Le Desoir Show avec les animateurs Normand Pothier et Jalapeno Papa (Adam Coulstring).
 Le Desoir Show avec les animateurs Normand Pothier et Jalapeno Papa (Adam Coulstring).

Les bons (?) côtés de la pandémie en Acadie!

OK, OK, ce n’est pas idéal; c’est catastrophique! Nos festivals sont annulés (sauf les versions en ligne), les salles de spectacles sont fermées et nos artistes sont à la maison au moment où ils devraient être en train de faire leurs valises pour partir en tournée. Pendant ce temps, nous souffrons tous de « Zoom fatigue » à force d’assister à tout plein de réunions pour essayer de relever les défis auxquels le secteur culturel fait face suite à la Covid-19, avec l’impératif politique de « se réinventer ». C’est clair qu’il y a beaucoup de stress et d’incertitude dans toutes nos vies, pour certains plus que d’autres.

Mais, permettez-moi de vous apporter une perspective positive au milieu de cette crise. Une perspective néo-écossaises, certes, qui vient soutenir notre devise de L’union fait la force, et qui démontre que les Acadien.ne.s possèdent une certaine force créative, même coincé.e.s à la maison. 


La force des réseaux (sociaux)

Les réseaux canadiens francophones et acadiens jouent un grand rôle dans le maintien des langues officielles en situation minoritaire. Certains d’entre nous sont plus attachés au réseau que d’autres. 

J’utilise cette citation pour éclaircir le rôle crucial et fondamental que joue le réseau pour les communautés de langue officielle en situation minoritaire : « Ces milieux et ces réseaux sont les éléments par lesquels les individus et les groups entrent en rapport avec leur environnement, se l’approprient et s’identifient à lui. C’est à travers eux que les communautés se construisent et s’épanouissent, qu’elles entrent en relation avec les autres groupes avec lesquels elles se disputent le territoire, aux différentes échelles spatiales. Ces milieux et ces réseaux, imposant leurs effets, auraient une profonde influence aux transformations des milieux et des réseaux qui sont leurs. » (Gilbert, Langlois, Landry et Aunger, 2005). Autrement dit, c’est le réseau qui nous permet de nous développer. Comment continuer à se développer en temps de crise? La courbe d’apprentissage a été abrupte. 

En Acadie de la Nouvelle-Écosse, grâce aux réseaux sociaux, la force du réseau acadien et francophone a rayonné d’une lumière forte pendant la période de pandémie. C’est comme s’il y a quelque chose qui a été déclenché au moment qu’est commencée la période d’isolement, comme si que le réseau est venu à notre secours quand nous avons tous et toutes été dit de rester à la maison, et que nous nous sommes tou.te.s retrouvé.e.s devant nos écrans d’ordinateur et de téléphone. 

Pour ceux d’entre nous qui sont très attachés au réseau, nous avons l’habitude d’être présents de façon générale, que ça soit à des réunions, des spectacles, des conférences, ou n’importes quels espaces d’échanges. Au moment de l’interdiction de la présence physique, nous avons monté le volume sur notre présence virtuelle. Voilà le début de séries de spectacles, conférences, réunions et concours virtuels.

À la Baie Sainte-Marie est née une réincarnation du Tonight Show de Johnny Carson avec Normand Pothier et Jalapeno Papa (Adam Coulstring), à la saveur de la télévision communautaire des années 1990 (vive Télé-Clare). Cette série, intitulée Le Desoir Show et qui a connu huit épisodes au total à travers deux saisons, est devenue l’objet d’un véritable culte et a donné naissance à des expressions comme « grou yay », chose qui se dit maintenant dans les allées du Comeauville Freshmart de façon régulière, comme si nous l’avons toujours dit depuis l’arrivée de nos ancêtres!

En plus du Desoir Show, la région de Clare a bombardé son internet bas débit avec toute sorte de spectacles, de Michael Saulnier à Mik à Vik, de Sébastien Dol à Vickie Deveau, en passant par deux soirées de contes avec Delbine (incarnée par Anne LeBlanc), dont une prestation avec plus de 620 spectateurs pendant sa présentation live et plus de 6000 par la suite. En plus de valoriser le talent local et de contribuer à la création de contenu local, toutes ces prestations ont éclairé, diverti et informé le public, ce qui est le mandat premier de la diffusion publique (cf. Gardner).  


En temps de pandémie, rire et apporter de la joie à sa communauté est primordial. De le faire dans sa propre langue, c’est encore plus important. Lors d’une discussion avec mon ami Chad Comeau, j’ai été très surprise quand il m’a annoncé qu’il n’avait « jamais autant consommé de contenu acadien », parce que j’ai réalisé que c’était pareil pour moi ! 

