Miguel d’Eon avec la Croix de la Déportation.

La société Saltwreck lancera la Croix de la Déportation

TUSKET : La société Saltwreck a été fondée en 2016 dans le but de faire des cartes d’impression de beaux-arts. Ces cartes sont imprimées sur la meilleure qualité de papier et chaque carte est imprimée et expédiée par une entreprise de la Nouvelle-Écosse.

     Pour mieux comprendre cette nouvelle société, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu le plaisir de rencontrer Miguel d’Eon le mardi 27 août. Acadien originaire de Pubnico-Ouest, Miguel d’Eon est président et cofondateur de cette nouvelle société dont il assure aussi la gestion. Il est appuyé dans son travail par Jeff Clairmont, un graphiste qui s’occupe de créer des dessins. Selon Miguel d’Eon, l’entreprise a connu un grand succès avec la création des cartes en Nouvelle-Écosse. Il nous a parlé des projets suivants : le Village de Lunenberg avec le Bluenose; la ville de Louisbourg avec la forteresse; la ville d’Halifax avec la citadelle et la ville de Yarmouth, avec le homard. Miguel d’Eon a également commencé Acadie Fort, un groupe sur Facebook. Il constate que les médias sociaux jouent maintenant un rôle important dans la vie des Acadiens, et il a voulu s’inspirer par un dessin puissant qui valorisait la promotion de la vie des Acadiens. La mission de Saltwreck est d’offrir des cartes d’art qui nous permettront de partager notre histoire en ajoutant de l’élégance et du raffinement sur nos murs. Il est à noter que le Delta Marriott de Dartmouth a choisi de présenter les cartes de Saltwreck sur les murs des chambres de l’hôtel. Les partenaires clés de Miguel d’Eon sont André Surette de Hubbard’s Point et Mark Dunkley qui est un des cofondateurs de la société Saltwreck.

     Pour ce qui est du plus récent projet - la croix de la Déportation, Miguel d’Eon a expliqué comment il en est arrivé à ce choix de promotion. En communiquant avec le groupe Acadie Fort, qui comprend plus de 700 membres, pour des idées et des suggestions de promotion des Acadiens en Nouvelle-Écosse, il a été convenu que la croix de la Déportation représentait une partie marquante de l’histoire du peuple acadien. Une fois que la décision a été prise, Jeff Clairmont et Miguel d’Eon se sont mis à la tâche, et ils ont voulu créer un dessin qui représentait les valeurs solennelles du peuple acadien, juste avant la Déportation. Comme le Grand Dérangement n’a jamais été oublié, les artistes ont voulu créer un dessin qui représente les émotions de l’époque. En regardant le dessin, on voit au centre Horton’s Landing, le centre de rassemblement des Acadiens avant la Déportation. Les lignes rouges sur le dessin représentent les routes, et la ligne noire représente le point exact du monument de la Déportation. Rappelons que le symbole de la croix démontre la force et la résilience du peuple acadien et il va sans dire que le peuple acadien est plus fort que jamais.

     Acadien fier de ses origines, artiste, et ambulancier de métier, Miguel d’Eon se prépare pour le lancement de son dessin La croix de la Déportation qui aura lieu le 15 septembre. Le dessin mesure 16 po x 20 po et il sera en édition limitée. La décision a été prise d’imprimer 100 dessins. On peut faire une commande en ligne seulement à saltwreck.com Le prix est de 100 $ + taxes, livraison comprise.

HALIFAX : Daniel LeBlanc, artiste acadien en tournée, directeur musical et artistique et éducateur, est le lauréat du Prix Grand-Pré de 2019.

     Le Prix Grand-Pré est un prix annuel décerné aux artistes dont le travail reflète les valeurs culturelles acadiennes tout en faisant preuve d’excellence et d’originalité. M. LeBlanc est l’un des cofondateurs du célèbre groupe acadien Grand Dérangement, qui a fait des tournées au Canada, aux États-Unis et en Europe. Il est aussi directeur général du Festival acadien de Clare, il enseigne la musique et il est en tournée avec son nouveau projet de violon électrique, Comté de Clare.

COMEAUVILLE : La Société acadienne de Clare (SAC) a connu un été chargé comme en témoignent les derniers mois d’activités. La directrice générale, Natalie Robichaud, a pu compter sur deux stagiaires, soit Adrien Comeau et Evelyne LeBlanc-Joyce.

     Adrien Comeau a été directeur général adjoint de la SAC pour l’été. Il a participé à la vitrine pour le CMA 2024 à Moncton et a travaillé avec le Festival acadien de Clare. Il s’est aussi occupé des dossiers du bureau à Comeauville. Evelyn LeBlanc-Joyce a travaillé avec le Festival acadien. Elle a préparé le montage du livre Fier et francophone, un projet de la SAC et du Conseil des arts de la Baie coordonné par Anne LeBlanc. Le projet visait à donner l’occasion aux gens de célébrer, par la poésie et l’art visuel, le 50e anniversaire des Langues officielles au Canada. Dix-sept personnes figurent dans l’œuvre publiée pour l’occasion. Les travaux démontrent ce que la francophonie représente pour eux. Evelyn a aussi travaillé sur le jeu vidéo Clarevoyance avec le concepteur Chad Comeau.

SAINTE-ANNE-du-RUISSEAU : Les Patchwork Pals, une association de femmes de la région de Sainte-Anne-du-Ruisseau et des environs, continuent à appuyer les organisations et les personnes dans le besoin de la région. Ce groupe de femmes dévouées et talentueuses s’est rassemblé pour participer à une retraite de confection de cour tepointes pendant deux jours à la fin octobre.

     En effet, trente-six femmes du comté de Yarmouth et Alice Oickle de la Vallée d’Annapolis se sont inscrites pour travailler sur un projet commun ou sur des projets individuels, les 25 et 26 octobre au Club acadien à Sainte-Anne-du-Ruisseau. Le projet commun était de confectionner un chemin de table. Les membres des Patchwork Pals ont travaillé sur leur projet dans leur salle du deuxième étage du club et les repas communs étaient servis dans la grande salle de Club acadien. La grande salle à manger avait été décorée par un groupe de femmes qui ont voulu créer un décor reflétant le thème de l’Halloween.

Une cérémonie marquant le 40e anniversaire de l’ouverture du Musée des Acadiens des Pubnicos a eu lieu le dimanche 6 octobre au Musée à Pubnico. Une trentaine de personnes représentant les membres et les amis du Musée se sont rassemblées pour une journée portes ouvertes pour fêter ce jalon dans l’histoire du Musée. Paul d’Entremont, le président de la Société historique acadienne de Pubnico-Ouest, a souhaité la bienvenue et il a présenté deux invités : Colton LeBlanc et Charlene LeBlanc. Colton LeBlanc est le nouveau député d’Argyle-Barrington, et Charlene LeBlanc est agente de développement pour la municipalité d’Argyle.

     Colton LeBlanc a pour sa part félicité le Musée acadien pour ses quarante ans de service à la communauté. Il a par la suite présenté un certificat de résolution au Musée. Ce certificat était une résolution suivant laquelle tous les membres de l’Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse félicitent la Société historique acadienne de Pubnico-Ouest et le Musée des Acadiens des Pubnicos à l’occasion de leur 40e anniversaire pour tout leur travail et dévouement à la promotion et à la préservation de la culture acadienne.

     Par la suite, Charlene LeBlanc a exprimé sa reconnaissance à l’endroit des organisateurs de ces fêtes du 40e anniversaire. Elle a également remercié Bernice d’Entremont pour son dévouement envers le Musée et la Société historique.

     Dans ses commentaires, Paul d’Entremont a annoncé les activités de la semaine, c’est-à- dire le lancement du site web; la présentation sur la famille des Francisons et les activités arts et métiers acadiens; les présentations PowerPoint sur le Village de la lignée des anciens Surette et sur l’origine des villages des Mius en France; le souper de la récolte, les séances d’art et d’artisanat; et la présentation du livre Saulnier.

CHÉTICAMP : Alors que le feuillage vert de nos montagnes se pare d’une mosaïque de couleurs, on pourrait croire que la saison touristique s’essouffle, mais ne vous y trompez pas. Les résidants de l’île du Cap-Breton se préparent à l’afflux de visiteurs d’ici et d’ailleurs qui viennent goûter à la beauté de notre pittoresque coin de pays. En plus de la splendeur des couleurs automnales, des paysages à couper le souffle, de la panoplie de sentiers de randonnée pédestre, de la formidable piste Cabot et de l’hospitalité chaleureuse des communautés, il y a les diverses cultures et musiques de l’île. L’une des principales attractions de l’automne est, bien sûr, le Festival international de musique Celtic Colours, qui commence le vendredi de la fin de semaine de l’Action de grâces, du 11 au 19 octobre, cette année.

     Celtic Colours c’est une expérience à nulle autre pareille. L’île vibre de musique, d’énergie et d’une grande fébrilité! Concerts, danses, ateliers et soupers communautaires, tout y est avec, en toile de fond, les magnifiques couleurs d’automne.

     Dans notre comté, le village côtier acadien de Chéticamp célébrera son patrimoine local lors du festival Celtic Colours. Bien que Chéticamp ne fasse pas partie du programme officiel du festival, quelques personnes de la communauté ont pensé que c’était le moment tout désigné pour mettre en valeur certains de nos meilleurs talents et ont donc organisé deux concerts spéciaux. Ceux-ci auront lieu les dimanches 13 et 16 octobre, en soirée, à la Place des arts Anselme-Chiasson de l’École NDA, une salle de spectacles à la fine pointe de la technologie.

