Wanda Nanibush, toute première conservatrice d’art indigène du Musée des beaux-arts de l’Ontario et Anishinaabe.
Wanda Nanibush, toute première conservatrice d’art indigène du Musée des beaux-arts de l’Ontario et Anishinaabe.

Ces artistes autochtones qui voulaient changer le monde

OTTAWA :  Ils étaient sept artistes autochtones qui demandaient que leur travail soit reconnu à juste titre. Et ils ont fait bouger les choses. À l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, Francopresse a discuté du legs du regroupement Professional Native Indian Artists Inc., dit Groupe autochtone des sept, avec trois conservateurs autochtones qui œuvrent dans des musées bien en vue au Canada.
Michelle LaVallee, directrice du Centre d’art autochtone de Relations Couronne-Autochtones Canada.

Un groupe artistique et politique

Leur histoire a déjà fait l’objet de nombreux articles. Au début des années 1970, à Winnipeg, Daphne Odjig exposait avec Alex Janvier et Jackson Beardy. Le groupe discutait beaucoup aussi avec l’artiste américain Joseph Sànchez. 


Outre leur art, ils avaient matière à discussion. Ne se sentant jamais reconnus comme des artistes contemporains à part entière, exclus des musées et des galeries d’art, relégués à l’anthropologie ou à l’ethnographie, ils se sentaient toujours marginalisés par leurs origines et leurs frustrations sont devenues un moteur. 

Le quatuor a approché Eddy Cobiness, Carl Ray et Norval Morrisseau, dont la carrière avait déjà une portée internationale, pour fonder le regroupement Professional Native Indian Artists Inc. (PNIAI) en novembre 1972. 

Alex Janvier a bien illustré les intentions du groupe : le PNIAI cherchait à « changer le monde, le monde artistique, pour les Autochtones du Canada ». 

« Le groupe a poussé le gouvernement, poussé les organismes subventionnaires, poussé les galeries à mieux intégrer les artistes autochtones », rapporte Wanda Nanibush, conservatrice de l’art indigène du Musée des beaux-arts de l’Ontario et Anishinaabe. « Ils ont mis le monde des arts au défi de comprendre ce qu’ils faisaient. »


Une approche différente, unie et hétérogène

Pour Michelle LaVallee, directrice du Centre d’art autochtone de Relations Couronne-Autochtones Canada, pour la conservatrice Wanda Nanibush et pour Greg Hill, conservateur principal de la collection d’art indigène du Musée des beaux-arts du Canada, l’importance de la démarche de groupe du PNIAI ne fait pas l’ombre d’un doute.

Mme Nanibush oppose d’ailleurs cette approche collective à celle du monde occidental des arts, très individuelle et compétitive. 

« Ils ont puisé une plus grande force en tant que groupe », ajoute M. Hill. À ses yeux, leurs voix unies leur ont permis d’entrer dans les musées et de gagner le respect. 


Un nouveau Groupe des Sept ? 

Tel que susmentionné, le PNIAI est aussi surnommé le « Groupe autochtone des Sept ». Peut-on tracer des parallèles avec l’autre Groupe des Sept, actif dans les années 1910 et 1920 ? Il s’agit, après tout, de deux groupes d’artistes qui se rencontraient, commentaient leurs œuvres entre eux et cherchaient à redéfinir l’art canadien. 


Norval Morrisseau (1932 - 2007), Chaman et Disciples 1979, acrylique sur toile, 180,5 x 211,5 cm, achat, 1979.

« Le surnom est superficiel et évoque la subordination », tranche Jeremy Morgan, autrefois directeur de la galerie Mackenzie de Regina, en Saskatchewan, Michelle LaVallee et Wanda Nanibush. 


« Il est difficile de voir comment on peut comparer les deux groupes », pèse Mme LaVallee, commissaire de la seule exposition rétrospective consacrée au PNIAI. Pour elle, vouloir légitimer le Groupe des années 1970 en le comparant à un canon non autochtone est un prolongement de la colonisation. 


Sa collègue abonde dans le même sens. « Ça implique que l’art autochtone vient après un mouvement occidental. » Elle ajoute, sans équivoque : « Nous préférons utiliser Professional Native Indian Artists Inc. »


L’art pour la réconciliation ?

