Le 13 mars 1993, des suêtes ont arraché le toit de l’hôpital du Sacré-Coeur de Chéticamp.
Le 13 mars 1993, des suêtes ont arraché le toit de l’hôpital du Sacré-Coeur de Chéticamp.

Les suêtes ont causé bien des dégâts à Chéticamp au fil des ans

CHÉTICAMP : Les gros vents qui soufflent à l’occasion dans la région de Chéticamp, connus comme les suêtes, ont causé bien des dégâts au fil des ans. Ces vents sont devenus une partie de la culture locale. Depuis des générations, on a appris à reconnaître les signes de cette tempête de vent quelques heures à l’avance. Durant un suête survenu il y a quelques semaines, les vents se sont élevés à 229 km/h et la nouvelle s’est répandue partout sur Facebook.

     Un suête commence avec des vents venant de l’Atlantique. Quand les conditions sont propices, la pression de l’air remonte sur les montagnes et ensuite en descendant du côté de l’ouest et en accélérant, les vents acquièrent souvent des forces d’ouragan. D’ordinaire, il y a des signes d’avertissement, une augmentation considérable dans la pression de l’air suivie d’une chute dramatique, un joli calme avant la tempête. Souvent, les montagnes semblent plus larges comme si elles pèsent sur les gens, dessinant une aura en quelque sorte. Les animaux et les enfants sont plus hyperactifs que d’habitude et certains peuvent même éprouver des malaises comme la migraine.

     Les ancêtres se préparaient pour ces tempêtes en se rendant à la côte le plus vite possible et en ramassant les enfants à l’école pour les ramener à la sécurité de leurs maisons. Les volets des fenêtres étaient fermés et des précautions étaient prises pour attacher tout ce qui aurait pu être soulevé par le vent, l’eau était stockée, des réserves supplémentaires de bois étaient rentrées, ainsi de suite. Aussi, les maisons étaient construites solidement, souvent dans un abri avec un toit penché vers le côté sud- est, laissant quelques ouvertures pour le vent. Plusieurs maisons étaient attachées avec des câbles d’acier afin de les ancrer à la terre. Les portes ouvraient vers l’extérieur plutôt que vers l’intérieur. Plusieurs granges étaient attachées aux maisons, ce qui fournissait un abri et un accès facile dans les tempêtes afin de prendre soin des animaux.

     Quand on annonce des tempêtes, le magasin coop local, le magasin des alcools, le bureau de poste et d’autres entreprises sont souvent congestionnés de gens se pressant avant la tempête.

     Il semble cependant que ces vents viennent de nulle part. On peut souvent entendre les grondements dans les montagnes même quelques heures avant la tempête; la pluie est comme pulvérisée sur les lacs et les océans, tout cela étant des signes distinctifs. La neige tourbillonnant dans les champs ouverts indique qu’il est temps de se rendre à l’abri. Ces vents du sud-est atteignent plus de 200 km/h avec des conséquences destructives. Voici quelques dates liées à ces gros vents :

     Aussi loin qu’au début des années 1800, on rapporte des histoires de terribles vents et de tragédies qui ont entraîné des pertes de vies. Le 22 septembre 1812, douze pêcheurs de la région de Chéticamp, dont sept pères de famille, ont été pris dans une tempête imprévue et ont été emportés. Quatre d’entre eux étaient des frères, Cyprien, John, Simon et Lazare Leblanc, fils de Lazare LeBlanc et de Modeste Chiasson. John n’était marié que depuis seulement huit jours et la veuve de Cyprien a eu un enfant quatre jours après la tragédie. À cette époque avant l’invention d’équipement de navigation, les ancêtres ont appris à leurs dépens les dangers de la pêche, des vents du nord-est et des suêtes et du péril qu’ils couraient en tentant de se rendre à bon port dans ces tempêtes.

     En 1937, quand M. Toutaint est venu de Trois-Rivières à Chéticamp pour construire l’hôpital, il a été averti des forces des suêtes et on lui a conseillé de construire les murs plus solidement et à l’épreuve de ces vents. Il a suivi les conseils jusqu’à un certain point, mais quand l’hôpital a subi son premier suête, l’eau est entrée par les fenêtres et les murs avec une force irrésistible. M. Toutaint a dû revenir réparer les dégâts et rendre les murs plus étanches.

     Il y a eu une expérience semblable à l’église Saint-Pierre. Son clocher, d’abord élevé à 181 pieds de hauteur, a dû être abaissé d’environ quinze piedsaprès avoir été décapité par un suête, qui avait projeté la lourde croix au loin. Le clocher a été abaissé et attaché à l’intérieur avec quatre gros câbles en acier qui passaient entre l’arche et le toit et étaient fixés aux murs du sud-est.

