Le tournage du film Belle-Île en Acadie, de Phil Comeau, s’est déroulé au mois d’août avant et pendant la tenue du Congrès Mondial Acadien.
Le tournage du film Belle-Île en Acadie, de Phil Comeau, s’est déroulé au mois d’août avant et pendant la tenue du Congrès Mondial Acadien.

Belle-Île en Acadie : une histoire d’attachement qui dépasse les frontières

MONCTON (N.-B.) : Dans le premier chapitre sur Belle-Île- en-Mer, un groupe d’Acadiens du Nouveau-Brunswick débarque sur cette île française, près des côtes de la Bretagne, pour célébrer les 250 ans d’établissement de leurs cousins. Le cinéaste a voulu offrir une suite en réalisant une œuvre sur 18 Bellilois qui font le voyage depuis la France jusqu’en Acadie sur les traces de leurs ancêtres.

     Même si 4 500 kilomètres les séparent des provinces Maritimes, les Bellilois acadiens entretiennent des liens forts avec leurs origines. Après la Déportation, leurs ancêtres qui vivaient à Grand-Pré et à Port-Royal ont été dispersés pour ensuite se retrouver dans des prisons britanniques.

     Avec la signature du Traité de Paris, les Acadiens prisonniers ont été rapatriés en France et certains d’entre eux se sont établis à Belle-Île-en-Mer.

     Phil Comeau qui s’intéresse à cette communauté vient tout juste de terminer la réalisation du deuxième chapitre de leur histoire. Le court métrage Belle-Île en Acadie a été présenté au Festival international du cinéma francophone en Acadie (FICFA) le 17 novembre.

     Ce film relate le parcours d’un groupe de Bellilois aux origines acadiennes qui refont le voyage de leurs ancêtres afin de découvrir les liens qui les unissent avec l’Acadie des provinces Maritimes. Ce sont des Bretons, mais aussi des Acadiens.

     « J’ai l’Acadie dans le cœur », souligne une participante du film.

     Ceux-ci se rendent en Nouvelle-Écosse où ils découvrent les paysages et les grands espaces qui ont autrefois été habités par leurs ancêtres.

     Ce voyage les amène dans des lieux marquants de l’Acadie, des lieux comme Port-Royal (Annapolis Royal) et Grand-Pré.

     Quand ils s’arrêtent devant la Croix de la Déportation à Grand-Pré, l’émotion est palpable.

     « C’est notre histoire, nos gens qui étaient là », exprime une participante.

     C’est un retour aux sources pour les Bellilois qui se sentent en quelque sorte chez eux en arrivant sur les côtes de l’Acadie. Il y a des moments très émouvants dans le film.

     Célébrer leur héritage

     Le tournage s’est déroulé au mois d’août avant et pendant la tenue du Congrès Mondial Acadien.

     Le groupe de Bellilois âgé de 4 à 79 ans s’est donc rendu à l’Île- du-Prince-Édouard pour le début des festivités avant de franchir le détroit de Northumberland pour participer à la fête du 15 août à Dieppe et à d’autres activités dans le Sud-Est du Nouveau-Brunswick telles que les réunions de famille. Ils visitent, entre autres, Memramcook et Cap-Enragé. Ils sont accueillis chaleureusement par leurs cousins acadiens.

     Tout au long du documentaire, on ressent cet attachement profond qu’ils ont envers leur héritage acadien.

     « L ’attachement que les Acadiens de Belle-Île ont pour l’Acadie, c’est assez spécial. Dans leur tête, ils sont originaires d’ici, ils ne sont pas originaires de la France même si tous les ancêtres des Acadiens viennent de la France. Ils ne disent jamais qu’ils viennent de la France. Ils sont attachés à leur identité acadienne et aussi à leur culture. C’est beau à voir parce qu’ils ont eu des échanges avec plein d’Acadiens », a affirmé en entrevue Phil Comeau.

    Belle-Île en Acadie est le premier film acadien à avoir été réalisé par le biais du socio- financement. Le réalisateur a recueilli 40 000 $ de plus de 140 contributeurs qui ont donné des montants allant de 25 $ à 5 000 $. Les dons sont venus de huit provinces canadiennes, de sept États américains et de huit différentes régions de la France.

