Paul Gallant avec sa fille Adrienne et son petit-fils Xavier lors de son 60e anniversaire de naissance.

Paul Gallant, directeur artistique, laisse un legs à Chéticamp

CHÉTICAMP : Paul D. Gallant figure parmi les gens qui ont fait des contributions monumentales à la région de Chéticamp. Il a joué un rôle vital pour le développement de la région acadienne dans le secteur des arts et de la culture. Malheureusement, il lutte présentement contre le cancer et autres problèmes de santé et il déménage à sa région natale à l’Île-du-Prince-Édouard où il sera plus près de sa famille.

Voici le trajet de Paul et comment il s’est rendu à Chéticamp. Il est né le 15 avril 1958 dans le village francophone de Mont-Carmel, Î.-P.-É. Oui, sa chanson populaire Quois qu’un gars de Mont-Carmel raconte l’histoire de vraies gens et de la vraie vie. Il est surtout un musicien autodidacte qui a joué de la basse et de la guitare dans des groupes musicaux au jeune âge de 13 ans, surtout du country rock.

Il se rappelle d’avoir suivi des ateliers de danse avec des instructeurs du Conseil de folklore du Canada. Sa passion pour la rédaction est aussi commencée assez tôt, il composait des chansons à l’âge de 16 ans. Il n’était âgé que de 20 ans quand il est devenu directeur artistique auprès de nombreuses productions. Sa première chanson reconnue était Calgaryjouée par le groupe Gameck. Il a reçu son diplôme en Développement communautaire en 1980, ce qui l’a bien préparé pour son avenir. En 1985, il est devenu directeur artistique du Conseil des arts Évangéline dans la production grandement réussie de La cuisine à mémé. Il a vécu et travaillé à l’Île jusqu’au milieu des années 1990 en faisant la promotion de la culture, la rédaction et la production francophones. Il a produit des disques et du théâtre locaux, y compris Panou, Gameck, La cuisine à mémé, l’artiste Marcella Richard, les Danseuses Évangéline, les festivals acadiens et encore plus.

Il a expliqué comment il est arrivé à Chéticamp. « En 1992, j’ai reçu un appel de Ronald Bourgeois qui me proposait un projet intéressant. Il m’a invité à contacter une cheffe de la communauté, Monique AuCoin de Saint-Joseph-du-Moine, et après quelques discussions, j’ai été demandé de venir livrer une série d’ateliers aux pêcheurs déplacés et à d’autres gens. Comme vous le savez, le Théâtre des Moineauxest alors né et était merveilleux tant qu’il a duré. Comme nombreux autres projets, la baisse dans le financement a rendu le projet difficile à gérer. Je chéris les souvenirs des soirs spéciaux dans la hall du Moine. Je suis retourné travailler ici en 1993. Après quelque temps, j’ai décidé de déménager ici pour six mois, juste pour voir, et 25 ans plus tard, je suis toujours ici », a-t-il confié.

Il y a avait une crise dans l’industrie de la pêche au début des années 1990 et plusieurs projets de diversification ont été créés dans les communautés de pêche. Un projet en particulier qui a fait sa marque a été le Théâtre des Moineaux–La Cachette à Marianne, dont les soupers-théâtre mettant en vedette le talent local. On a vu des jeunes comédiens qui sortaient de leur coquille et qui jouaient pour la première fois en présentant de jolies ballades et du matériel traditionnel pour faire rire les gens durant les soirées comiques. Ils ont même enregistré un concert sur disque compact qui est joué par les stations de radios francophones.

Au fil des ans, Paul a souvent dit que « cet endroit (Chéticamp) a capté mon cœur depuis le moment lorsque je suis arrivé. Je suis tombé amoureux de la beauté charmante, l’entourage et les gens. »

Il a travaillé sur une grande variété de projets dont un qu’il a tenu à cœur, soit le Festival international de la danse. En 1997, il a créé la troupe de danse La Swing du suête. « C’est une des réussites dont je suis le plus fier, a-t-il dit. La Swingest toujours très forte et d’autres troupes de danse en ont découlé comme La P’tite briseet même le groupe d’adultes, Encore du vent. Ça donné l’occasion pour plusieurs gens qui rêvaient de danser devant une foule de le faire. C’est admirable de voir ce développement. La Swing du suêteest passée à Nicole LeBlanc en 2014 et Encore du ventà Jérémie Poirier et Ashley Roach-Poirier en 2017. Ces troupes volent de leurs propres ailes et réussissent merveilleusement bien. Ça me chauffe le cœur de voir ce qui se passe sur l’estrade. Pour moi, c’est ce qui compte. Ça me fait moins mal de partir quand je vois ce genre de danses traditionnelles et de musique qui continuent. Si je peux transmettre aux jeunes et aux adultes ce que je connais, partager mon expertise, et qu’ils le partagent avec les autres à leur tour pour continuer les spectacles et garder cette partie de notre culture vivante et florissante, alors j’aurai réussi ce que je voulais accomplir. Il n’y a pas de meilleur sentiment », a dit Paul Gallant.

En novembre 1999, le rêve de Paul de créer le Conseil des arts de Chéticamp associé avec l’École NDA est devenu réalité. Il en résulte qu’il y a une salle de théâtre à la fine pointe qui a présenté des centaines de spectacles, a éduqué les élèves dans divers types d’art et de culture, a développé et fait revivre le talent local chez plusieurs gens, a créé des partenariats avec des autres écoles et associations, est allé en tournée à d’autres parties du Canada, aux États-Unis et ailleurs, et encore plus. Selon Paul, « le Conseil des arts a commencé comme une vision et est allé tellement plus loin. Il a certainement enrichi les gens de cette communauté de diverses façons. Je pense à comment nos productions ont souvent rassemblé le village avec plus de 200 participants. Par exemple, le Grand cercleétait incroyable ! Je songe aux artistes qui ont commencé sur cette estrade et qui ont continué en théâtre, en musique, dans les arts, etc : Nathan LeLièvre, Elyse Delaney, Émilien Cormier, Alexandre Poirier, Ryan Doucette, Stéphanie (AuCoin) Craig, Glen Bourgeois, notre ami décédé Marc Boudreau, Christopher Babineau, pour n’en nommer que quelques-uns, de même qu’à ceux qui sont restés ici et pour qui la musique est devenue une grande partie de leur vie. Il y en a bien trop pour les nommer, mais je suis tellement fier de tous et toutes. Je suis heureux de voir comment ils maintiennent nos traditions francophones et notre culture vibrante et comment ils les partagent avec les autres. »

Selon Jérémie Poirier, plusieurs artistes de la région ne seraient pas où ils sont rendus si Paul n’avait pas été là. « Il nous a en a montré beaucoup au sujet des arts et de la culture et encore plus », d’après lui.