 

« Je pense que [le PNIAI a] donné une permission et un langage aux artistes contemporains autochtones », avance, sûre d’elle, Mme Nanibush.


Leurs sujets s’ancrent dans des traditions, des histoires et des cultures visuelles anciennes, pueblo, anishinaabe ou cri, mais aussi dans les expériences personnelles des peintres et dans le monde qui les entourait. 


« Le PNIAI a sensibilisé à ce qui se passait dans nos communautés, à l’histoire de la colonisation, indique Mme Nanibush. Ils ont fait comprendre que nos cultures étaient toujours vivantes, même s’il y avait des politiques d’assimilation et des politiques de génocide culturel en vigueur. »


Le conservateur Hill, d’origine mohawk, rappelle qu’au début des années 1970 (l’époque du mouvement des droits civiques et de la proposition d’éliminer, au Canada, le statut d’Indien), « [les artistes du PNIAI] faisaient leur travail, mais n’étaient ni vus ni entendus. » 


Par leurs pressions, « ils sont passés de créateurs de vestiges du passé qui occupaient des musées ethnographiques à des artistes de plein droit », dit-il. Il ajoute que dans son esprit, « la réconciliation, c’est écouter et être ouvert à voir le travail d’un groupe d’artistes incroyables. » 


Les œuvres du Groupe impressionnent par leur beauté, certes, mais aussi par leur caractère actuel, renchérit Michelle LaVallee, nommant l’enjeu du racisme. 


En devenant un point d’entrée pour la conversation, l’art, notamment celui du PNIAI, peut faire partie prenante de la pacification, croit-elle. « Ça nous aide à aborder des sujets difficiles, complexes, émotifs. […] Quand les gens peuvent apprendre des autres et de leurs expériences, ça aide à promouvoir l’empathie et la compréhension. »


Des artistes qui gagnent encore à être connus


La conservatrice LaVallee n’y va pas par quatre chemins : l’histoire du PNIAI « doit être célébrée dans l’histoire canadienne. » À ses yeux, les membres du PNIAI sont de véritables figures emblématiques. 


Daphne Odjig (1919 - 2016), Conflit du Bien et du Mal 1975, acrylique sur toile, 81,5 x 101,9 cm, achat, 1975.
« Ils ont puisé une plus grande force en tant que groupe », estime Greg Hill, conservateur principal de fonds Audain, Art indigène, Musée des beaux-arts du Canada.

En ce sens, le vent semble tourner. Prenons l’exemple du Musée des beaux-arts du Canada : depuis 2006, six expositions rétrospectives ont souligné l’œuvre d’artistes autochtones.

« Leur travail est phénoménal. Et tellement beau », conclut Wanda Nanibush.


Où voir le travail du PNIAI ?


En ligne : Musée des beaux-arts du Canada; Musée des beaux-arts de l’Ontario; Gallery Gevik et Gallery Phillip de Toronto; Winnipeg Art Gallery


Au Québec : Musée canadien de l’histoire de Gatineau


En Ontario : Bay of Spirits Gallery de Toronto; Collection McMichael d’art canadien de Kleinburg; Thunder Bay Art Gallery; Ahnisnabae Art Gallery; Centre d’art autochtone des Relations Couronne-Autochtones et Affaires du Nord du Canada à Ottawa

En Saskatchewan : MacKenzie Art Gallery à Regina

En Alberta : Musée des arts et artéfacts des peuples autochtones de Portage College à Lac La Biche; Bearclaw Gallery d’Edmonton; Janvier Gallery à Cold Lake; Alberta Art Gallery d’Edmonton

Qui sont les sept artistes du PNIAI ?

(Informations tirées du site du Ministère RCAAN et possiblement choisies par les artistes)

Daphne Odjig : Odawa; 1919-2016; Wikwemikong, Ontario

Norval Morrisseau :     Ojibway; 1932-2007; Sand Point, Ontario

Eddy Cobiness : Ojibwé; 1933-1996; Grandi à Buffalo Point, Manitoba
Alex Janvier : Dénésuline, Saulteaux; Né en 1935; Cold Lake, Alberta
Carl Ray : Cri-Algonquin; 1943-1978; Sandy Lake, Ontario
Jackson Beardy : Cri-Ojibwé; 1944-1984; Island Lake, Manitoba
Joseph Sanchez : Pueblo; Né en 1948; Trinidad, Colorado



Pow-wow, 1969, Daphne Odjig, Société canadienne des postes [2011]. Reproduction autorisée. (Crédit : Bibliothèque et Archives Canada)

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En première partie sur le thème de Sigogne, bâtisseur d’églises, nous avons vu comment il avait négocié avec ses paroissiens la construction de ses premières églises et comment il avait insisté sur des règlements pour maintenir l’ordre dans ses églises.