     « Les gens ont répondu et ils ont vraiment voulu que le film se fasse. C’est super touchant. Il y a des gens que je ne connaissais même pas, donc c’était soit des gens qui connaissaient mes films soit qui trouvaient le sujet intéressant. »

     Avec des scènes prenantes, le film nous transporte à travers les trois provinces Maritimes, mettant en lumière la beauté des paysages et des grands espaces.

     Comme pour le documentaire Belle-Île en mer : île bretonne et acadienne, Phil Comeau entend soumettre son nouveau court métrage à plusieurs festivals et diffuseurs.

     Belle-Île-en-Mer : île bretonne et acadienne, qui été diffusé par Radio-Canada et TV5 Monde, a récolté 31 prix et fait partie de 77 sélections officielles.

     La première mondiale du film Belle-Île en Acadie a eu lieu au Cinéplex, à Dieppe, le dimanche 17 novembre à 13 h.

     Tournée en Nouvelle-Écosse avec Claude Boudreau, de DiasporAcadie :

● le lundi 18 novembre à 18 h 30 au Centre communautaire francophone de Truro, dans la salle la Boîte noire,

● le mardi 19 novembre, à 18 h 30 à la Société acadienne Sainte-Croix à Pomquet,

● le mercredi 20 novembre, à 18 h au Centre communautaire Étoile de l’Acadie à Sydney,

● le jeudi 21 novembre à 14 h à La Picasse à Arichat, salle 147,

● le mardi 26 novembre à 19 h au Conseil communautaire du Grand- Havre (École du Carrefour), salle George-Cottreau à Dartmouth,

● le jeudi 28 novembre à 19 h au Centre communautaire de Par-en-Bas, salle Père-Maurice-LeBlanc à Tusket,

● le vendredi 29 novembre à 13 h 30 à la Pointe-de-l’Église, à la galerie d’art Le Trécarré, au Rendez-vous de la Baie, et

● le dimanche 1er décembre à 14 h au Club des retraités à Chéticamp.

OTTAWA :  Ils étaient sept artistes autochtones qui demandaient que leur travail soit reconnu à juste titre. Et ils ont fait bouger les choses. À l’occasion de la Journée nationale des peuples autochtones, Francopresse a discuté du legs du regroupement Professional Native Indian Artists Inc., dit Groupe autochtone des sept, avec trois conservateurs autochtones qui œuvrent dans des musées bien en vue au Canada.

HALIFAX : La Fédération culturelle de la Nouvelle-Écosse est fière de lancer le Programme d’appui à la culture 2020-2021.  Ces subventions de 250 $ - 2500 $  auront comme but d’appuyer de nouvelles initiatives et projets culturels des membres actifs de la FéCANE qui auront lieu avant le 31 mars 2021.

En première partie sur le thème de Sigogne, bâtisseur d’églises, nous avons vu comment il avait négocié avec ses paroissiens la construction de ses premières églises et comment il avait insisté sur des règlements pour maintenir l’ordre dans ses églises.

HALIFAX : Initiative de journalisme local – APF -Atlantique Ils ont plus de 50 ans. On les dit amateurs. Mais ils ont une vaste expérience musicale. Et surtout, tous ceux et celles qui participent à Cœur d’artiste en Nouvelle-Écosse sous la direction de Ronald Bourgeois ont un amour passionné pour la musique.

GRAND-PRÉ : Cet été, la statue d’Évangéline au lieu historique national de Grand-Pré fête ses 100 ans. Aidez Parcs Canada à lui souhaiter un joyeux anniversaire avec un défi amusant pour vous, votre famille et vos amis - pendant que vous restez à la maison. Devenez un artiste contemporain avec un défi artistique de pop art réinventant Évangéline.

BAIE SAINTE-MARIE : Malgré la pandémie, une nouvelle initiative culturelle se lance en Clare. La résonance de l’accueil est un projet pluriannuel d’art multimédia qui explore les tensions entre la protection d’une culture minoritaire contre l’érosion et le chaleureux accueil des nouveaux arrivants.

MONTRÉAL : Malgré l’annulation de plusieurs festivals de films au travers le monde à cause de la COVID-19, le film Belle-Île en Acadie du cinéaste Phil Comeau, originaire de Saulnierville, continue de gagner des prix aux festivals. À ce jour, le film s’est mérité quelque 30 prix et 6 mentions aux festivals internationaux sur quatre continents.

