Lise Robichaud-Lejeune lors de l’activité Entchomé parrainée par la Société acadienne de Clare.
Lise Robichaud-Lejeune lors de l’activité Entchomé parrainée par la Société acadienne de Clare.

Entchomé : Cy à Mateur 100 ans après (1848-1919)

LA BUTTE : Le dimanche 23 juin 2019, la région de Clare a célébré la vie de Cy à Mateur à l’occasion du 100e anniversaire de sa mor t en 1919, avec l’activité Entchomé parrainée par la Société acadienne de Clare.

     Le tout a eu lieu au Richelieu, à La Butte. De merveilleuses présentatrices nous ont divertis avec l’histoire réelle et les mythes entourant Cy à Mateur. Pour les gens moins familiers avec ce personnage légendaire, il était un homme du 19e siècle qui s’est taillé une réputation de quasi- démon à cause de ses habitudes désagréables. Dans ce temps-là, l’Église avait une forte prise sur la communauté, dénonçant fortement les inconduites comme la danse, les jeux d’argent et l’alcool. Cy se régalait de ces choses régulièrement et ça en a fait en quelque sorte l’ennemi numéro un de l’Église. De nos jours, le Cy qu’on connait vient directement de la stigmatisation de l’Église, qui a tordu l’image de l’homme dans la peur et le mystère. C’est pourquoi l’activité se nommait Entchomé, un vieux mot voulant dire pris pas le diable. Alors, avec ce petit retour dans l’histoire, les gens étaient intéressés à en apprendre davantage sur l’homme et sa vraie histoire, en plus des mythes et légendes.

     Pendant les présentations sous un soleil brillant d’après-midi, Jocelyne Comeau a retracé l’histoire des Trahan en Acadie, afin de mettre la vie de Célestin Trahan en contexte. Les lignes de familles s’allongent et bifurquent jusqu’à ce qu’on se retrouve à Clare avec notre personnage principal, Célestin, ou Cy à Mateur. On a commencé au tout début avec Guillaume Trahan qui a dû quitter la France pour avoir coupé les arbres du roi et qui voulait commencer une nouvelle vie ailleurs. De là, on suit la ligne de famille, passant de Guillaume, à Jean Charles, à Joseph I, qui fut déporté. Son fils Joseph II se maria en France, mais retourna en Acadie, à la Baie Sainte-Marie. La sœur de Joseph II avait reçu une concession à la Baie Sainte-Marie, alors il est peut-être revenu la retrouver. Une fois sur place, il a eu d’autres enfants, incluant Hilaire Trahan, qui se maria et eut un fils, Mateur. Mateur maria Rosalie Doucet et de leurs enfants naquit Célestin, notre personnage principal. Jocelyne Comeau a raconté cette histoire en donnant plein de détails et de faits intéressants et comiques.

     Alors qu’ils comprenaient mieux le passé, les gens ont alors appris la vraie histoire de la vie de Cy. Lise Robichaud-Lejeune admire le personnage de Cy depuis son enfance, car son grand-père lui racontait des histoires à propos de lui et elle est devenue fascinée par sa vie. Elle a même écrit un livre entier sur le sujet, Le diable et le cordonnier, que l’on peut acheter dans divers magasins de Clare. Avec toute sa recherche et passion, Lise nous a raconté la vie très intéressante de Cy à Mateur. Elle a commencé par expliquer les mythes et les détails du personnage, et elle a fini par expliquer l’histoire réelle de Célestin Trahan. Il y a beaucoup de différences entre le personnage et la vraie personne. Premièrement, on s’est penché sur ses pouvoirs surnaturels, un aspect intéressant du personnage folklorique. Selon la légende, il pouvait danser à n’en plus finir, trouver de l’alcool partout, et il ne perdait jamais au jeu d’argent. Il pouvait agir ainsi en raison d’un pacte conclu avec le diable. Les gens disaient aussi qu’il pouvait se changer en animal et qu’il avait des pattes de chevreuil. Comme vous voyez, les mythes étaient pas mal farfelus et les gens voyaient Cy comme le diable incarné.