Lilianne Cormier, élève à l’École NDA, estime que Paul est un homme incroyable. « Avec son encouragement, il m’a aidé à bâtir la confiance en moi-même, de me présenter sur l’estrade, de partager ma passion et mes histoires par le théâtre et la musique, me permettant de faire de mon mieux à chaque performance. Il est celui qui m’a ouvert les yeux à la possibilité de poursuivre une carrière dans les arts de la scène. Je lui dois tout et je serai toujours reconnaissante et fière de l’appeler un collègue, un mentor et, surtout, un ami », a-t-elle avoué.

En septembre 2013, Paul Gallant avait accepté le nouveau poste d’agent de développement scolaire et communautaire auprès du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP). Il a discuté de sa démission. « C’était un moment très difficile pour moi. J’étais en congé personnel et des rumeurs vicieuses couraient partout. C’était déchirant, je n’en dirai pas plus. À peu près au même temps, j’ai été diagnostiqué avec le cancer du colon et avec des problèmes de caillots de sang dans mes poumons. Ma démission n’était pas une décision facile à prendre. Ma santé doit prévaloir avant tout. J’ai subi une opération depuis et je me sens de mieux en mieux chaque jour. Je suis dans la phase de rétablissement, mais de devrai encore subir des traitements de chimiothérapie préventive pour assurer que tout ait été enlevé. C’est mieux pour moi de retourner chez moi avec ma fille Adrienne, mon petit-fils Xavier, mes frères et mes sœurs. Quand on endure de telles choses, on a besoin de l’appui spirituel, mental et médical. J’ai été béni d’avoir reçu bien plus que les soins suffisants de l’équipe de santé à Chéticamp et Sydney, ainsi que de mes amis et ma famille. J’en serai toujours reconnaissant. Je crois que cela m’a permis de traverser ces épreuves », selon lui.

Le directeur artistique n’est pas étranger au monde de la musique et du théâtre. Il est auteur de plus de 100 pièces de théâtre et de plus de 800 chansons avec 115 qui ont été enregistrées depuis 1980. Il est bien connu pour sa direction artistique, ses productions télévisées, sa rédaction de pièces, ses compositions et arrangements de chansons, sa gestion des tournées, ses conceptions du son et de l’éclairage, son développement communautaire, sa dynamique des groupes, son leadership en formation et planification et ses études de faisabilité pour des projets d’arts et de culture. Il a reçu nombreux prix, ce qui l’a motivé pour continuer sa mission de préserver la culture acadienne.

La région de Chéticamp a sans doute été enrichie par ses talents et son expertise au fil des années. Les travaux précis de Paul Gallant ont eu un impact très positif sur Chéticamp. Par ces projets et, bien sûr, les efforts d’autres organismes, ils ont placé Chéticamp sur la carte géographique quand il s’agit de la culture acadienne. Ils ont créé des liens avec d’autres endroits au monde, en réduisant d’une manière ou d’une autre la distance entre les plusieurs cousins acadiens.

Les productions suivantes rappelleront toujours des souvenirs spéciaux chez nombreuses gens de notre communauté quand ils étaient jeunes : Annette et les Sournachettes, laSwing du suête, le Grand cercle, la Soirée chez Gélas, Soleil, Un suête dans la cabane, Le vieux bus bleu, En directe de la campe, Gélas 2 –les noces, Soleil 2 –la réunion de classe, Jeanne d’Acadie, les Filles de la factorie, Il était une fois au Cap-Rouge, The Phantoms, Vert la démocratie, La wake à Gélas, Dans ma maison, et la liste continue. On se rappellera aussi les chœurs de chant dirigés par Paul et présentés dans les églises et à d’autres spectacles.

Paul Gallant est un leader dans tous les sens du mot. Il a été impliqué non seulement d’un point de vue culturel, mais aussi pour le mieux-être de la communauté, la région acadienne. Aucune tâche n’était impossible avec lui à la tête tout en étant accompagné d’autres partenaires. Il a souligné comment c’était remarquable de travailler avec les gens de Chéticamp. « Le leadership et les organismes de cette communauté sont exceptionnels, d’après lui. Tout le monde travaillait si bien ensemble avec un but commun. Ce n’est pas ainsi chez toutes les communautés. C’était certainement la clé du succès du Conseil des arts de Chéticamp. Les innombrables bénévoles, la Société Saint-Pierre, la Radio CKJM, le Parc national des Hautes-Terres du Cap-Breton, la Société de la Mi-Carême et encore plus ont tous joué leur part. La région de Chéticamp est perçue comme un modèle pour les autres communautés francophones. Nous avons un lien incroyable entre le Conseil des arts et l’école, ce qui en soi est très unique. Par exemple, quand je retournerai dans la région Évangéline (Î.-P.-É.), une de mes premières tâches sera de développer les arts culturels dans la région. Je vais partager avec les gens là ce que j’ai accompli dans ce charmant petit village acadien en affiliant l’école avec la communauté. Pour vous tous, c’est quelque chose à être très fiers. Mon travail régulier avec un tel appui et les grands partenariats va me manquer. »

Un petit conseil de Paul Gallant : « Parfois vous essayez des choses nouvelles sans savoir où ça va aller, mais, peu importe ce que vous faites… essayez-le. Parfois ça travaille très bien, parfois on est surpris de voir comment un produit peut réussir et parfois, il y a la déception… mais vous continuez d’essayer. Ça fait tout partie du développement, de l’apprentissage et avec espoir vous apprécierez l’expérience. C’est ainsi qu’on apprend la patience et qu’on bâtit la confiance et le caractère. »

Lisette Bourgeois, directrice générale des Trois-Pignons, estime que personne ne peut nier le bien créé sur la scène des arts et de la culture dans la région acadienne de Chéticamp par Paul Gallant. « Son énergie infatigable nous a amenés vers l’avant quand la route la plus facile aurait été d’abandonner. Il est un artiste et les roues tournaient toujours. J’ai travaillé, de même que le reste de l’équipe de la Société Saint-Pierre, de près avec Paul sur nombreux projets. Nous ne nous sommes pas toujours entendus, mais nous sommes toujours arrivés aux solutions par respect mutuel, selon elle. Nous sommes fiers des projets que nous avons accomplis au fil des années. Nous lui souhaitons bonne santé et encore plusieurs années de créativité. Nous avons apprécié ses contributions et nous souhaitons que l’avenir va nous apporter plusieurs autres projets de collaboration. »