De Chéticamp à Clare

Ce n’est certainement pas seulment en Clare qu’il y a eu de l’action virtuelle. La Picasse dans la région d’Isle Madame a organisé un spectacle de Jacques Surette et en revanche, ça leur a apporté un tas de nouvelles personnes sur leur page Facebook ! La région du Grand-Havre a coordonné des sessions de trivia qui ont été très populaires et amusantes. La région de Pomquet a mis de l’avant un de leurs jeunes musiciens, Luke Rennie, qui a fait plusieurs spectacles. Et l’Association francophone de la Vallée a coordonné une Saint-Jean-Baptiste avec livraison à domicile de décorations aux couleurs du Québec. La grande majorité des régions ont assuré, de façon innovante, des programmations qui reflètent leurs identités.

Selon Ronald Bourgeois, « la Nouvelle-Écosse a vu une explosion musicale » comme il n’en a jamais vu, ou comme il y en a eu lors de la création des radios communautaires. Lui-même a été au centre d’une collaboration entre deux organismes, le Regroupement des aînés de la Nouvelle-Écosse (RANE) et la Fédération culturelle acadienne de la Nouvelle-Écosse (FéCANE), à un projet de série de spectacles qui était prévue en région. Quand la pandémie a frappé, ils se sont virés de bord rapidement, et ont fini par produire 17 spectacles virtuels qui ont obtenu plus de 70 000 visionnements au total. Du côté personnel, c’est sûr que Ronald a perdu des revenus en raison de l’annulation de sa tournée, mais la période de pandémie lui a donné du temps qu’il a consacré à la création, à l’apprentissage de nouveaux outils technologiques et à des collaborations avec d’autres artistes. La question qu’il se pose maintenant c’est : comment transformer ces collaborations en revenus?

La FéCANE a été au centre de plusieurs de ces projets qui se sont passés dans le réseau, et c’est beaucoup grâce à sa direction générale que le tout a été connecté ensemble, littéralement et figurativement parlant.Beaucoup d’organismes se sont tournés vers Luc d’Eon pour de l’aide ou des conseils en matière technologique, pour plus de 40 activités virtuelles. Bien que la FéCANE a toujours joué un rôle important du développement des arts et de la culture acadienne et francophone en Nouvelle-Écosse, son rôle aura été essentiel pendant la Covid-19.  

C’est également la FéCANE qui a été à la base de la collaboration de plusieurs artistes néo-écossais.e.s de la chanson M’en allant par Saulnierville Station, une vidéo qui a maintenant plus de 60 000 visionnements et qui a apporté une immense vague de fierté et de bonheur en début de pandémie. Quand il y a eu des moments sombres, suite à la tuerie à Portapique, la FéCANE était au taquet et a coordonné un hommage aux victimes avec une douce version de la chanson Nouvelle-Écosse de Philip et Wendell d’Eon, interprétée par des artistes d’un bout à l’autre de la province. Ce sont non seulement deux exemples de produit ou contenu acadiens, mais aussi deux beaux exemples de la solidarité qui s’est manifestée à travers les arts et la culture en temps de crise. 


La solidarité acadienne a aussi été présente lors de la première édition de la Semaine de la fierté à Clare, organisée par le groupe Fierté Clare Pride. Dans une période où de nombreux organismes et groupes ont pris la décision d’annuler leurs événements, le groupe Fierté Clare Pride a décidé de continuer avec sa programmation et de l’ouvrir au-delà des frontières de Clare. Le résultat a été une semaine d’amour, d’apprentissage et d’échange, avec des interventions de partout en Acadie et de la francophonie canadienne.


Christiane Thériault et Melissa Comeau, deux de plusieurs artistes qui ont interprété la chanson M’en allant par Saulnierville Station.
Le personnage de Belinda est né sur l’émission Bingo avec Johanne qui se passait pendant dix semaines en plein cœur de période de confinement.

Et ailleurs en Acadie

L’émission de CBC, Weekend Mornings avec Bill Roach a l’habitude de jouer de la musique francophone de temps à autre, ce que j’apprécie beaucoup, mais j’ai surtout apprécié lorsqu’il a passé deux de mes artistes préférés l’un après l’autre pendant que je roulais vers Halifax un samedi matin, récemment. Il a joué d’abord une chanson de P’tit Belliveau, lui qui a sorti un nouvel album juste avant la pandémie, absolument parfait en termes de timing, suivi de deux chansons de Belinda, l’alter-ego à Lisa LeBlanc. L’animateur de radio a ensuite repris les tunes de Belinda plus tard dans la journée sur son autre émission East Coast Music Hour. Le personnage de Belinda est né sur l’émission Bingo avec Johanne, un « rendez-vous dominical » qui se passait pendant dix semaines en plein cœur de période de confinement. 

