredi 2 août, vers 10 h 30, une grande foule d’enfants, de bébés et de parents ont rempli la salle Marc-L’Escarbot avec leurs énergies effervescentes et leurs chorégraphies hyperactives. Heureusement que l’artiste sur scèneavaitautantd’enthousiasme qu’eux! Art Richard a captivé les jeunes pendant une heure, avec des chansons, des danses et beaucoup de par ticipation de la foule. Des enfants d’un an à 10 ans ont pu s’amuser avec la musique acadienne, provenant du Nouveau-Brunswick à la Louisiane. Art Richard a utilisé sa guitare, son accordéon à homard (qui dansait avec lui), et ses cuillères pour divertir les enfants, mais son spectacle n’est pas seulement une présentation de musique.

     En plus, Art Richard a interprété des chansons à répondre, des chansons avec des danses intégrées et même des chansons où les jeunes ont ajouté des paroles uniques. Pendant toute l’heure, les enfants ont chanté, dansé et ri! Art Richard avait quelques histoires comiques entre les chansons pour les parents. Avec treize albums, cinq DVD et plus de vingt ans d’expérience, il sait comment faire bouger la foule et c’est évident qu’il met son cœur dans tout ce qu’il fait.

     Vers la fin du spectacle il a fait monter Évangéline et Gabriel sur l’estrade en plus du bénévole du Festival, Emile Comeau, pour faire la danse du moustique. Finalement, Art Richard a invité les enfants à monter sur l’estrade pour jouer des cuillères, après leur avoir montré comment les utiliser. Un grand groupe d’enfants sont montés sur scène pour s’asseoir et jouer des cuillères avec Art Richard. Une belle façon de terminer un spectacle qui rayonnait de joie.

     L ’activité était entièrement gratuite; il y avait des CD et DVD à vendre, et le tout a été parrainé par Vélo Baie Sainte-Marie et le Conseil scolaire acadien provincial.

     Plus tard dans la journée, l’équipe du festival avait organisé une leçon de danse louisianaise menée par le groupe de musique T’Monde. À 15 h, au Centre des anciens combattants, un groupe animé de jeunes, d’adultes et de plus vieux ont sauté dans leur leçon de danse. Deux des musiciens de T’Monde, Kelli Jones et Megan Constantin, ont mené la danse avec les hommes d’un bord et les femmes de l’autre. Ils ont commencé avec des pas simples et ont entraîné les gens dans des rondes en faisant ces pas. Au son de la musique cajun, les participants ont pu avoir un avant-goût de cette danse de la Louisiane. Ils ont sûrement pu étaler leurs nouvelles connaissances lors de la Soirée louisianaise, vendredi soir à 19 h 30.

     La Soirée louisianaise « Su Ambroise » n’aurait jamais pu aller mieux. Avec une participation très élevée, tout le monde a eu la chance de chanter et danser avec le groupe louisianais T’ Monde et bien sûr ils ont tous pu se régaler de gumbo! Dès la première chanson jouée, les spectateurs dansaient. Avec la présence de plusieurs gens de la Louisiane en vacances pour le Festival acadien de Clare, les two-steps louisianais étaient à l’honneur sur la piste de danse. Nul doute qu’une soirée où nous célébrons la Louisiane n’irait pas sans la présence de mardi-gras qui très bien déguisés ont ajouté beaucoup de vie et de couleur à la soirée.

     Après une soirée de la Louisiane très excitante, samedi matin il était le temps de se détendre afin de se préparer pour deux événements formidables. Juste après l’heure du dîner, une trentaine de personnes sont venues tester leurs connaissances au Tournoi – À tchi ?. Le jeu de cartes À tchi ? crée par Chad Comeau et Marc d’Entremont fait appel à la mémorisation des noms acadiens. Le tournoi qui a duré environ deux heures offrait aux participants la possibilité de gagner trois prix : 1er prix : 100 $, 2e prix : 50 $ et 3e prix : 20 $. Avec de la compétition intense dans la salle, les gagnants ont bien mérité leurs prix. Voici les gagnants : 1er prix : Gabrielle Viger du Nouveau-Brunswick, 2prix : Thomas Saulnier (Thomas à David à Tommy à Lesley) originaire de Saulnierville, qui habite présentement aux États- Unis; et 3e prix : Derek d’Entremont (Gabriel du Festival acadien de Clare 2019) originaire de Pubnico-Ouest. Si vous voulez acheter un jeu d’À tchi ? ceux-ci sont en vente à plusieurs différents endroits en Clare (Sip Café Meteghan, Comeau’s Foodland, Centre acadien – Université Sainte-Anne, entre autres) ou vous pouvez vous le procurer en ligneau www.etsy. com/ca/listing/707505960/

     Pour clore cette semaine remplie d’activités, le Festival acadien de Clare a présenté le Grou Tyme! Avec entre 650 à 750 personnes dans la tente à l’extérieur du Rendez-vous de la Baie à l’Université Sainte-Anne, le monde a eu beau! Avec les talents musicaux des artistes en vedette : Zachary Richard, Bois Joli, Cy et DJ Arthur Comeau, c’était une soirée à ne pas manquer. L’énergie et la fierté acadienne étaient bien présentes! Le Grou Tyme, qui a commencé vers 20 h 30 avec Zachary Richard s’est terminé un peu avant 1 h du matin avec le groupe Cy, qui venait tout juste de lancer son nouvel album Acadian Dream.

     Le Festival acadien de Clare 2019 est certainement un festival des plus remarquables! Merci et félicitations aux employés du Festival acadien de Clare : Daniel LeBlanc, Janik Dugas et Renée Cleveland ainsi qu’au conseil d’administration du Festival acadien et tous leurs bénévoles pour l’excellent travail!

CHÉTICAMP : Notre comté est reconnu pour sa diversité d’activités culturelles et de festivals, sur tout durant l’été. Qu’il s’agisse de nos multiples parlers et langues, de nos plages, de nos couchers de soleil spectaculaires, de nos vues panoramiques, de nos nuits chaudes et claires propices à l’observation des étoiles, de nos corvées diverses, des festins de homard, de nos randonnées guidées, de nos croisières d’observation de baleines, de nos défilés, de notre musique, de notre danse traditionnelle, de notre cuisine et quoi encore, il y en a pour satisfaire tous les goûts!

     Ceux qui attendaient avec impatience le début des productions du Conseil des arts de Chéticamp n’auront certainement pas été déçus par la première production musicale de la saison. La production Adèle et Léo a été présentée sept soirs à La Place des arts Père-Chiasson à l’École NDA au cours du mois de juillet et elle a connu un franc succès! Cette comédie musicale a été écrite par le très talentueux comédien Ryan Doucette, qui connaît bien la scène et Chéticamp de surcroît.

     Originaire de la Baie Sainte-Marie, Ryan Doucette a commencé sa carrière en présentant en tournée son spectacle de mime solo Ryan Doucette : Première ronde. Il a fait ses débuts au théâtre en anglais au Eastern Front Theatre, en 2008. Il a été acclamé pour sa performance dans la production originale de Cloudburst de Thom Fitzgerald dans sa Nouvelle-Écosse natale, et il a par la suite joué dans la version cinématographique aux côtés d’Olympia Dukakis et de Brenda Fricker, toutes deux lauréates d’un Academy Award. Il a par la suite joué dans The Disappeared et dans Copperhead de Ron Maxwell. Il est de nouveau monté sur scène dans Whale Riding Weather et His Greatness et a joué un rôle récurrent dans Forgive Me. Il a remporté le prix Merritt pour sa performance dans His Greatness. Nous sommes très chanceux d’avoir Ryan Doucette comme directeur artistique au Conseil. Les gens aiment travailler avec lui, car il partage avec générosité ses talents d’acteur, de réalisateur et, bien sûr, son inébranlable sens de l’humour.

     Ce spectacle mettait en vedette les jeunes de Chéticamp, dont Lilianne Cormier, Louise AuCoin, Amélie Larade et Stéphane LeBlanc. Trois musiciens, Michelle Deveau, Douglas Cameron et Brian Doyle, ainsi que des danseurs à claquettes, ont partagé la scène avec les acteurs. L ’intrigue était celle d’une compagnie de théâtre qui doit livrer une bonne représentation d’une production sur la Déportation des Acadiens de 1755 et elle se concentre plus spécifiquement sur deux personnages, Adèle et Léo. L’histoire qui nous ramène bien des siècles en arrière et revient sur une période de grands bouleversements dans notre histoire acadienne comportait aussi des éléments d’humour et de musique.

     « Je pense que ce qu’il y a de mieux avec de telles productions, c’est qu’elles aident notre jeune génération à comprendre ce que nos ancêtres ont vécu et à ne pas oublier leur patrimoine, explique Joeleen Larade, directrice générale du Conseil des arts de Chéticamp. Elle ajoute : Je pense qu’il est important de continuer à leur parler des événements du passé, de notre histoire acadienne. »

     Le spectacle a été apprécié par le grand public, c’est-à-dire les plus de 500 spectateurs qui ont vu la production de dire Joeleen Larade. Elle conclut en disant : « Cette production a été rendue possible grâce au financement du Programme Nouveaux Horizons pour les aînés, du Conseil scolaire acadien provincial, de Patrimoine canadien, de la province de la Nouvelle-Écosse, de la Fondation Craig et, bien sûr, grâce à tous ceux qui continuent de soutenir nos productions en y assistant. »

CARAQUET (N.-B.) : Parmi les quatre artistes qui ont obtenu leur laissez-passer pour prendre par t à la 51e grande finale 2019 du Gala de la chanson de Caraquet, c’est Jalapeño Papa de East Hants (Nouvelle-Écosse) qui a remporté le grand prix tant convoité. Le Prix du public ainsi que le Prix Interprétation ont été remis à Audrey Basque-Goguen.

     Plusieurs autres prix ont été remis lors de la finale du Gala. Le Prix de la relève de la Maison Félix-Leclerc de Vaudreuil, le Prix Studio LaClasse ainsi que le Prix Petite-Vallée ont été remis à Samuel Mallais; le Prix Le Grenier musique et le Prix Pays de la Sagouine, a été accordé à Charles et Monique; et le Prix Vitrine Festival acadien de Caraquet à Jalapeño Papa.

     Ce n’est pas moins de 50 000 $ en prix qui sont remis cette année aux finalistes.


La Chanson Étoile a été remportée par Mathieu Lewis

     C’est Mathieu Lewis qui a remporté le concours de la Chanson Étoile 2019 avec sa chanson « L’étincelle ». La chanson était interprétée lors de la Finale par Katrine Noël, membre du groupe Les Hay Babies. Les membres du public ont été invités à voter en ligne pour leur chanson favorite. Le lauréat a été déterminé par le vote du public (30 %) et le jury (70 %). Le public devait voter en ligne. Un total de 2 728 votes du public ont été enregistrés. Les deux autres chansons en lice étaient « L’infidèle » d’Anabelle Hébert, interprétée par Caroline Savoie et « Brise du printemps» de Daniel Arsenault interprété par Robin-Joël Cool.

     La soirée a été brillamment concoctée par le directeur artistique Serge Brideau et son équipe dont la coordination était assurée par Joey Robin Haché, coordonnateur du Gala de la chanson depuis deux ans.

     L ’orchestre maison était formé de Léandre Bourgeois, Mico Roy, Michel Vienneau et Maxence Cormier des Hôtesses d’Hilaire. Le jury de la Finale était composé de Jonathan Roy, Pascal Lejeune et JP Tremblay.

     Le présentateur officiel du Gala de la chanson de Caraquet est Jacques Boucher Architecte.


Résumé des prix

Grand lauréat :
     Jalapeño Papa

• Un trophée du Gala,
• Une bourse de 1000$, gracieuseté de Jacques Boucher Architecte,
• Une bourse de 1000$, gracieuseté de l’Université de Moncton,
• Un accès direct à la demi-finale du Festival international de la chanson de Granby,
• Une performance lors de la 52e finale du Gala de la chanson (2020),
• Une séance d’enregistrement au Studio LaClasse et
• Une séance de photographiede chez Karine Wade Images.

Prix Interprétation :
     Audrey Basque-Goguen
• Un trophée du Gala,
• Une bourse de 1000$, gracieuseté de Mitchan Sushi et
• Une séance de photographiede chez Karine Wade Images.

Prix du public :
     Audrey Basque-Goguen
• Un trophée du Gala et
• Une bourse de 1000$.

Prix du Festival international de la chanson de Granby :
     Jalapeño Papa (Grand lauréat) et Samuel Mallais
• Accès direct à la demi-finaleen août 2020.

Prix de la relève à la Maison Félix-Leclerc de Vaudreuil : 
     Samuel Mallais
• Une semaine de formationet d’accompagnement,
• Ateliers d’écriture, deperfectionnement et de mentorat,
• Prise en charge de l’hébergement et du transport à la Maison Félix-Leclerc de Vaudreuil et
• Formation sera offertepar Luc De Larochellière et Mouffe.