     Mme Robichaud-Lejeune nous a ensuite décrit Cy comme il était vraiment : un homme qui s’appelait Célestin Trahan et qui n’a pas eu une vie facile, comme la majorité des gens de son époque. Lorsqu’il avait 20 ans, il partit à Boston pour trouver du travail, mais sa démarche ne réussit pas.

     Cependant, il trouva une femme en Amérique et il rentra chez lui avec son épouse et un fils. Sa femme n’aimait pas la vie à la Baie et elle disait que Célestin buvait trop. Elle est donc retournée en Amérique avec son fils. Cette perte semble avoir brisé Célestin, qui se mit à boire davantage, très malheureux. Durant de nombreuses années, sa famille ne fut jamais là pour lui et il mourut sans argent, vivant dans une chaumière sur le quai.

     On peut voir que les deux versions de cet homme ne se ressemblent vraiment pas. D’abord, on a un personnage légendaire, qui sème la peur, danse comme le diable et est exorcisé par l’église. Cet homme aimait la fête et fit un pacte avec le diable pour fêter encore plus! Quant à l’homme réel, on voit qu’il était probablement seulement un homme triste et en colère, masquant sa peine par des distractions pas très saines.

     Après ces deux présentations captivantes, la discussion s’est poursuivie. Le groupe Cy a joué quelques pièces, incluant la chanson de Grand Dérangement intitulée Cy à Mateur et les gens ont dégusté des biscuits et du café de Sip Café. On voit bien que Cy affecte encore les gens de la Baie Sainte-Marie, les inspirant à écrire des livres et des chansons sur lui et même à nommer un groupe à son nom! Ce fut un après-midi éclairant et fascinant, une très belle façon de célébrer la vie à Cy à Mateur et je crois qu’on a tous été un peu Entchomé par son histoire.

MONTRÉAL : En 1999, la Commission de l’Odyssée acadienne a été créée et développée dans le but de souligner, de façon tangible et permanente, l’Odyssée du peuple acadien au Canada, sur le continent nord-américain ainsi qu’ailleurs dans le monde. À ce titre elle encourage et soutient l’érection de monuments commémoratifs.

TORONTO : Le film Belle-Île en Acadie du cinéaste Phil Comeau de la Baie Sainte-Marie vient de franchir les 50 prix reçus. Ce dernier week-end, il a reçu trois nouveaux prix à Toronto au 16e ReelHeART International Film Festival. Le film s’est mérité les prix du Meilleur court métrage documentaire, du Meilleur film de langue française et du Meilleur film canadien.

OK, OK, ce n’est pas idéal; c’est catastrophique! Nos festivals sont annulés (sauf les versions en ligne), les salles de spectacles sont fermées et nos artistes sont à la maison au moment où ils devraient être en train de faire leurs valises pour partir en tournée. Pendant ce temps, nous souffrons tous de « Zoom fatigue » à force d’assister à tout plein de réunions pour essayer de relever les défis auxquels le secteur culturel fait face suite à la Covid-19, avec l’impératif politique de « se réinventer ». C’est clair qu’il y a beaucoup de stress et d’incertitude dans toutes nos vies, pour certains plus que d’autres.

TRURO : Le Centre communautaire francophone de Truro a embauché le musicien Weldon Boudreau afin qu’il visite des aînés de la communauté dans le but de discuter du « bon vieux temps » avec eux et par après écrire des chansons inspirées par ces histoires.

OTTAWA :  Ils étaient sept artistes autochtones qui demandaient que leur travail soit reconnu à juste titre. Et ils ont fait bouger les choses. À l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, Francopresse a discuté du legs du regroupement Professional Native Indian Artists Inc., dit Groupe autochtone des sept, avec trois conservateurs autochtones qui œuvrent dans des musées bien en vue au Canada.

HALIFAX : La Fédération culturelle de la Nouvelle-Écosse est fière de lancer le Programme d’appui à la culture 2020-2021.  Ces subventions de 250 $ - 2500 $  auront comme but d’appuyer de nouvelles initiatives et projets culturels des membres actifs de la FéCANE qui auront lieu avant le 31 mars 2021.