L’ambassadeur musicien Scott MacMillan louange aussi son collègue. « J’ai vécu de merveilleuses expériences en travaillant avec Paul Gallant. Il est un auteur-compositeur talentueux, capable d’écrire des hymnes qui semblent éternels. Aussi, il a une façon formidable de motiver les jeunes gens pour les faire avancer dans la même direction dans une production. Il est un homme talentueux, soucieux et aimable. J’espère que je travaillerai encore avec lui bientôt. »

Pour sa part, Joeleen Larade, directrice générale du Conseil des arts de Chéticamp, rend témoignage à Paul Gallant. « Je n’ai jamais rencontré une personne avec autant de dévouement et de passion pour la culture acadienne, sa langue et ses jeunes. La région de Chéticamp ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui si ce n’était de sa vision et de ses connaissances sur l’importance de travailler avec les enfants puisqu’ils sont le seul moyen de préserver et de faire grandir la culture acadienne », selon elle.

En 2018, alors qu’il approchait son 60eanniversaire de naissance, Paul a complété un autre projet sur sa liste de choses à faire. Il s’est embarqué dans une nouvelle aventure avec sa fille, Adrienne. Ils ont produit leur propre disque Ballades, un projet père et filleréalisé ensemble. « Je n’ai jamais eu le désir de produire un disque pour moi-même bien qu’on ait fait pression sur moi de le faire. Mais après avoir entendu Adrienne chanter ma chanson Je te reviensdurant le Festival acadien 2017 à l’Î.-P.-É., j’ai eu une épiphanie. C’est Adrienne qui doit enregistrer un disque de mes chansons ! Le projet père et fille est né ce soir-là. Une expérience formidable, un souvenir que je garderai pour toujours », a dit Paul.

Paul Gallant avoue qu’il a toujours été impliqué dans la préservation de la langue et de la culture acadiennes. « Les chansons et les pièces rassemblent les gens et renforcent la culture, selon lui. C’est une vraie lutte. La survivance de notre culture acadienne –il n’y a pas de solution facile, mais il faut faire de quoi aujourd’hui. Peut-être qu’en cinquante ans d’aujourd’hui, quelqu’un chantera nos chansons. »

Pour ce qui est de son avenir, Paul souligne qu’il doit d’abord se remettre en santé. « Quand je me sentirai bien, je vais m’embarquer dans de nouvelles affaires comme mon rôle dans le Congrès mondial acadien à l’Î.-P.É. Je vais aussi reprendre les productions de La cuisine à mémé, l’Évasionet Gélas les noces. J’aurai une pleine assiette, mais je ne pourrai pas me permettre de retourner là où les choses étaient. Je ne suis plus jeune et ce cancer et les caillots de sang ont été une prise de conscience pour moi. Des changements de style de vie majeurs s’en viennent pour moi si je veux survivre et vivre une longue vie. »

Il est reconnaissant envers les gens de la région de Chéticamp. « Je veux vous remercier de m’avoir reçu dès les débuts, d’avoir travaillé auprès de moi et développé des merveilleuses productions, en partageant nos créations avec le reste du monde et de toujours être remplis de la fierté acadienne. Vous allez toujours avoir une place spéciale dans mon cœur et je suis reconnaissant et béni pour les souvenirs et les amitiés. Ce n’est pas un adieu, mais un au revoir. Je serai de retour dans la belle région de Chéticamp pour des visites et on ne sait jamais, peut-être pour des projets futurs dans cette communauté. Si vous venez dans mon coin du pays, s’il-vous-plaît entrez chez moi pour une visite. Jusqu’alors, prenez soin… merci et à la prochaine. »

Lisette Bourgeois, Paul Gallant, Michel AuCoin et Scott MacMillan après une performance incroyable.
Paul Gallant avec sa fille, Adrienne.
Un moment de fierté pour Paul Gallant lors de la reprise de la pièce de théâtre Le Grand Cercle à Chéticamp.

HALIFAX : Le 15e Festival Cinema on the Bayou à Lafayette en Louisiane, aura lieu du 22 au 29 janvier. Cinq films acadiens des provinces Maritimes y seront présentés dont les deux récents films du cinéaste Phil Comeau. Ils incluent le court métrage Belle-Île en Acadie sur la visite chez nous l’été dernier des Acadiens de Belle-Île-en-Mer de France, et le long métrage Vague d’Acadie sur le phénomène de la popularité de la musique des artistes acadiens au Canada et en Europe. Les trois autres films sélectionnés au festival sont le long métrage Pour mieux t’aimer de Denise Bouchard et Gilles Doiron, le moyen métrage Le Prince de l’Acadie de Julien Robichaud, et le court métrage 54 North de Mélanie Léger et Émilie Peltier, ces trois derniers films étant issus du Nouveau-Brunswick.

     Son nouveau film Belle-Île en Acadie, produit par la compagnie de Phil Comeau, Ciné-Baie, a déjà mérité deux prix à San Diego en Californie et à Calcutta en Inde. Le film est présentement en sélection officielle à 14 festivals à travers le monde, y compris New York, Los Angeles, Ausburg en Allemagne, Moscou en Russie, Nazareth en Israël, Kosice en Slovakie, Losinj en Croatie et Puerto la Cruz au Venezuela. D’autres sélections vont suivre. Le film Vague d’Acadie de Phil Comeau, produit par Connections Productions à Halifax, a décroché deux prix aux festivals à Los Angeles en Californie et à Paris en France et a été sélectionné à une dizaine d’autres festivals.

PETIT-RUISSEAU : Les municipalités de Clare et d’Argyle sont heureuses d’annoncer les quatre membres au sein de l’exécutif du comité organisateur du Congrès Mondial Acadien 2024 (COCMA 2024) :

● Président : Allister Surette, Recteur et vice-chancelier, Université Sainte-Anne,
● Vice-présidente (Clare) : Natalie Robichaud, Directrice générale, Société acadienne de Clare,
● Vice-président (Argyle) : Christopher Frotten, Directeur général, municipalité de Barrington et
● Secrétaire-Trésorière : Nadine Comeau, Agente de services financiers, Caisse populaire de Clare.

     Tous les candidats ont été sélectionnés en tenant compte de différents critères, notamment la parité femmes/hommes et la représentativité des différentes parties du territoire de la région hôtesse.