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GRAND-PRÉ : Cet été, la statue d’Évangéline au lieu historique national de Grand-Pré fête ses 100 ans. Aidez Parcs Canada à lui souhaiter un joyeux anniversaire avec un défi amusant pour vous, votre famille et vos amis - pendant que vous restez à la maison. Devenez un artiste contemporain avec un défi artistique de pop art réinventant Évangéline.

BAIE SAINTE-MARIE : Malgré la pandémie, une nouvelle initiative culturelle se lance en Clare. La résonance de l’accueil est un projet pluriannuel d’art multimédia qui explore les tensions entre la protection d’une culture minoritaire contre l’érosion et le chaleureux accueil des nouveaux arrivants.

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OTTAWA : Le 7 mai 1920, sept amis exposent leurs toiles au Musée des beaux-arts de Toronto. Pour la première fois, ils le font sous le nom du Groupe des Sept. Ce sont les Ontariens Franklin Carmichael, Lawren S. Harris, Frank Johnston, le Montréalais A. Y. Jackson et les Anglais d’origine Arthur Lismer, J. E. H. MacDonald et Fred Varley.

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POINTE-de-L’ÉGLISE : Dans le Nord du Nouveau-Brunswick, un groupe de quatre musiciens se rassemble sous la bannière du métal. JP Landry, Eric Arseneau, Marc-André Roy et Guillaume LeBlanc ont récemment fondé le groupe Deported, et prévoient le lancement de leur premier EP très prochainement. Le succès de leurs premières prestations confirme la présence d’une communauté d’amateurs de musique métal en Acadie. Eric Arseneau, guitariste, a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

COMEAUVILLE : La Société acadienne de Clare (SAC) s’inquiète après que toutes les activités culturelles aient été annulées dans la municipalité à cause de la pandémie de la COVID-19.Toutes les présentations culturelles et ar tistiques prévues durant les Rendez-vous de la Francophonie (du 1er au 31 mars) et le Festival Clare-té (du 1er au 5 avril) ont donc été annulées.

CHÉTICAMP : Les gros vents qui soufflent à l’occasion dans la région de Chéticamp, connus comme les suêtes, ont causé bien des dégâts au fil des ans. Ces vents sont devenus une partie de la culture locale. Depuis des générations, on a appris à reconnaître les signes de cette tempête de vent quelques heures à l’avance. Durant un suête survenu il y a quelques semaines, les vents se sont élevés à 229 km/h et la nouvelle s’est répandue partout sur Facebook.

CHÉTICAMP : La population acadienne de la région de Chéticamp ainsi que des gens de près et de loin ont été attristés d’apprendre le décès d’Albert Poirier d’un cancer. Il est décédé le lundi 2 mars dernier au Centre de santé Sacré-Cœur. Né le 18 septembre 1947, il était le fils de feu Hubert (à Pitre à Hubert) Poirier de Plateau et de Cécile Anne (à Tom à Dominique) Doucet de Grand-Étang.

CHÉTICAMP : Le Conseil des arts de Chéticamp est le principal organisme qui contribue grandement aux arts et à la culture de la région. Il offre une grande variété de productions théâtrales et musicales. Il est basé à l’École NDA où il a son amphithéâtre à la fine pointe de la technologie et où se sont produits plusieurs jeunes artistes locaux ainsi que des artistes d’un peu partout dans le monde.

CHÉTICAMP : Le concert dans l’église Saint-Pierre devant la sacristie sereine et intime présentait une scène parfaite pour le spectacle du groupe 4 amis le samedi 22 février. La soirée mettait en vedette des artistes très talentueux, Sylvia LeLièvre, Marcel LeFort, ainsi que Denise Camus et sa fille Ashley AuCoin.