Prix Le Grenier musique :
     Charles et Monique
• Quatre jours de résidence chez Le Grenier musique, à Moncton (hébergement et nourriture inclus),
• Formation sur mesure avec des membres de l’équipe,
• Échange / travail avec lesartistes de l’agence et
• Spectacle avec cachet.

Prix Studio LaClasse :
     Samuel Mallais
• Une séance gratuite enstudio avec une équipe complète de professionnels : musiciens, réalisateur, mixing et mastering.

Prix Petite-Vallée :
     Samuel Mallais

• La Fondation culturelleacadienne défraie les coûts d’inscription et de séjour pour une semaine de formation au Festival en chanson de Petite Vallée, en Gaspésie, à l’été 2020.

Prix Vitrine Festival acadien :
     Jalapeño Papa

• Le Festival acadien de Caraquet offre à l’un ou à l’une des finalistes une vitrine rémunérée sur l’une des scènes extérieures lors de son édition 2020.

Prix Pays de la Sagouine : 
     Charles et Monique
• Le Pays de la Sagouine offreune vitrine rémunérée à l’un ou l’une des finalistes lors de sa saison 2020.


Biographie des finalistes 2019

Charles et Monique

     Charles et Monique, c’est un duo originaire de la Baie Sainte-Marie, en Nouvelle-Écosse. Ils chantent des chansons originales ainsi que des reprises avec leur accent de la Baie. Ils sont tous deux d’anciens membres du groupe Grand Dérangement. Ils travaillent à compléter leur premier album cette année.

Jalapeno Papa

     Originaire de la région d’East Hants en Nouvelle-Écosse, Jalapeño Papa présente de la musique sensuelle avec des styles funk, trip hop et électro- pop. Romantique invétéré, Jalapeño Papa espère tomber amoureux avec vous.

Audrey Basque-Goguen

     Originaire de Tracadie, Audrey Basque-Goguen est une auteure-compositrice- interprète multi-instrumentiste qui est passionnée par les arts de la scène. Lauréate de nombreux concours, elle a acquis plusieurs expériences artistiques, notamment au sein de l’Académie Isabelle Thériault. Inspirée de ses goûts éclectiques, elle se distingue par sa voix et son âme sensible. Elle a gagné à la dernière édition du concours Accro de la chanson dans la catégorie Artiste solo.

Samuel Mallais

     Originaire de Bathurst, Samuel Mallais est un jeune musicien qui adore partager son amour de la scène avec les gens. Ses chansons sillonnent entre le jazz et le rock alternatif. Parfois, il joue aussi de la musique traditionnelle qui l’a fait voyager jusqu’en Corée du Sud pendant l’été 2018 et qui l’amènera en France cet été.

BAIE SAINTE-MARIE : Les activités du 64e Festival acadien de Clare se sont poursuivies durant la semaine du 29 juillet. Toutes les activités payantes étaient présentées devant des salles combles et il y a même eu une soirée supplémentaire pour le souper-théâtre.

     Le souper-théâtre, qui devait être présenté du dimanche au mercredi, a eu lieu une soirée supplémentaire, soit le jeudi suite à la demande populaire. Il s’agissait d’un suivi des pièces des années précédentes du Festival. Les personnages de Magitte et de Bertha sont arrivés en complotant pour ouvrir une boulangerie de « brownies » agrémentés d’ingrédients spéciaux. Parmi les protagonistes, il y a un homme que Magitte et Bertha ont rencontré lors de la croisière de l’année dernière, l’agent des activités. La fille de Magitte, Florence, découvre le complot et dénonce le projet.

     Le premier Ciné-parc pour enfants du Festival a été organisé à la Salle des anciens combattants à Saulnierville par le Service des loisirs de la municipalité. En tout 34 groupes, dont une soixantaine d’enfants, y ont participé. Après avoir préparé leur véhicule en boîte de carton avec les décors, ils s’y sont installés pour regarder le film Comme des bêtes en savourant du maïs soufflé.

     La veillée de danse « câllée » a suivi en soirée avec le groupe Pieds à terre et la calleuse Natalie Robichaud qui offrait une variété de danses. Les organisateurs ont été surpris de voir autant de monde. C’était l’occasion pour Adrien Comeau de « câller » une danse pour la première fois.

      Le défilé des enfants a eu lieu entre l’église Stella Maris et la Villa acadienne à Meteghan le mardi 30 juillet dès 13 h 30. Environ 35 groupes ou 60 enfants y ont participé. William, Ashton et Miguel ont mérité la première place, Damien, la deuxième et Toulouse, Tèche, Élodie et Lydie, la troisième place.

     La toute première Soirée d’humour a suivi au Château à l’Université Sainte-Anne dès 19 h devant une foule de 200 personnes. L ’humoriste Normand Pothier de l’Anse-des-Belliveau, a présenté, entre autres, la différence qu’il a vécue entre les âges de 20 à 28 ans. Hughie Batherson a présenté son expérience comme étudiant en immersion et a décrit comment il a appris le français et la langue acadienne en Clare. Ryan Doucette de Maxwellton a, à son tour, parlé de son expérience comme comédien vivant dans les chambres d’hôtel.

     L’activité Contons et racontons a eu lieu le mercredi 31 juillet. Le conférencier Paul-Émile Comeau a retracé l’histoire des chansons qui ont traité de la Déportation des Acadiens et des sujets connexes tels que Grand-Pré et Évangeline.

     La présentation Une heure de contes de chez-nous et de chansons d’icitte et d’autrefois a suivi à la salle Marc-Lescarbot en soirée. Evelyn LeBlanc- Joyce a présenté l’histoire de la famille Robichaud, une des familles fondatrices de Clare; Jason Saulnier a suivi avec l’influence de la famille Saulnier dans la région. Marcel Weaver a présenté l’établissement de la famille Weaver dans la région; et Guyaume Boulianne a présenté les chansons d’icitte et d’autrefois.

     La soirée des violoneux a suivi le jeudi 1er août. La réception vins et fromages a eu lieu au même moment à guichets fermés. Brian Amirault a assuré l’ambiance musicale. Le chef de chez SIP Café de Meteghan, Tyler Gordon, s’est occupé de la présentation des goûters.

     Une autre activité a eu lieu pour le Festival qui ne figurait pas au programme officiel, soit un concours de photos organisé par le Centre acadien de l’Université Sainte-Anne. Quinze groupes y ont participé. Le gagnant a mérité comme prix le nouveau jeu de mémoire À tchi de Chad Comeau.

PUBNICO-OUEST : Une cérémonie marquant le 20e anniversaire du Village historique acadien a eu lieu le vendredi 2 août au Centre d’accueil du Village. Une centaine d’amis du Village se sont déplacés pour entendre des discours et pour attester la beauté et le succès de ce centre touristique provincial. Richard Larin a agi à titre de maître de cérémonie, et la plupart des discours se sont déroulés dans les deux langues officielles du pays.

     Richard Larin a souhaité la bienvenue à la foule et il a ensuite profité de l’occasion pour souligner la beauté naturelle du site du Village; la grande qualité du personnel qui continue à fournir une expérience incroyable aux visiteurs, la beauté et la variété des produits en vente à la boutique, la grande qualité de la cuisine locale et la volonté de plaire d’une équipe sans égale. Après ces brefs commentaires, Richard Larin a présenté les invités spéciaux : Zach Churchill, ministre de l’Éducation et député de Yarmouth; Ina Amirault du bureau des Affaires acadiennes et de la Francophonie; Chris d’Entremont, ancien député provincial d’Argyle- Barrington; Yvette Armstrong et Dawn Doucette, Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse; Paul d’Entremont, Musée acadien des Pubnicos; Charlene LeBlanc, municipalité d’Argyle; Angela Nickerson et Candace Keech de la Banque Royale du Canada, Allison Boudreau, du Village; Kathy Johnson du Yarmouth Vanguard et Norbert LeBlanc du Courrier de la Nouvelle-Écosse.

     L’honorable Zach Churchill a été la première personne à s’adresser à la foule. M. Churchill a dit qu’il était fier d’être présent et il a félicité le Village pour son succès pendant les vingt dernières années. Il a également présenté deux certificats de reconnaissance au Village : un certificat de la ministre des Affaires acadiennes et de la Francophonie; l’autre était un certificat de reconnaissance qu’il remettait au Village en son propre nom.

     Chris d’Entremont a constaté tout le beau travail qui s’est accompli pendant les vingt dernières années. Il a noté que le Village concrétise le rêve que plusieurs gens avaient caressé dans les années 1980. Chris d’Entremont a remercié tous les bénévoles associés au Village.

     Danny Muise, le préfet de la municipalité d’Argyle, a louangé les efforts de l’équipe du Village. Il a noté que le Village est l’une des meilleures attractions touristiques dans la municipalité d’Argyle. Il a conclu en déclarant que ceux qui s’opposaient à la création d’un village acadien ont été confondus.

     La dernière personne à parler a été Roger d’Entremont, le directeur général du Village historique de 2007 à 2019. Il est maintenant bénévole et il est devenu le nouveau président du conseil d’administration du Village. Il a remplacé Rita d’Entremont qui a présidé le conseil d’administration pendant plusieurs années.

     Roger d’Entremont a décrit comment l’idée d’un village avait d’abord germé dans des discussions en juin 1988. Après plusieurs années de discussions, un comité a réussi à obtenir du financement en 1997 (1,2 million de dollars) pour faire avancer le projet. Il a rappelé que la construction a commencé en 1998 et que le Village a ouvert ses portes pour la première fois en juin 1999. Cinq mille visiteurs se sont rendus au Village pendant la première année.

     Roger d’Entremont a conclu en relatant l’agrandissement du Village, les forces du Village; les commentaires des visiteurs, la programmation dynamique; le rôle des bénévoles, et les plans d’avenir.

     La cérémonie s’est terminée avec le partage d’un gâteau de fête par les anciens présidents. Les organisateurs du Village avaient coordonné une réception avec hors d’œuvres et boissons pendant les cérémonies du 20e anniversaire.

GROSSES COQUES : Il y a tout un programme de prévu pour les Cajuns de la Louisiane et pour tous les participants au 6e Congrès mondial acadien qui a lieu du 10 au 24 août au Sud-Est du Nouveau-Brunswick et à l’Île-du-Prince-Édouard. Les organisateurs des activités louisianaises, Ray et Brenda (Comeaux) Trahan de Lafayette, qui ont aussi une résidence d’été à Grosses-Coques, sont à l’œuvre pour présenter un programme chargé d’activités diverses au Pavillon louisianais afin de présenter la culture cajunne /acadienne vibrante de la Louisiane.

     Selon Brenda, il y aura beaucoup plus de Cajuns/Louisianais présents à ce Congrès que dans le passé. Les présentations louisianaises sont commanditées par Louisiane-Acadie et le bureau du Tourisme de l’État de la Louisiane. Le Pavillon louisianais sera ouvert de 15 h à 19 h et après tous les jours dans l’espace Extrême frontière du 16 au 23 août au centre-ville de Moncton.

     Le Centre culturel Aberdeen à Moncton présentera aussi de l’art et de la musique des Cajuns. De plus, lors des 5 à 7 (17 h à 19 h) tous les jours, de la nourriture sera servie alors que des musiciens offriront l’ambiance pour faire danser le monde. Melissa Bonin inaugurera une exposition de ses travaux d’art, l’Ombre dorée, au Centre culturel le 20 août. La soirée louisianaise se veut une soirée exceptionnelle de poésie, chansons et musique. Melissa Bonin lira des extraits de sa poésie avec les poètes Zachary Richard et Jean Arceneaux. Pour sa part, Zachary Richard participera à tous les concerts du Congrès et sera au Pavillon louisianais le 18 août. Le guitariste Sam Broussard accompagnera Zachary Richard et le professeur Barry Ancelet à certaines activités.

     Lors des 5 à 7 au Pavillon louisianais, il y aura des leçons de danses cajunnes. Bruneaux et Blake Miller, les Black Pot Chefs, seront responsables de la cuisine louisianaise. Après 19 h, les activités se poursuivront avec des présentations louisianaises sur la culture cajunne qui existe toujours aujourd’hui.

     De 19 h à 20 h, des soirées de découvertes seront offertes pour connaître les traditions acadiennes de la Louisiane par les contes, les jeux, les films, la poésie et la lecture de livres d’enfants, entre autres activités.

     Le 16 août, le lieutenant-gouverneur de la Louisiane, Billy Nungesser, inaugurera officiellement le Pavillon à 15 h. Aussi, Gaye Breaux Smith participera à la cérémonie du lever du drapeau pour honorer la famille Breaux à Riverside-Albert le même jour. Il y aura aussi au même endroit le dévoilement d’un monument dédié aux Acadiens de Chipoudie qui ont été déportés de là.