     Tôt dans les années 1960, Cyril AuCoin a relaté qu’il était à la maison lors d’un gros vent avec les lampes à l’huile que son père gardait toujours à portée de la main durant ces tempêtes. Ils entendaient un battement et croyaient que c’était un volet qui s’était détaché. Le lendemain matin, Fred, le père de Cyril, est allé à l’extérieur et a vu des pas dans la neige près de la maison et de la vieille voiture Pontiac. Un voisin est venu chercher son courrier plus tard dans la journée et a expliqué à Fred qu’il tentait de se rendre chez lui la veille au soir après une partie de cartes chez Eddie Chiasson, mais qu’il avait eu de la difficulté. Il avait frappé à la porte chez Fred, mais personne ne répondait. Il a alors trouvé abri dans la vieille voiture. Il voulait s’excuser de s’être réfugié dans la voiture. Cyril se rappelait comment ses parents étaient tristes d’avoir mal interprété les cognements à la porte.

     Le 17 février 1993, un suête chronométré à 140 km/h a renversé une pompe à essence à l’installation de stockage d’Irving. Un réservoir presque vide a frappé la valve d’un autre réservoir à proximité, provoquant un déversement de 60 000 litres d’essence et causant une évacuation dans la communauté de Chéticamp. Selon le chef pompier de l’époque, ça aurait été une catastrophe majeure. Le fait que le sol était gelé et que l’huile ne s’est pas infiltrée dans le sol ni que le vent n’a soufflé les vapeurs au loin, a probablement sauvé le village. Si cela s’était produit en été, le scénario aurait été très différent. Les pompiers étaient inquiets, car si quelqu’un avait lancé une cigarette ou si deux véhicules étaient entrés en collision, une simple étincelle aurait causé une explosion gigantesque qui aurait affecté les maisons et les gens situés le long d’une grande section de la rue principale de Chéticamp.

    Le 13 mars 1993, la résidence de Clarence et de Sylvia Deveau sur le chemin Barren a été durement frappée lorsque les fenêtres ont été fracassées, les portes des armoires arrachées de leurs pentures et les choses à l’intérieur de la maison ont été brassées. Il y avait des dégâts pour 50 000 $.

     Le matin du 30 décembre 1998, aux funérailles de Freddie (à Paul) AuCoin à Saint-Joseph-du- Moine, le suête semblait terminé, mais Mère Nature n’avait pas dit son dernier mot. Les porteurs ont eu du mal à monter le cercueil jusque dans l’église. D’autres hommes sont venus leur prêter main-forte. Heureusement, les pompiers de LeMoine étaient là pour aider la famille et les amis à entrer dans l’église. Les gens tombaient et se relevaient et ont subi des petites blessures. Mais Didace (à Édouard) LeBlanc n’a pas été si chanceux. Comme il est de petite taille, il a été soulevé par un gros coup de vent et il est tombé en pleine face sur le pavé. Il saignait beaucoup et on a appelé une ambulance qui a mis du temps à venir à cause des vents. On a eu de la difficulté à  entrer Didace dans l’ambulance à cause du vent.

     À l’intérieur, on aurait dit que toute l’église était aspirée. La foule qui remplissait l’église se demandait ce qui allait arriver, c’était brutal. Didace a dû passer quelque temps à l’hôpital pour se remettre de ses blessures.

     Vous pouvez communiquer avec l’auteure au 902-224-2492 pour lui transmettre vos anecdotes et photos sur les suêtes.

Beaucoup de dégâts au Manoir lors d’un suête qui a frappé la région en mars 1993.
Certains ont tenté de résister à la tempête, mais les suêtes du 13 mars 1993 ont été impitoyables et ont causé de nombreux dégâts aux véhicules qui se trouvaient sur son passage.
Lors d’une vicieuse suête en mars 1993, une remorque mobile a été soulevée et débarquée dans le port de Grand-Étang. Heureusement, il n’y avait personne à la maison, aucun blessé.

MONTRÉAL : En 1999, la Commission de l’Odyssée acadienne a été créée et développée dans le but de souligner, de façon tangible et permanente, l’Odyssée du peuple acadien au Canada, sur le continent nord-américain ainsi qu’ailleurs dans le monde. À ce titre elle encourage et soutient l’érection de monuments commémoratifs.

TORONTO : Le film Belle-Île en Acadie du cinéaste Phil Comeau de la Baie Sainte-Marie vient de franchir les 50 prix reçus. Ce dernier week-end, il a reçu trois nouveaux prix à Toronto au 16e ReelHeART International Film Festival. Le film s’est mérité les prix du Meilleur court métrage documentaire, du Meilleur film de langue française et du Meilleur film canadien.