Avec son petit budget de production, Bingo avec Johanne a réussi à créer une émission avec une valeur de production très élevée et a donné l’occasion à plein d’Acadien.ne.s et francophones de jouer au bingo avec leurs amis dans le confort de leur salon. Il n’y a pas mieux que ça pendant une pandémie globale! En plus de nous offrir Bingo avec Johanne, l’Acadie est maintenant dotée d’une « nouvelle » artiste super cool qui a réussi à se rendre sur les ondes de la radio publique anglophone dans un temps record. 

Le Nouveau-Brunswick a aussi assuré une bonne programmation de spectacles et activités virtuels. Même si nous sommes tou.te.s d’accord que ce n’est pas pareil qu’être Front and Center à Acadie Rock ou au Festival acadien de Clare, la présence virtuelle de plusieurs de nos artistes acadiens a certainement été bien appréciée. 

Pour Trevor Murphy, originaire de la région de Par-en-Bas, la période de confinement fut l’occasion de démarrer une radio pirate. La radio-web Nowhere FM a havré dans la sphère publique le 14 avril et est repartie le 14 juin, avec très peu de traces qui restent. Trois émissions francophones figurèrent parmi la programmation, sur un total de 74 émissions et 253 épisodes venant de partout à travers le monde. Selon Trevor, la pandémie a été une période de création intense pour plusieurs artistes, et il s’attend que les studios d’enregistrement vont être bien occupés quand les règlements seront levés. Lui-même a sorti un nouvel album avec son groupe Quiet Parade ainsi que son premier projet musical en français intitulé Sluice. Certes, ces productions ne sont pas des produits de la Covid, mais est-ce que la pandémie a fait en sorte que davantage de monde a été à l’écoute? C’est certainement possible. 


Astheure on fait quoi?

Nous restons dans l’incertitude et nous y resterons pendant longtemps. L’offre d’activités virtuelles est moindre : est-ce parce que le monde est tanné ou parce que les beaux jours sont arrivés? Je pense que c’est un mix des deux. Le Festival acadien de Clare a annoncé sa programmation en ligne avec une variété d’activités pour différentes démographies. La Fête nationale de l’Acadie, le 15 août  prochainn, sera certainement pareil, avec des levers de drapeau virtuels et des spectacles sur nos écrans. 

On persévère, comme on l’a toujours fait, en se retroussant les manches et en faisant le travail qu’il faut pour garder la vitalité à l’intérieur de notre culture. Je crois sincèrement que ça va bien aller. Un jour, nous nous retrouverons tou.te.s ensemble quelque part, devant un magnifique spectacle du 15 août ou dans le petit bar du coin.  

Merci Réseau! T’as fait ton travail, tu nous as gardés connectés et unis, et tu nous as divertis pendant des moments durs et pas toujours évidents. Mais faut certainement pas s’attendre à des spectacles et activités gratuites pour toujours… Quand ça va être le moment de retourner dans les lieux culturels, allons-y plus que jamais!

Références : 

Gilbert, Anne, André Langloi, Rodrigue Landry et Edmund Aunger (2005). L’environnement et la vitalité communautaire des minorités francophones : vers un modèle conceptuel. Francophonie d’Amériques n° 20, p. 51‑62.

A matter of life and death. Sue Gardner. CBC Ideas. Septembre 2018. 

www.acadienouvelle.com/actualites/2020/05/10/le-bingo-avec-johanne-un-rendez-vous-dominical/


MONTRÉAL : En 1999, la Commission de l’Odyssée acadienne a été créée et développée dans le but de souligner, de façon tangible et permanente, l’Odyssée du peuple acadien au Canada, sur le continent nord-américain ainsi qu’ailleurs dans le monde. À ce titre elle encourage et soutient l’érection de monuments commémoratifs.

TORONTO : Le film Belle-Île en Acadie du cinéaste Phil Comeau de la Baie Sainte-Marie vient de franchir les 50 prix reçus. Ce dernier week-end, il a reçu trois nouveaux prix à Toronto au 16e ReelHeART International Film Festival. Le film s’est mérité les prix du Meilleur court métrage documentaire, du Meilleur film de langue française et du Meilleur film canadien.