CHÉTICAMP : Aux débuts de la fondation de Chéticamp et de la région, les familles ont dû trouver des moyens de survivre et de se réchauffer pendant les durs mois d’hiver. Beaucoup élevaient des moutons pour la laine et tricotaient des vêtements et fabriquaient des tapis. C’est ainsi qu’est née toute une variété de types de tapis incluant les tapis à défaisures, les tresses, les catalognes, les rosettes, les breillons et, plus tard, la méthode la plus populaire encore utilisée à l’heure actuelle, les tapis houkés en laine sur toile de jute qui sont maintenant davantage objets d’art qu’objets utilitaires.

     Depuis plus d’un siècle, les femmes et les hommes acadiens sont reconnus pour leur incroyable travail manuel, car ils créent notamment de magnifiques tapis houkés, selon une tradition transmise de génération en génération. Si la laine cardée par nos ancêtres pouvait reprendre vie, quelle histoire elle raconterait sur les tapis houkés de Chéticamp. Un seul fil pourrait peut-être nous éclairer sur la façon dont les femmes se réunissaient pour travailler à de grands tapis, emmêlant à leur ouvrage des larmes de joie, des fous rires et parfois même d’amères larmes de chagrin, surtout pendant la sombre période de la guerre. Cet unique fil conducteur contiendrait peut-être la clé de tant d’histoires restées inédites, en particulier celles remontant à l’époque de Lillian Burke.

     L ’histoire de Lillian Burke suscite beaucoup de curiosité depuis plusieurs décennies. Heureusement, grâce à l’infatigable labeur de l’auteur Edward M. Langille, nous avons maintenant en main la biographie de cette femme remarquable dont la carrière aux multiples facettes s’est étendue sur plus de cinq décennies. L’histoire de Lillian Burke...Quel cadeau incroyable, une contribution inestimable au monde des arts.

ATLANTIQUE : C’est avec beaucoup d’émotion que la Société Nationale de l’Acadie (SNA) a appris le jeudi 26 septembre le décès de Jacques Chirac, président de la France de 1995 à 2007. Le géant politique et grand ami de l’Acadie s’est éteint à l’âge de 86 ans.

     La SNA soulignait plus tôt ce mois-ci le 20e anniversaire du VIIIe Sommet de la Francophonie, où M Jacques Chirac est venu à la rencontre du peuple acadien à Moncton, en 1999. L’événement de calibre international a rassemblé 52 chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage, en Acadie, à Moncton, au Nouveau-Brunswick. Alors président de la République française, Jacques Chirac avait invité les représentants de la Francophonie à se concerter et à travailler ensemble sur toute question où la solidarité permettrait de faire avancer les dossiers.

     M. Chirac est également récipiendaire de la médaille Léger-Comeau, la plus haute distinction décernée par le peuple acadien. Cette reconnaissance lui a été remise afin de souligner ses efforts pour rapprocher la France et l’Acadie. 

     La présidente de la SNA, Louise Imbeault, se remémore une figure marquante, à la fois pour la France et pour l’Acadie.

     « Nous perdons un grand allié de l’Acadie en la personne de Jacques Chirac. M. Chirac a grandement nourri la fructueuse relation entre l’Acadie et la France et nous lui en sommes bien reconnaissants. »

     La SNA offre ses sincères condoléances à la France tout entière, ainsi qu’à la famille, aux proches et aux amis de Jacques Chirac.

     La SNA est une fédération à but non lucratif qui regroupe les quatre associations francophones porte-parole des provinces de l’Atlantique, ainsi que les quatre associations jeunesse. La SNA compte également des membres affiliés en Atlantique, au Maine, au Québec, en France et en Louisiane. Son mandat est de représenter le peuple acadien sur les scènes atlantique, nationale et internationale.

SAINT JOHN’s (T.-N.-L.) : La 124e séance du conseil d’administration de la Société Nationale de l’Acadie (SNA) a eu lieu le 27 septembre 2019 à Saint John’s, T.-N.-L. La 138e Assemblée générale annuelle (AGA) de la SNA s’est tenue le samedi 28 septembre. Ces deux rencontres se sont déroulées à l’Hôtel Delta de Saint John’s.

     Rencontres du vendredi 27 septembre : La première rencontre de cette journée était celle de la Commission permanente de concertation entre l’Acadie et le Québec. Les deux coprésidentes de cette commission ont présidé la rencontre, soit Julie Bissonnette, qui est aussi la chef du Bureau de Québec dans les provinces de l’Atlantique et Louise Imbeault, l’autre coprésidente, qui est la présidente de la SNA.

     Suite à la rencontre de la Commission permanente, le conseil d’administration a tenu sa réunion régulière à laquelle tous les membres du bureau de direction étaient présents. Les présidences des quatre organisations membres étaient également présentes ainsi que les directions générales de ces organisations. Il y avait une représentation des jeunes provenant de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve-et-Labrador. Cyrilda Poirier, ancienne présidente du conseil d’administration de la Fédération des francophones de Terre-Neuve et du Labrador (FFTNL), a été nommée présidente de l’assemblée. Véronique Mallet, directrice générale de la SNA, a agi à titre de personne-ressource.

     Le conseil d’administration a entendu et reçu les rapports des titulaires des postes suivants : la présidence, la direction générale, la vice-présidence, le conseiller jeunesse et le conseiller des organismes porte-parole. Karine Gallant, la secrétaire trésorière, a présenté deux rapports des états financiers, dont un se terminant le 31 mars 2019 et l’autre, le 31 juillet 2019. Il est à noter que la SNA a terminé son année financière (le 31 mars) avec un surplus d’au-delà de 30 000 $.

BELLE CÔTE : La Celtic Quilt Guild tiendra sa 13e exposition et vente annuelle de courtepointes au Centre communautaire Belle Côte les jeudi, vendredi et samedi, 17, 18 et 19 octobre dans le cadre du Festival Celtic Colours. L’exposition de courtepointes sera ouverte au public entre 10 h et 18 h le 17 octobre et entre 10 h et 16 h les 18 et 19 octobre.

     Les visiteurs et résidants sont invités à découvrir cette superbe exposition de courtepointes traditionnelles et contemporaines, tentures murales et autres objets décoratifs tels des ensembles de table, vêtements, taies d’oreiller, sacs, et autres, qui ont tous été créés par les membres de la Guilde au cours de la dernière année.

     Formée en 2005 avec 15 membres fondatrices, la Celtic Quilt Guild compte aujourd’hui plus d’une trentaine de membres qui se réunissent entre 10 h et 16 h au Centre communautaire de Belle-Côte les premier et troisième mardi du mois entre septembre et juin. Toute personne intéressée à participer aux activités de la Guilde peut communiquer avec la présidente, Donna Larade, à donna.larade@ns.sympatico.ca

MONCTON (N.-B.) : Le jeune artiste acadien Jacques Surette est en nomination dans la catégorie Artiste acadien/francophone de l’année aux Prix Music Nova Scotia. Le choix du lauréat se fera lors de la Semaine Music NS qui aura lieu à Truro du 7 au 10 novembre 2019. Les autres sélectionnés dans cette catégorie sont Maxim Cormier et Selby Evans.

     Jacques Surette est un auteur-compositeur de 19 ans de Yarmouth dans le Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse. Il a commencé à jouer de la guitare à l’âge de 12 ans et à composer à 14 ans. Il est la nouvelle étoile de son coin de pays et rayonne de plus en plus un peu partout en Acadie et ailleurs. Son premier disque Marche, marche, marche, paru chez Le Grenier musique, de Moncton, est sorti le 7 juin 2019. Il a été coréalisé par Lisa LeBlanc et Benoit Morier et enregistré au Studio MRC de Memramcook (Nouveau-Brunswick) en janvier-février 2019.

Prochains spectacles

     ● le vendredi 13 septembre 2019 : Festival St-Roch Expérience du Festival d’été de Québec, Québec (QC);

     ● le vendredi 27 septembre 2019 : Vitrine officielle au Contact East, Charlottetown (Î.-P.-É.);

     ● le vendredi 18 octobre 2019 : Festival Parlure d’icitte, Memramcook (N.-B.);

     ● le vendredi 8 novembre 2019 : Vitrine officielle à la Franco Fête en Acadie, Moncton-Dieppe (N.-B.) et

     ● du dimanche 10 au samedi 16 novembre 2019 : Du haut des airs, Coup de cœur, Montréal (QC).

     Pour plus de détails sur Jacques Surette : www.jacquessurette.com

     Pour voir la liste de tous les nominés aux Prix Music Nova Scotia :
     http://musicnovascotia.ca/content/list-nominees-announced-2019-music-nova-scotia-awards

SAULNIERVILLE : Ensemble Caprice se joint au groupe Constantinople, et ces deux forces musicales montréalaises de premier plan présentent un concert explorant la musique médiévale et orientale pour trois concerts, dont l’un en l’église Sacré-Cœur de Saulnierville.

     Ensemble Caprice, un ensemble baroque qui joue sur des instruments d’époque, s’est fait connaître par son approche novatrice et aventureuse avec un répertoire musical en pleine expansion. En plus de sa série de concerts à Montréal, le groupe effectue de nombreuses tournées, donnant des dizaines de concerts au Québec, au Canada, aux États-Unis, en Europe et même en Asie.

     L’ensemble est régulièrement invité à de nombreux festivals européens prestigieux : le Festival de musique baroque Lufthansa à Londres, les festivals de Bruges (Belgique) et d’Utrecht (Pays-Bas), le Festival international de musique Felicia-Blumenthal à Tel Aviv; et en Allemagne, le Musikfestspiele Potsdam Sanssouci, le festival de musique ancienne de Regensburg, le Händel-Festspele à Halle et le festival Stockstadt. En novembre 2009, le New York Times a publié un long article saluant l’approche novatrice et rafraîchissante des musiciens, les louant comme « imaginatifs, voire puissants »; et en précisant que leur jeu est de calibre supérieur.