OK, OK, ce n’est pas idéal; c’est catastrophique! Nos festivals sont annulés (sauf les versions en ligne), les salles de spectacles sont fermées et nos artistes sont à la maison au moment où ils devraient être en train de faire leurs valises pour partir en tournée. Pendant ce temps, nous souffrons tous de « Zoom fatigue » à force d’assister à tout plein de réunions pour essayer de relever les défis auxquels le secteur culturel fait face suite à la Covid-19, avec l’impératif politique de « se réinventer ». C’est clair qu’il y a beaucoup de stress et d’incertitude dans toutes nos vies, pour certains plus que d’autres.

TRURO : Le Centre communautaire francophone de Truro a embauché le musicien Weldon Boudreau afin qu’il visite des aînés de la communauté dans le but de discuter du « bon vieux temps » avec eux et par après écrire des chansons inspirées par ces histoires.

OTTAWA :  Ils étaient sept artistes autochtones qui demandaient que leur travail soit reconnu à juste titre. Et ils ont fait bouger les choses. À l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, Francopresse a discuté du legs du regroupement Professional Native Indian Artists Inc., dit Groupe autochtone des sept, avec trois conservateurs autochtones qui œuvrent dans des musées bien en vue au Canada.

HALIFAX : La Fédération culturelle de la Nouvelle-Écosse est fière de lancer le Programme d’appui à la culture 2020-2021.  Ces subventions de 250 $ - 2500 $  auront comme but d’appuyer de nouvelles initiatives et projets culturels des membres actifs de la FéCANE qui auront lieu avant le 31 mars 2021.

En première partie sur le thème de Sigogne, bâtisseur d’églises, nous avons vu comment il avait négocié avec ses paroissiens la construction de ses premières églises et comment il avait insisté sur des règlements pour maintenir l’ordre dans ses églises.

HALIFAX : Initiative de journalisme local – APF -Atlantique Ils ont plus de 50 ans. On les dit amateurs. Mais ils ont une vaste expérience musicale. Et surtout, tous ceux et celles qui participent à Cœur d’artiste en Nouvelle-Écosse sous la direction de Ronald Bourgeois ont un amour passionné pour la musique.

GRAND-PRÉ : Cet été, la statue d’Évangéline au lieu historique national de Grand-Pré fête ses 100 ans. Aidez Parcs Canada à lui souhaiter un joyeux anniversaire avec un défi amusant pour vous, votre famille et vos amis - pendant que vous restez à la maison. Devenez un artiste contemporain avec un défi artistique de pop art réinventant Évangéline.

BAIE SAINTE-MARIE : Malgré la pandémie, une nouvelle initiative culturelle se lance en Clare. La résonance de l’accueil est un projet pluriannuel d’art multimédia qui explore les tensions entre la protection d’une culture minoritaire contre l’érosion et le chaleureux accueil des nouveaux arrivants.

CHÉTICAMP : Chaque printemps, au premier samedi en mai, la Journée nationale du scrapbooking invite les gens du pays à rassembler leurs talents afin de célébrer l’art du scrapbooking. C’est une méthode pour préserver l’histoire familiale, les souvenirs personnels, les photographies, les découpures de journaux, les illustrations d’art et autres objets souvenirs. En voici l’histoire.

MONTRÉAL : Malgré l’annulation de plusieurs festivals de films au travers le monde à cause de la COVID-19, le film Belle-Île en Acadie du cinéaste Phil Comeau, originaire de Saulnierville, continue de gagner des prix aux festivals. À ce jour, le film s’est mérité quelque 30 prix et 6 mentions aux festivals internationaux sur quatre continents.

MONCTON : L’Association acadienne des artistes professionnel. le.s du Nouveau-Brunswick (AAAPNB) doit annoncer une fois de plus le report des Éloizes 2020 qui avaient été déplacés du 30 septembre au 3 octobre 2020. Les nouvelles dates identifiées par l’AAAPNB sont du 28 avrilau 1er mai 2021 toujours à Petit-Rocher. Ainsi, l’AAAPNB sera capable de respecter l’essence de la programmation annoncée en mars dernier.

OTTAWA : Le 7 mai 1920, sept amis exposent leurs toiles au Musée des beaux-arts de Toronto. Pour la première fois, ils le font sous le nom du Groupe des Sept. Ce sont les Ontariens Franklin Carmichael, Lawren S. Harris, Frank Johnston, le Montréalais A. Y. Jackson et les Anglais d’origine Arthur Lismer, J. E. H. MacDonald et Fred Varley.