     Parmi les autres activités, le maire de Broussard, Ray Bourque, rencontrera le maire de la ville jumelle de Cap-Pelé. Le conseiller de la ville d’Abbeville, Brady Broussard fils, rencontrera le maire de Tracadie-Sheila (N.-B.) afin de renouveler le jumelage et de discuter d’une rencontre en Louisiane lors du Grand Réveil 2020. Alison Miller de la Commission touristique de Vermilion et du Centre culturel d’Abbeville, ainsi que d’autres représentants de diverses villes louisianaises, feront la promotion de leur endroit au Pavillon louisianais.

     Les activités louisianaises se poursuivent le 17 août avec la présentation de la programmation lors de diverses animations louisianaises inspirées par les historiens, poètes, auteurs, artistes, créateurs, musiciens, chefs et promoteurs de l’Acadie venus pour la Grande Célébration.

     Au Pavillon louisianais, les groupes Choupique et Chère Mom, avec le violoneux Terry Huval, vont divertir les visiteurs avec la musique cajunne.

     Les activités louisianaises de l’après-midi de 15 h à 17 h comprendront les présentations suivantes au Pavillon louisianais à l’Extrême frontière du 17 au 23
août :

● une synthèse avec le professeur Jason P. Theriot sur le réveil culturel survenu suite aux expériences de guerre durant la Seconde Guerre mondiale lorsque des Cajuns servaient de traducteurs, ce qui a créé en eux une appréciation de leur langue et de leur culture. Il sera suivi de Gayle Breaux Smith qui va présenter une histoire-généalogie acadienne de la famille Breaux étendue sur 370 ans, présentations faites le samedi 17 août;

● une lecture de poésie et une séance de signature avec l’artiste cajun Zachary Richard. Il sera suivi de Mary Perrin qui abordera le sujet de la guérison et des traiteurs du Sud de la Louisiane. Elle présentera les traditions des guérisseurs qui ont pratiqué la coutume pendant presque 175 ans. Suivra aussi Warren Perrin avec une synthèse du Nouveau projet acadien (New Acadia Project – ou NAP) qui enquête sur la colonie perdue de la Nouvelle-Acadie. En 1765, Beausoleil Broussard et plus de 200 Acadiens sont arrivés au Bayou Teche et ont fondé Acadiana. Depuis les quatre dernières années, le NAP a examiné 18 sites acadiens. Ces présentations auront lieu le 18 août;

● une exploration du patrimoine poétique traditionnel et contemporain de la chanson en Louisiane avec Barry Ancelet et Sam Broussard. Il y aura des ballades, complaintes et chansons à boire de la tradition française, présentation faite le lundi 19 août;

● une synthèse sur le Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL) avec Peggy Feehan, directrice générale du Conseil, depuis janvier 2018. Elle abordera ce qui s’est produit depuis la fondation du Conseil en 1968 jusqu’à nos jours. Elle sera suivie de Viola Fontonet et de deux femmes cajunnes qui présenteront le livre de madame Fontonet A Cajun Girl’s Sharecropping Years et le livre de Warren et Mary Perrin Acadie Then and Now, a People’s History, un mémoire sur comment les femmes du Canada et de la Louisiane ont façonné l’histoire, la famille, la démographie, la culture et l’avenir du peuple acadien. Ces présentations auront lieu le mardi 20 août;

● une synthèse sur les Acadiens du Maryland avec le généalogiste louisianais Martin Guidry. Il abordera la francophonie des années 1755 à 1769 au Maryland suite à la Déportation des Acadiens envoyés par là, leur accueil et leur éparpillement partout au Maryland. Il sera suivi de Greg Wood avec sa présentation sur les Acadiens de Maryland d’aujourd’hui en expliquant leur survivance en demeurant des Français neutres venant de Saint-Domingue et des Antilles. Les présentations auront lieu le mercredi 21 août, toujours au Pavillon louisianais;

● une synthèse sur le contexte créole et la communauté basée sur la définition du mot «créole» selon un réseau de parenté et un aperçu des origines en Louisiane avec le journaliste Fernin Eaton. La présentation s’interrogera à savoir si un Cajun/Acadien peut être un Créole et vice-versa et à quel moment les Métis deviennent aussi Créoles. Louis R. Koerner, fils, suivra avec sa synthèse sur les rois français et le duc de Chouseul qui ont mené à la présence des Cajuns en Louisiane, une histoire des mauvaises décisions des rois français menant à la Déportation des Acadiens de l’Acadie. Ce sera pour le 22 août et

● une synthèse sur le trajet des Acadiens de Beaubassin du Nord jusqu’au Mississippi du Sud, les réfugiés Arceneaux en Louisiane. Don Arceneaux présentera l’histoire de huit familles, chacune ayant un conjoint/conjointe Arceneaux, qui sont arrivées – sans être attendues – à la Nouvelle-Orléans en 1764. Suivront les docteures Moria Istre Hargrove et Elista Istre dans la première présentation de leur film First Cousins : Cajun and Creole Music in South Louisiana qui explore le riche patrimoine de la musique cajunne et créole.

     Parmi les autres activités prévues de 19h à 20 h au Pavillon (veuillez consulter le Programme officiel du CMA 2019), il y a : la présentation de films (le ballet de l’artiste Floyd Sonnier avec DMichael Vincent; le documentaire de Mervine Kahn sur l’Histoire des accordéons cajuns et créoles; le documentaire sur les musiciens cajuns de Joe Falcon et Cleoma Beaux Wade Falcon; et les histoires des anciens combattants louisianais durant la Seconde Guerre mondiale; les présentations, discussions, ventes et signatures de livres (B for Bayou de Marie Cadieux et d’autres auteurs louisianais), une toute première présentation de ce livre; les présentations musicales en soirée auxquelles les invités pourront participer; les expositions de photos de Melissa Bonin et de Hunter Louis Trahan; discussions sur la langue maternelle acadienne et sur les femmes qui discutent de leur influence sur les familles; poésie (lecture sur les contes inspirées par les Cajuns); la généalogie (histoires sur les trajets en Amérique du Nord des familles Guidry et Arceneaux), entre autres.

     Dr Barry Ancelet présentera un exposé sur les aboîteaux et les dialectes selon les chansons, contes, légendes, possessions et processions comme identité partagée entre l’Acadie du Nord et l’Acadie tropicale. Earlene Broussard participera, pour sa part, au Sommet des femmes au Mills River Resort.

     Il y aura de quoi pour tous les goûts !

POINTE-de-l’ÉGLISE : Les activités du 64e Festival acadien de Clare ont débuté le samedi 27 juillet et se poursuivront jusqu’au samedi 3 août ainsi que le jeudi 15 août lors de la Fête nationale des Acadiens.

     L ’ouverture officielle a eu lieu avec la cérémonie et le spectacle d’ouverture qui ont présenté Une vitrine sur la Baie. Les personnalités du Festival ont été présentées à l’ouverture : Phillip Doucette est le président d’honneur; Mary Ann et Jean Gauvin sont Monsieur et Madame Acadie; et Annie Deveau et Derrick d’Entremont incarnent Évangéline et Gabriel 2019.

     Ronnie LeBlanc, préfet de la municipalité de Clare, a accueilli la foule dans le gymnase bondé à l’Université Sainte-Anne. « Bienvenue au plus ancien Festival acadien au monde qui nous donne l’occasion de nous rassembler pour célébrer notre joie de vivre. Votre participation va assurer le succès du 64e Festival
acadien », a déclaré le préfet. Il a proposé un coup de main aux membres du Conseil d’administration du Festival, aux deux employées, Renée Cleveland et Janik Dugas, ainsi qu’au directeur général, Daniel LeBlanc.

     Alain Poirier, président du Festival acadien de Clare 2019, a louangé le travail des bénévoles qui donnent de leur temps pour garantir un Festival acadien plein d’activités. « Merci beaucoup d’être là et de célébrer avec nous. Pour la première fois cette année, nous avons eu une course de mini-karts, et il y aura une soirée de comédie et le ciné-parc pour enfants. » Il a remercié le travail du directeur Daniel LeBlanc et a déclaré officiellement lancé le 64e Festival acadien de Clare.

     Pour sa part, le directeur général du Festival a présenté les musiciens pour la soirée. « Les musiciens qui nous représentent apportent la culture de la Baie Sainte-Marie partout dans le monde », selon lui. Les artistes pour la soirée ont été Marc à Paul à Joe, Mylène Comeau, Jacques Blinn, Charles Robicheau, Jacques Surette, Guyaume Boulianne, Monique Comeau, P’tit Belliveau, Adam Kolztring, Normand Pothier, Éric Dow et Johnny Comeau. Le spectacle musical a été produit par Le Grenier musique de Moncton.

     Les deux premières activités du Festival ont été la Marche du Festival le matin avec Marcel Comeau, marche traditionnelle pour découvrir la scène panoramique de la Baie Sainte-Marie le long de la côte de l’Anse-à-l’Ours au Cap Sainte-Marie. Une nouvelle activité pour les jeunes, une promenade de mini-karts, a également eu lieu en matinée du samedi 27 juillet à la plage de Mavillette. Une vingtaine de participants ont eu l’occasion de rouler avec les go-karts.

     Le Bazar très populaire a eu lieu le dimanche 28 juillet avec des produits locaux, de la nourriture, des kiosques d’arts et d’artisanat et des jeux, y compris les jeux gonflables pour les jeunes et le bingo pour les moins jeunes. Le concours de bûcherons a aussi eu lieu à l’extérieur de la salle Marc-Lescarbot avec plusieurs catégories de compétition.

     Le grand défilé, avec le thème Acadie/Acadiens d’autour du monde, s’est déplacé du Petit-Ruisseau à la Pointe-de-l’Église devant une grande foule massée le long de la route. Environ 25 chars allégoriques y ont participé. Les gagnants des prix pour les meilleures décorations sont : A.F. Thériault, grand gagnant; la municipalité de Clare (1er) et l’École de danse Helena (2e) dans la Catégorie de groupes; Home Hardware (1er) et Comeau Sea Foods (2e) dans la Catégorie entreprises; et Terry Comeau (1er) et Austin Comeau (2e) dans la Catégorie individus.

     Il y a eu une séance d’Unis TV, la chaîne de télévision francophone nationale, avec la projection en primeur du documentaire Le royaume perdu, un film sur la recherche de Norembègue, un royaume espagnol recherché par l’expédition de l’explorateur Giovanni da Verrazano en Amérique du Nord au 16e siècle. Il a été suivi d’un documentaire sur P’tit Belliveau (Jonas Guimont), musicien et chanteur de la Baie Sainte-Marie. Guy Boutin, chef de production rurale auprès d’Unis TV, était sur place pour présenter les deux films. « Il y a de nombreuses émissions acadiennes présentées partout au Canada, selon lui. Ce sont des histoires de gens inspirées de chez nous, poursuit-il. Le film Le Royaume perdu sillonne la Nouvelle-Écosse pour suivre les pas de Verrazano et sera diffusé le 12 août à 22 h sur Unis TV ».

Le souper-théâtre Trop de mains dans l’pot a aussi clôturé la journée d’activités au restaurant Seashore à Meteghan Centre. Les activités se sont donc poursuivies toute la semaine.

COMEAUVILLE : Le 64e Festival acadien de Clare, du 27 juillet au 3 août et le 15 août est rempli d’activités excitantes. Cependant, le plus grand événement est le Grou Tyme du samedi 3 août. C’est un spectacle à ne pas manquer, avec énormément de talents musicaux, dont Zachary Richard, Bois-Joli, Cy et DJ Arthur Comeau qui feront tous partie de la fête.

     La soirée commence à 20 h 30 sur la scène extérieure du campus de l’Université Sainte-Anne à la Pointe-de-l’Église. Le coût de 20 $ pour cette soirée sera à payer à la porte. Comme d’habitude, il y aura une section pour les adultes âgés de 19 ans et plus où il y aura un bar payant. Le transport sera aussi assuré par le Transport de Clare. Soyez prêt à danser et chanter!

     Notre premier artiste, Zachary Richard, est originaire de la Louisiane et fait de la musique depuis un jeune âge. Avec plus d’une vingtaine d’albums à son actif, dont plusieurs couronnés d’or et de platine, sa réputation n’est plus à faire et il est connu dans le monde entier. Ses accomplissements ne se limitent toutefois pas au domaine musical. Zachary Richard est aussi un activiste engagé dans plusieurs causes. Ses contributions lui ont valu de nombreux prix, y compris l’Ordre du Canada en 2009; il a aussi été nommé Humanist of the Year par le Louisiana Endowment of the Arts en 2015. Au cours des années, Zachary Richard a reçu quatre doctorats honoris causa, y compris un qui lui a été décerné par l’Université Sainte- Anne. Il est aussi le producteur, compositeur et narrateur de plusieurs documentaires prisés, comme Against the Tide, the story of the Cajun people of Louisiana qui a obtenu le prix du meilleur documentaire historique décerné par le NETA (USA) en 2000. Zachary Richard est en outre un poète qui compte quatre recueils de poésie.