OTTAWA : Le 7 mai 1920, sept amis exposent leurs toiles au Musée des beaux-arts de Toronto. Pour la première fois, ils le font sous le nom du Groupe des Sept. Ce sont les Ontariens Franklin Carmichael, Lawren S. Harris, Frank Johnston, le Montréalais A. Y. Jackson et les Anglais d’origine Arthur Lismer, J. E. H. MacDonald et Fred Varley.

CHÉTICAMP : Chaque printemps, au premier samedi en mai, la Journée nationale du scrapbooking invite les gens du pays à rassembler leurs talents afin de célébrer l’art du scrapbooking. C’est une méthode pour préserver l’histoire familiale, les souvenirs personnels, les photographies, les découpures de journaux, les illustrations d’art et autres objets souvenirs. En voici l’histoire.

MONCTON : L’Association acadienne des artistes professionnel. le.s du Nouveau-Brunswick (AAAPNB) doit annoncer une fois de plus le report des Éloizes 2020 qui avaient été déplacés du 30 septembre au 3 octobre 2020. Les nouvelles dates identifiées par l’AAAPNB sont du 28 avrilau 1er mai 2021 toujours à Petit-Rocher. Ainsi, l’AAAPNB sera capable de respecter l’essence de la programmation annoncée en mars dernier.

POINTE-de-L’ÉGLISE : Dans le Nord du Nouveau-Brunswick, un groupe de quatre musiciens se rassemble sous la bannière du métal. JP Landry, Eric Arseneau, Marc-André Roy et Guillaume LeBlanc ont récemment fondé le groupe Deported, et prévoient le lancement de leur premier EP très prochainement. Le succès de leurs premières prestations confirme la présence d’une communauté d’amateurs de musique métal en Acadie. Eric Arseneau, guitariste, a eu la gentillesse de répondre à mes questions.

COMEAUVILLE : La Société acadienne de Clare (SAC) s’inquiète après que toutes les activités culturelles aient été annulées dans la municipalité à cause de la pandémie de la COVID-19.Toutes les présentations culturelles et ar tistiques prévues durant les Rendez-vous de la Francophonie (du 1er au 31 mars) et le Festival Clare-té (du 1er au 5 avril) ont donc été annulées.

CHÉTICAMP : Les gros vents qui soufflent à l’occasion dans la région de Chéticamp, connus comme les suêtes, ont causé bien des dégâts au fil des ans. Ces vents sont devenus une partie de la culture locale. Depuis des générations, on a appris à reconnaître les signes de cette tempête de vent quelques heures à l’avance. Durant un suête survenu il y a quelques semaines, les vents se sont élevés à 229 km/h et la nouvelle s’est répandue partout sur Facebook.

CHÉTICAMP : La population acadienne de la région de Chéticamp ainsi que des gens de près et de loin ont été attristés d’apprendre le décès d’Albert Poirier d’un cancer. Il est décédé le lundi 2 mars dernier au Centre de santé Sacré-Cœur. Né le 18 septembre 1947, il était le fils de feu Hubert (à Pitre à Hubert) Poirier de Plateau et de Cécile Anne (à Tom à Dominique) Doucet de Grand-Étang.

CHÉTICAMP : Le Conseil des arts de Chéticamp est le principal organisme qui contribue grandement aux arts et à la culture de la région. Il offre une grande variété de productions théâtrales et musicales. Il est basé à l’École NDA où il a son amphithéâtre à la fine pointe de la technologie et où se sont produits plusieurs jeunes artistes locaux ainsi que des artistes d’un peu partout dans le monde.

CHÉTICAMP : Le concert dans l’église Saint-Pierre devant la sacristie sereine et intime présentait une scène parfaite pour le spectacle du groupe 4 amis le samedi 22 février. La soirée mettait en vedette des artistes très talentueux, Sylvia LeLièvre, Marcel LeFort, ainsi que Denise Camus et sa fille Ashley AuCoin.