CHÉTICAMP : La troupe de danse La Swing du Suête, de Chéticamp, au Cap-Breton, se joint au groupe The Barra MacNeils pour leurs spectacles dans les provinces Maritimes lors de leur tournée de Noël Maritime 20th Anniversary Christmas Tour.

     Au mois d’août 2019, le groupe The Barra MacNeils a présenté son spectacle annuel d’été dans le village acadien de Chéticamp, au Cap-Breton en Nouvelle-Écosse. Les danseuses de La Swing du Suête figuraient parmi les artistes locaux invités à rejoindre le groupe sur l’estrade. C’est après cette expérience qu’est née l’idée d’inviter les danseuses à participer à la tournée annuelle de Noël de The Barra MacNeils.

YARMOUTH : La vidéo d’une femme de North Sydney (N.-É.) en train d’installer un arbre de don a inspiré Brigette Robicheau à installer son propre arbre de don. Elle a donc demandé à la mairesse Pam Mood si on pouvait en faire autant à Yarmouth et celle-ci a accepté.

     En envisageant un endroit central sur la rue Main où ériger l’arbre, la mairesse nous a suggéré la place Alma. J’ai communiqué avec Angela Collier de la Art Gallery of Nova Scotia et celle-ci a approuvé la demande. Becky Rhyno et moi avons installé l’arbre le 23 novembre.

ATLANTIQUE : En ce vendredi 13 décembre 2019 - jour du Souvenir acadien, la Société Nationale de l’Acadie (SNA) invite les Acadiens, les Acadiennes, les amis et les amies de l’Acadie au recueillement.

     Si cette journée commémore le grand nombre de pertes de vies d’Acadiens et d’Acadiennes durant le Grand Dérangement, elle souligne particulièrement les naufrages successifs du Violet, du Duke William et du Ruby qui se sont produits les 12, 13 et 16 décembre 1758. Plus de 850 Acadiens et Acadiennes déportés de l’île Saint-Jean (aujourd’hui l’Île-du-Prince-Édouard) ont trouvé la mort dans les eaux de l’Atlantique. Ils étaient pour la plupart des enfants, la moyenne d’âge de la population acadienne à cette époque étant d’environ 15 ans.

PUBNICO-OUEST : La Société historique acadienne de Pubnico-Ouest a tenu sa réunion régulière le jeudi 12 décembre dans la grande salle au Musée des Acadiens. Plus d’une trentaine de membres et d’amis du Musée ont assisté à la rencontre. Paul d’Entremont, le président de la Société historique, a présidé la rencontre. La rencontre a été divisée en deux par ties : réunions d’affaires et témoignages des Noëls de leur jeunesse par quatre invitées de la région des Pubnicos.

     Réunion d’affaires : En tant que président de la Société historique, Paul d’Entremont a souhaité la bienvenue à la foule et il a ensuite invité Coral d’Entremont, le secrétaire de la Société, à dire une prière. Cora d’Entremont, la trésorière, a présenté les états financiers de la Société au 30 novembre 2019. Elle a noté que les deux dernières collectes de fonds, l’exposition et vente de courtepointes et le vin et fromage ont été des réussites pour la Société. La réunion d’affaires s’est terminée avec un rapport de comité du Musée et des Archives et du projet Tremplin.

MONCTON (N.-B.) : La 127e séance du conseil d’administration de la Société Nationale de l’Acadie (SNA) a eu lieu à Moncton du 6 au 8 décembre. Les rencontres ont eu lieu dans les bureaux de la SNA au 224, rue St-George. Louise Imbeault, la présidente de la SNA a commencé la réunion en demandant au CA de s’élire un président d’assemblée. C’est Pascal Robichaud qui a été élu. Les personnes suivantes étaient présentes : les membres du bureau de direction ainsi que des représentants de trois des quatre provinces de l’Atlantique : le Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador et la Nouvelle- Écosse. Les jeunes du Nouveau-Brunswick étaient présents. Une représentante du Conseil jeunesse provincial (CJP) de la Nouvelle-Écosse ainsi que la direction générale du CJP ont participé à la réunion par vidéoconférence.

     Après l’adoption de l’ordre du jour et des procès-verbaux des réunions du conseil d’administration et du conseil de direction, les participants ont eu l’occasion d’écouter les rapports de la présidence, la direction générale, la vice-présidence, la conseillère jeunesse et le conseiller des organismes porte-parole. Mme Imbeault a été contente de déclarer que la France était revenue sur sa décision de fermer son consulat à Moncton. Ces nouvelles ont été bien reçues et Mme Imbeault a exprimé sa reconnaissance envers la solidarité dans la communauté acadienne qui a fait valoir l’importance d’avoir la France dans notre milieu.

HALIFAX : Le Conseil communautaire du Grand-Havre (CCGH) et la troupe du Théâtre DesAssimilés (T.DA) ont le plaisir d’annoncer une saison 2020 pleine de théâtre dans le cadre de leur nouveau projet communautaire intitulé Premier Acte. Avec l’aide du T.DA, pour la première fois à Halifax, trois nouveaux metteurs en scène de la Municipalité régionale d’Halifax (MRH) auront l’occasion de monter leur première pièce de théâtre avec des comédiens locaux. Ces pièces seront présentées en français avec sous-titres en anglais.

     Chaque pièce sera présentée trois fois, entre les mois de janvier et juin 2020. En ordre de présentation, voici les pièces et leurs metteurs en scène :

les 11-12 janvier 2020 : Les Mangeurs d’ail, écrite et mise en scène par Thibault Jacquot-Paratte au Bus Stop Theatre,

les 21-22 mars : Antioche, écrite par Sarah Berthiaume et mise en scène par Franziska Glen (le lieu sera confirmé prochainement) et

les 6-7 juin : Mentir, de Stéphanie Mah au Bus Stop Theatre.

     Les billets seront mis en vente prochainement sur le site du CCGH : www.ccgh.ca

TUSKET : Un concert de Noël a eu lieu au Centre communautaire de Par-en-Bas à Tusket le dimanche 1er décembre 2019. Le concert de Noël dans la région de Par-en-Bas avait eu lieu à l’église Sainte-Anne à Sainte-Anne-du-Ruisseau l’an dernier 2018 et les organisateurs du concert ont décidé de retourner à la salle Père-Maurice-LeBlanc. Une grande foule est venue écouter une variété de chansons interprétées par plus d’une centaine de musiciens et choristes. Le même concert avait été présenté la semaine précédente à l’église Sacré-Cœur à Saulnierville.