     Le groupe acadien Bois-Joli montera également sur la scène le 3 août. Bois-Joli est composé de sept musiciens du Sud-Est du Nouveau-Brunswick, soit Maurice Allain, Marcel Auffrey, Jean Belliveau, Martin Belliveau, Mario Robichaud, Chris Wheaton, et le chanteur principal George Belliveau. Ensemble ils forment un groupe de styles blues, folk et country latin. Fondé en 1996, Bois-Joli a connu un succès presque immédiat. En 1998, le groupe lance son premier album, intitulé De Pré-d’en-Haut à Bois-Joli, qui fut un grand succès. Suivent ensuite deux autres albums, Les sentiers battus en 2001 et La veille du lendemain qui sort en 2003, avec autant de succès que le premier album. Le groupe a remporté de nombreux prix, y compris celui de l’Album francophone aux East Coast Music Awards en 2002. En 2008, le groupe lance son quatrième album Les hits, qui reprend toutes ses chansons les plus populaires. Cet album est leur dernier album jusqu’à maintenant. L’un des membres, George Belliveau, est devenu artiste solo après Bois-Joli et il continue toujours d’avoir de grands succès et d’accumuler plein de prix.

     Le prochain groupe qui se produira au Grou Tyme c’est Cy. Ce sera la deuxième fois que Cy joue au Festival 2019, puisqu’il sera aussi au spectacle d’ouverture le 27 juillet. Le groupe Cy réunit Jacques Blinn (guitare acoustique, violon, claviers et voix) de la Pointe-de-l’Église; Guyaume Bouliane (guitare acoustique, mandoline et voix) de Meteghan; Éric Dow (voix principale) de Comeauville; et Normand Pothier (batterie) de l’Anse-des-Belliveau. Cy s’est d’abord formé en 2014. La même année, le groupe a lancé un mini-album éponyme intitulé Cy. En 2016, a été lancé Deuxième Nation, le premier album complet. Cy a récolté plusieurs prix, dont Découverte de l’année au Gala des Éloizes 2016 et Artiste folk de l’année aux Prix Musique NB en 2017. Encore en 2017, le groupe a été nominé pour meilleur album de l’Acadie aux prix de la Trille Or, meilleur album francophone de l’année au Gala des Prix de la musique de la côte Est, et bien d’autres. Le groupe a eu la chance de faire des tournées à travers les provinces de l’Atlantique, au Québec, en Ontario, en Louisiane et en France. Plus récemment, Cy s’est mis à l’œuvre sur un deuxième album, Acadian Dream, qui vient tout juste d’être lancé le 19 juillet 2019. Le son de cet album est nouveau pour ce groupe. Il se décrit comme étant un mélange de pop acadien, canadien-français et américain. Acadian Dream a été réalisé par Arthur Comeau avec Jean-Pascal Comeau. Il est certain que cet album au son frais remportera un aussi vif succès que les précédents.

     Le dernier artiste qui montera sur la scène du Grou Tyme, c’est nul autre que le DJ Arthur Comeau. Arthur Comeau, né Alexandre Bilodeau, a grandi à Meteghan. Il a été l’un des membres fondateurs et le beatmaker pour Radio Radio, un groupe qu’il a quitté en 2014 pour poursuivre une carrière solo. La même année, il sort son premier album, 34 . En 2015, son deuxième album Prospare est lancé, suivi par Lagniappe en 2017. Son son est un mélange de rap, de musique acadienne et électronique. En 2018, il mérite aux Éloizes les prix d’Artiste de l’année en musique, et de Soutien à la production artistique avec Tide School, sa maison de disques de Meteghan. Celle-ci vient en aide aux nouveaux talents dans l’industrie. Arthur fait aussi partie du groupe Comté de Clare avec Daniel LeBlanc et Jean-Pascal Comeau. Dans ce groupe, Arthur est DJ, Daniel joue du violon et Jean-Pascal joue de la basse. Comté de Clare a un son qui est à la fois techno et traditionnel. Avec tous ces projets, Arthur est un gros joueur sur la scène acadienne musicale d’aujourd’hui.

     Avec Zachary Richard, Bois-Joli, Cy et DJ Arthur Comeau, un spectacle incroyable vous attend! Ces grands noms réunis vous garantissent l’un des plus grands spectacles présentés par le Festival acadien de Clare. On espère tous vous voir au Grou Tyme à 20 h 30 le samedi 3 août à l’Université Sainte-Anne!

     Pour toute question, n’hésitez pas à communiquer avec le Festival par téléphone au 902- 769-0832, par courriel au info@festivalacadiendeclare. ca ou à visiter notre bureau situé au Hub Culturel, 795, route 1, à Comeauville. Pour plus de renseignements, visitez notre site web, www. festivalacadiendeclare.ca ou notre page Facebook @ FestivalAcadien. Venez en grand nombre au Grou Tyme et à toutes les activités du 64e Festival acadien de Clare!

SAINTE-ANNE-DU-RUISSEAU : Les Patchwork Pals de Sainte-Anne-du-Ruisseau continuent à inspirer les visiteurs et les touristes avec leurs produits d’artisanat. Il y a plus d’un mois que ce groupe d’une quarantaine de femmes se prépare à monter une exposition de courtepointes de grande qualité. En plus de cette exposition annuelle, elles ont organisé une boutique et six ateliers reliés à leur artisanat. Ces activités ont eu lieu au Club acadien à Sainte-Anne-du-Ruisseau au cœur de la saison estivale dans la région de Par-en-Bas. Les Patchwork Pals avaient choisi les dates du 17, 18 et 19 juillet pour faire la promotion de leurs produits d’artisanat.

     Pour en savoir plus long sur les projets des Patchwork Pals, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est rendu au Club acadien le mercredi 17 juillet où nous avons rencontré Jeanne Doucette, la présidente depuis cinq ans de ce groupe de bénévoles qui s’intéressent à la courtepointe et participent à des œuvres caritatives dans la région. Mme Doucette rappelle que son groupe se rencontre tous les mercredis après-midi dans une grande salle au deuxième étage du Club acadien. Le but principal de son association est d’appuyer d’autres associations à but non lucratif ou d’appuyer des gens qui éprouvent des difficultés personnelles.

     Jeanne Doucette a expliqué que cette activité estivale avait pour but de montrer au public les belles courtepointes confectionnées par les Patchwork Pals. Elle a également noté que l’exposition était l’occasion de vendre leurs produits au public. Cette exposition marquait la 8e exposition de ce genre à Sainte-Anne-du-Ruisseau. Mme Doucette a mentionné que les premières expositions en région avaient eu lieu dans l’église Sainte-Anne et que ces expositions faisaient autrefois partie du Festival acadien de Sainte-Anne-du-Ruisseau.

     À cette époque, un groupe de femmes de la paroisse Sainte- Anne étaient responsables pour la coordination de cette activité. Jeanne Doucette a indiqué qu’il y avait 150 courtepointes à l’exposition de cette année. Les membres ont monté 130 courtepointes au rez-de-chaussée du Club acadien et une vingtaine de courtepointes au 2étage du Club.

     Pendant l’exposition de courtepointes, les Patchwork Pals ont organisé une boutique avec articles à vendre dans la salle d’exposition, comprenant notamment des petites courtepointes, des tabliers, des pelotes à épingles, des tricots, des bijoux et autres. Tous les articles ont été produits localement et vendus à très bon prix.

     Les Patchwork Pals ont aussi organisé six ateliers pour le public. Ceux-ci étaient prévus pour les avant-midi et d’autres activités étaient prévues pour les après-midi. Ces ateliers étaient coordonnés par les Patchwork Pals, et ils étaient tous liés à l’art de la courtepointe. Lors de cette entrevue, le premier atelier se terminait, et il est à noter qu’il y avait de l’intérêt de la part du public de s’inscrire à ces formations. Jeanne Doucette a précisé que ces ateliers sont suggérés par les bailleurs de fonds, car les ateliers sont une source de partage d’information et d’habiletés. Le succès de ces activités ne sera pas garanti sans une publicité active de l’organisation. Jeanne Doucette a déclaré que son groupe avait fait la promotion de l’activité dans les bulletins paroissiaux, les radios communautaires, les médias sociaux et qu’elles avaient placé des affiches dans des endroits stratégiques.


POINTE-de-L’ÉGLISE : L’équipe du Centre acadien (CA) est fière de lancer le projet Mise en valeur du patrimoine culturel et historique des Acadiennes et Acadiens de la Nouvelle- Écosse. La première phase de ce projet permettra de publier une cinquantaine de nouveaux textes destinés au grand public sur diverses plateformes en ligne, dont les Capsules acadiennes du CA, le site Sentier Acadie historique de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse et le site et l’application mobile de Historic Nova Scotia.

     « Le projet a pour objectif d’offrir du contenu de qualité qui porte sur le patrimoine et la culture acadienne pour des applications en recherche, en éducation et en tourisme. La phase 1 du projet mise uniquement sur les régions de la Baie-Sainte-Marie et de Par-en- Bas, mais nous espérons pouvoir développer d’autres partenariats avec les autres régions acadiennes de la Nouvelle-Écosse dans les mois à venir », explique Stéphanie St-Pierre, responsable du projet et coordonnatrice par intérim du Centre acadien. 

     Quatre assistantes de recherche travaillent sur le projet cet été grâce à l’appui du programme Jeunesse Canada au travail dont la contribution s’élève à plus de 18 000 $. Les municipalités de Clare et d’Argyle fournissent également chacune une contribution financière de plus de 7000 $. 

          « La municipalité de Clare est fière d’appuyer ce projet novateur qui unit la richesse de notre passé et la technologie d’aujourd’hui. Nous sommes reconnaissants envers le Centre acadien et Historic Nova Scotia, qui constatent l’importance de protéger notre identité acadienne tout en partageant nos histoires avec de nouveaux publics », explique Ronnie LeBlanc, préfet de la municipalité de Clare. 

     «Compte tenu du fait que le Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse (#CLARGYLE) sera l’hôte du Congrès mondial acadien en 2024, c’est l’occasion parfaite de faire rayonner notre patrimoine culturel et historique sur une variété de plateformes numériques. Nous sommes ravis d’appuyer ce projet », explique Danny Muise, préfet de la municipalité d’Argyle. 

Ce projet offre une expérience de travail unique pour les assistantes de recherche qui participent activement à l’élaboration des partenariats. Les assistantes de recherche Taylor Aymar, Ramona Blinn, Manuela Leka et Océane Nyela sont jumelées à des établissements ou des associations avec qui elles développent ou adaptent du contenu. Les assistantes adaptent aussi les textes des panneaux du circuit touristique Excursions acadiennes des deux municipalités afin de les rendre accessibles sur le web et sur l’application mobile de Historic Nova Scotia. 

     « C’est un projet de collaboration et de partenariats — dont un partenariat important avec le Musée des Acadiens des Pubnicos — qui permet au CA d’offrir un appui en ressources humaines. Notre entente avec Historic Nova Scotia (HNS) est vraiment gagnante-gagnante. HNS offre une plateforme avec application mobile conçue pour mettre en valeur des ressources et des documents des centres d’archives partout dans la province. Le CA y joue un rôle de liaison, permettant au projet et à ses partenaires d’augmenter leur visibilité sur le web et par la même occasion, HNS augmente son contenu acadien et francophone! », ajoute Stéphanie St-Pierre. 

     Tout le monde est invité à partager ses idées lors des séances suivantes : 

     ● Séance de partage sur l’histoire et le patrimoine à
        la Pointe-de-l’Église – Le mardi 23 juillet

     ● Séance de partage sur l’histoire et le patrimoine à
        Pubnico – Le mardi 6 août

     Pour de plus amples renseignements au sujet du projet, ou pour proposer des événements historiques ou des sites patrimoniaux que le projet pourrait mettre en valeur, veuillez communiquer avec le Centre acadien par courriel (centre. acadien@usainteanne.ca) ou par téléphone en composant le 902- 769-2114 (poste 7340). 

     Merci aux partenaires et collaborateurs : municipalité d’Argyle, municipalité de Clare, Historic Nova Scotia, Musée des Acadiens des Pubnicos, Village historique acadien, Société historique acadienne de la Baie Sainte-Marie, Musée de l’Église Sainte-Marie, Argyle Township Court House and Archives, Société acadienne de Clare, Conseil acadien de Par-en-Bas et Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse. 


