ATLANTIQUE : La Société Nationale de l’Acadie est attristée par les tensions qui ont fait surface entre les pêcheurs autochtones et les pêcheurs non autochtones dans la région du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse.

La présidente de la Société Nationale de l’Acadie, Louise Imbeault, appelle au calme et au dialogue.


« Les tensions sont vives. Nous le voyons et nous le comprenons. Nous savons aussi que ce conflit ne pourra être résolu que par le dialogue et la discussion entre les parties prenantes. »


L’Acadie entretient des liens d’amitié et de collaboration depuis de nombreuses années avec les nations Mi’kmaq et Malécites, poursuit Mme Imbeault.


« Le conflit en Nouvelle-Écosse n’est pas entre l’Acadie et les peuples autochtones. Les peuples autochtones sont nos alliés et nous les leurs. Ce conflit est au sujet de l’accès à une ressource et il implique le Gouvernement du Canada, les autochtones en vertu de leur droit à une pêche de subsistance et les pêcheurs non autochtones soucieux de protéger la ressource et leur propre gagne-pain. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités, prendre acte des revendications des uns et des autres, et intervenir dans les plus brefs délais pour rencontrer les parties prenantes et résoudre cette situation. »


La SNA réitère l’attachement et les liens historiques qui existent entre l’Acadie et les peuples des Premières nations.


La SNA a signé une entente de reconnaissance d’entraide avec le Grand Chef Mi’kmaq John Joe Sark, en 1993. Elle a également signé en 2010 un accord de paix et d’amitié avec la Confédération des Mi’kmaq du Nouveau-Brunswick, avec le Chef régional Roger Augustine. 


En 2017, la SNA était à Grand-Pré lors des Retrouvailles pour soutenir les efforts de dialogue, de vérité et de réconciliation avec les peuples des Premières Nations Mi’kmaq et Malécites.


Enfin, le 16 août 2019, en plein coeur du Congrès mondial acadien 2019, des membres du conseil d’administration de la SNA et de son personnel ont participé au Mawiomi tenu sur la terre Mi’kmaq traditionnelle et sacrée sur laquelle se trouve le parc national de Kouchibouguac.


Et plus récemment, la SNA a réitéré son appui aux Premières nations dans leurs revendications auprès du Gouvernement du Canada et des Provinces quant à une enquête sur le racisme systémique dont elles sont victimes.

Amber d'Entremont
Amber d'Entremont
Hannah Szypulski est originaire de la côte nord de l’Allemagne, d’une ville appelée Bremerhaven et vit actuellement à Yarmouth. En 2016, lors d’un voyage en Islande, elle a rencontré son amour, Josh, et trois ans plus tard (en 2019), elle a déménagé en Nouvelle-Écosse.    

Après avoir vécu toute sa vie dans les villes, elle était prête pour un style de vie tranquille et plein de nature. Hannah était avide d’espace, le genre d’espace que l’on ne peut trouver que dans des endroits reculés, alors lorsqu’elle a déménagé ici pour être avec son partenaire Josh, elle a été agréablement surprise, un peu comme les deux oiseaux d’une pierre, ne vous appelant pas Josh l’oiseau. Haha! Autant elle se sent chez elle ici, au bord de l’océan, des lacs, des arbres, etc., autant la folie de la ville lui manque parfois et quand ces moments-là arrivent, elle se contente de mettre de la musique et des danses rave. Une fille selon mon propre cœur.

    « Ich habe das Gefühl, dass meine Kreativität hier ein Zuhause gefunden hat. »
Qui veut dire :  « J’ai l’impression que ma créativité a trouvé un foyer ici. »


En 11e année, Hannah est allée aux États-Unis dans le cadre d’un échange d’étudiants pendant un an. Après cela, elle était censée terminer ses études secondaires, mais au lieu elle a travaillé dans un café, jusqu’à ce qu’elle entre dans une école de design de bijoux et, croyez-le ou non, toutes ses compétences en dessin et en graphisme sont autodidactes.