     Constantinople est un ensemble musical qui s’inspire de toutes les sources et vise des horizons lointains. Inspiré par la ville antique illuminant l’Est et l’Ouest, l’ensemble a été conçu comme un forum de rencontres en 1998, à Montréal. Régulièrement invité à se produire dans des festivals internationaux et dans des salles de concert prestigieuses, telles que la salle Pleyel à Paris, la Berliner Philharmonie, le Festival de Fès de la Musique Sacrée dans le Monde au Maroc, les Rencontres musicales de Conques en France, le Musée Aga Khan à Toronto, le Festival Cervantino au Mexique, le Festival de Carthage en Tunisie, le Centre culturel Onassis à Athènes et BOZAR à Bruxelles, Constantinople est acclamé par le public, les professionnels de la musique et les critiques. Au cours de la décennie, Constantinople a créé près de 40 œuvres et s’est rendu dans plus de 140 villes d’une trentaine de pays.

     Le concert à Saulnierville aura lieu en l’église Sacré-Cœur (9650, route 1) le mercredi 25 septembre à 19 h. Les billets sont en vente aux deux pharmacies de Clare ou au bureau de la paroisse Sacré-Cœur. Les billets achetés à l’avance coûtent 20 $ et ceux achetés à la porte, 25 $. Un concert de calibre international à ne pas manquer!

MONCTON, (N.-B.) : Ce ne sont pas moins de 12 villes que visitera l’artiste de Bertrand dans la Péninsule Acadienne, Chloé Breault, accompagnée des musiciens Matt Boudreau et Nicolas Basque. Cette tournée, organisée par l’agence Le Grenier musique en collaboration avec le Réseau atlantique des arts de la scène, transportera l’artiste dans les quatre provinces de l’Atlantique.

     C’est à la P’tite Église de Shippagan (N.-B.) qu’a débuté cette tournée atlantique le jeudi 5 septembre. L ’artiste poursuivra sa route le vendredi 6 septembre à 18 h au Carrefour Beausoleil à Miramichi (N.-B.), le samedi 7 septembre à 19 h à La Bibitte, à Bathurst (N.-B.), le samedi 14 septembre à 18 h au Théâtre des Grands Vents à St. John’s (T.- N.L.), le mercredi 18 septembre à 20 h au Bar le Coude à Moncton (N.-B.), le jeudi 19 septembre à 19 h 30 au Théâtre Richard Denys à Néguac (N.-B.), le dimanche 22 septembre à 19 h 30 à l’Académie Ste-Famille à Tracadie (N.-B.), le lundi 23 septembre à 20 h au Centre des arts de la Petite Église à Edmundston (N.-B.), le vendredi 18 octobre à 19 h 30 au Théâtre Bernard-Poirier à Fredericton (N.-B.), le samedi 2 novembre à 19 h au Centre Belle-Alliance à Summerside (Î.-P.-É.) et le vendredi 8 novembre à 18 h au Bayou à Charlottetown (Î.-P.-É.).

     L’Ouest canadien et la France Au beau milieu de cette tournée, Chloé Breault se rendra à Edmonton, en Alberta, afin de présenter une vitrine officielle le samedi 21 septembre dans le cadre du Contact Ouest. Et entre le 28 septembre et le 5 octobre, elle présentera une vitrine officielle ainsi qu’une série de spectacles en France dans les régions de Paris et de Limoges.

     Chloé Breault

     Diplômée du Cegep de Drummondville en musique, Chloé Breault a 23 ans. Elle a remporté plusieurs prix importants au cours de sa jeune carrière, notamment l’Enregistrement de l’année aux Prix Musique NB, le Gala de la chanson de Caraquet et Accros de la chanson.

     Musicienne et parolière sensible, son folk planant se mélange à une pop feutrée pour jouer dans ces choses du cœur et de la vie qui font qu’on a besoin de chanter pour ne pas se perdre. Parce que comme elle le dit, si les chansons n’aident peut-être pas à pleurer moins, elles aident probablement à pleurer mieux.

     Son 1er EP Love l’a transportée sur les scènes d’un peu partout, et ses chansons se retrouvent toujours dans les divers palmarès radio. Au cours de l’année 2020, elle sera en studio pour enregistrer un plein album à Moncton qui sera réalisé par Benoit Morier.

PUNICO-OUEST/TUSKET/WEDGEPORT : La région d’Argyle du comté de Yarmouth sera hôtesse du 11e Forum acadien qui aura lieu les 4, 5 et 6 octobre 2019. Les organisateurs du forum sont le Musée des Acadiens des Pubnicos, la Société historique d’Argyle, qui inclut le tribunal et les archives à Tusket et le Festival acadien de Wedgeport. Cyrille LeBlanc est le coordonnateur du Forum acadien et il est également le représentant du Festival acadien de Wedgeport.

     Selon un communiqué publié par Cyrille LeBlanc, cette année marque le 250e anniversaire du commencement de l’œuvre missionnaire du père Charles- François Bailly de Messein. Le père Bailly a remplacé le père Pierre Maillard, et il a passé le mois d’août 1769 dans la région dite le Cap-Sable. Des Acadiens revenus d’exil se sont réétablis au Cap-Sable depuis le printemps 1767, et ils se sont joints à la famille acadienne de Joseph et Jeanne Moulaison qui étaient restés dans la région durant les années de la Déportation.

     Le 1er Forum acadien s’est tenu en octobre 2008 à Miscouche à l’Île-du-Prince-Édouard, dans le cadre du 250e anniversaire de la Déportation des Acadiens de l’Île. Depuis ce temps, le forum se déroule chaque année, à divers endroits. La mission du Forum acadien est de promouvoir l’histoire de l’Acadie, des Acadiens et Acadiennes en favorisant la collaboration entre les sociétés d’histoire et du patrimoine. Les objectifs du forum sont de développer un esprit de collaboration entre les associations régionales d’histoire et de patrimoine acadien; de favoriser les échanges et les partenariats entre les gens intéressés à l’histoire et au patrimoine du peuple acadien et de susciter dans le public un intérêt grandissant pour l’histoire et le patrimoine acadien.

     Le siège du forum 2019 sera à l’École secondaire de Par-en-Bas (ESPB). La première conférence aura lieu le vendredi 4 octobre et sera animée par Donnie Jacquard, un enseignant à la retraite, auteur de livres et d’articles et bénévole de la région. M. Jacquard commencera sa conférence vers les 19 h 30 et il parlera de l’ancien Cap-Sable.

     Pendant la journée du 5 octobre, il y aura les activités suivantes : petit-déjeuner à ESPB de 8 h à 9 h; conférence sur les archives Père-J.-Clarence- d’Entremont de 9 h 5 à 10 h 15; exposé archives et tribunal historique à Tusket de 10 h 45 à 11 h 15; visite dans l’après-midi aux archives et tribunal à Tusket, église Sainte-Anne, visite à la Passe-de-Pré, visite à la Butte- de-la-Croix, visite au Musée à Wedgeport, banquet à Wedgeport.

     Le dimanche 6 octobre, il y aura un petit-déjeuner et une conférence de 9 h à 10 h 30 sur le père Bailly. Cette conférence sera animée par Neil Boucher, un professeur, historien et administrateur à la retraite. M. Boucher est un expert dans l’histoire des Acadiens de la région et sa conférence portera sur les impressions du missionnaire Bailly en région. La journée du 6 octobre se terminera par une visite au Musée et archives à Pubnico-Ouest ainsi qu’une visite dans la communauté de Pubnico-Ouest. Pendant le forum, les participants auront l’occasion d’écouter les exposés de Cody Donaldson et Cyrille LeBlanc sur les archives et le tribunal d’Argyle, et sur l’établissement du Musée du thon à Wedgeport.

     Pour plus de renseignements ou pour s’inscrire, communiquez avec Cyrille LeBlanc au 902-663-2908 ou par courriel à cyrilleleblanc@ns.sympatico.ca

     L’adresse postale de Cyrille LeBlanc est C.P. 87, Wedgeport (N.-É.) BOW 3PO. Les frais d’inscription au forum sont de 25 $ la personne. Ces frais incluent une réception, deux petits-déjeuners, deux pauses-café, deux repas du midi et copies des conférences. L’admission au banquet du samedi soir est de 25 $.

GRAND-PRÉ : Les Amis de Grand- Pré ont organisé une excursion au lieu historique national de l’Île-Georges où plus de mille Acadiens ont été emprisonnés pendant des semaines ou des mois à différents moments entre 1755 et 1764.

     Pour visiter cette petite île dans le havre d’Halifax, il faut obtenir la permission de Parcs Canada et il faut noliser un bateau. Nous étions 29 passagers, y compris le guide de Parcs Canada. Après un trajet d’une quinzaine de minutes, nous avons débarqué dans cette île de 39 acres couverte d’herbes hautes et de fleurs sauvages comme la tanaisie. Nous avons eu deux heures pour explorer les tunnels et les vestiges d’autres installations militaires qui ont joué un rôle important dans la défense d’Halifax pendant plus de 250 ans.

     L’histoire acadienne de l’île Georges (anciennement l’île Ronde ou l’île de la Raquette) est très peu connue du grand public et n’est pas encore incluse dans l’interprétation offerte par Parcs Canada. Cependant, Ronnie-Gilles LeBlanc, ancien historien à Parcs Canada, a rédigé un article magistral qui explique en détail les événements liés à l’incarcération de centaines d’Acadiens dans l’île Georges que le gouverneur Charles Lawrence a décrit comme « a place of the most security ». (Voir : http://amis-de-grand-pre.ca/documents/dossiers/menudossiers.html)

     Malheureusement, il semblerait qu’il ne reste plus de traces des palissades et entrepôts datant du XVIIIe siècle qui ont servi de prisons à l’époque du Grand Dérangement. Mais les anciennes cartes indiquent leur emplacement.