     Patrice Boulianne, le directeur de la Chorale acadienne du Sud-Ouest, a lancé le concert avec sa chorale de vingt-deux chanteurs. Accompagnée de Paul Comeau au clavier électronique, la chorale a interprété les chansons suivantes : A Marshmallow World/ Un monde en coton; Étoile des neiges (Forever and Ever, Amen); Le Noël des petits oiseaux, soliste Père Albéni d’Entremont; Nouvelle agréable, solistes Arsène d’Eon et Simone Gaudet; Les douze jours de Noël, style Les Méchants Maquereaux. Cette dernière chanson avait été adaptée pour refléter la culture acadienne.

PETIT-RUISSEAU : « On envisage une grande année en 2020 étant donné que le 15 août tombera un samedi. On prévoit encore une pleine charge dans le but d’avoir davantage la participation de plus de jeunes aux activités en vue de les impliquer pour les années à venir. » C’est ainsi que s’est exprimé le président du Festival acadien de Clare, Alain Poirier, suite à l’Assemblée générale annuelle (AGA).

     L’AGA du Festival acadien de Clare a eu lieu le 19 novembre 2019 au bureau municipal à Petit-Ruisseau. L’exécutif pour la prochaine année comprend Alain Poirier à la présidence et Solange Boudreau à la vice-présidence. Les postes de secrétaire et de trésorier seront comblés prochainement.

     Le président a présenté un bilan positif des activités du dernier Festival à l’été 2019. Toutes les activités se sont très bien déroulées, sauf la course des buggies qui, selon lui, était un essai. « On a jugé que c’était trop dangereux comme activité. On aime quand même le concept d’avoir une activité le jour de l’ouverture du Festival. Nous songeons à un concours de châteaux de sable, par exemple, comme prochaine nouvelle activité. »

POINTE-de-l’ÉGLISE : Alain-Phillipe Gérard, photographe à Grosses Coques, présente actuellement une exposition de 65 photos à la galerie Père-Léger-Comeau à l’Université Sainte-Anne à la Pointe-de-l’Église. L’exposition est ouverte de 9 h à 16 h 30 tous les jours. Il s’agit de photos prises en Thaïlande lors d’une visite récente.

     M. Gérard et sa conjointe Linda étaient en visite pendant sept semaines dans cette région d’Asie. Quand il est présent sur les lieux de l’exposition, iI raconte avec enthousiasme l’histoire de ses photos aux visiteurs. Le couple a passé sept semaines en promenade de la mi-février au début avril de cette année. Ils ont changé 14 fois d’avions aller-retour. Deux autres expositions sont prévues après celle-ci, dont une associée au Viêtnam et l’autre à Bali et à Singapour.

     La première exposition, en cours depuis le 6 novembre, s’étendra jusqu’au début janvier 2020. Elle comprend des images de la région du golfe de Thaïlande, soit Bangkok, la région du sud et Chiang Mai.

     L’exposition s’intitule Ma route Thai. Les photos démontrent surtout la culture de la population là-bas et le paysage, y compris la nourriture qu’on peut acheter dans les rues, les vieux temples, les logements et les visages charmants des gens des montagnes de Birmanie qui vivent loin des lieux touristiques et encore plus. Pendant son voyage, le couple a même habité aux pieds d’un volcan encore en activité.

OTTAWA (ON) : L’Ambassadrice de France au Canada, Kareen Rispal a remis le dimanche 24 novembre 2019 les insignes d’Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres au réalisateur et acteur canadien Xavier Dolan. La cérémonie a eu lieu à l’Ambassade de France à Ottawa, en présence d’un cercle intime d’invités de M. Dolan.

     Par la force de ses films, la puissance de sa mise en scène et les sujets qu’il aborde, M. Dolan contribue au succès du cinéma francophone contemporain dans le monde. Souvent qualifié de prodige du cinéma québécois, le talent de M. Dolan est indéniable. Cette nomination par le Ministre de la Culture français Franck Riester, salue le rôle majeur de M. Dolan dans la promotion du cinéma et de la culture francophones.

     « Vous abordez des sujets qui touchent des réalités sociales difficiles et souvent taboues, mais vous en tirez des scènes d’une puissance cinématographique telle qu’elles sont désormais mythiques. [Avec vos acteurs fétiches], vous formez une belle famille et je crois que cette relation particulière qui vous unit dégage une alchimie toute particulière dans chacun de vos films », a déclaré l’Ambassadrice de France au Canada, Kareen Rispal durant l’hommage rendu au réalisateur lors de la cérémonie.

TUSKET : Après plusieurs mois de préparation et de coordination, la municipalité d’Argyle a présenté la 5e édition d’Expérience d’Argyle. Cette présentation a eu lieu le jeudi 14 novembre devant une salle bondée d’environ 300 personnes provenant de tous les coins de la municipalité. Chris d’Entremont, le nouveau député fédéral de Nova-Ouest, était le maître de cérémonie. La soirée a été divisée en deux parties : la Vitrine d’Argyle a eu lieu dans la salle Père-Maurice- LeBlanc de 18 h 30 à 19 h 30 et le Goût d’Argyle a eu lieu dans la cafétéria et le gymnase de l’École secondaire de Par-en-Bas de 19 h 30 à 20 h 30.

     Vitrine d’Argyle : La première personne à monter sur scène était Sandra Hubbard-LeBlanc, qui a joué le rôle de « Nosey Rosie ». En se berçant dans sa chaise préférée, elle a amusé la foule avec ses anecdotes locales. Certains spectateurs l’ont comparée à la Sagouine d’Argyle.

     La deuxième partie de la Vitrine d’Argyle a été une entrevue avec Nicole Albright et certains élèves de l’École Belleville. Mme Albright est la conseillère municipale d’Argyle pour le district 5. Ce district comprend les régions de Quinan, Belleville et Sainte-Anne-du-Ruisseau. Mme Albright a posé une série de questions à ces jeunes enfants d’âge scolaire. Entre autres, elle leur a demandé quels genres d’emplois pourraient amener des gens à déménager en région. Elle leur a aussi demandé comment ils répondraient à des gens qui ne sont pas gentils.

PETIT-de-GRAT: C’est le mercredi soir, 6 novembre, à 18 h 30 que Jude Avery, natif de Larry’s River dans le comté de Guysborough, est venu faire découvrir son nouveau livre, The Forgotten Acadians... a story of discovery.