TRURO : Le Centre communautaire francophone de Truro a embauché le musicien Weldon Boudreau afin qu’il visite des aînés de la communauté dans le but de discuter du « bon vieux temps » avec eux et par après écrire des chansons inspirées par ces histoires.

OTTAWA :  Ils étaient sept artistes autochtones qui demandaient que leur travail soit reconnu à juste titre. Et ils ont fait bouger les choses. À l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, Francopresse a discuté du legs du regroupement Professional Native Indian Artists Inc., dit Groupe autochtone des sept, avec trois conservateurs autochtones qui œuvrent dans des musées bien en vue au Canada.

HALIFAX : La Fédération culturelle de la Nouvelle-Écosse est fière de lancer le Programme d’appui à la culture 2020-2021.  Ces subventions de 250 $ - 2500 $  auront comme but d’appuyer de nouvelles initiatives et projets culturels des membres actifs de la FéCANE qui auront lieu avant le 31 mars 2021.

En première partie sur le thème de Sigogne, bâtisseur d’églises, nous avons vu comment il avait négocié avec ses paroissiens la construction de ses premières églises et comment il avait insisté sur des règlements pour maintenir l’ordre dans ses églises.

HALIFAX : Initiative de journalisme local – APF -Atlantique Ils ont plus de 50 ans. On les dit amateurs. Mais ils ont une vaste expérience musicale. Et surtout, tous ceux et celles qui participent à Cœur d’artiste en Nouvelle-Écosse sous la direction de Ronald Bourgeois ont un amour passionné pour la musique.

GRAND-PRÉ : Cet été, la statue d’Évangéline au lieu historique national de Grand-Pré fête ses 100 ans. Aidez Parcs Canada à lui souhaiter un joyeux anniversaire avec un défi amusant pour vous, votre famille et vos amis - pendant que vous restez à la maison. Devenez un artiste contemporain avec un défi artistique de pop art réinventant Évangéline.

BAIE SAINTE-MARIE : Malgré la pandémie, une nouvelle initiative culturelle se lance en Clare. La résonance de l’accueil est un projet pluriannuel d’art multimédia qui explore les tensions entre la protection d’une culture minoritaire contre l’érosion et le chaleureux accueil des nouveaux arrivants.

CHÉTICAMP : Chaque printemps, au premier samedi en mai, la Journée nationale du scrapbooking invite les gens du pays à rassembler leurs talents afin de célébrer l’art du scrapbooking. C’est une méthode pour préserver l’histoire familiale, les souvenirs personnels, les photographies, les découpures de journaux, les illustrations d’art et autres objets souvenirs. En voici l’histoire.

MONTRÉAL : Malgré l’annulation de plusieurs festivals de films au travers le monde à cause de la COVID-19, le film Belle-Île en Acadie du cinéaste Phil Comeau, originaire de Saulnierville, continue de gagner des prix aux festivals. À ce jour, le film s’est mérité quelque 30 prix et 6 mentions aux festivals internationaux sur quatre continents.

MONCTON : L’Association acadienne des artistes professionnel. le.s du Nouveau-Brunswick (AAAPNB) doit annoncer une fois de plus le report des Éloizes 2020 qui avaient été déplacés du 30 septembre au 3 octobre 2020. Les nouvelles dates identifiées par l’AAAPNB sont du 28 avrilau 1er mai 2021 toujours à Petit-Rocher. Ainsi, l’AAAPNB sera capable de respecter l’essence de la programmation annoncée en mars dernier.

OTTAWA : Le 7 mai 1920, sept amis exposent leurs toiles au Musée des beaux-arts de Toronto. Pour la première fois, ils le font sous le nom du Groupe des Sept. Ce sont les Ontariens Franklin Carmichael, Lawren S. Harris, Frank Johnston, le Montréalais A. Y. Jackson et les Anglais d’origine Arthur Lismer, J. E. H. MacDonald et Fred Varley.

POINTE-de-L’ÉGLISE : Dans le Nord du Nouveau-Brunswick, un groupe de quatre musiciens se rassemble sous la bannière du métal. JP Landry, Eric Arseneau, Marc-André Roy et Guillaume LeBlanc ont récemment fondé le groupe Deported, et prévoient le lancement de leur premier EP très prochainement. Le succès de leurs premières prestations confirme la présence d’une communauté d’amateurs de musique métal en Acadie. Eric Arseneau, guitariste, a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

COMEAUVILLE : La Société acadienne de Clare (SAC) s’inquiète après que toutes les activités culturelles aient été annulées dans la municipalité à cause de la pandémie de la COVID-19.Toutes les présentations culturelles et ar tistiques prévues durant les Rendez-vous de la Francophonie (du 1er au 31 mars) et le Festival Clare-té (du 1er au 5 avril) ont donc été annulées.