     Nous avons eu le privilège d’avoir parmi nous Martin Guidry, généalogiste louisianais, qui est un descendant direct d’un des 50 Acadiens de Mirligouèche (Lunenburg) qui avaient signé le serment d’allégeance, mais qui ont été incarcérés dans l’île pendant un mois en 1755 avant d’être déportés en Caroline du Nord.

     Quelques jours après notre visite à l’île, le gouvernement fédéral a annoncé que le lieu historique national de l’Île- Georges sera ouvert au public l’année prochaine. C’est une très bonne nouvelle parce que ce site permettra aux gens de découvrir d’autres chapitres très émouvants de l’histoire acadienne.

PUBNICO-OUEST : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse s’est rendu au Village historique acadien de la Nouvelle-Écosse le mercredi 28 août pour rencontrer Roger d’Entremont et Richard Larin. Roger d’Entremont est le président du conseil d’administration du Village et Richard Larin est le directeur général du Village acadien. La rencontre avait pour but de discuter des cérémonies de clôture du Congrès Mondial Acadien (CMA) 2019 et de parler du CMA 2024 qui aura lieu dans les régions de Clare et Argyle.

     Congrès mondial 2019 : 
Richard Larin a indiqué que le Village historique acadien de la Nouvelle-Écosse avait été invité à se rendre aux cérémonies de clôture dans le Sud-Est du Nouveau-Brunswick et que le Village y était représenté par trois personnes : Richard Larin, le directeur général du Village, Alison Belliveau, cuisinière par excellence au Village, et Harry-Guy d’Entremont, interprète, forgeron au Village. Les représentants du Village s’étaient installés dans le stand des municipalités de Clare et Argyle.

     Richard Larin a dit que lui et son équipe s’étaient mis en route pour Moncton tôt dans l’avant-midi du 23 août et qu’ils étaient arrivés au milieu de l’après-midi du vendredi 23. Ils ont visité les nombreux stands situés dans l’espace Extrême Frontière de Moncton pour se rendre compte que ce site créé par les organisateurs du CMA 2019, avait favorisé la promotion de la culture acadienne en Acadie. Il est à noter que la Nouvelle-Écosse avait un stand coordonné par la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse et conçu pour plusieurs raisons : présenter le talent extraordinaire des artistes acadiens de la Nouvelle-Écosse; donner un avant-goût de la nourriture acadienne de la Nouvelle-Écosse; fournir des renseignements sur la réalité acadienne en N.-É. et faire la promotion du Congrès Mondial Acadien qui aura lieu en 2024 dans les régions acadiennes du Sud-Ouest de la Nouvelle-Écosse.

PETIT-de-GRAT : C’est du 7 au 11 août que s’est déroulée la 46e édition du Festival acadien de Petit-de-Grat. Le 15 août, la Fête nationale de l’Acadie a aussi été célébrée, ce qui a mis fin aux grandes célébrations estivales de 2019. Cette édition du Festival acadien de Petit-de-Grat, a été célébrée sous le thème de Mon Festival d’auparavant . Il s’agissait d’une invitation à célébrer, en grand nombre, comme on le faisait par le passé. Les organisateurs ont atteint leur objectif, si l’on en juge par les nombreux commentaires positifs des participants à cette célébration de la langue et de la culture.

     Le passé ou « l’auparavant » a été évoqué dès l’ouverture officielle du Festival, soit le mercredi soir 7 août, à La Picasse. C’est le groupe Rockin’ Country et amis qui a assuré la musique d’ambiance pour le lancement. Kenny Boudreau et ses frères, Paul et Blair, ont su ramener les gens vers un passé assez lointain lorsqu’ils animaient les ouvertures officielles aux côtés de leur père, Eddie Boudreau, violoniste renommé de la région. Le défunt Eddie a légué son talent et son amour du violon à son plus jeune fils, Kenny. C’est ce dernier qui a joué plusieurs « tchounes » qui rappelaient bien des souvenirs d’ouvertures officielles à la salle paroissiale Saint-Joseph de Petit-de-Grat.

COMEAUVILLE : Les employés de la radio communautaire CIFA ont reçu une visite spéciale le jeudi 15 août, en provenance de la localité de Zachary en Louisiane.

     Le groupe de musique traditionnelle cajun Chere Mom, qui regroupe des membres d’une même famille, a commencé à jouer en 2010. Chere Mom est donc passé au studio en rendant visite à des amis à la Baie Sainte-Marie. La veille ils avaient joué au restaurant La Cuisine Robicheau. Ils y ont interprété quelques chansons en direct sur les ondes, et ont été interviewés par Wayne Dugas. Le groupe a fait une tournée à travers la Nouvelle-Écosse, du 9 au 16 août, en donnant des spectacles à Arichat, St. Peter’s, Saulnierville, Bridgewater, Peggy’s Cove et West Dublin. Ils ont également joué à Summerside, Î.-P.-É., le samedi 17 août, ainsi que ce même soir sur la scène l’espace Extrême frontière, à Moncton, dans le cadre du Congrès Mondial Acadien 2019. Leur tournée dans les provinces Maritimes s’est terminée à Lunenburg le 18 août.

CHÉTICAMP : Des gens d’ici et d’ailleurs, de tous les horizons, se sont réunis pour la 44e édition du Festival de l’Escouette qui s’est déroulée du 31 juillet au 4 août 2019. Les festivités ont débuté par une cérémonie d’ouverture sur le terrain de l’église Saint-Pierre. La chanteuse Michelle Deveau a interprété quelques chansons. Bien entendu, M. l’Escaouette était sur place pour saluer les gens. Il a dirigé la troupe de danse Encore du Vent, pendant La danse de l’Escaouette, une danse traditionnelle acadienne transmise de génération en génération. Ces danseurs ont fait un travail génial, sur des airs de la violoneuse Chrissy Crowley et du pianiste Jason Roach, puis sur la musique d’Ashley Poirier et d’Andrew Poirier.

     Ensuite, plusieurs ont assisté à la pièce Gélas et la Mi-Carême qui a été présentée durant le festival à la Place des arts Père-Anselme-Chiasson de l’École NDA. De plus, le très talentueux artiste acadien Ronald Bourgeois s’est produit dans la sacristie de la belle église Saint-Pierre.

     Au cours de la fin de semaine, plusieurs ateliers ont eu lieu à l’école de musique Raveston. Les artistes Ronald Bourgeois et Danny Boudreau se sont produits à guichet fermé. En effet, la salle était comble au Party des îles, au Doryman Pub & Grill. Quelle soirée! On ne peut pas se tromper quand les cousins acadiens des Îles-de-la-Madeleine se réunissent avec les Chéticantins. Talent, bonne humeur et bons moments. Samedi après-midi a eu lieu le défilé des enfants. Bien mignon de voir toutes les décorations et les costumes colorés, et quel plaisir de voir les plus jeunes participer à cette fête culturelle. En soirée, il y a eu une danse à l’aréna mettant en vedette le très talentueux et populaire Hert LeBlanc.

     Dimanche, la messe du festival s’est tenue sur le terrain des Trois Pignons. Puis ce fut l’activité annuelle tant attendue – le défilé de l’Escaouette. Des centaines de spectateurs se sont alignés le long de la rue principale de Chéticamp. La menace d’orage n’a pas empêché le village entier de participer et, heureusement, Dame Nature a coopéré et on a eu droit à un beau temps d’été. Une bonne vingtaine de chars de toutes les formes ont défilé, dont les suivants : Parcs Canada, la Boulangerie Aucoin, portant le logo de son 60e anniversaire et offrant des pâtisseries, la paroisse Saint-Pierre, les Chevaliers de Colomb, la Coopérative de Chéticamp, la Banque Royale, la Caisse populaire acadienne, le Centre de la Mi-Carême, le Doryman Pub & Grill, la Boutique de la seconde chance, l’association de hockey mineur Trail, le Foyer Père-Fiset, Rainbow Rockstarz, la Société Saint-Pierre, les services d’incendie bénévoles locaux, le service de recherche et sauvetage de Chéticamp, la GRC, Celtic Air Services, le terrain de golf Portage, Bourgeois Diesel, l’Acabie et le Clan Thompson Pipe Band. On a également eu droit à des voitures anciennes et des chars d’autres entreprises et organismes locaux.

     Après le défilé, la foule s’est rassemblée pour un concert en plein air sur le terrain des Trois Pignons, mettant en vedette les artistes de renom Bruno Bourgeois, Maurice Poirier et Clarence Deveau. Tout le monde s’y est bien amusé.

     Bien sûr, le clou du festival pour plusieurs a été le gala du Festival – Hommage aux Cap- Rougiens à la Place des arts Père-Anselme-Chiasson. Il y a de nombreuses années, il existait une communauté acadienne dynamique là où se situe actuellement le Parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton. Le gala était présenté en hommage à ces Acadiens et Acadiennes qui résidaient autrefois dans la région de Cap-Rouge, plus précisément La Bloque, le Ruisseau des Maurice (Trout Brook), la Rivière à Lazare (Corney Brook), le Ruisseau du Canadien, le Buttereau, la Presqu’île et la Source de la Montain.

