Jude Avery, récipiendaire du Prix d’excellence du lieutenant-gouverneur pour l’Acadie et la francophonie de la Nouvelle-Écosse.  
Jude Avery, récipiendaire du Prix d’excellence du lieutenant-gouverneur pour l’Acadie et la francophonie de la Nouvelle-Écosse.  

Jude Avery, lauréat du Prix d’excellence 2021

Robert Fougère
LARRY’S RIVER : Les premiers lauréats du Prix d’excellence du lieutenant-gouverneur pour l’Acadie et la francophonie de la Nouvelle-Écosse sont maintenant connus, et ce depuis le 19 mars 2021. Jude Avery de la région de Larry’s River est un des six premiers lauréats.

« Cette expérience, pour moi, a été une grande surprise et je suis honoré par l’annonce. En même temps, je pense que notre comité régional le mérite autant que moi. En tout cas, la décision est prise, et j’espère que cela nous aidera à devenir reconnue, comme région acadienne. »  C’est ainsi que Jude Avery s’est exprimé lors d’un échange de courriel, portant sur ce Prix d’excellence du lieutenant-gouverneur, Arthur J. LeBlanc. 


Avec ces quelques mots Jude Avery nous démontre qu’il n’était pas à la recherche de médailles, en faisant tout ce qu’il a fait pour promouvoir la culture et la langue acadiennes dans sa région natale de Larry’s River et ailleurs. Il aurait voulu partager les honneurs avec des membres d’un comité régional. Il paraît qu’il se donne un autre défi aussi, soit celui de faire reconnaître sa région comme région acadienne. 


Après quasiment 50 ans de travail acharné pour la cause acadienne, Jude Avery semble toujours vouloir foncer de l’avant. Il n’est donc pas surprenant qu’il ait été choisi pour ce prix d’excellence. Il est évident aussi que sa communauté n’est pas surprise non plus, pour avoir avancé son nom comme récipiendaire de ce prix. Le jury a été d’accord avec la communauté de Larry’s River, en le choisissant comme lauréat, pour son travail exemplaire et inlassable. La communauté acadienne a profité des efforts de ce vaillant Acadien et continue d’être choyée de ses services inestimables.


Dans un communiqué, on apprend le suivant : « Les lauréats ont été choisis par les membres d’un comité de sélection indépendant formé de représentants de l’Université Sainte-Anne, de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse, de l’Alliance française d’Halifax et de l’Office des affaires acadiennes et de la francophonie ainsi que d’un lauréat francophone de l’Ordre de la Nouvelle-Écosse ou de l’Ordre du Canada et d’une jeune personne. »


Jude Avery est reconnu pour un travail qui s’échelonne sur quasi un demi-siècle. C’est en 1973 qu’il a commencé sa carrière dans l’enseignement, à Pomquet. Il n’a pas tardé à faire sa marque, en s’impliquant dans un premier Carnaval d’hiver, en 1974, dans cette même région. Un carnaval qui célèbre la langue et la culture acadiennes et qui perdure. Ce carnaval a été célébré encore en février 2021, à la virtuelle si on peut dire ainsi, à cause de la COVID-19. M. Avery avait donc participé à une activité qu’on peut classer de durable et qui célèbre toujours langue et culture acadiennes. 


Par le biais de courriel, Jude Avery énumère les principes sur lesquels le carnaval d’hiver de Pomquet avait été lancé et fondé. Il a écrit : « 1. Rendre la communauté et les élèves conscients de leur culture et de leur histoire. 2.  Célébrer les richesses de leur passé. 3. Développer un sens de fierté de la culture et de l’histoire acadienne. 4. Identifier les composantes culturelles. 5. Ressortir, célébrer et préserver le folklore local. » 


Ce sont ces principes ou objectifs qui sont évidents dans bien d’autres projets sur lesquels Jude Avery a mis du sien, depuis ce début en 1974. La liste est très longue et, par souci des contraintes d’espace, nous en présentons un certain nombre, sans les commenter en détail.


M. Avery a servi comme membre du Conseil d’administration de la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse de 1979-1986. Il a été Impliqué dans le développement du Festival du Tamarin à Larry’s River, ce qui repose sur les principes déjà soulignés ci-dessus. Depuis 2002, il est toujours président de la nouvelle Société des Acadiens de la région de Tor Baie. Ce groupe a organisé et a vu à la mise en œuvre des célébrations locales du Congrès mondial acadien 2004- réunions des familles Pellerin et Bonnevie, la reconstitution de l’arrivée des Acadiens en 1763 à Tor Baie et le tintamarre acadien. Il est aussi président du Festival Savalette qui se continue depuis 2005. Il a été la clé du développement et de la construction du parc de Nos ancêtres-Larry’s River. Le récipiendaire explique en disant : « C’est un parc commémoratif de 10 peintures sur roches avec panneaux d’interprétation bilingues qui racontent l’histoire des Français et Acadiens dès leur départ de la France en 1604 jusqu’à leur arrivée à Tor Baie. »


Pendant ses moments libres M. Avery écrit. Il a un roman historique, qui traite des Acadiens de Tor Baie, à son actif et un deuxième livre est en voie de parution. Il dit : « Mon deuxième livre devrait paraître au mois de juin, Joie de Vivre-Love of Life: Isolated Acadians Celebrate their Culture through Traditions and Folklore. »


La fille de Jude Avery, Nicole, enseignante à l’École acadienne de Pomquet a dit : « Mon père a toujours célébré la langue et la culture acadiennes. Je me rappelle, à l’âge de cinq ans, que nos vacances tournaient autour de sites comme Grand-Pré et Port-Royal et constamment, il nous parlait des coutumes, des traditions et des vieilles expressions. »


Les principes que Jude a énoncés en 1974, lors du lancement du Festival acadien de Pomquet, font toujours partie de son vécu.