     Il n’est pas arrivé seul. Une amie de longue date, Dolores Boudreau, l’accompagnait et l’a présenté à des cousins de l’Isle Madame. Kenny Boudreau, musicien bien connu des gens de l’Isle Madame et natif de Petit-de-Grat, qui habite maintenant l’Anse à Charlo (Charlo’s Cove), l’accompagnait aussi. Deux compatriotes et amis, Blair et Sylvestre Pellerin de sa région natale, prêtaient main-forte à l’auteur, Jude Avery.

     Il s’agissait aussi d’une rencontre d’auteurs. Odilon Boudreau, lui aussi écrivain acadien qui fait découvrir l’histoire des Acadiens par ses écrits, a partagé la scène pour parler de son plus récent livre, Isle Madame Acadians, ancestral identity and pride.

YARMOUTH : Les organisateurs de la foire de Dix Mille Villages se préparent pour leur vente annuelle qui aura lieu le vendredi 29 novembre de 9 h du matin jusqu’à 21 h en soirée et le samedi 30 novembre de 9 h du matin jusqu’à 15 h en après-midi. Cette vente qui gagne en popularité auprès des gens du Sud-Ouest aura lieu à la Beacon United Church située au 25 de la rue Beacon dans la ville de Yarmouth. L’admission est gratuite et le site est accessible aux personnes avec besoins spéciaux.

     Pour mieux comprendre cette vente d’artisanat, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Patty et Tony Dorrian, deux organisateurs de cette activité annuelle qui s’occupent de la publicité et de la commercialisation de la vente. Une de leurs nombreuses tâches est de communiquer avec les médias locaux afin de les informer sur cette activité récurrente.

     Patty Dorrian dit qu’il y a déjà douze ans qu’elle s’est engagée à faire la promotion de cette activité. Elle a d’abord découvert l’activité pendant son mandat à la présidence des Dames catholiques de Yarmouth. Depuis trois ans elle est devenue responsable de la promotion. Son époux Tony Dorrian est également très engagé dans la promotion de cette vente annuelle. M. Dorrian qui continue à s’engager dans la vie communautaire de sa région siège également au comité d’accueil des nouveaux arrivants dans la région de Yarmouth. Les Dorrian sont aussi une famille qui accueille des élèves internationaux depuis plusieurs années à leur résidence de Hebron. Tony Dorrian m’a confié que cet intérêt particulier pour la communauté internationale l’a incité à vouloir appuyer les gens des pays en voie de développement.

MONCTON (N.-B.) : Dans le premier chapitre sur Belle-Île- en-Mer, un groupe d’Acadiens du Nouveau-Brunswick débarque sur cette île française, près des côtes de la Bretagne, pour célébrer les 250 ans d’établissement de leurs cousins. Le cinéaste a voulu offrir une suite en réalisant une œuvre sur 18 Bellilois qui font le voyage depuis la France jusqu’en Acadie sur les traces de leurs ancêtres.

     Même si 4 500 kilomètres les séparent des provinces Maritimes, les Bellilois acadiens entretiennent des liens forts avec leurs origines. Après la Déportation, leurs ancêtres qui vivaient à Grand-Pré et à Port-Royal ont été dispersés pour ensuite se retrouver dans des prisons britanniques.

     Avec la signature du Traité de Paris, les Acadiens prisonniers ont été rapatriés en France et certains d’entre eux se sont établis à Belle-Île-en-Mer.

     Phil Comeau qui s’intéresse à cette communauté vient tout juste de terminer la réalisation du deuxième chapitre de leur histoire. Le court métrage Belle-Île en Acadie a été présenté au Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA) le 17 novembre.

DARTMOUTH : Ronald Bourgeois était de passage dernièrement à Argyle, Clare et Halifax pour animer des cercles de musique avec des artistes amateurs de 50 ans et plus.

     Ces activités se déroulent dans le contexte du projet Cœur d’Artiste du Regroupement des aînés de la Nouvelle-Écosse en partenariat avec la Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse. Durant ces trois séances, Ronald a pu partager ses expériences avec plus de 25 artistes locaux.

     Cœur d’Artiste est un projet qui cherche à développer et à promouvoir les artistes amateurs de 50 ans et plus de l’Acadie de la Nouvelle-Écosse. On se rappelle que Jeannot Chiasson de Chéticamp, Gilles Larade de Sydney, et Delores Boudreau de l’Isle Madame se sont tout récemment produits dans le spectacle Célébration 50+ de la Fédération des aînées et aînés francophones du Canada (FAAFC) au Centre des arts Shenkman à Ottawa. Ils avaient préalablement participé aux ateliers Cœur d’Artiste lors de la tournée de Ronald Bourgois au Cap-Breton au printemps dernier.

CHÉTICAMP : Le lancement du livre Cap-Rouge : ancien hameau de Chéticamp / Former Hamlet of Chéticamp a été lancé le mercredi 6 novembre au centre des visiteurs du Parc national des Hautes-Terres du Cap-Breton devant une foule de gens.

     Le livre est consacré à la mémoire des Cap-Rougiens acadiens qui étaient établis au Cap-Rouge et dont les terres ont été expropriées en 1936 afin de créer le Parc national des Hautes-Terres du Cap-Breton. Le livre, un projet de la Société Saint-Pierre en partenariat avec Parcs Canada, porte sur une histoire remontant aux années 1864-1936 au sujet d’une communauté acadienne vibrante qui a existé à l’intérieur des limites du parc actuel des Hautes-Terres. Il invite les lecteurs à se promener au Cap-Rouge et à en découvrir les résidants, les petits hameaux où ils s’étaient établis et leur façon de vivre.

HALIFAX : Les Voix d’Acadie sont en préparation pour leur concert C’est Noël qui sera présenté le samedi 30 novembre au Carrefour du Grand Havre au 201 de l’avenue du Portage, Dartmouth à 19 h. Le prix d’entrée est de 10 $ pour adultes et de 5 $ pour les enfants moins de 12 ans. Vous trouverez des renseignements supplémentaires sur le site web www.lesvoixdacadie.ca

TUSKET : Le Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB) a tenu son assemblée générale annuelle (AGA) le mercredi 6 novembre dans la bibliothèque de l’École secondaire de Par-en-Bas. Une trentaine de membres ont assisté à l’AGA qui a commencé par un délicieux souper de pâté à la râpure dans la cafétéria de l’École. Jean Amirault et une équipe de bénévoles ont coordonné le souper.