MISCOUCHE-DIEPPE-MONCTON (N.-B.) : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu le plaisir d’assister à certaines activités du Congrès Mondial Acadien 2019. Cette expérience a été formidable pour plusieurs raisons. Nous avons été témoins des foules fières de leur patrimoine et de leur culture. Voici un résumé de cinq de ces activités : la remise de la médaille Léger-Comeau; la levée du drapeau à Miscouche; la messe du 15 août; la cérémonie protocolaire du CMA 2019 à Dieppe et la rencontre avec les Premières Nations au parc national Kouchibouguac.

     La remise de la médaille Léger-Comeau : Pendant l’après-midi de la Journée de commémorative du 14 août 2019, Louise Imbeault a présenté la médaille Léger-Comeau à Claudette Thériault, la présidente du CMA 2019. Mme Imbeault a expliqué que la médaille Léger-Comeau était la plus grande distinction offerte par la Société Nationale de l’Acadie et que cette distinction était accordée à Claudette Thériault pour son dévouement et son engagement dans l’organisation et la coordination de ce cinquième congrès qui avait lieu dans deux provinces et dans plus de vingt municipalités au Nouveau-Brunswick et à l’Île du Prince-Édouard. Pour sa part, Mme Thériault a remercié la SNA, les membres de son équipe et tous les participants qui s’étaient déplacés pour assister aux nombreuses cérémonies.

    La levée du drapeau acadien à Miscouche : La levée du drapeau a eu lieu à Miscouche le jeudi 15 août. Les cloches de l’église Saint-Jean-Baptiste ont sonné à 10 h du matin, puis Isabelle Dasylva-Gill, la directrice générale de la Société Saint-Thomas-d’Aquin a présidé la cérémonie. Cette dernière a par la suite invité les personnes suivantes à prendre la parole : Colleen Soltermann, Claudette Thériault, Karine Gallant, Albert Gallant et Robert Morrissey, député fédéral d’Egmont, à l’Î.P.É.

     La messe du 15 août : La messe du 15 août a été célébrée à Miscouche dans l’église Saint-Jean-Baptiste. Elle était concélébrée par le père Greg Conway, le curé de la paroisse, et dix curés des paroisses voisines. Cette messe dédiée à Marie-de-l’Assomption a été célébrée dans les deux langues officielles. La chorale de la paroisse ainsi que celle de la paroisse de Mont-Carmel ont contribué à embellir la liturgie. L ’église était remplie et les fidèles ont reçu un message important sur le rôle de la Vierge Marie dans la vie quotidienne des Acadiens.

     La cérémonie protocolaire à Dieppe : Cette cérémonie, devant une foule estimée à plus de 20 000 personnes, a commencé par des discours à l’hôtel de ville de Dieppe. On a entendu Claudette Thériault, la présidente du CMA 2019; Julie Payette, la gouverneure générale du Canada; Blaine Higgs, le premier ministre du Nouveau-Brunswick; Louise Imbeault, la présidente de la SNA et Justin Trudeau, le premier ministre du Canada. Justin Trudeau a profité de l’occasion pour annoncer qu’il a lui aussi des racines acadiennes et qu’il était fier de célébrer avec la communauté acadienne. La cérémonie protocolaire a été suivie d’un tintamarre dans les rues de Dieppe.

    Mawiomi au Parc national de Kouchibouguac : Un grand rassemblement entre le peuple acadien et le peuple des Premières Nations a eu lieu le vendredi 16 août. Le Mawiomi est un événement culturel autochtone qui offre aux Premières Nations et aux Acadiens l’occasion d’échanger cadeaux et bons souhaits. La journée a été centrée sur les thèmes suivants : la spiritualité, la musique et la danse, l’art, la gastronomie, les histoires et les légendes et les jeux.

CHÉTICAMP : Chéticamp et ses localités avoisinantes sont parmi les communautés acadiennes les plus dynamiques dans les provinces de l’Atlantique. Dans les années qui ont suivi la Déportation, ce sont les montagnes et le bord de mer qui ont attiré ici les Acadiens de la côte sud du Cap-Breton et de l’Île-du-Prince-Édouard. De nos jours, c’est la beauté sauvage du paysage, la culture particulière et l’hospitalité à nulle autre pareille qui attirent les visiteurs. Ce charmant village empreint du patrimoine français, offre des paysages magnifiques et un accueil chaleureux et bilingue de la part de ses résidents.

     Le peuple acadien est très fier de partager sa culture, son patrimoine et sa langue avec les innombrables visiteurs qui parcourent la piste Cabot, connue dans le monde entier. En 1976, les organisateurs du Festival de l’Escaouette ont choisi à l’unanimité un nom typique de notre région pour désigner cet événement culturel acadien qui se tient chaque été à Chéticamp. Le Festival de l’Escaouette a pour but de préserver le patrimoine acadien et de renseigner les résidents et les visiteurs ainsi que de renforcer les liens entre les organismes culturels acadiens de Chéticamp.

     Cette année marquait la 44édition de ce festival spécial. Pour beaucoup, le nom est assez familier, tandis que pour d’autres, qui s’amusent à essayer de prononcer le mot « escaouette », voici ce qu’il signifie. Pour définir le mot « escaouette », il faut remonter aux racines latines. En effet, en latin, le mot « esca » signifie nourriture. La date du 2 février place la célébration de la Chandeleur (ou Candelaria) quarante jours après Noël et poursuit le cycle religieux qui mène au dimanche de Pâques. D’ailleurs pour comprendre le mode de vie de nos ancêtres acadiens, il faut tenir compte du fait que toute leur vie était axée sur la foi et les croyances religieuses. De plus, cette date du 2 février est aussi le point médian entre le solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps, qui est à la base de diverses célébrations européennes anciennes qui commémorent les débuts annuels de la saison agricole.

     Il convient également de souligner le lien entre la Chandeleur et le jour de la Marmotte, qui tombe à la même date. Cette tradition qui vise à prédire l’arrivée du printemps trouve également son origine dans le folklore européen. Pour l’Église, cependant, elle demeure un jour d’espérance et de lumière. C’est le moment d’honorer le Seigneur comme la Lumière du Monde et de nous rappeler que nous avons aussi cette lumière en nous. Lorsque nos ancêtres observaient la Chandeleur, ils célébraient surtout la fête de la nourriture. La Chandeleur, qui dérive du mot chandelle, est une vieille coutume encore soulignée chaque année dans de nombreuses régions du monde.

     Au début, l’organisation d’une telle fête était un effort communautaire. Les gens trouvaient une maison qui accueillerait ce rassemblement. Les 31 janvier et 1er février, les jeunes hommes des villages se rassemblaient avec leurs traîneaux et transportaient le bois de chauffage pour le poêle, les bacs pour la viande, les récipients pour la farine, le sucre, le sel, les légumes, entre autres. Trois traîneaux de chaque village faisaient du porte-à-porte et ramassaient de la nourriture. Le chef, portant une grande canne décorée de rubans, conduisait son groupe à la maison, frappait à la porte et demandait : « Voulez- vous fournir de la nourriture à la Chandeleur? » Si la réponse était affirmative, le chef se tournait vers ses compagnons et leur faisait signe d’entrer. Si les gens refusaient, le groupe continuait sa route, mais presque tous donnaient généreusement. Le groupe était invité à entrer dans les foyers et à jouer La danse de l’Escaouette. L’un derrière l’autre et les mains sur les épaules de celui devant soi, tout le monde dansait en cercle autour du leader en sautant à pieds joints. Le leader, au milieu, martelait le sol avec sa canne au rythme de la musique et chantait la chanson de l’Escaouette.

     Une fois la danse terminée, les propriétaires de la maison offraient aux hommes toute la nourriture qu’ils pouvaient donner, puis les hommes chantaient à leur tour : « En vous remerciant, mes gens d’honneur, d’avoir fourni pour la Chandeleur; un jour viendra, Dieu vous l’rendra. Alléluia! »

     Le jour de cette fête tant attendue, les gens commençaient à se rassembler au milieu de l’après- midi. Il y avait du violon, des rires et de la joie. Vers l’heure du souper, c’était le festin. Pendant les jours de rationnement, les temps étaient durs et les gens se réjouissaient de voir tant de nourriture! Le violon était omniprésent, les gens dansaient, buvaient et mangeaient jusqu’au lendemain dans l’après-midi.

     L’intérêt pour la Chandeleur dans notre région acadienne a commencé à s’émousser vers 1935. La jeune génération aimait aller en ville pour socialiser, et les personnes âgées devenaient trop vieilles pour organiser un tel événement. La fête de la Chandeleur est encore célébrée chaque année, mais à une échelle beaucoup plus modeste, habituellement par une partie de cartes ou une danse et un souper à la salle paroissiale.

     C’est pour redonner vie à cette tradition qu’est apparu le Festival de l’Escaouette. Pendant les festivités, M. l’Escaouette fait une apparition, surtout pendant le défilé, et montre alors le chemin avec sa canne. Comme vous pouvez le constater, même le nom du festival a une signification et des racines profondes pour le peuple acadien.

     Cette année, le Festival de l’Escaouette s’est déroulé du 31 juillet au 4 août 2019, mettant à l’honneur un riche éventail de musique et de culture acadienne.

CHÉTICAMP : Le Conseil des arts de Chéticamp offre plein d’activités tout au long de l’année. Cet été, il y a eu deux productions principales, soit Adèle et Léo et plus récemment, Gélas et la Mi-Carême qui a été présentée du 31 juillet au 3 août, à la Place des arts Père-Anselme-Chiasson de l’École NDA. Environ 800 spectateurs ont assisté à ce spectacle, mettant en vedette des personnages qui sont déjà très appréciés dans la région acadienne et qui n’ont point déçu la foule dans cette pièce pleine d’humour.