PUBNICO : La 39e édition du Festival Chez-vous à Pombcoup a eu lieu du 14 juillet au 20 juillet 2019. Ce festival existe depuis 39 ans grâce au Réveil de Pombcoup qui en a été l’instigateur et qui continue à s’engager dans ce festival annuel de la région des Pubnicos. Les membres du bureau de direction du Réveil de Pombcoup sont : Joyce d’Entremont, présidente; Lynette d’Entremont, vice-présidente; Coral d’Entremont, secrétaire et Verna d’Entremont, trésorière.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a joint Joyce d’Entremont et Coral d’Entremont pour discuter du lancement du Festival et s’est rendu à la salle des Nouveaux Horizons le mercredi 17 juillet pour participer à la journée de Pubnico. 

     La messe du Festival : La messe cette année a eu lieu sur le terrain du Village historique de la Nouvelle-Écosse. En plus de fêter le lancement du Festival Chez-nous à Pombcoup, cette messe était une occasion de souligner le 20e anniversaire du Village historique. Le père Cyrille Assihou, curé de la paroisse, a célébré la messe du Festival, soit celle du 15e dimanche du temps ordinaire. Dans son homélie, le père Cyrille a parlé du bon samaritain qui a voulu appuyer son prochain. Les servants de cette messe spéciale étaient Basile R. d’Entremont et Coral d’Entremont. La musique pour l’occasion était Libota. Cette expression est une expression du Congo qui signifie nouvelle idée et, dans ce cas, la nouvelle idée était une messe célébrée avec de la musique à la guitare. En effet, des guitaristes et chanteurs locaux ont contribué à la liturgie musicale de cette messe. Suite à la célébration eucharistique, il a y a eu une réception au Village pour la communauté chrétienne. Le soir du 14 juillet, il y a eu un spectacle de musique, et la soirée s’est terminée avec un feu d’artifice. 

    La journée de Pubnico : Les activités de cette journée ont eu lieu à la salle des Nouveaux Horizons au Centre de Pombcoup le mercredi 17 juillet, fruit de la collaboration entre le Musée des Acadiens et le Village historique. Une cinquantaine de personnes ont participé au mini-trivia qui avait été préparé par une équipe du Village. 

     Kathy Nickerson, responsable de la programmation au Village, a souhaité la bienvenue aux participants. Elle a remercié les responsables du Musée pour avoir collaboré à la coordination de cette activité. Elle a par la suite expliqué le déroulement du mini-trivia. Elle a précisé qu’elle et son équipe avaient identifié 24 questions qu’elle allait poser aux participants et que ces questions, règle générale n’étaient pas difficiles. Elle a également informé les participants que les questions étaient centrées sur les thèmes suivants : l’odorat, le goût, la musique, la photographie et des questions d’intérêt général. L’activité s’est déroulée dans les deux langues officielles. Par exemple, « Quel est le comédien né en 1889 en Angleterre qui est devenu prospère et célèbre? ». D’autres questions portaient sur la musique, sur le goût et sur les photos. Paul Saulnier a d’ailleurs interprété quelques pièces de musique, que les participants ont dû tenter d’identifier. 

     Suite à la série de questions trivia, une collation a été servie par les jeunes qui participaient au camp d’été du Village et par des bénévoles du Musée et du Village. L’activité s’est terminée au milieu de l’après-midi. Les participants et les organisateurs ont jugé que cette activité avait eu un effet de rassembler les gens des alentours dans le plaisir et la camaraderie.

COMEAUVILLE : Deux différents pays sur un même continent avec des racines acadiennes identiques font un échange culturel sur la danse traditionnelle acadienne et celle de Saint-Pierre. Maryse et Serge Michel sont tous les deux membres de l’association Cultur’île qui est une association qui s’articule autour de cours de danse et de causeries sur les traditions et le passé. En 2016, les îles de Saint-Pierre- et-Miquelon ont célébré le bicentenaire de la rétrocession définitive des îles de Saint- Pierre-et-Miquelon à la France. Le comité organisateur ne voulait surtout pas se contenter d’une année de festivités, alors ils ont poursuivi le projet en fondant Cultur’île.

     En septembre 2018, Patricia Detcheverry, fondatrice et présidente de l’organisation L’HEURE DE L’EST.ORG, est venue à la Baie Sainte-Marie pour aider son organisation qui a pour but de faire découvrir la francophonie de l’Atlantique et de la promouvoir. À son retour à Saint-Pierre, Patricia Detcheverry a communiqué avec Maryse Michel, professeure de danse sur l’île, afin de lui parler de la possibilité de faire un échange entre les deux cultures, soit celle de la Baie Sainte-Marie et des îles Saint-Pierre-et-Miquelon. 

     L’Association Cultur’île et la Société acadienne de Clare ont tous deux reçu des fonds de différentes sources pour finalement en arriver à faire l’échange. Comme on le mentionnait dans un article du Courrier de la Nouvelle-Écosse paru au mois de mai, Serge et Maryse Michel sont tous les deux venus goûter à la culture acadienne de la Baie à partir du 22 mai pour quelques jours. Toutefois, du 12 au 17 juillet, Yvette Comeau et Natalie Robichaud ont eu l’expérience de voir et de vivre la culture de Saint-Pierre-et-Miquelon. 

     Le séjour d’Yvette et de Natalie, n’aurait pas pu aller mieux, affirment-elles. Elles se sont senties très bien accueillies durant toutes leurs tournées. Pendant leur séjour, la fête nationale de la France (la Bastille) était célébrée. Cette fête qui est soulignée un peu comme la fête du Canada, a été l’un des points saillants de leur voyage. Avec des ateliers de danse où étaient réunies plus de 80 personnes qui dansaient, tout le monde « a eu du fun! ». 

     Natalie et Yvette, qui sont toutes deux « calleuses de danse » ont donné un atelier sur la danse traditionnelle acadienne et elles ont participé à quelques danses apprises lors du passage ici en mai de Maryse et Serge. 

     Les îles de Saint-Pierre- et-Miquelon se retrouvent à quelques kilomètres seulement de Terre-Neuve-et-Labrador. Les îles sont toutefois toujours des îles francophones qui appartiennent à la France. Avec une population d’environ 6 000 personnes, seuls 600 de ses habitants habitent l’île de Miquelon. Les îles françaises qui se trouvent en Atlantique ont toujours l’aspect culturel français, et ils ont toujours les camions surélevés devant les boulangeries. 

     Avec un vol direct de l’aéroport international Stanfield d’Halifax, vous pouvez arriver à l’aéroport Saint-Pierre Pointe-Blanche, en une heure et demie seulement. Oui, mais je n’ai pas de passeport, dites-vous? On n’a pas besoin de passeport pour visiter les îles de Saint-Pierre-et-Miquelon; il suffit d’une carte d’identité ou d’un permis de conduire.

BUTTES-AMIRAULT: Une des activités dans la région de Par-en- Bas qui continue à attirer un grand nombre de visiteurs est le Festival de la Barge. Ce festival est coordonné par la paroisse Sainte- Famille des Buttes-Amirault et comprend trois activités : la construction de la barge; la messe dans la paroisse Sainte-Famille et la rencontre sociale au club social Twin Village.

     Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Armand Bourque le matin du 13 juillet au presbytère de la paroisse Sainte-Famille pour discuter de l’organisation et de la coordination de ce festival annuel qui continue à intéresser les gens de la communauté et les visiteurs de l’extérieur. Armand Bourque est le président du conseil paroissial, depuis vingt-cinq ans et il consacre beaucoup de son énergie comme bénévole pour assurer la survivance et la vitalité de sa paroisse. M. Bourque fait remarquer que le Festival de la Barge a pour but de promouvoir la culture et les traditions du passé. Il rappelle que la construction de la barge était très importante dans l’histoire de la région, surtout avant les années 1950. Il y avait d’ailleurs autrefois plus de mille barges dans la région, et les gens voulaient ainsi s’assurer qu’ils auraient assez de foin pour nourrir leurs animaux pendant l’hiver. Armand Bourque et son comité ont décidé de poursuivre cette tradition; avec l’appui du curé de la paroisse, ils organisent annuellement ce festival en pleine saison estivale.

     Armand Bourque a indiqué qu’un problème était apparu cette année avec la date des marées basses et que la construction de la barge aurait donc lieu le 27 juillet avec la messe et la rencontre sociale prévues pour le samedi 13 juillet. Armand Bourque dit qu’il y a encore trois barges dans la passe du pré et que chaque année, les organisateurs remplacent la plus ancienne barge par une nouvelle.

     Le père Maurice LeBlanc assisté du diacre Bruce Hubbard a célébré la messe du festival. La messe était celle du 15e dimanche du temps ordinaire. Dans son homélie, le père LeBlanc a parlé de la charité du bon samaritain et il a rappelé à la communauté chrétienne, que pour aider notre prochain, nous n’avons pas besoin de nous rendre à l’extérieur, mais qu’il suffit de regarder autour de nous.

     La journée s’est terminée par un gros banquet au club social Twin Village composé de dinde avec une variété de légumes et un dessert de la saison. Les organisateurs du festival avaient embauché Ray Doucet pour préparer le repas. Celui-ci était assisté d’une vingtaine de bénévoles dans la cuisine et pour servir le repas. Le repas a connu un grand succès si on en juge d’après la grande participation.

     Armand Bourque a rappelé que le succès du festival dépend de l’engagement des commanditaires et il a remercié les commanditaires suivants : West Nova Fuel, Gateway Fuel, Tusket Toyota, Tusket Sales, Strictly Lobsters, Tri-County Tractor, Tusket Ultramart, Municipalité d’Argyle, Coastal Financial Credit Union et Huskilson’s Funeral Home. Dans le passé, cette collecte de fonds a permis de recueillir près de 4 000 $ et on s’attend à un profit semblable cette année. Il est à noter que les sommes ramassées seront versées au fonds de fonctionnement de la paroisse.


WEDGEPORT: Chloe Nickerson, une jeune Acadienne de 20 ans de la région de Wedgeport continue à s’engager dans la coordination du Tournoi et Festival du thon. Chloe Nickerson est inscrite au programme du baccalauréat en sciences, avec mention en biologie à l’Université Acadia dans la Vallée d’Annapolis. Cet automne elle entamera sa troisième année d’un programme de quatre ans. Elle songe à la possibilité d’une carrière dans le domaine de la santé.

     Lors d’une entrevue avec Le Courrier de la Nouvelle-Écosse le mardi 9 juillet 2019, Chloe Nickerson nous a confié que cette année marque sa quatrième année à la coordination de cet événement qui est devenu une des activités touristiques majeures pendant la saison estivale dans la région du Sud-Ouest de la province. Au cours des deux premières années, Chloe Nickerson a collaboré avec Brandon Doucette, ancien coordonnateur des événements spéciaux pour le Tournoi et Festival du thon et cette année ce sera la deuxième fois qu’elle sera responsable de la coordination. Chloe Nickerson a été embauchée pour une période de dix semaines et elle est appuyée par une équipe comprenant Callie Doucette et Tristan Cottreau.

     La planification de cette activité a commencé au mois de juin 2019 et Chloe Nickerson est contente de rapporter qu’il y aura deux nouvelles activités cet été. La première nouvelle activité sera un carnaval pour les enfants âgés de 2 à 12 ans et la deuxième nouvelle activité sera une course à obstacles et activités pour enfants.

     Chloe Nickerson dit que 16 bateaux sont inscrits pour le tournoi de cette année, soit le même nombre que l’été dernier, et les organisateurs du Tournoi ont toujours l’espoir que chaque équipe pourrait réussir à pêcher un thon.

     Voici les grandes lignes des activités du Tournoi et Festival du thon :

le samedi 17 août : Soirée trivia à 19 h au Musée du thon;

le dimanche 18 août : Course de thon à 9 h; Course du petit thon, à 10 h 30; Carnaval pour jeunes enfants de 14 h à 16 h; soirée de peinture de 18 h à 21 h;

le lundi 19 août : Course à obstacles et activités pour enfants au Musée du thon de 10 h à 12 h; Cérémonie d’ouverture, vins et fromages à 19 h au Musée. Feux d’artifice, si la météo le permet vers 21 h;

le mardi 20 août : Départ des bateaux du quai Breakwater à 19 h. Jeu de lancer des harengs à 19 h 30 au quai Breakwater;

le mercredi 21 août : Pêche pour les jeunes de 16 ans et moins de 12 h 30 à 14 h 30 au quai Breakwater. Chasse aux trésors organisée dans le village de Wedgeport de 18 h 30 à 20 h 30;

le jeudi 22 août : Pageant du Tournoi de thon de Wedgeport. Le pageant aura lieu dans la tente derrière le Musée du thon. La reine du tournoi 2019 sera couronnée et la musique sera fournie par Alyssa et Chelsea;

le vendredi 23 août : Un « Seafood extravanganza » aura lieu dans la tente à partir de 16 h. Il y aura un jardin bavarois ou une brasserie en plein air sous la tente de 16 h à 20 h. La première pesée de thons commencera à 18 h au quai de la pêche au thon et

le samedi 24 août : La finale de la pesée de thons commencera à 11 h. Il y aura château gonflable pour enfants et une continuation du « Seafood extravanganza ». Les cérémonies de clôture se tiendront vers 14 h. Une soirée sociale aura lieu de 22 h à 2 h du matin avec la musique par The Radiaters

COMEAUVILLE : La paroisse Sacré-Cœur de Saulnierville et la Guilde acadienne de Clare se préparent pour la 15e édition annuelle de l’Expo- Couver tes. Cette exposition de couvertes piquées et de projets d’artisanat a attiré environ 13 000 personnes depuis sa première édition en 2004, lorsque Marie-Adèle Deveau et Josephine Hanna se sont lancées dans ce projet. Au fil des années, les fondatrices ont trouvé que leur travail pour l’exposition suscitait de plus en plus d’intérêt. Elles ont donc approché la Guilde acadienne de Clare, pour les accompagner dans l’organisation. Avec des visiteurs de par tout au Canada et de plusieurs États des États-Unis, de plusieurs pays d’Europe et même des visiteurs de l’Australie, l’Expo-Couvertes expose environ 250 différentes couver tes réalisées par des piqueuses de par tout dans le Sud-Ouest de la Nouvelle- Écosse.