     Sally Kenney, la directrice générale du CAPEB, a souhaité la bienvenue aux membres et elle a par la suite demandé à l’AGA de désigner une présidence de l’assemblée. En l’absence de Brent Surette, le président par intérim, Norbert LeBlanc a été élu président de l’assemblée et il a alors demandé l’adoption de l’ordre du jour et du procès-verbal de la réunion annuelle de 2018.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Berthe Dirren, poète du Petit-Ruisseau, et Isao Sanami Morrill, dessinatrice de la Pointe-de-l’Église, ont lancé le 18 septembre dernier leur œuvre intitulée Espresso et Zeste de Vie. Une vingtaine de personnes ont répondu à l’invitation et ont assisté au lancement.

     Animée par Diane Nadon, présidente du Conseil des arts de la Baie, le lancement a permis à Berthe de lire quelques poèmes extraits du livre et à Isao de présenter ses dessins. Les poèmes ont été écrits en fonction de ce que Berthe a vu dans les dessins d’Isao.

     « On se rencontrait et on se donnait un thème, une idée à exploiter. Ensuite, on l’interprétait chacune de notre côté, Berthe par des mots écrits et Isao par le dessin, a expliqué Berthe. On discutait ensuite de ce que ça évoquait pour nous sans toutefois changer les œuvres. Ce n’était pas pour le public au début, seulement pour stimuler nos interactions. Nous avons eu tellement de plaisir à travailler ainsi. » Les deux femmes se rencontraient avec beaucoup de bonheur environ tous les mois et elles s’encourageaient mutuellement. Berthe a raccourci certains poèmes en vue de la publication.

ATLANTIQUE : La Société Nationale de l’Acadie (SNA) se dote d’une direction générale par intérim, en raison du départ en congé de maternité de sa directrice générale actuelle, Véronique Mallet. C’est Liane Roy qui prendra la barre de l’organisme porte-parole de l’Acadie de manière progressive, dès la semaine prochaine.

     La présidente de la SNA, Louise Imbeault, se réjouit de voir cette gestionnaire chevronnée se greffer à l’équipe.

     « Liane Roy nous arrive avec une expérience très exhaustive. J’ai pleinement confiance que ses habiletés en gestion et ses nombreux contacts, à la fois dans le milieu acadien et en Francophonie internationale, bénéficieront grandement à la Société Nationale de l’Acadie. »

COMEAUVILLE : La Société acadienne de Clare a tenu sa 18e Assemblée générale annuelle lors d’un 5 à 7 au Club de golf à Comeauville le vendredi 1er novembre. C’était l’occasion pour lancer le premier livre de poésie de Patrick Duffy de Saulnierville et d’écouter la musique du jeune musicien Michael Saulnier qui compose des chansons en français depuis peu.

     Patrick Duffy a introduit son livre Point fini encore en laissant deviner qu’il n’a pas fini de rédiger des poèmes. Il a même affirmé en avoir trouvé d’autres après la publication de ce livre. Il a expliqué qu’il crée des poèmes depuis 2008 suite à un atelier d’alphabétisation. Il a lu des poèmes au lancement tout en racontant ce qui l’a conduit à la création des poèmes. Il avait déjà lu quelques poèmes à la radio CIFA avec l’ancienne animatrice Gene Dugas qui a aussi lu un de ses poèmes au 5 à 7.

HALIFAX : Daniel LeBlanc, artiste acadien en tournée, directeur musical et artistique et éducateur, est le lauréat du Prix Grand-Pré de 2019.

     Le Prix Grand-Pré est un prix annuel décerné aux artistes dont le travail reflète les valeurs culturelles acadiennes tout en faisant preuve d’excellence et d’originalité. M. LeBlanc est l’un des cofondateurs du célèbre groupe acadien Grand Dérangement, qui a fait des tournées au Canada, aux États-Unis et en Europe. Il est aussi directeur général du Festival acadien de Clare, il enseigne la musique et il est en tournée avec son nouveau projet de violon électrique, Comté de Clare.

COMEAUVILLE : La Société acadienne de Clare (SAC) a connu un été chargé comme en témoignent les derniers mois d’activités. La directrice générale, Natalie Robichaud, a pu compter sur deux stagiaires, soit Adrien Comeau et Evelyne LeBlanc-Joyce.

     Adrien Comeau a été directeur général adjoint de la SAC pour l’été. Il a participé à la vitrine pour le CMA 2024 à Moncton et a travaillé avec le Festival acadien de Clare. Il s’est aussi occupé des dossiers du bureau à Comeauville. Evelyn LeBlanc-Joyce a travaillé avec le Festival acadien. Elle a préparé le montage du livre Fier et francophone, un projet de la SAC et du Conseil des arts de la Baie coordonné par Anne LeBlanc. Le projet visait à donner l’occasion aux gens de célébrer, par la poésie et l’art visuel, le 50e anniversaire des Langues officielles au Canada. Dix-sept personnes figurent dans l’œuvre publiée pour l’occasion. Les travaux démontrent ce que la francophonie représente pour eux. Evelyn a aussi travaillé sur le jeu vidéo Clarevoyance avec le concepteur Chad Comeau.

SAINTE-ANNE-du-RUISSEAU : Les Patchwork Pals, une association de femmes de la région de Sainte-Anne-du-Ruisseau et des environs, continuent à appuyer les organisations et les personnes dans le besoin de la région. Ce groupe de femmes dévouées et talentueuses s’est rassemblé pour participer à une retraite de confection de cour tepointes pendant deux jours à la fin octobre.

     En effet, trente-six femmes du comté de Yarmouth et Alice Oickle de la Vallée d’Annapolis se sont inscrites pour travailler sur un projet commun ou sur des projets individuels, les 25 et 26 octobre au Club acadien à Sainte-Anne-du-Ruisseau. Le projet commun était de confectionner un chemin de table. Les membres des Patchwork Pals ont travaillé sur leur projet dans leur salle du deuxième étage du club et les repas communs étaient servis dans la grande salle de Club acadien. La grande salle à manger avait été décorée par un groupe de femmes qui ont voulu créer un décor reflétant le thème de l’Halloween.

Une cérémonie marquant le 40e anniversaire de l’ouverture du Musée des Acadiens des Pubnicos a eu lieu le dimanche 6 octobre au Musée à Pubnico. Une trentaine de personnes représentant les membres et les amis du Musée se sont rassemblées pour une journée portes ouvertes pour fêter ce jalon dans l’histoire du Musée. Paul d’Entremont, le président de la Société historique acadienne de Pubnico-Ouest, a souhaité la bienvenue et il a présenté deux invités : Colton LeBlanc et Charlene LeBlanc. Colton LeBlanc est le nouveau député d’Argyle-Barrington, et Charlene LeBlanc est agente de développement pour la municipalité d’Argyle.