CHÉTICAMP : Les gros vents qui soufflent à l’occasion dans la région de Chéticamp, connus comme les suêtes, ont causé bien des dégâts au fil des ans. Ces vents sont devenus une partie de la culture locale. Depuis des générations, on a appris à reconnaître les signes de cette tempête de vent quelques heures à l’avance. Durant un suête survenu il y a quelques semaines, les vents se sont élevés à 229 km/h et la nouvelle s’est répandue partout sur Facebook.

CHÉTICAMP : Le Conseil des arts de Chéticamp est le principal organisme qui contribue grandement aux arts et à la culture de la région. Il offre une grande variété de productions théâtrales et musicales. Il est basé à l’École NDA où il a son amphithéâtre à la fine pointe de la technologie et où se sont produits plusieurs jeunes artistes locaux ainsi que des artistes d’un peu partout dans le monde.

CHÉTICAMP : La population acadienne de la région de Chéticamp ainsi que des gens de près et de loin ont été attristés d’apprendre le décès d’Albert Poirier d’un cancer. Il est décédé le lundi 2 mars dernier au Centre de santé Sacré-Cœur. Né le 18 septembre 1947, il était le fils de feu Hubert (à Pitre à Hubert) Poirier de Plateau et de Cécile Anne (à Tom à Dominique) Doucet de Grand-Étang.

CHÉTICAMP : Le concert dans l’église Saint-Pierre devant la sacristie sereine et intime présentait une scène parfaite pour le spectacle du groupe 4 amis le samedi 22 février. La soirée mettait en vedette des artistes très talentueux, Sylvia LeLièvre, Marcel LeFort, ainsi que Denise Camus et sa fille Ashley AuCoin.

TUSKET: Dans le cadre du Festival du Bon Temps 2020, Chris Atkinson a écrit et réalisé une deuxième pièce. Cette pièce intitulée Le Grandchild est une comédie, écrite et présentée dans un français acadien. La pièce est très humoristique et reflète la réalité contemporaine avec des références au passé. Il est évident que les gens de la région ont développé un goût pour ce genre de théâtre, car un grand nombre de gens s’étaient procuré des billets pour passer une soirée de rire et pour apprécier le grand talent de nos comédiens locaux.

POINTE-de-L’ÉGLISE : Simon Thibault rendra visite à son village d’origine, la Pointe-de-l’Église, afin de faire deux présentations : une présentation en anglais sur l’importance de raconter des histoires et un atelier en français sur comment raffiner ses idées et ses propos. Les deux activités se sont déroulées le mercredi 4 mars 2020 à l’Université Sainte-Anne.

TUSKET : Le Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB) a lancé son Festival du Bon Temps édition 2020 par un petit-déjeuner communautaire. Cette activité a eu lieu le mardi 25 février dans la cafétéria de l’École secondaire de Par-en-Bas. Les premières personnes à se faire servir sont arrivées vers 7 h 30 et le petit-déjeuner s’est poursuivi jusqu’à 9 h 30. Les organisateurs de cet événement avaient choisi la Fête du Mardi gras, la date du commencement du Festival du Bon Temps. Cette fête ne tombe jamais à la même date, mais est toujours à la veille du Mercredi des cendres. Dans le passé, cette fête était importante pour la communauté chrétienne, car la coutume d’autrefois consistait à bien se nourrir pendant cette journée avant la période de jeûne du carême. Cette pratique semble être moins évidente dans la société d’aujourd’hui.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Sur Instagram, des photographes amateurs troquent le modèle humain pour des jouets. Depuis 1959, Barbie occupe une place impor tante dans l’univers des jouets destinés aux filles. Reconnue pour ses habits haute-couture et ses choix de carrière inspirants, Barbie incite les petites filles à réaliser leur plein potentiel.

COMEAUVILLE : Selon Paul-Emile Comeau, directeur des Productions le Moulin : « Depuis quelques années, nous nous efforçons de présenter plus d’ar tistes francophones. Nos expériences antérieures nous ont démontré qu’une telle programmation augmente généralement les risques et les défis, mais notre abonnement au Réseau atlantique de diffusion des arts de la scène (RADARTS) facilite les choses. Les spectacles de Myles et de Landry sont donnés en collaboration avec RADARTS. »