TUSKET: Dans le cadre du Festival du Bon Temps 2020, Chris Atkinson a écrit et réalisé une deuxième pièce. Cette pièce intitulée Le Grandchild est une comédie, écrite et présentée dans un français acadien. La pièce est très humoristique et reflète la réalité contemporaine avec des références au passé. Il est évident que les gens de la région ont développé un goût pour ce genre de théâtre, car un grand nombre de gens s’étaient procuré des billets pour passer une soirée de rire et pour apprécier le grand talent de nos comédiens locaux.

POINTE-de-L’ÉGLISE : Simon Thibault rendra visite à son village d’origine, la Pointe-de-l’Église, afin de faire deux présentations : une présentation en anglais sur l’importance de raconter des histoires et un atelier en français sur comment raffiner ses idées et ses propos. Les deux activités se sont déroulées le mercredi 4 mars 2020 à l’Université Sainte-Anne.

TUSKET : Le Conseil acadien de Par-en-Bas (CAPEB) a lancé son Festival du Bon Temps édition 2020 par un petit-déjeuner communautaire. Cette activité a eu lieu le mardi 25 février dans la cafétéria de l’École secondaire de Par-en-Bas. Les premières personnes à se faire servir sont arrivées vers 7 h 30 et le petit-déjeuner s’est poursuivi jusqu’à 9 h 30. Les organisateurs de cet événement avaient choisi la Fête du Mardi gras, la date du commencement du Festival du Bon Temps. Cette fête ne tombe jamais à la même date, mais est toujours à la veille du Mercredi des cendres. Dans le passé, cette fête était importante pour la communauté chrétienne, car la coutume d’autrefois consistait à bien se nourrir pendant cette journée avant la période de jeûne du carême. Cette pratique semble être moins évidente dans la société d’aujourd’hui.

POINTE-de-l’ÉGLISE : Sur Instagram, des photographes amateurs troquent le modèle humain pour des jouets. Depuis 1959, Barbie occupe une place impor tante dans l’univers des jouets destinés aux filles. Reconnue pour ses habits haute-couture et ses choix de carrière inspirants, Barbie incite les petites filles à réaliser leur plein potentiel.

COMEAUVILLE : Selon Paul-Emile Comeau, directeur des Productions le Moulin : « Depuis quelques années, nous nous efforçons de présenter plus d’ar tistes francophones. Nos expériences antérieures nous ont démontré qu’une telle programmation augmente généralement les risques et les défis, mais notre abonnement au Réseau atlantique de diffusion des arts de la scène (RADARTS) facilite les choses. Les spectacles de Myles et de Landry sont donnés en collaboration avec RADARTS. »

TUSKET : Pendant le mois de janvier et au début de février, le Conseil des arts de Par-en-Bas a embauché Phillip Clairmont pour donner un cours de poterie aux adultes de la région de Par-en-Bas. Comme le mandat du Conseil des arts de Par-en-Bas est de faire la promotion des arts dans la région, il est tout à fait normal que ce Conseil fasse la promotion d’une variété des secteurs artistiques. Dans le passé, le Conseil des ar ts a fait la promotion de la peinture, de la photographie, des ar ts dramatiques, de l’écriture, de la sculpture, et d’activités d’artisanat comme la courtepointe et autres.

MONCTON (N.-B.) : Le Prix France - Acadie créé en 1979 par l’association française Amitiés France - Acadie avec le soutien de la Fondation de France, est ouvert « aux auteurs nord-américains de langue française ayant produit des ouvrages susceptibles de favoriser la connaissance de l’Acadie » (article 2 du règlement).

HALIFAX : Le 15e Festival Cinema on the Bayou à Lafayette en Louisiane, aura lieu du 22 au 29 janvier. Cinq films acadiens des provinces Maritimes y seront présentés dont les deux récents films du cinéaste Phil Comeau. Ils incluent le court métrage Belle-Île en Acadie sur la visite chez nous l’été dernier des Acadiens de Belle-Île-en-Mer de France, et le long métrage Vague d’Acadie sur le phénomène de la popularité de la musique des artistes acadiens au Canada et en Europe. Les trois autres films sélectionnés au festival sont le long métrage Pour mieux t’aimer de Denise Bouchard et Gilles Doiron, le moyen métrage Le Prince de l’Acadie de Julien Robichaud, et le court métrage 54 North de Mélanie Léger et Émilie Peltier, ces trois derniers films étant issus du Nouveau-Brunswick.