« Amber : Je n’ai pas fini l’école de bijouterie, je suis retournée au café, puis je suis allée à l’école de physio, j’ai arrêté pour travailler à nouveau dans un café, puis je suis allée au Canada. N’hésitez pas à inclure ceci, mais c’est un peu ennuyeux de dire combien d’écoles j’ai quittées hahaha! » 




Rosie Aucoin-Grace
CHÉTICAMP : Ces dernières semaines, un appel urgent a été lancé au public sur les médias sociaux pour qu’il signe une pétition concernant des améliorations indispensables pour le Foyer Père Fiset. Comme les demandes de modifications ont été refusées par le passé, de nombreux résidents de Chéticamp estiment qu’il est temps de se pencher sérieusement sur la situation et de passer à la vitesse supérieure.

Community Matters - Allons-y ensemble est un groupe de bénévoles de Chéticamp qui se consacre à lancer, à faciliter et à soutenir des projets de collaboration positifs dans leur région au profit de ses résidents. Ils ont lancé cette pétition qui visait à attirer l’attention du premier ministre du Canada, Justin Trudeau et de divers autres chefs de service. Tout cela est venu en soutien au Comité Vision 2020 qui a essayé avec diligence de faire avancer l’expansion du Foyer Père Fiset sans succès.


 Le fer de lance de cette mission est Vision 2020, un groupe communautaire formé en association avec le Foyer Père Fiset, afin de diriger le projet d’expansion et d’amélioration. À l’automne 2019, Vision 2020 a eu tous ses « canards dans le même sac » concernant l’aile supplémentaire, attendue depuis longtemps et dont on a désespérément besoin, pour faciliter les normes d’occupation des chambres. Ils ont obtenu les permis de terrain, les permis de construction, les plans, le soutien de la communauté, tous les services gouvernementaux nécessaires, tout est prêt à démarrer. La seule chose nécessaire est le financement du gouvernement.  

      

Malheureusement, les propositions de financement ont été refusées pour des raisons inexpliquées ; même si trois autres projets du Foyer Père Fiset ont été soumis en même temps et ont été approuvés.

     

Les ajouts nécessaires permettraient de ramener le surpeuplement actuel des chambres des aînés à un niveau plus sain et plus acceptable d’occupation d’une chambre individuelle. En avril, la ministre fédérale de l’Infrastructure et des Collectivités, l’honorable Catherine McKenna, a annoncé publiquement qu’elle était à la recherche de projets prêts à être mis en œuvre dans lesquels les personnes âgées pourraient investir. Le Foyer Père Fiset correspond parfaitement à cette catégorie!

      

La présidente de Community Matters-Allons-y ensemble (CMAE), Velvet Dodge Matinnia, a déclaré : « Nous devons améliorer notre établissement de soins de longue durée et les soins à notre population âgée ». Elle a poursuivi en disant : « Nous avons écrit des lettres pour soutenir une proposition existante de construction d’un nouveau bâtiment, très attendu et très nécessaire, au Foyer Père Fiset. Ce projet est en cours depuis plusieurs années, et tous les documents et demandes ont été dûment déposés auprès de leurs agences gouvernementales respectives. Il s’agit d’une expansion urgente et prête à être mise en œuvre. Les résidents vivent ici dans des conditions de surpeuplement inférieures aux normes ». 

     

« Cette proposition étant refusée sans même une explication est inacceptable. Nous avons besoin de votre aide en tant que communauté pour montrer votre soutien à cet important projet et pour faire entendre nos voix individuelles et collectives au nom de nos aînés, de notre communauté. Community Matters-Allons-y ensemble. Soutenez le projet d’agrandissement du Foyer Père Fiset de Vision 2020 et tous nos aînés. Nous invitons les gens à nous aider en signant la pétition dans le cadre de notre mission de concrétisation de cette extension », déclare Mme Matinnia.