     La pièce, qui est centrée sur la Mi-Carême, a offert aux visiteurs une idée de cette belle tradition et, bien sûr, un avant-goût pour ceux qui attendent avec impatience le printemps prochain, quand ils sortiront leurs costumes.

     Pour ceux d’entre vous qui ne connaissent pas ce terme, la Mi-Carême signifie littéralement le milieu du Carême – le troisième jeudi des quarante jours de jeûne et de pénitence avant Pâques. Il s’agit d’une tradition ancienne développée en France pour donner à chacun l’occasion de célébrer, et d’échapper le temps d’une journée à la rigueur du carême. Cette célébration demeure une tradition bien ancrée dans plusieurs régions acadiennes de l’Est du Canada. Dans notre comté, soit Chéticamp, Saint-Joseph-du-Moine et Grand-Étang, ainsi qu’à Fatima aux Îles- de-la-Madeleine, à Natashquan et à Pointe-Parent dans la région de la Côte-Nord au Québec, la sortie annuelle de la Mi-Carême est une riche tradition qui perdure depuis l’arrivée des premiers colons. À l’Île-du-Prince-Édouard, dans les paroisses de Tignish et de Palmer Road, plusieurs familles perpétuent une autre tradition : la visite annuelle de la mystérieuse Mi-Carême, une figure mythique féminine qui apporte des bonbons aux enfants sages.

     Cette coutume amusante a lieu chaque année dans notre région francophone, mais il y a plusieurs façons de la célébrer. Par exemple, dans notre comté, une vingtaine de maisons ou associations accueillent la Mi-Carême, en ouvrant leur sous-sol, leur garage ou leur cuisine. Les organismes incluent le Centre de la Mi-Carême, le Foyer Père-Fiset, la Porte Verte, les Trois Pignons, l’École NDA, et autres. Tout le monde attend avec impatience l’arrivée des gens déguisés. Beaucoup choisissent le rôle d’observateurs, et essaient de deviner l’identité derrière

POINTE-de-l’ÉGLISE : La Fête nationale de l’Acadie a été soulignée en Clare le 15 août par la levée du drapeau acadien suivie d’une réception à la salle des anciens combattants à Saulnierville, de la messe de la Fête de l’Assomption en l’église Saint-Bernard, du tintamarre depuis la Rivière-aux-Saumons jusqu’à la Pointe-de-l’Église et du grand spectacle en soirée.

     C’était le dernier jour du Festival acadien de Clare. « Le 15 août est reconnu officiellement par le Canada comme étant la Fête nationale de l’Acadie, a dit Nil Doucet, sous-préfet de la municipalité de Clare, lors de la levée du drapeau. C’est un temps pour se rassembler et célébrer le lien commun que nous partageons, nos racines acadiennes et notre

TUSKET : Le Conseil acadien de Par-en-Bas a coordonné et organisé un spectacle de musique de jazz dans la salle Père-Maurice-LeBlanc le jeudi 8 août. Les invités spéciaux étaient Steve et Greg Amirault de Montréal. Ces deux musiciens, des Acadiens originaires de la région des Buttes-Amirault, se sont distingués sur la scène nationale et internationale. Ils ont su divertir un auditoire qui apprécie le jazz. Le spectacle a commencé à 19 h et il s’est terminé vers les 21 h. Les deux musiciens se sont présentés eux-mêmes et ils n’ont pas perdu de temps à offrir une musique de qualité qui a su plaire à tous les goûts.

     Pendant la soirée, Steve Amirault a montré qu’il pouvait faire du bon jazz sur le piano à queue de la salle Père-Maurice- LeBlanc. Il a également chanté de sa belle voix plusieurs chansons. Son frère Greg Amirault a régalé la foule avec sa guitare électrique. Les deux ont présenté une variété de chansons dont certaines étaient leurs propres compositions et d’autres chansons leur avaient été inspirées par d’autres artistes.

     Steve Amirault est le plus jeune des deux frères. Il est le fils d’Ivan et de Lorraine Amirault (aujourd’hui décédés) des Buttes-Amirault. Après avoir complété ses études dans les écoles de la région, il a poursuivi des études en musique à l’Université Saint Francis Xavier à Antigonish et à l’Université McGill à Montréal. Steve est maintenant professeur de musique à l’Université McGill. Il a été musicien à Toronto, New York et il a même passé une demi-année au Japon pour un projet particulier.

     Steve Amirault est l’auteur de six enregistrements; parmi ses chansons les plus populaires, on trouve : Hold On; Let Go; All of Me; Moon River; Embraceable You; Lullaby of Birdland; Just Believe et Japanese Lullaby.

     En novembre 2017, Steve Amirault a reçu un octroi du Conseil canadien qui lui a permis de faire une tournée avec sa musique de jazz aux endroits suivants : Edmonton, Calgary, Vancouver et Montréal. Pendant cette tournée, Steve Amirault a également coordonné des formations aux universités MacEwan, Capilano, et Concordia. Certaines de ses plus récentes présentations ont été avec les musiciens canadiens : Kelly Jefferson, Reg Schwager, Terry Clarke, Barry Elms, Steve Wallace, Neil Sevainson, et Alison Young.

     Steve Amirault est un musicien extraordinaire qui a accumulé plusieurs distinctions au fil de sa carrière remarquable au pays et à l’international.

     Greg Amirault est un Acadien fier de la région. Il est revenu faire une tournée en Nouvelle- Écosse, 40 ans après avoir reçu son certificat de fin d’études secondaires à l’ancienne école de Sainte-Anne-du-Ruisseau. Il habite la grande ville de Montréal depuis 1987. Il est titulaire d’un diplôme en jazz de l’Université Saint Francis Xavier ainsi que d’un baccalauréat et d’une maîtrise en jazz de l’Université McGill. Il a enregistré avec le quatuor Eduardo Pipman, et le chanteur George Evans et il possède son propre enregistrement intitulé Acadian Folk Song. Il a étudié avec Greg Clayton, Roddy Elias, et Ben Monder.

     Voici les chansons présentées par Steve et Greg Amirault : For Pete’s sake; A Work in Progress; Per fect World; The Girl from Ipanema; Acadian Folk Song; Tenor Madness; Dindi; Je vois Clément danser; My one and only Love; In a sentimental mood, Corcovado; Japanese Lullaby et Bye Bye Blackbird.

Suite à la présentation de leur musique de jazz, les deux artistes ont remercié leur auditoire et ils ont exprimé leur reconnaissance de pouvoir présenter leur musique à un auditoire de leur coin de pays.

TORONTO (ON) : En 1755, plus de 150 ans après leur arrivée en Nouvelle-Écosse, les Acadiens apprenaient que la Couronne britannique confisquait leurs terres et possessions. La Dépor tation qui a suivi a duré huit ans, alors que les soldats regroupaient les civils terrifiés et brûlaient leurs maisons et leurs récoltes, expulsant de force plus de 10 000 Acadiens des Maritimes. En cette fête nationale de l’Acadie, une nouvelle Minute du patrimoine raconte leur histoire de tragédie et de résilience.

     Descendants des premiers colons français, les Acadiens ont au fil des générations développé une nouvelle culture et de nouvelles traditions. Ils se sont nommés « Acadiens » afin de se différencier des colons français plus récents et de se distancier de la Couronne française. Néanmoins, les Acadiens sont devenus une cible au centre de tensions grandissantes entre les Français et les Britanniques à la veille de la guerre de Sept Ans. Plusieurs ont été déportés dans les colonies américaines et en Angleterre, alors que d’autres ont organisé des résistances ou se sont enfuis en Nouvelle-France.

     À partir de 1763, les Acadiens ont pu retourner dans leur terre patrie à condition de vivre en petites communautés et de promettre allégeance à la Couronne britannique. Ces communautés existent toujours dans le paysage des Maritimes, et la culture et les traditions acadiennes perdurent.

     « L’histoire de l’expulsion des Acadiens est souvent négligée dans notre histoire », a dit Anthony Wilson-Smith, président et chef de la direction de Historica Canada. « Nous sommes fiers de partager ceci avec les Canadiens et d’augmenter ainsi leur connaissance de l’histoire. »

    La Minute du patrimoine « La Déportation acadienne » a été filmée à Annapolis Royal, le lieu de la première colonie acadienne, ainsi qu’à Canning, en Nouvelle-Écosse, sur des plages où la Déportation s’est réellement déroulée. Pour plus de renseignements au sujet de la Déportation acadienne, consultez: www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/la-deportation-des-acadiens

     Pour plus de renseignements au sujet de la culture acadienne, consultez: www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/la-culture-acadienne-584ae

     Cette Minute du patrimoine a été produite par Historica Canada et Fifth Town Films. Elle a été écrite et réalisée par Tess Girard (As the Crow Flies), avec le réalisateur acadien Phil Comeau comme consultant au scénario. Parmi les autres consultants, on retrouve le Dr Stephen White, généalogiste, l’historien Maurice Basque de l’Université de Moncton, et Véronique Mallet, directrice générale de la Société nationale de l’Acadie. La célèbre auteure acadienne Antonine Maillet a effectué la narration finale, et c’est la voix de l’auteure et interprète acadienne Julie Doiron qui est entendue sur la musique.