TUSKET: Dans le cadre du Festival du Bon Temps 2020, Chris Atkinson a écrit et réalisé une deuxième pièce. Cette pièce intitulée Le Grandchild est une comédie, écrite et présentée dans un français acadien. La pièce est très humoristique et reflète la réalité contemporaine avec des références au passé. Il est évident que les gens de la région ont développé un goût pour ce genre de théâtre, car un grand nombre de gens s’étaient procuré des billets pour passer une soirée de rire et pour apprécier le grand talent de nos comédiens locaux.

POINTE-de-L’ÉGLISE : Simon Thibault rendra visite à son village d’origine, la Pointe-de-l’Église, afin de faire deux présentations : une présentation en anglais sur l’importance de raconter des histoires et un atelier en français sur comment raffiner ses idées et ses propos. Les deux activités se sont déroulées le mercredi 4 mars 2020 à l’Université Sainte-Anne.

TUSKET : Le Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB) a lancé son Festival du Bon Temps édition 2020 par un petit-déjeuner communautaire. Cette activité a eu lieu le mardi 25 février dans la cafétéria de l’École secondaire de Par-en-Bas. Les premières personnes à se faire servir sont arrivées vers 7 h 30 et le petit-déjeuner s’est poursuivi jusqu’à 9 h 30. Les organisateurs de cet événement avaient choisi la Fête du Mardi gras, la date du commencement du Festival du Bon Temps. Cette fête ne tombe jamais à la même date, mais est toujours à la veille du Mercredi des cendres. Dans le passé, cette fête était importante pour la communauté chrétienne, car la coutume d’autrefois consistait à bien se nourrir pendant cette journée avant la période de jeûne du carême. Cette pratique semble être moins évidente dans la société d’aujourd’hui.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Sur Instagram, des photographes amateurs troquent le modèle humain pour des jouets. Depuis 1959, Barbie occupe une place impor tante dans l’univers des jouets destinés aux filles. Reconnue pour ses habits haute-couture et ses choix de carrière inspirants, Barbie incite les petites filles à réaliser leur plein potentiel.

COMEAUVILLE : Selon Paul-Emile Comeau, directeur des Productions le Moulin : « Depuis quelques années, nous nous efforçons de présenter plus d’ar tistes francophones. Nos expériences antérieures nous ont démontré qu’une telle programmation augmente généralement les risques et les défis, mais notre abonnement au Réseau atlantique de diffusion des arts de la scène (RADARTS) facilite les choses. Les spectacles de Myles et de Landry sont donnés en collaboration avec RADARTS. »

TUSKET : Pendant le mois de janvier et au début de février, le Conseil des arts de Par-en-Bas a embauché Phillip Clairmont pour donner un cours de poterie aux adultes de la région de Par-en-Bas. Comme le mandat du Conseil des arts de Par-en-Bas est de faire la promotion des arts dans la région, il est tout à fait normal que ce Conseil fasse la promotion d’une variété des secteurs artistiques. Dans le passé, le Conseil des ar ts a fait la promotion de la peinture, de la photographie, des ar ts dramatiques, de l’écriture, de la sculpture, et d’activités d’artisanat comme la courtepointe et autres.

MONCTON (N.-B.) : Le Prix France - Acadie créé en 1979 par l’association française Amitiés France - Acadie avec le soutien de la Fondation de France, est ouvert « aux auteurs nord-américains de langue française ayant produit des ouvrages susceptibles de favoriser la connaissance de l’Acadie » (article 2 du règlement).

HALIFAX : Le 15e Festival Cinema on the Bayou à Lafayette en Louisiane, aura lieu du 22 au 29 janvier. Cinq films acadiens des provinces Maritimes y seront présentés dont les deux récents films du cinéaste Phil Comeau. Ils incluent le court métrage Belle-Île en Acadie sur la visite chez nous l’été dernier des Acadiens de Belle-Île-en-Mer de France, et le long métrage Vague d’Acadie sur le phénomène de la popularité de la musique des artistes acadiens au Canada et en Europe. Les trois autres films sélectionnés au festival sont le long métrage Pour mieux t’aimer de Denise Bouchard et Gilles Doiron, le moyen métrage Le Prince de l’Acadie de Julien Robichaud, et le court métrage 54 North de Mélanie Léger et Émilie Peltier, ces trois derniers films étant issus du Nouveau-Brunswick.