POINTE-de-L’ÉGLISE : Dans le Nord du Nouveau-Brunswick, un groupe de quatre musiciens se rassemble sous la bannière du métal. JP Landry, Eric Arseneau, Marc-André Roy et Guillaume LeBlanc ont récemment fondé le groupe Deported, et prévoient le lancement de leur premier EP très prochainement. Le succès de leurs premières prestations confirme la présence d’une communauté d’amateurs de musique métal en Acadie. Eric Arseneau, guitariste, a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

COMEAUVILLE : La Société acadienne de Clare (SAC) s’inquiète après que toutes les activités culturelles aient été annulées dans la municipalité à cause de la pandémie de la COVID-19.Toutes les présentations culturelles et ar tistiques prévues durant les Rendez-vous de la Francophonie (du 1er au 31 mars) et le Festival Clare-té (du 1er au 5 avril) ont donc été annulées.

CHÉTICAMP : Le Conseil des arts de Chéticamp est le principal organisme qui contribue grandement aux arts et à la culture de la région. Il offre une grande variété de productions théâtrales et musicales. Il est basé à l’École NDA où il a son amphithéâtre à la fine pointe de la technologie et où se sont produits plusieurs jeunes artistes locaux ainsi que des artistes d’un peu partout dans le monde.

CHÉTICAMP : La population acadienne de la région de Chéticamp ainsi que des gens de près et de loin ont été attristés d’apprendre le décès d’Albert Poirier d’un cancer. Il est décédé le lundi 2 mars dernier au Centre de santé Sacré-Cœur. Né le 18 septembre 1947, il était le fils de feu Hubert (à Pitre à Hubert) Poirier de Plateau et de Cécile Anne (à Tom à Dominique) Doucet de Grand-Étang.

CHÉTICAMP : Le concert dans l’église Saint-Pierre devant la sacristie sereine et intime présentait une scène parfaite pour le spectacle du groupe 4 amis le samedi 22 février. La soirée mettait en vedette des artistes très talentueux, Sylvia LeLièvre, Marcel LeFort, ainsi que Denise Camus et sa fille Ashley AuCoin.

TUSKET: Dans le cadre du Festival du Bon Temps 2020, Chris Atkinson a écrit et réalisé une deuxième pièce. Cette pièce intitulée Le Grandchild est une comédie, écrite et présentée dans un français acadien. La pièce est très humoristique et reflète la réalité contemporaine avec des références au passé. Il est évident que les gens de la région ont développé un goût pour ce genre de théâtre, car un grand nombre de gens s’étaient procuré des billets pour passer une soirée de rire et pour apprécier le grand talent de nos comédiens locaux.

POINTE-de-L’ÉGLISE : Simon Thibault rendra visite à son village d’origine, la Pointe-de-l’Église, afin de faire deux présentations : une présentation en anglais sur l’importance de raconter des histoires et un atelier en français sur comment raffiner ses idées et ses propos. Les deux activités se sont déroulées le mercredi 4 mars 2020 à l’Université Sainte-Anne.

TUSKET : Le Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB) a lancé son Festival du Bon Temps édition 2020 par un petit-déjeuner communautaire. Cette activité a eu lieu le mardi 25 février dans la cafétéria de l’École secondaire de Par-en-Bas. Les premières personnes à se faire servir sont arrivées vers 7 h 30 et le petit-déjeuner s’est poursuivi jusqu’à 9 h 30. Les organisateurs de cet événement avaient choisi la Fête du Mardi gras, la date du commencement du Festival du Bon Temps. Cette fête ne tombe jamais à la même date, mais est toujours à la veille du Mercredi des cendres. Dans le passé, cette fête était importante pour la communauté chrétienne, car la coutume d’autrefois consistait à bien se nourrir pendant cette journée avant la période de jeûne du carême. Cette pratique semble être moins évidente dans la société d’aujourd’hui.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Sur Instagram, des photographes amateurs troquent le modèle humain pour des jouets. Depuis 1959, Barbie occupe une place impor tante dans l’univers des jouets destinés aux filles. Reconnue pour ses habits haute-couture et ses choix de carrière inspirants, Barbie incite les petites filles à réaliser leur plein potentiel.

COMEAUVILLE : Selon Paul-Emile Comeau, directeur des Productions le Moulin : « Depuis quelques années, nous nous efforçons de présenter plus d’ar tistes francophones. Nos expériences antérieures nous ont démontré qu’une telle programmation augmente généralement les risques et les défis, mais notre abonnement au Réseau atlantique de diffusion des arts de la scène (RADARTS) facilite les choses. Les spectacles de Myles et de Landry sont donnés en collaboration avec RADARTS. »