     Pour Melissa O’Neil, Coordinatrice pour Minutes du patrimoine : « Je suis ravie d’avoir pu faire partie de la création de cette Minute du patrimoine. C’est un rêve qui se réalise pour moi de pouvoir propager mon histoire de famille au pays. Finalement notre histoire entre dans la collection! Comme Acadienne, je trouve que l’histoire de la Déportation circule souvent dans nos communautés un peu comme un mythe. C’est arrivé il y a si longtemps que c’est de la misère pour nous à imaginer la réalité de cet événement. Dans cette Minute, nous voulions démontrer le traumatisme immédiat d’être séparé de son mari et parfois de ses enfants et d’être placé sur un bateau pour une destination inconnue. Nous avons tourné cette Minute sur les plages actuelles de la Déportation en Nouvelle-Écosse et l’expérience de voir nos acteurs reproduire ce traumatisme sur le plateau de tournage à cet endroit, pour moi, c’était très émotionnel. J’ai beaucoup pensé au sacrifice de mes ancêtres pour préserver notre culture et ç’a renforcé ma fierté acadienne. »

      Les Minutes du patrimoine sont rendues possibles grâce au financement du ministère Patrimoine Canada. La Minute du patrimoine « La Déportation des Acadiens » a reçu du soutien financier additionnel du gouvernement de la Nouvelle-Écosse. Le soutien technique pour la Minute du patrimoine « La Déportation des Acadiens » a été assuré par Dazmo Camera et William F. White International, qui ont fourni l’équipement cinématographique nécessaire pour la production.

     Historica Canada offre des programmes que vous pouvez utiliser pour explorer, apprendre et réfléchir à notre histoire et à ce que signifie le fait d’être Canadien.

MONCTON (N.-B.) : Unis TV a diffusé le documentaire acadien Le royaume perdu le lundi 12 août à 22 h (HA). Le musicien Joseph Edgar et le passionné d’histoire Éric Allard partent à l’aventure, à la recherche du royaume de Norembègue.

     Où se situe aujourd’hui cette Terre de Norembègue mentionnée au XVe siècle par Verrazano et bien d’autres navigateurs? Pourquoi l’existence de la ville de Norembègue a-t-elle été réfutée par Champlain même s’il n’avait vu aucun vestige ou trace de civilisation en amont de la rivière? À bord de leur Westfalia, Joseph et Éric sillonnent le littoral atlantique en quête de réponses. Les rencontres avec différents spécialistes permettent de remonter le temps et ensemble, ils tentent de comprendre un jalon important de l’histoire.

     Selon Joseph Edgar : « J’ai accepté tout de suite de faire ce documentaire, car de un, je savais à quel point mon ami Éric était passionné par ce sujet et que peu importe si j’y croyais ou pas, ça me tentait de l’épauler dans cette quête. De deux, je suis moi-même passionné par les histoires cachées et mystérieuses et encore plus par celles du territoire acadien et des provinces Maritimes. Il y en a plein et j’ai l’impression que ce documentaire va ouvrir plein de portes derrière lesquelles se cachent peut-être des réponses à d’autres questions. On sait que l’histoire est écrite par les conquérants et que bien des choses nous sont cachées afin de protéger les acquis de ces conquérants. J’adore la mission que s’est donnée Éric de tenter de remettre les pendules à l’heure. Ça prend quand même des « guts » de questionner plus de 400 ans d’histoire et d’historiens et le faire avec autant de conviction. »

     Pour Éric Allard : « J’ai voulu faire ce documentaire parce que je m’intéresse depuis longtemps à l’histoire du Canada et des débuts méconnus de la Nouvelle- France en Amérique du Nord, quand la côte d’Acadie s’appelait Norembègue. C’est en comparant des cartes du XVIe siècle en 2005 que j’ai découvert que les anciennes côtes de Floride, de Virginie et de Norembègue se trouvaient à l’origine sur le littoral atlantique de la Nouvelle-Écosse.

     Ça vient un peu bouleverser l’histoire du littoral atlantique telle qu’on la connaît aujourd’hui. Ce merveilleux royaume de Norembègue, Champlain ne l’a jamais trouvé en 1604, mais il y a bien des explorateurs qui ont relaté l’avoir vu et l’avoir visité auparavant. Finalement, on découvre que ce serait Verrazano, au service du Roi de France, qui aurait découvert cet endroit-là en 1524. »

     Réalisé par Julien Cadieux et produit par Bellefeuille production, ce documentaire de 52 minutes invite à tendre les voiles et à partir à la découverte de l’histoire peu connue du littoral atlantique canadien. En complément, des capsules vidéo sur les grandes explorations historiques sont disponibles sur le site web d’Unis TV. Le vidéoclip de la chanson Longtemps passé, une composition originale de Joseph Edgar réalisée expressément pour le documentaire, s’y retrouve également.

     Le royaume perdu a été présenté en primeur le dimanche 28 juillet à la séance Unis TV du Festival acadien de Clare en Nouvelle-Écosse.

     Les spécialistes du documentaire comprennent : François-Marc Gagnon, historien; David Mazerolle, botaniste; Vincent Masse, professeur de littérature; Maurice Basque, historien; Albert Marshall, aîné mi’kmaq; Jill Francis, interprète Parcs Canada; Paul Surette, historien; Danny Hannigar, curateur Musée Oak Island; Alessandra Nadudvari et auteure Ken Donovan, historien.

MONCTON (N.-B.) : Par décret du premier ministre en date du 31 mai 2018, Édith Butler a été nommée au grade de Chevalier des Arts et des Lettres. Cette distinction honorifique lui sera formellement remise par le consul général de France à Moncton, Johan Schitterer, le lundi 19 août 2019, lors d’une cérémonie qui aura lieu à 16 h au Consulat général de France à Moncton.

     L ’Ordre des Arts et des Lettres est un ordre honorifique conféré annuellement par le ministre de la Culture de la République française en fonction de recommandations qui lui sont transmises par le préfet et le conseil de l’Ordre des Arts et des Lettres. Il récompense les personnes qui se sont distinguées par leurs créations dans le domaine artistique ou littéraire, ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des Arts et des Lettres en France et dans le monde.

     Originaire de Paquetville dans la province du Nouveau- Brunswick, Édith Butler a, depuis 1964, fait connaître sa culture et s’est peu à peu imposée comme une icône incontournable de l’identité acadienne et de la variété francophone, tant au Canada que sur la scène internationale. Elle a tourné à de nombreuses reprises en France et s’est produite dans de grandes salles comme le Théâtre de la Ville et l’Olympia de Paris. Édith Butler a conquis un très vaste auditoire grâce à ses chansons fougueuses et engagées. Récipiendaire du prix de l’Académie Charles-Cros dès son album « Je m’appelle Édith », elle a enregistré deux cent cinquante chansons et poursuit toujours une carrière active tant sur disque que sur scène.

     Par cette nomination au grade de Chevalier des Arts et des Lettres, le Gouvernement français entend rendre hommage à Mme Butler pour sa carrière artistique remarquable et son engagement sans faille pour le rayonnement des francophonies au Canada et à l’international.

CHÉTICAMP : Cette fin de semaine, lors des festivités du Festival acadien de Chéticamp, mon fils de six ans, Dominic, m’a posé plein de questions sur ce que représentent les couleurs du drapeau acadien et des décorations. Ça m’a motivée à écrire sur les festivités qui s’annoncent pour souligner la journée réservée à honorer nos ancêtres et à afficher notre fierté pour qui nous sommes et qui nous sommes devenus. Ce mois-ci, les Acadiens d’un océan à l’autre célébreront en grandes pompes la fête nationale des Acadiens.

     La Fête nationale des Acadiens est célébrée au Canada chaque année le 15 août, pour commémorer la culture acadienne. C’est lors du premier Congrès national des Acadiens tenu à Memramcook, au Nouveau-Brunswick, en 1881, que les dirigeants acadiens ont reçu le mandat de fixer la date de cette célébration, qui est aussi la fête de l’Assomption de Marie.

     Ce n’est qu’au prix de nombreuses épreuves et de luttes que nos ancêtres ont obtenu le droit d’être reconnus comme peuple acadien. En 1881, à Memramcook, ils choisissent le 15 août de chaque année pour célébrer la fête nationale des Acadiens, la fête de l’Assomption de la Vierge Marie. C’est trois ans plus tard, dans la matinée du samedi 16 août 1884, à Miscouche, à l’Île-du-Prince-Édouard, que le nouveau drapeau national de l’Acadie fut officiellement hissé pour la première fois devant l’église Saint-Jean-Baptiste de Miscouche. L’honorable Pierre- Amand Landry présidait cette cérémonie. Une fois ce premier drapeau acadien déployé, le père N. C. A. Boudreault, curé de la paroisse de Miscouche, a commandé une salve d’armes à feu qui a été saluée par les applaudissements enthousiastes de la population de Miscouche et des délégués de la deuxième Convention nationale acadienne.

     Oui, les Acadiens ont adopté leur propre drapeau. Ce drapeau tricolore représentait leurs origines françaises. Ils y ont ajouté l’étoile jaune comme symbole de la Vierge Marie... l’étoile de la Mer. Ce serait le drapeau national des Acadiens français. C’est aussi à cette époque qu’ils ont adopté comme hymne national l’Ave Maris Stella.

     Au fil des ans, le drapeau acadien est devenu le symbole le plus puissant de l’identité culturelle du peuple acadien. Plus près de chez nous, mais à la même époque, le 15 août 1898, plusieurs paroissiens de notre région acadienne se sont joints aux efforts pour faire de cette fête nationale des Acadiens et de la fête de l’Assomption un événement historique. Ils se sont réunis pour cette occasion spéciale afin de rendre hommage à leurs ancêtres en soulignant cette journée de célébration, qui allait devenir une tradition pour les années à venir jusqu’à se poursuivre encore aujourd’hui.