En première partie sur le thème de Sigogne, bâtisseur d’églises, nous avons vu comment il avait négocié avec ses paroissiens la construction de ses premières églises et comment il avait insisté sur des règlements pour maintenir l’ordre dans ses églises.

HALIFAX : Initiative de journalisme local – APF -Atlantique Ils ont plus de 50 ans. On les dit amateurs. Mais ils ont une vaste expérience musicale. Et surtout, tous ceux et celles qui participent à Cœur d’artiste en Nouvelle-Écosse sous la direction de Ronald Bourgeois ont un amour passionné pour la musique.

GRAND-PRÉ : Cet été, la statue d’Évangéline au lieu historique national de Grand-Pré fête ses 100 ans. Aidez Parcs Canada à lui souhaiter un joyeux anniversaire avec un défi amusant pour vous, votre famille et vos amis - pendant que vous restez à la maison. Devenez un artiste contemporain avec un défi artistique de pop art réinventant Évangéline.

BAIE SAINTE-MARIE : Malgré la pandémie, une nouvelle initiative culturelle se lance en Clare. La résonance de l’accueil est un projet pluriannuel d’art multimédia qui explore les tensions entre la protection d’une culture minoritaire contre l’érosion et le chaleureux accueil des nouveaux arrivants.

CHÉTICAMP : Chaque printemps, au premier samedi en mai, la Journée nationale du scrapbooking invite les gens du pays à rassembler leurs talents afin de célébrer l’art du scrapbooking. C’est une méthode pour préserver l’histoire familiale, les souvenirs personnels, les photographies, les découpures de journaux, les illustrations d’art et autres objets souvenirs. En voici l’histoire.

MONTRÉAL : Malgré l’annulation de plusieurs festivals de films au travers le monde à cause de la COVID-19, le film Belle-Île en Acadie du cinéaste Phil Comeau, originaire de Saulnierville, continue de gagner des prix aux festivals. À ce jour, le film s’est mérité quelque 30 prix et 6 mentions aux festivals internationaux sur quatre continents.

MONCTON : L’Association acadienne des artistes professionnel. le.s du Nouveau-Brunswick (AAAPNB) doit annoncer une fois de plus le report des Éloizes 2020 qui avaient été déplacés du 30 septembre au 3 octobre 2020. Les nouvelles dates identifiées par l’AAAPNB sont du 28 avrilau 1er mai 2021 toujours à Petit-Rocher. Ainsi, l’AAAPNB sera capable de respecter l’essence de la programmation annoncée en mars dernier.

OTTAWA : Le 7 mai 1920, sept amis exposent leurs toiles au Musée des beaux-arts de Toronto. Pour la première fois, ils le font sous le nom du Groupe des Sept. Ce sont les Ontariens Franklin Carmichael, Lawren S. Harris, Frank Johnston, le Montréalais A. Y. Jackson et les Anglais d’origine Arthur Lismer, J. E. H. MacDonald et Fred Varley.

POINTE-de-L’ÉGLISE : Dans le Nord du Nouveau-Brunswick, un groupe de quatre musiciens se rassemble sous la bannière du métal. JP Landry, Eric Arseneau, Marc-André Roy et Guillaume LeBlanc ont récemment fondé le groupe Deported, et prévoient le lancement de leur premier EP très prochainement. Le succès de leurs premières prestations confirme la présence d’une communauté d’amateurs de musique métal en Acadie. Eric Arseneau, guitariste, a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

COMEAUVILLE : La Société acadienne de Clare (SAC) s’inquiète après que toutes les activités culturelles aient été annulées dans la municipalité à cause de la pandémie de la COVID-19.Toutes les présentations culturelles et ar tistiques prévues durant les Rendez-vous de la Francophonie (du 1er au 31 mars) et le Festival Clare-té (du 1er au 5 avril) ont donc été annulées.