     L’Expo-Couvertes, qui se déroule du 22 au 25 juillet 2019, sera ouverte tous les jours à partir de 10 h jusqu’à 20 h, sauf le vendredi où elle prendra fin à 16 h. Les frais d’admission sont de 5 $. Le montage de l’exposition aura lieu le dimanche 21 juillet à partir de 13 h jusqu’à 17 h et il est ouvert aux gens qui souhaitent montrer leurs talents artistiques. Chaque artiste a le choix de vendre ou non sa courtepointe. Il est important de noter que seul l’argent comptant sera accepté pour les ventes de courtepointes. On ne peut malheureusement pas honorer ni les cartes débit ni les cartes de crédit, VISA ou autres.

     Cette collecte de fonds rapporte toujours de grandes sommes à la paroisse Sacré- Cœur, qui est très reconnaissante de l’intérêt des gens à l’égard de l’Expo-Couvertes.

     Pour plus de renseignements sur l’Expo-Couvertes, veuillez s’il vous plaît communiquer avec Joan Tufts au 902-778-1402 ou bien par courriel à joantufts@gmail.com Au plaisir de vous voir et de pouvoir admirer les couvertes piquées et les projets d’artisanat.

TUSKET: La neuvième édition annuelle du spectacle Star Acadie a été présentée à la salle Père-Maurice-LeBlanc au Centre communautaire de Par-en-Bas. Cet événement organisé par le Festival acadien international de Par-en-Bas a eu lieu le mercredi 10 juillet 2019. Le spectacle s’est déroulé entièrement en français devant une foule impressionnante et reconnaissante pour la qualité et la grande variété de musique.

     Les organisateurs avaient choisi cette date au début de l’été pour présenter ce spectacle qui gagne en popularité pour une variété de raisons. En effet, le public apprécie la qualité de la musique et des artistes, tous des talents émergents, qui démontrent une remarquable présence sur scène. Cette activité contribue également à la valorisation de la langue et de la culture française. C’est absolument réjouissant de voir les jeunes qui s’occupent eux- mêmes de la coordination, de la musique, et des chansons de ce spectacle annuel.

     Les répétitions pour Star Acadie qui ont eu lieu à Pubnico et à Tusket ont commencé au cours du mois de juin et elles se sont terminées la veille du spectacle. Seize jeunes ont participé au spectacle. Dix jeunes chanteurs âgés de 10 à 14 ans ont présenté leurs chansons, tandis que six jeunes de 15 à 19 ans ont présenté leurs chansons dans la deuxième catégorie. Les chanteurs étaient accompagnés des musiciens suivants : Parker d’Eon aux batteries et la guitare;

     Jamie Doucet à la guitare; Adria Owen à la guitare et l’harmonie; Emma Gould au piano; Abby Morton à la basse et Mason Comeau au violon. Les juges du spectacle étaient Vicki Porter, Dave LeBlanc et Valérie Nadon. Johnny d’Eon était responsable du son et Randall Cottreau était le technicien responsable de l’éclairage. Suzanne d’Entremont a agi à titre de maîtresse de cérémonie.

     Voici les noms des participants à Star Acadie 2019 : Manon d’Entremont, Connor Frotten, Amber d’Entremont, Olivia LeBlanc, Leta-Marie Adams, Sophie d’Entremont, Brooke d’Eon, Camryn Vacon, Dana Hill, Jillian Leger, Marissa Williams, Janessa MacKinnon, Maggie Amirault, Arwen Brobbin, Edyn d’Entremont et Lily Swin. Deux autres personnes ont participé au spectacle, soit Ireland Nickerson, gagnante de 2018 et Suzanne d’Entremont aussi gagnante de 2018.

     Les gagnants pour Star Acadie 2019 sont : Catégorie des 10 à 14 ans – 1er prix de 500 $, Brooke d’Eon; 2e prix de 250 $, Jilian Legere; vote du public, 100 $, Brooke d’Eon; mention spéciale choix des juges, 150 $, Connor Frotten et mention spéciale, choix des juges, 150 $, Amber d’Entremont. Dans la catégorie des 15 à 19 ans, les gagnants sont : 1er prix de 500 $, Edyn d’Entremont; 2e prix de 250 $, Arwen Brobbin; vote du public, 100 $, Arwen Brobbin; mention spéciale choix des juges, 150 $, Marissa Williams; mention spéciale choix des juges, 150 $, Maggie Amirault et chanson originale, 200 $, Lily Swim. Le prix du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) a été décerné à Brooke d’Eon et ce prix comprend une tournée provinciale dans les écoles du CSAP. Cette tournée sera coordonnée et commanditée au cours de la prochaine année scolaire.

     Le succès d’un tel spectacle a été assuré grâce à la participation de nombreux commanditaires, dont Coastal Financial Credit Union, Tim Hortons, Tusket Ford, le Conseil acadien de Par-en-Bas, COOP, Cassa, R & K Murphy, Pharmasave, Acadian Plumbing, LaTchuisine,GarianConstruction, la Municipalité d’Argyle et Service Canada.

MONCTON (N.-B.) : Jacques Blinn, Guyaume Boulianne, Éric Dow et Normand Pothier du groupe Cy reviennent avec un tout nouveau disque et spectacle qui a comme seul et unique but de faire grouiller. L’album sera lancé le vendredi 19 juillet 2019 à 21 h au Pink Flamingos Cabaret Lounge à Moncton (N.-B.). Le disque sera disponible en magasin et sur toutes les plateformes digitales à travers Distribution Plages / Propagande (www.plages.net).

Acadien-Coréen :
     Le titre du disque Acadian Dream est également écrit en coréen. Comme l’explique Eric Dow, chanteur principal du groupe, les caractères coréens sur la pochette de l’album sont une traduction signée Tak Kim. « En Acadie, nous avons tendance à être très autoréférentiels dans notre art et notre regard est souvent très intérieur. En traduisant le titre Acadian Dream en coréen, nous voulons pousser les limites de ce que peut signifier faire l’art acadien, et peut-être espérer attirer un nouveau public avec notre musique. Si le K Pop peut devenir un phénomène mondial, pourquoi pas le pop acadien? », demande le chanteur.

Un nouveau son pour Cy :
     Comment décrire le son de ce nouvel album? « C’est comme si le fameux groupe acadien 1755 était né en 1992 pis avait fait un bébé avec un rap star américain. C’est comme de la radio communautaire sur des stéroïdes. C’est de la musique d’icitte qui veut se faire entendre ailleurs. C’est le local rendu mondial», affirme Éric Dow.

      Cy tire ses inspirations de l’ensemble du pop acadien, canadien-français et américain. De Suroît aux Colocs en passant par Radio Radio et le pop américain du début des années 2000. Quant à l’instrumentation, Cy mélange guitares acoustiques, synthétiseurs, claviers, batterie, violon, harmonicas, auxquels s’ajoutent trois voix masculines qui chantent en harmonie. À travers ses chansons, Cy laisse transparaître un bon sens de l’humour, une critique de la politique et sa philosophie de la vie.

     L ’album, réalisé par Arthur Comeau, rappeur acadien et membre fondateur de Radio Radio, a été enregistré au studio La Classe à Memramcook, au Nouveau-Brunswick, avec à la prise de son Jean-Pascal Comeau (Comté de Clare, Grand Dérangement). « Travailler avec Arthur, c’était la prochaine étape logique pour nous, parce que c’est comme le Dr Dre de l’Acadie. Il apporte une oreille moderne à notre son un peu throwback », ajoute le chanteur du groupe. Jean-Pascal a toujours été un mentor pour nous autres itou, donc on était content qu’il embarque avec nous pour l’aventure du studio. »

     D’ailleurs, l’ambiance du studio était un élément très important pour les membres du groupe. « Arthur a une philosophie très naturelle quand ça vient au studio. Quand t’es renfermé dans une chambre avec la même gang pour presque deux semaines, il faut que l’atmosphère soit relaxe pis fluide. C’est pour cette raison qu’on a également invité plusieurs amis à contribuer en tant que collaborateurs sur le disque», poursuit Éric Dow.

    Sur le disque, nous pouvons entendre des contributions du légendaire violoneux acadien Johnny Comeau (Beausoleil Broussard, Cayouche), Dillon Robicheau (The Backyard Devils, Izabelle), Justine Boulianne et Sylvie Boulianne.

     Parc à bleuets : 1er extrait radio Cy profite du lancement pour lancer un single radio, Parc à bleuets, une chanson écrite en collaboration avec l’auteure acadienne et poète lauréate du Parlement du Canada, Georgette LeBlanc. « Originaire à 100 % de la Baie Sainte-Marie, c’est sûr que Georgette représente une inspiration pour nous autres », ajoute Éric Dow. « C’est incroyable de pouvoir travailler avec une poète d’un tel calibre pour mettre certains de ses textes en chanson».

     Le graphisme de l’album a été réalisé par Renée Theriault, graphiste louisianaise et Chief of Design chez la compagnie de maquillage Revlon à Manhattan. Quant à la photographie, elle a été réalisée par Denis Duquette, de Moncton.

COMEAUVILLE : La Société Héritage Saint-Bernard a comme mandat d’établir et d’exploiter un musée afin de recueillir et de préserver les artéfacts et archives relatives à l’histoire et à la culture acadienne, notamment en ce qui a trait à la paroisse Saint-Bernard. La Société s’est aussi donné comme mission d’éduquer le public en offrant des cours et des ateliers sur l’histoire et la culture acadienne et sur le théâtre aux jeunes. L’objectif principal de cette société est de sauvegarder l’église Saint-Bernard comme monument pour qu’elle serve de lieu de présentation de la culture acadienne.

     L’église qui a été construite de 1912 à 1942 est constituée de 8 000 blocs de granite provenant de la localité de Shelburne. Tous ces blocs ont été transportés de Shelburne jusqu’au Petit-Ruisseau sur autorails, soit une distance d’environ 200 kilomètres. Rendus au Petit-Ruisseau, les blocs étaient placés un à un sur un chariot à bœuf pour être tirés à travers les chemins de terre jusqu’au site de l’église, à environ 20 kilomètres de la gare ferroviaire.

     L’église Saint-Bernard a toujours été une attraction touristique, mais elle est aussi un lieu très marquant à cause de tout le travail qui a été fait par les gens de la communauté pour bâtir l’édifice.

     En 2001, les gens de la paroisse ont appris qu’il n’y avait plus de soutien financier pour entretenir l’édifice, et la paroisse n’était plus en mesure d’y contribuer. C’est donc à ce moment-là que la Société Héritage Saint-Bernard a été fondée par un groupe de paroissiens pour amasser des fonds afin de maintenir l’édifice en tant que centre communautaire et culturel. Les fonds recueillis par la Société Héritage Saint-Bernard vont directement à l’entretien de la structure de l’église. On a déjà réalisé beaucoup de travaux : réparation de la toiture, remplacement des chaudières, réfection des entrées au sous- sol, colmatage des fuites d’eau, travaux de peinture et autres. Cependant ce n’est pas suffisant pour régler tous les problèmes dont entre autres : le taux d’humidité très élevé dans le sous-sol, problèmes de chauffage par temps froid dû à un manque d’isolation thermique, corrosion du béton encadrant les blocs de granite et rénovation des lieux pour faciliter l’accessibilité.