     C’est à Grand-Étang lors de cette fête spéciale que le tout premier drapeau acadien a été déployé dans l’île du Cap- Breton. En effet, c’est lors de la procession de l’église Saint- Joseph de Saint-Joseph-du- Moine jusqu’au lieu désigné que Bill (à Jean/Michon) Cormier, un paroissien âgé de 79 ans, a porté le drapeau avec un tel sentiment de fierté qu’il a profondément touché les gens. Les festivités avec le révérend Fiset étaient aussi empreintes d’honneur et de fierté. Moise J. Doucet, député à l’Assemblée législative à Halifax, Joseph (à Romuald) Doucet, conseiller du comté, et Charles J. Aucoin, enseignant à Chéticamp, étaient parmi les dignitaires ayant participé à la cérémonie officielle.

     Les couleurs du drapeau acadien – bleu, blanc et rouge comme le tricolore français – témoignent des origines françaises du peuple acadien. La seule différence est l’étoile jaune/or dans le coin supérieur gauche. Le bleu représente le ciel et la mer – harmonie et loyauté. Le blanc symbolise la pureté de leur esprit – ainsi que la paix et l’espoir. Le rouge symbole de sang et de courage est un rappel du passé, du martyre subi et des sacrifices imposés. Une étoile jaune/or pour la Vierge Marie, patronne des Acadiens ou l’étoile du Nord que les pêcheurs avaient l’habitude de suivre pour rentrer chez eux.

     Les visiteurs demandent souvent ce que signifie l’Acadie. Qui sont les Acadiens? Après quelques recherches, j’ai découvert qu’on doit à l’explorateur italien,  Giovanni Verrazano, d’avoir nommé ce lieu Acadie. C’est lors d’un voyage de découverte, commandé par le Roi de France en 1524, que Verrazano donna le nom d’Arcadia à la région de la côte Atlantique qui correspond à l’actuelle Virginie. Frappé par la beauté du paysage, il s’est souvenu de l’Arcadie de la Grèce antique. Par la suite, les cartographes ont toutefois déplacé le nom du lieu vers le nord (l’actuelle partie continentale de la Nouvelle- Écosse) et ont graduellement changé l’orthographe pour Larcadia, Cadie, La Cadie et finalement, l’Acadie.

     Le nom Acadie peut aussi avoir été influencé par la langue micmac où le mot « cadie » signifie lieu d’abondance; ce lexème se retrouve dans des toponymes tels que Tracadie et Shubenacadie.

     Les Acadiens sont les descendants des premiers colons français et, souvent, des Métis, installés dans certaines parties de l’Acadie, dans la région nord-est de l’Amérique du Nord, qui comprend maintenant les provinces Maritimes canadiennes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de l’Île-du-Prince-Édouard, la Gaspésie (au Québec), et s’étend jusqu’à la rivière Kennebec, au sud de l’État du Maine.

L ’histoire des Acadiens a été fortement influencée par les six guerres coloniales qui se sont déroulées en Acadie au cours des XVIIe et XVIIIe siècles (à savoir les quatre guerres de la Conquête, la guerre du père Rale et celle du père Le Loutre). Finalement, la dernière des guerres de la Conquête a entraîné l’expulsion des Acadiens de la région par les Britanniques. Après la guerre, de nombreux Acadiens sont sortis de la clandestinité ou sont revenus en Acadie des colonies britanniques où ils avaient été déportés. D’autres sont restés en France et certains ont émigré de là en Louisiane, où ils sont devenus des Cajuns, une déformation du mot Acadiens. Le XIXe siècle a vu le début de la Renaissance acadienne et la publication d’Évangéline, qui a contribué à galvaniser l’identité acadienne. Au cours du siècle dernier, les Acadiens et les Acadiennes ont réalisé des progrès dans les domaines de l’égalité des droits linguistiques et culturels en tant que groupe minoritaire dans les provinces Maritimes du Canada.

     Les Acadiens d’ici et d’ailleurs ont une histoire unique qui a été transmise de génération en génération. Même au fil des siècles, la redécouverte du folklore acadien a donné lieu à toute une littérature : des volumes et des volumes d’histoires, de légendes, de chansons, de recettes et de romans ont été publiés et contribuent à la vitalité culturelle du peuple acadien.

     Vive l’Acadie – Soyez fier de votre patrimoine!

COMEAUVILLE : Le matin du vendredi 2 août, vers 10 h 30, une grande foule d’enfants, de bébés et de parents ont rempli la salle Marc-L’Escarbot avec leurs énergies effervescentes et leurs chorégraphies hyperactives. Heureusement que l’artiste sur scèneavaitautantd’enthousiasme qu’eux! Art Richard a captivé les jeunes pendant une heure, avec des chansons, des danses et beaucoup de par ticipation de la foule. Des enfants d’un an à 10 ans ont pu s’amuser avec la musique acadienne, provenant du Nouveau-Brunswick à la Louisiane. Art Richard a utilisé sa guitare, son accordéon à homard (qui dansait avec lui), et ses cuillères pour divertir les enfants, mais son spectacle n’est pas seulement une présentation de musique.

     En plus, Art Richard a interprété des chansons à répondre, des chansons avec des danses intégrées et même des chansons où les jeunes ont ajouté des paroles uniques. Pendant toute l’heure, les enfants ont chanté, dansé et ri! Art Richard avait quelques histoires comiques entre les chansons pour les parents. Avec treize albums, cinq DVD et plus de vingt ans d’expérience, il sait comment faire bouger la foule et c’est évident qu’il met son cœur dans tout ce qu’il fait.

     Vers la fin du spectacle il a fait monter Évangéline et Gabriel sur l’estrade en plus du bénévole du Festival, Emile Comeau, pour faire la danse du moustique. Finalement, Art Richard a invité les enfants à monter sur l’estrade pour jouer des cuillères, après leur avoir montré comment les utiliser. Un grand groupe d’enfants sont montés sur scène pour s’asseoir et jouer des cuillères avec Art Richard. Une belle façon de terminer un spectacle qui rayonnait de joie.

     L ’activité était entièrement gratuite; il y avait des CD et DVD à vendre, et le tout a été parrainé par Vélo Baie Sainte-Marie et le Conseil scolaire acadien provincial.

     Plus tard dans la journée, l’équipe du festival avait organisé une leçon de danse louisianaise menée par le groupe de musique T’Monde. À 15 h, au Centre des anciens combattants, un groupe animé de jeunes, d’adultes et de plus vieux ont sauté dans leur leçon de danse. Deux des musiciens de T’Monde, Kelli Jones et Megan Constantin, ont mené la danse avec les hommes d’un bord et les femmes de l’autre. Ils ont commencé avec des pas simples et ont entraîné les gens dans des rondes en faisant ces pas. Au son de la musique cajun, les participants ont pu avoir un avant-goût de cette danse de la Louisiane. Ils ont sûrement pu étaler leurs nouvelles connaissances lors de la Soirée louisianaise, vendredi soir à 19 h 30.

     La Soirée louisianaise « Su Ambroise » n’aurait jamais pu aller mieux. Avec une participation très élevée, tout le monde a eu la chance de chanter et danser avec le groupe louisianais T’ Monde et bien sûr ils ont tous pu se régaler de gumbo! Dès la première chanson jouée, les spectateurs dansaient. Avec la présence de plusieurs gens de la Louisiane en vacances pour le Festival acadien de Clare, les two-steps louisianais étaient à l’honneur sur la piste de danse. Nul doute qu’une soirée où nous célébrons la Louisiane n’irait pas sans la présence de mardi-gras qui très bien déguisés ont ajouté beaucoup de vie et de couleur à la soirée.

     Après une soirée de la Louisiane très excitante, samedi matin il était le temps de se détendre afin de se préparer pour deux événements formidables. Juste après l’heure du dîner, une trentaine de personnes sont venues tester leurs connaissances au Tournoi – À tchi ?. Le jeu de cartes À tchi ? crée par Chad Comeau et Marc d’Entremont fait appel à la mémorisation des noms acadiens. Le tournoi qui a duré environ deux heures offrait aux participants la possibilité de gagner trois prix : 1er prix : 100 $, 2e prix : 50 $ et 3e prix : 20 $. Avec de la compétition intense dans la salle, les gagnants ont bien mérité leurs prix. Voici les gagnants : 1er prix : Gabrielle Viger du Nouveau-Brunswick, 2prix : Thomas Saulnier (Thomas à David à Tommy à Lesley) originaire de Saulnierville, qui habite présentement aux États- Unis; et 3e prix : Derek d’Entremont (Gabriel du Festival acadien de Clare 2019) originaire de Pubnico-Ouest. Si vous voulez acheter un jeu d’À tchi ? ceux-ci sont en vente à plusieurs différents endroits en Clare (Sip Café Meteghan, Comeau’s Foodland, Centre acadien – Université Sainte-Anne, entre autres) ou vous pouvez vous le procurer en ligneau www.etsy. com/ca/listing/707505960/

     Pour clore cette semaine remplie d’activités, le Festival acadien de Clare a présenté le Grou Tyme! Avec entre 650 à 750 personnes dans la tente à l’extérieur du Rendez-vous de la Baie à l’Université Sainte-Anne, le monde a eu beau! Avec les talents musicaux des artistes en vedette : Zachary Richard, Bois Joli, Cy et DJ Arthur Comeau, c’était une soirée à ne pas manquer. L’énergie et la fierté acadienne étaient bien présentes! Le Grou Tyme, qui a commencé vers 20 h 30 avec Zachary Richard s’est terminé un peu avant 1 h du matin avec le groupe Cy, qui venait tout juste de lancer son nouvel album Acadian Dream.

     Le Festival acadien de Clare 2019 est certainement un festival des plus remarquables! Merci et félicitations aux employés du Festival acadien de Clare : Daniel LeBlanc, Janik Dugas et Renée Cleveland ainsi qu’au conseil d’administration du Festival acadien et tous leurs bénévoles pour l’excellent travail!