     Colton LeBlanc a pour sa part félicité le Musée acadien pour ses quarante ans de service à la communauté. Il a par la suite présenté un certificat de résolution au Musée. Ce certificat était une résolution suivant laquelle tous les membres de l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse félicitent la Société historique acadienne de Pubnico-Ouest et le Musée des Acadiens des Pubnicos à l’occasion de leur 40e anniversaire pour tout leur travail et dévouement à la promotion et à la préservation de la culture acadienne.

     Par la suite, Charlene LeBlanc a exprimé sa reconnaissance à l’endroit des organisateurs de ces fêtes du 40e anniversaire. Elle a également remercié Bernice d’Entremont pour son dévouement envers le Musée et la Société historique.

     Dans ses commentaires, Paul d’Entremont a annoncé les activités de la semaine, c’est-à- dire le lancement du site web; la présentation sur la famille des Francisons et les activités arts et métiers acadiens; les présentations PowerPoint sur le Village de la lignée des anciens Surette et sur l’origine des villages des Mius en France; le souper de la récolte, les séances d’art et d’artisanat; et la présentation du livre Saulnier.

CHÉTICAMP : Alors que le feuillage vert de nos montagnes se pare d’une mosaïque de couleurs, on pourrait croire que la saison touristique s’essouffle, mais ne vous y trompez pas. Les résidants de l’île du Cap-Breton se préparent à l’afflux de visiteurs d’ici et d’ailleurs qui viennent goûter à la beauté de notre pittoresque coin de pays. En plus de la splendeur des couleurs automnales, des paysages à couper le souffle, de la panoplie de sentiers de randonnée pédestre, de la formidable piste Cabot et de l’hospitalité chaleureuse des communautés, il y a les diverses cultures et musiques de l’île. L’une des principales attractions de l’automne est, bien sûr, le Festival international de musique Celtic Colours, qui commence le vendredi de la fin de semaine de l’Action de grâces, du 11 au 19 octobre, cette année.

     Celtic Colours c’est une expérience à nulle autre pareille. L’île vibre de musique, d’énergie et d’une grande fébrilité! Concerts, danses, ateliers et soupers communautaires, tout y est avec, en toile de fond, les magnifiques couleurs d’automne.

     Dans notre comté, le village côtier acadien de Chéticamp célébrera son patrimoine local lors du festival Celtic Colours. Bien que Chéticamp ne fasse pas partie du programme officiel du festival, quelques personnes de la communauté ont pensé que c’était le moment tout désigné pour mettre en valeur certains de nos meilleurs talents et ont donc organisé deux concerts spéciaux. Ceux-ci auront lieu les dimanches 13 et 16 octobre, en soirée, à la Place des arts Anselme-Chiasson de l’École NDA, une salle de spectacles à la fine pointe de la technologie.

CHÉTICAMP : Aux débuts de la fondation de Chéticamp et de la région, les familles ont dû trouver des moyens de survivre et de se réchauffer pendant les durs mois d’hiver. Beaucoup élevaient des moutons pour la laine et tricotaient des vêtements et fabriquaient des tapis. C’est ainsi qu’est née toute une variété de types de tapis incluant les tapis à défaisures, les tresses, les catalognes, les rosettes, les breillons et, plus tard, la méthode la plus populaire encore utilisée à l’heure actuelle, les tapis houkés en laine sur toile de jute qui sont maintenant davantage objets d’art qu’objets utilitaires.

     Depuis plus d’un siècle, les femmes et les hommes acadiens sont reconnus pour leur incroyable travail manuel, car ils créent notamment de magnifiques tapis houkés, selon une tradition transmise de génération en génération. Si la laine cardée par nos ancêtres pouvait reprendre vie, quelle histoire elle raconterait sur les tapis houkés de Chéticamp. Un seul fil pourrait peut-être nous éclairer sur la façon dont les femmes se réunissaient pour travailler à de grands tapis, emmêlant à leur ouvrage des larmes de joie, des fous rires et parfois même d’amères larmes de chagrin, surtout pendant la sombre période de la guerre. Cet unique fil conducteur contiendrait peut-être la clé de tant d’histoires restées inédites, en particulier celles remontant à l’époque de Lillian Burke.

     L ’histoire de Lillian Burke suscite beaucoup de curiosité depuis plusieurs décennies. Heureusement, grâce à l’infatigable labeur de l’auteur Edward M. Langille, nous avons maintenant en main la biographie de cette femme remarquable dont la carrière aux multiples facettes s’est étendue sur plus de cinq décennies. L’histoire de Lillian Burke...Quel cadeau incroyable, une contribution inestimable au monde des arts.

ATLANTIQUE : C’est avec beaucoup d’émotion que la Société Nationale de l’Acadie (SNA) a appris le jeudi 26 septembre le décès de Jacques Chirac, président de la France de 1995 à 2007. Le géant politique et grand ami de l’Acadie s’est éteint à l’âge de 86 ans.

     La SNA soulignait plus tôt ce mois-ci le 20e anniversaire du VIIIe Sommet de la Francophonie, où M Jacques Chirac est venu à la rencontre du peuple acadien à Moncton, en 1999. L’événement de calibre international a rassemblé 52 chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage, en Acadie, à Moncton, au Nouveau-Brunswick. Alors président de la République française, Jacques Chirac avait invité les représentants de la Francophonie à se concerter et à travailler ensemble sur toute question où la solidarité permettrait de faire avancer les dossiers.

     M. Chirac est également récipiendaire de la médaille Léger-Comeau, la plus haute distinction décernée par le peuple acadien. Cette reconnaissance lui a été remise afin de souligner ses efforts pour rapprocher la France et l’Acadie. 

     La présidente de la SNA, Louise Imbeault, se remémore une figure marquante, à la fois pour la France et pour l’Acadie.

     « Nous perdons un grand allié de l’Acadie en la personne de Jacques Chirac. M. Chirac a grandement nourri la fructueuse relation entre l’Acadie et la France et nous lui en sommes bien reconnaissants. »

     La SNA offre ses sincères condoléances à la France tout entière, ainsi qu’à la famille, aux proches et aux amis de Jacques Chirac.

     La SNA est une fédération à but non lucratif qui regroupe les quatre associations francophones porte-parole des provinces de l’Atlantique, ainsi que les quatre associations jeunesse. La SNA compte également des membres affiliés en Atlantique, au Maine, au Québec, en France et en Louisiane. Son mandat est de représenter le peuple acadien sur les scènes atlantique, nationale et internationale.