     Le conseil d’administration de la Société Héritage Saint-Bernard veut s’assurer de recueillir le plus d’argent possible pour maximiser les réparations. Le conseil d’administration a récemment organisé un marchethon. La galerie d’art est toujours présente et deux spectacles sont prévus pour recueillir des fonds; aussi on accepte avec reconnaissance les dons en ligne au http://heritagesaintbernard.com

     Durant le mois de mai 2019, Héritage Saint-Bernard a fait un encan d’art en ligne. On a reçu 50 œuvres d’art, tous styles confondus de plusieurs artistes qui ont été en montre quelques semaines avant l’encan. Les offres étaient ouvertes à tous. Les artistes tout comme la Société ont pu en profiter. On souhaite remercier les artistes pour leur généreuse contribution.

     Le samedi 6 juillet dernier, la Société Héritage Saint-Bernard, a organisé l’événement « La Marche Piau, Héritage Saint- Bernard 2019 ». Cet événement a eu lieu au Parc Joseph et Marie Dugas à l’Anse-des-Belliveau juste avant le début du Jardin maraîcher. Ceux qui arrivaient de la marche sur le sentier Piau ont pu visiter le marché. La marche s’étendait sur une distance de 4,5 kilomètres avec un lieu de repos à la p’tite chapelle où on pouvait trouver de l’eau et de la musique aux tambours interprétée par l’Association des Acadiens-Métis Souriquois. La première marche a connu du succès et on prévoie reprendre l’activité en 2020. On tient à remercier tous les gens qui ont participé ainsi que les organisateurs, en particulier le comité organisateur (Nadine Belliveau, Jacques Blinn, Adrien Comeau, Alvina LeBlanc et Louise LeBlanc), les bénévoles le jour de l’événement (Denise LeBlanc, Mike LeBlanc et Jean LeBlanc), ainsi que le Service des Loisirs de Clare, Roadside Grill et l’Association des Acadiens-Métis Souriquois.

     La Société Héritage Saint- Bernard prévoit aussi deux spectacles qui vont toucher la joie de vivre de toutes les générations. Le premier spectacle qui aura lieu le 15 septembre 2019, à partir de 14 h s’appelle Jimmy’s old time radio show. Ce spectacle qui présente des programmations musicales dans les foyers de soins longue durée à travers le Canada, offre de la musique des dernières décennies et même du siècle dernier. Originaire de l’Ontario, James Skarnikat a choisi d’exploiter son talent musical et sa passion de la musique d’autrefois afin d’offrir un spectacle destiné surtout aux aînés. Le deuxième spectacle qui est prévu pour la fin de semaine des 20 et 21 septembre 2019 est un spectacle par Jesse Mea en compagnie de Daniel LeBlanc. Pianiste, accordéoniste et claviériste, Jesse est originaire de Caraquet au Nouveau-Brunswick. Jesse a découvert son univers personnel aux couleurs de jazz et de musiques du monde, et il sème sa musique sur diverses scènes partout au Canada, en France, en Belgique et même en Suisse. Le spectacle de Jesse en compagnie de Daniel saura plaire à toutes les générations.

     Comme c’est le cas dans toutes sortes d’organisations, il faut avoir des gens au travail. Cette année, grâce à des fonds de divers projets gouvernementaux, on a pu subventionner deux employés d’été ainsi qu’un poste de huit mois pour un jeune âgé entre 16 et 30 ans. Cela dit, les deux employés d’été sont Sébastien LeBlanc et Danielle Carey. Sébastien est originaire du village de Saint- Bernard et entend poursuivre ses études secondaires au mois de septembre. Quant à Danielle, elle est venue à la Baie Sainte-Marie pour perfectionner son français à l’Université Sainte-Anne. Comme elle aimait la région, elle a accepté ce poste, puisqu’elle fait ses études postsecondaires en tourisme. Notre employé de huit mois qui porte le titre de directeur artistique est Jacques Blinn, du village de la Pointe-de-l’Église. Jeune homme plein de talent, Jacques est membre fondateur du groupe de musique bien connu, Cy. Chanteur exceptionnel, il gratte aussi la mandoline, la guitare acoustique, joue des claviers et du violon, et il peut vous faire taper du pied. Cette super bonne équipe d’employés à l’église Saint-Bernard est toujours prête à vous accueillir.

     Les jeunes guides d’Héritage Saint-Bernard ont fait un excellent travail pour recueillir les antiquités de l’église et des paroissiens de Saint-Bernard afin de monter une exposition. Les artefacts sont en exposition à l’avant de l’église jusqu’à la fin août. Un gros merci à tous ceux qui ont aidé dans ce travail et surtout à ceux qui ont prêté leurs artefacts.

     Parmi les autres événements qui se dérouleront à l’église Saint- Bernard au cours des prochains mois jusqu’au 15 septembre, notons l’Expo d’art Saint- Bernard 2019 organisée par la Galerie Belliveau. L ’expo est située dans la sacristie de l’église et comprend des œuvres d’art de 26 artistes de la région. Cette exposition, qui est ouverte sept jours par semaine de 10 h à 16 h, vous permettra de trouver le cadeau idéal pour vous ou pour quelqu’un de spécial. Lors de la visite, vous serez accueilli par un ou une artiste dont les œuvres sont en exposition.

     Venez donc faire une tournée ou visitez le site web. On est toujours contents de rencontrer de nouveaux visages!

POINTE-DE-L’ÉGLISE : Le Centre acadien lance un nouveau projet pour recueillir des témoignages et expériences de vie de gens qui s’identifient comme Acadiens-Métis dans les régions de Clare et de Par-en-Bas. Cette collecte de données vise à amasser des informations additionnelles sur la culture, l’identité et le processus par lequel cette population s’identifie en tant qu’Acadiens-Métis.

     Le projet s’inscrit dans la mission du Centre acadien, soit de collectionner, de conserver et de classer tout ce qui se rapporte à l’histoire et à la culture de l’Acadie, particulièrement celle de la Nouvelle-Écosse, et de mettre à la disposition de la communauté universitaire et du public le matériel réuni. Comme l’explique Stéphanie St-Pierre, coordonnatrice par intérim du Centre acadien : « La recherche sur l’identité métisse est d’actualité. En tenant compte de notre mission, nous avons cru important de développer ce projet afin de conserver les connaissances et les expériences vécues et de les rendre accessibles aux chercheurs d’ici et d’ailleurs. »

     Tania Saulnier, originaire de Clare et nouvellement diplômée de l’Université Sainte-Anne (B.A., histoire), travaille au projet pour l’été grâce au programme Emplois d’été Canada.

     « Je suis fière de travailler sur ce projet! Il est important de prendre en note et d’enregistrer les histoires des Acadiens- Métis, leurs expériences et les informations qu’ils veulent partager parce que c’est surtout une culture orale. On ne veut pas que les informations importantes se perdent. » Tania Saulnier, employée d’été au Centre acadien.

     Le Centre acadien cherche présentement des informateurs et informatrices qui souhaitent partager leurs histoires et leurs expériences de vie entourant leur culture et leur identité acadienne- métisse. Les seuls critères de participation sont de s’auto- identifier comme Acadiens-Métis et avoir des ancêtres originaires du Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse.

Pour participer, veuillez contacter Tania Saulnier, par téléphone au 902-769-2114, poste 7204 ou par courriel à l’adresse tania.saulnier@ usainteanne.ca

     L ’Université Sainte-Anne, la seule université francophone en Nouvelle-Écosse, offre des programmes d’études universitaires et collégiales ainsi que des programmes d’immersion et de formation sur mesure en français langue seconde. Reconnue pour l’excellence de ses programmes et son milieu de vie unique et exceptionnel, elle offre des occasions d’apprentissage expérientiel favorisant l’engagement et la réussite des étudiants et un contexte favorable à l’établissement d’une culture d’excellence en recherche et en développement. Résolument ancrée dans son milieu, elle est un partenaire de choix pour accroître la vitalité des régions entourant ses campus et de l’Acadie de la Nouvelle-Écosse dans son ensemble.

BOUCTOUCHE, (N.-B.) La Commission sur le territoire et la toponymie, créée en mai par le projet de l’Assemblée nationale de l’Acadie, a lancé le 4 juillet 2019 un sondage en ligne portant sur le territoire de l’Acadie. Les résultats de cette recherche l’aideront à mieux définir le territoire de l’Acadie du Canada atlantique et à recommander éventuellement des mesures visant à afficher cette identité acadienne et francophone.

     Parmi les sujets traités dans le sondage, on y retrouve des questions portant sur l’ancienne Acadie (de 1604 au Grand Dérangement), les « régions acadiennes » et les « centres de vie française », qui se réfèrent aux communautés où vivent une importante minorité acadienne et francophone. Les personnes âgées de 16 ans et plus, nées en Acadie ou habitant l’Acadie du Canada atlantique, sont invitées à y répondre d’ici le 31 août en se rendant au site web du projet de l’Assemblée nationale de l’Acadie (https://anacadie. ca/) ou à l’adresse du sondage (https://www.sondageonline. com/s/40c1836)

     L’Acadie du Canada atlantique éprouve parfois des difficultés à décrire son territoire. Bien que les régions acadiennes soient assez bien définies, l’absence d’un territoire administratif officiel, comme c’est le cas au Québec, tend à limiter la perception. L’isolement de certaines régions, à l’Île-du-Prince-Édouard, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve par exemple, vient également ajouter une dimension de morcellement à cette identité.

     « Notre travail consiste à permettre à l’Acadie de mieux s’identifier à son territoire », souligne Ghislaine Foulem, coprésidente de la Commission sur le territoire et la toponymie. « Il est très important pour nous de sonder la population sur cet enjeu et nous souhaitons donc que la population soit nombreuse à répondre à cet appel. »

     Le projet de l’Assemblée nationale de l’Acadie s’inscrit dans une démarche de continuité historique pour le peuple acadien et autour d’une vision d’une « Acadie française, prospère, en santé, heureuse et en paix, ouverte sur le monde et autonome sur son territoire ». Le projet est administré par l’organisme à but non lucratif Nation Prospère Acadie Inc., incorporé en 2018 et établi au Nouveau-Brunswick.


PETIT-de-GRAT : Le mercredi 26 juin, l’auteur Bill Gerrior est venu rencontrer tous les Fougère de la région susceptibles de s’intéresser à son nouveau projet d’écriture. Ce projet est un livre sur les Fougère, qui ne s’arrête pas aux Fougère de l’Isle Madame, mais comprend tous les Fougère qui ont un ancêtre en commun, Jean Fougère. C’est-à-dire, Jean Fougère, fils de Jean Fougère et de Marie Barré de Poupry, Beauce, Diocèse d’Orléans, en France, qui est arrivé en Acadie avant le 5 février 1709. Son nom apparaît dans les registres de Port-Royal avant ladite date en 1709.

     Le pigiste Robert Fougère a répondu à l’invitation de M. Gerrior et l’a rencontré à La Picasse, afin d’en apprendre davantage sur son projet. Celui-ci a aussi voulu en apprendre plus sur sa lignée acadienne remontant jusqu’à ce Jean Fougère de Poupry, en France. Lors des discussions, il y a eu échange de renseignements et de vieux documents qui pourraient faire partie de ce livre, en voie de rédaction. La date de publication n’est pas encore précisée. Selon M. Gerrior, ce travail minutieux et de longue haleine sera réalisé selon sa façon particulière de tracer la généalogie des familles.

     M. Gerrior n’en est pas à sa première expérience, étant donné qu’il a déjà à son actif une série de livres, Acadian Awakenings. Cette série de cinq volumes traite des familles Gerrior. Donc, si vous êtes un Girouard, Gerrior, Giroir, Giroire, Gerroir et autres encore, cette série de livres pourrait vous intéresser. Le premier livre, France and Acadie, raconte l’histoire de l’éminente famille Girouard, Giroir(e) Girroir, Gerrior... originaire de la France à l’époque médiévale, jusqu’à la déportation des Acadiens (1755- 1783) et contient la généalogie des familles en Acadie.

     Les quatre autres livres de la série suivent ces familles depuis leur exil jusqu’à présent, historiquement et sur le plan généalogique, en Nouvelle- Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick, au Québec et en Louisiane. L’auteur utilise un système généalogique unique comprenant un tableau principal. Son approche est transférable et peut intéresser tous les Acadiens.

     M. Gerrior dit vouloir suivre la même démarche généalogique dans son ouvrage sur la famille Fougère. Il est également à la recherche de vieilles photos, d’anecdotes, d’événements importants, de grandes réussites; bref, de la matière qui viendrait étoffer son livre et donner vie à cet arbre généalogique, qu’il prépare avec soin et patience.

     Afin de mieux connaître l’auteur 

     William (Bill) D. Gerrior est issu d’une famille nombreuse de neuf enfants. Il réside à Halifax et a ses racines dans le petit village acadien de Larry’s River, dans le comté de Guysborough, du côté paternel, et dans le petit village acadien de Poulamond, Isle Madame, au Cap-Breton du côté maternel (Fougère). Bill est marié à Audrey Gray, de Halifax, et a deux enfants, Steve et Suzanne, tous deux fiers et talentueux descendants acadiens, perpétuant les traditions acadiennes.