CHÉTICAMP : Les gros vents qui soufflent à l’occasion dans la région de Chéticamp, connus comme les suêtes, ont causé bien des dégâts au fil des ans. Ces vents sont devenus une partie de la culture locale. Depuis des générations, on a appris à reconnaître les signes de cette tempête de vent quelques heures à l’avance. Durant un suête survenu il y a quelques semaines, les vents se sont élevés à 229 km/h et la nouvelle s’est répandue partout sur Facebook.

CHÉTICAMP : Le Conseil des arts de Chéticamp est le principal organisme qui contribue grandement aux arts et à la culture de la région. Il offre une grande variété de productions théâtrales et musicales. Il est basé à l’École NDA où il a son amphithéâtre à la fine pointe de la technologie et où se sont produits plusieurs jeunes artistes locaux ainsi que des artistes d’un peu partout dans le monde.

CHÉTICAMP : La population acadienne de la région de Chéticamp ainsi que des gens de près et de loin ont été attristés d’apprendre le décès d’Albert Poirier d’un cancer. Il est décédé le lundi 2 mars dernier au Centre de santé Sacré-Cœur. Né le 18 septembre 1947, il était le fils de feu Hubert (à Pitre à Hubert) Poirier de Plateau et de Cécile Anne (à Tom à Dominique) Doucet de Grand-Étang.

CHÉTICAMP : Le concert dans l’église Saint-Pierre devant la sacristie sereine et intime présentait une scène parfaite pour le spectacle du groupe 4 amis le samedi 22 février. La soirée mettait en vedette des artistes très talentueux, Sylvia LeLièvre, Marcel LeFort, ainsi que Denise Camus et sa fille Ashley AuCoin.

TUSKET: Dans le cadre du Festival du Bon Temps 2020, Chris Atkinson a écrit et réalisé une deuxième pièce. Cette pièce intitulée Le Grandchild est une comédie, écrite et présentée dans un français acadien. La pièce est très humoristique et reflète la réalité contemporaine avec des références au passé. Il est évident que les gens de la région ont développé un goût pour ce genre de théâtre, car un grand nombre de gens s’étaient procuré des billets pour passer une soirée de rire et pour apprécier le grand talent de nos comédiens locaux.

POINTE-de-L’ÉGLISE : Simon Thibault rendra visite à son village d’origine, la Pointe-de-l’Église, afin de faire deux présentations : une présentation en anglais sur l’importance de raconter des histoires et un atelier en français sur comment raffiner ses idées et ses propos. Les deux activités se sont déroulées le mercredi 4 mars 2020 à l’Université Sainte-Anne.

TUSKET : Le Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB) a lancé son Festival du Bon Temps édition 2020 par un petit-déjeuner communautaire. Cette activité a eu lieu le mardi 25 février dans la cafétéria de l’École secondaire de Par-en-Bas. Les premières personnes à se faire servir sont arrivées vers 7 h 30 et le petit-déjeuner s’est poursuivi jusqu’à 9 h 30. Les organisateurs de cet événement avaient choisi la Fête du Mardi gras, la date du commencement du Festival du Bon Temps. Cette fête ne tombe jamais à la même date, mais est toujours à la veille du Mercredi des cendres. Dans le passé, cette fête était importante pour la communauté chrétienne, car la coutume d’autrefois consistait à bien se nourrir pendant cette journée avant la période de jeûne du carême. Cette pratique semble être moins évidente dans la société d’aujourd’hui.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Sur Instagram, des photographes amateurs troquent le modèle humain pour des jouets. Depuis 1959, Barbie occupe une place impor tante dans l’univers des jouets destinés aux filles. Reconnue pour ses habits haute-couture et ses choix de carrière inspirants, Barbie incite les petites filles à réaliser leur plein potentiel.

COMEAUVILLE : Selon Paul-Emile Comeau, directeur des Productions le Moulin : « Depuis quelques années, nous nous efforçons de présenter plus d’ar tistes francophones. Nos expériences antérieures nous ont démontré qu’une telle programmation augmente généralement les risques et les défis, mais notre abonnement au Réseau atlantique de diffusion des arts de la scène (RADARTS) facilite les choses. Les spectacles de Myles et de Landry sont donnés en collaboration avec RADARTS. »