     L ’auteur a donné une série d’ateliers bien accueillis sur sa méthodologie généalogique de la carte maîtresse, utilisée dans ses livres, dont une séance au parc national Grand-Pré pendant les Journées acadiennes, ainsi qu’un atelier de suivi au Musée acadien de Pubnico-Ouest, aux familles de la région de Pubnico et d’autres familles acadiennes du sud, du centre et du nord de la province. Ces ateliers ont été offerts dans le cadre de la préparation de toutes les familles acadiennes de la Nouvelle-Écosse en vue du Congrès mondial acadien 2004.

     La série de livres de cet auteur montre comment une famille acadienne type peut faire des recherches sur son histoire et sa généalogie dans le contexte de l’histoire acadienne en général et créer des liens internationaux. Elle permet également de présenter ce matériel sous forme de livres, avec de nombreux éléments visuels qui donnent vie à leur histoire acadienne.

     M. Gerrior explique sa méthodologie généalogique de cette façon : « Cette méthode comprend un système de cartes maîtresses, que j’ai mis au point pour chacun de mes livres, liant chaque membre d’une famille acadienne à la même carte maîtresse, et au même premier ancêtre en Acadie, peu importe si la famille réside maintenant en Nouvelle-Écosse, au Nouveau- Brunswick, au Québec, en Louisiane, en France ou ailleurs au Canada ou aux États-Unis. »

     C’est cette approche qu’il préconise pour son livre sur la famille des Fougère, les descendants de Jean Fougère de Poupry, en France.

     Voulez-vous faire une contribution à ce nouveau projet de Bill Gerrior ou voulez-vous en connaître davantage sur les Gerrior, Girouard, et d’autres encore? Si oui, vous pouvez joindre l’auteur Bill Gerrior à l’adresse gerriorb@eastlink.ca ou par téléphone ou télécopieur au 902-444-0081.

PUBNICO-OUEST-le-BAS : Alvah d’Entremont, résident de Pubnico-Ouest-le-Bas, a accompli des merveilles avec ses nouvelles sculptures. Depuis quelques années, il s’est bâti une réputation en tant qu’ar tisan aux talents incroyables. Il consacre des heures à porter une grande attention aux petits détails que nous trouvons dans ses sculptures.

    Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a découvert les talents de ce pêcheur à la retraite pendant une des nombreuses activités du Festival du Bon Temps. Pendant ce festival, un résident de Pubnico-Ouest nous a informés qu’Alvah d’Entremont était de retour après avoir participé à l’exposition One of a Kind à Toronto. Cette exposition annuelle qui dure six jours dans la région d’Exhibition Place de Toronto rassemble plus de 600 vendeurs provenant de plusieurs coins du pays et leur donne l’occasion de rencontrer d’autres artisans et de vendre leurs produits. Cette grande exposition-vente a lieu au Centre Enercare situé à Exhibition Place; elle est devenue de plus en plus populaire grâce à la qualité et la quantité de produits offerts au public.

     Alvah d’Entremont a 64 ans; il est un de sept enfants d’Adeline et d’Elmer d’Entremont. Il a passé une grande partie de sa vie à Pubnico-Ouest-le-Bas. Après avoir abandonné ses études scolaires, il a décidé de faire la pêche. Pendant ses années en mer, il a pêché le homard, les pétoncles, le poisson de fond et d’autres espèces. Il a pêché jusqu’à l’âge de 60 ans et malheureusement, un accident l’a forcé d’abandonner ce travail physique. À ce moment-là, il a décidé de réorienter sa vie, et c’est alors qu’il a développé le goût pour la sculpture.

     Alvah d’Entremont a expliqué qu’il a toujours eu un goût pour les arts, le dessin et la peinture, depuis son plus jeune âge à l’école. Il nous a avoué avoir choisi ce métier pour des raisons de santé mentale et de santé physique. Après son accident, il lui a fallu un an pour reprendre des forces et accomplir un travail de qualité. Il a constaté que cette nouvelle orientation dans sa vie personnelle était une bonne thérapie mentale et physique.

     Pendant notre entrevue avec Alvah d’Entremont, il nous a décrit sa première sculpture, un héron. Il dit qu’il préfère sculpter des oiseaux et a toujours été impressionné par le héron, un oiseau qu’il considère majestueux. Les hérons sont des oiseaux à cou long et grêle et se distinguent par un bec allongé et conique en forme de poignard. Les hérons vivent dans les zones humides, les lacs ou les étangs et se nourrissent de batraciens, poissons ou rongeurs. Quant au bois qu’il préfère pour ses sculptures, il utilise du bois flottant qu’il trouve sur les plages ou que d’autres personnes lui donnent. Pour son métier, il utilise divers modèles de ponceuses et de meuleuses.

     Alvah d’Entremont nous a parlé longuement de son premier voyage à Toronto. Il estime que cette aventure lui a coûté environ 5 000 $, mais ses ventes lui ont permis d’absorber les coûts. Il a éprouvé une grande satisfaction dans cette aventure, car il a pu établir des contacts importants et il s’est senti valorisé et apprécié par la communauté artisanale. Il a constaté que c’était la première fois qu’il se sentait comme un artiste dans son pays. En revenant de Toronto, il est allé à Ottawa pour participer à l’exposition Cottage Life, une autre activité qui lui a ouvert des portes.

     Alvah d’Entremont a terminé son entrevue en invitant les gens de communiquer avec lui afin de voir et d’apprécier son travail ou encore, s’ils le veulent, afin d’acheter de ses sculptures. On peut communiquer avec lui au 902-307-0442 ou visiter sa page web au www.carvedbythesea. com

LA BUTTE : Le dimanche 23 juin 2019, la région de Clare a célébré la vie de Cy à Mateur à l’occasion du 100e anniversaire de sa mor t en 1919, avec l’activité Entchomé parrainée par la Société acadienne de Clare.

     Le tout a eu lieu au Richelieu, à La Butte. De merveilleuses présentatrices nous ont divertis avec l’histoire réelle et les mythes entourant Cy à Mateur. Pour les gens moins familiers avec ce personnage légendaire, il était un homme du 19e siècle qui s’est taillé une réputation de quasi- démon à cause de ses habitudes désagréables. Dans ce temps-là, l’Église avait une forte prise sur la communauté, dénonçant fortement les inconduites comme la danse, les jeux d’argent et l’alcool. Cy se régalait de ces choses régulièrement et ça en a fait en quelque sorte l’ennemi numéro un de l’Église. De nos jours, le Cy qu’on connait vient directement de la stigmatisation de l’Église, qui a tordu l’image de l’homme dans la peur et le mystère. C’est pourquoi l’activité se nommait Entchomé, un vieux mot voulant dire pris pas le diable. Alors, avec ce petit retour dans l’histoire, les gens étaient intéressés à en apprendre davantage sur l’homme et sa vraie histoire, en plus des mythes et légendes.

     Pendant les présentations sous un soleil brillant d’après-midi, Jocelyne Comeau a retracé l’histoire des Trahan en Acadie, afin de mettre la vie de Célestin Trahan en contexte. Les lignes de familles s’allongent et bifurquent jusqu’à ce qu’on se retrouve à Clare avec notre personnage principal, Célestin, ou Cy à Mateur. On a commencé au tout début avec Guillaume Trahan qui a dû quitter la France pour avoir coupé les arbres du roi et qui voulait commencer une nouvelle vie ailleurs. De là, on suit la ligne de famille, passant de Guillaume, à Jean Charles, à Joseph I, qui fut déporté. Son fils Joseph II se maria en France, mais retourna en Acadie, à la Baie Sainte-Marie. La sœur de Joseph II avait reçu une concession à la Baie Sainte-Marie, alors il est peut-être revenu la retrouver. Une fois sur place, il a eu d’autres enfants, incluant Hilaire Trahan, qui se maria et eut un fils, Mateur. Mateur maria Rosalie Doucet et de leurs enfants naquit Célestin, notre personnage principal. Jocelyne Comeau a raconté cette histoire en donnant plein de détails et de faits intéressants et comiques.

     Alors qu’ils comprenaient mieux le passé, les gens ont alors appris la vraie histoire de la vie de Cy. Lise Robichaud-Lejeune admire le personnage de Cy depuis son enfance, car son grand-père lui racontait des histoires à propos de lui et elle est devenue fascinée par sa vie. Elle a même écrit un livre entier sur le sujet, Le diable et le cordonnier, que l’on peut acheter dans divers magasins de Clare. Avec toute sa recherche et passion, Lise nous a raconté la vie très intéressante de Cy à Mateur. Elle a commencé par expliquer les mythes et les détails du personnage, et elle a fini par expliquer l’histoire réelle de Célestin Trahan. Il y a beaucoup de différences entre le personnage et la vraie personne. Premièrement, on s’est penché sur ses pouvoirs surnaturels, un aspect intéressant du personnage folklorique. Selon la légende, il pouvait danser à n’en plus finir, trouver de l’alcool partout, et il ne perdait jamais au jeu d’argent. Il pouvait agir ainsi en raison d’un pacte conclu avec le diable. Les gens disaient aussi qu’il pouvait se changer en animal et qu’il avait des pattes de chevreuil. Comme vous voyez, les mythes étaient pas mal farfelus et les gens voyaient Cy comme le diable incarné.

     Mme Robichaud-Lejeune nous a ensuite décrit Cy comme il était vraiment : un homme qui s’appelait Célestin Trahan et qui n’a pas eu une vie facile, comme la majorité des gens de son époque. Lorsqu’il avait 20 ans, il partit à Boston pour trouver du travail, mais sa démarche ne réussit pas.

     Cependant, il trouva une femme en Amérique et il rentra chez lui avec son épouse et un fils. Sa femme n’aimait pas la vie à la Baie et elle disait que Célestin buvait trop. Elle est donc retournée en Amérique avec son fils. Cette perte semble avoir brisé Célestin, qui se mit à boire davantage, très malheureux. Durant de nombreuses années, sa famille ne fut jamais là pour lui et il mourut sans argent, vivant dans une chaumière sur le quai.

     On peut voir que les deux versions de cet homme ne se ressemblent vraiment pas. D’abord, on a un personnage légendaire, qui sème la peur, danse comme le diable et est exorcisé par l’église. Cet homme aimait la fête et fit un pacte avec le diable pour fêter encore plus! Quant à l’homme réel, on voit qu’il était probablement seulement un homme triste et en colère, masquant sa peine par des distractions pas très saines.

     Après ces deux présentations captivantes, la discussion s’est poursuivie. Le groupe Cy a joué quelques pièces, incluant la chanson de Grand Dérangement intitulée Cy à Mateur et les gens ont dégusté des biscuits et du café de Sip Café. On voit bien que Cy affecte encore les gens de la Baie Sainte-Marie, les inspirant à écrire des livres et des chansons sur lui et même à nommer un groupe à son nom! Ce fut un après-midi éclairant et fascinant, une très belle façon de célébrer la vie à Cy à Mateur et je crois qu’on a tous été un peu Entchomé par son histoire.

HALIFAX : Alors que, à Halifax, l’été a pointé le bout de son nez sous la pluie le vendredi 21 juin 2019, l’Alliance Française Halifax proposait de célébrer le jour le plus long de l’année en musique! En partenariat avec l’association Les Amis des Jardins Publics, Assante Hydrostone, la Downtown Halifax Business Commission, Long & McQuade et la radio communautaire Oui 98,5 FM, l’Alliance Française Halifax a organisé la Fête de la musique (ou Make Music Day en anglais).

     Créée en France en 1982, cette dernière vise à promouvoir la musique dans toute sa diversité en encourageant professionnels et amateurs à se produire dans les lieux publics, tout en permettant à tous de profiter de concerts gratuits. Il s’agit d’un événement qui est maintenant repris dans plus de 120 pays à travers le monde le 21 juin de chaque année.

     Cette année, la Fête de la musique comptait cinq lieux de représentation à Halifax, tels que les Jardins Publics ou l’Alliance Française Halifax. De 11 h à 20 h 30, des musiciens et chanteurs amateurs et semi-professionnels se sont succédé sur les différentes scènes. Y ont figuré Andrea Cormier, Weldon et Josée Boudreau, Desencontros Casuais, Small Kitchen Chaos, Gizelle de Guzman et tant d’autres. Plusieurs styles musicaux ont été interprétés, du folk à la musique traditionnelle québécoise, en passant par le country et la musique de chambre, en français, en anglais et même en portugais. Cet événement musical a été un vrai moment de partage entre les artistes et le public.

     L’Alliance Française Halifax était épaulée par une équipe de bénévoles qui répondait aux questions du public, tandis que la Downtown Halifax Business Commission distribuait des petits gâteaux aux passants. Au total, c’est environ 150 personnes qui ont profité de ces concerts gratuits et qui ont fêté l’arrivée de l’été en musique!