     

« Nos aînés ont construit les communautés dont nous bénéficions aujourd’hui. Grâce à leur travail acharné, leur dévouement et les impôts qu’ils ont payés, nous en avons bénéficié. Pourquoi les laisserons-nous maintenant à la dérive », conclut Mme Matinnia.


Des lettres et des courriels ont été envoyés au premier ministre Trudeau, au ministre McKenna et à tous les ministères fédéraux concernés, ainsi qu’au premier ministre Stephen McNeil de la Nouvelle-Écosse, au ministre de la Santé et du Mieux-être, Randy Delorey, et à tous les ministres provinciaux concernés, et également aux fonctionnaires et conseillers municipaux. Trois réponses automatiques sans engagement par courrier électronique sont revenues, et une lettre récente du bureau du ministre de la Santé de la Nouvelle-Écosse a déclaré : qu’ils ne sont actuellement pas en mesure de donner suite à la proposition, mais que le plan à long terme est d’avoir la participation des parties prenantes à tous les niveaux ».

 

La pandémie de la COVID-19 présente un scénario effrayant si un tel virus devait se retrouver au Foyer Père Fiset avec les installations très exiguës et partagées qui existent aujourd’hui. Les résidents de cet établissement sont une partie vitale de la communauté et méritent beaucoup mieux dans leur âge d’or.

     

Les établissements de soins de longue durée dans d’autres régions du Cap-Breton, notamment à Inverness et Baddeck, sont des résidences de pointe, tandis que le Foyer Père Fiset fonctionne avec un vieux bâtiment rapiécé, ce qui est en soi inacceptable.


« Nos aînés sont ceux-là mêmes qui ont construit la communauté et le niveau de vie dont nous jouissons aujourd’hui. Non seulement ils le méritent, mais ils ont aussi gagné notre respect et notre attention. Il est prioritaire, parmi toutes les priorités, qu’ils soient pris en charge et qu’on leur accorde le plus haut niveau de soins possible. Cela doit se faire », déclare André Bourgeois - entrepreneur local, professionnel de l’industrie musicale et défenseur de la communauté.

Robert Fougère
ARICHAT : Il était impossible de prédire comment se passerait la rentrée scolaire 2020 à l’École Beau-Port à Arichat. Comme pour toutes les écoles de la province, d’ailleurs, une réouverture en temps de pandémie et sous des mesures d’urgence n’avait pas fait ses preuves, n’avait pas été expérimentée. C’était du jamais vu. Pas de gabarit. Pas de carte routière. Pas de vécu. Pas de sources d’expériences dans lesquelles aller puiser. Mais, malgré l’inquiétude, l’incertitude, les craintes, l’anxiété, l’angoisse et tout le reste des émotions qui s’y rattachaient, la rentrée s’est déroulée assez rondement et sans accrocs majeurs, selon la directrice Jacinta Samson-Sullivan.

C’est que l’administration, le personnel enseignant, le personnel de soutien ainsi que les parents avaient fait leur devoir. Les préparatifs minutieux ont porté les fruits voulus. Les résultats visés ont été positifs. Selon Mme Samson-Sullivan, il faut dire que c’est une rentrée très différente de la normale et que les changements s’avèrent nécessaires quasi tous les jours. Mais on s’y attendait, étant donné le manque de recettes. Les joueurs importants, nommés ci-dessus, ont pris au sérieux la tâche de garder en sécurité tout le monde qui franchit le seuil de l’école. Donc les changements ne sont pas seulement tolérés, ils sont acceptés à bras ouverts pour le bien-être de toutes et de tous, étudiants, étudiantes et personnel. « Ce qui prime, dès le départ, c’est de s’assurer que les jeunes et les moins jeunes connaissent et apprécient les mesures de sécurité et les protocoles à suivre », nous dit la directrice par voie de téléphone. Il n’était pas possible pour Le Courrier de la Nouvelle-Écosse de se rendre sur place, comme les visites sont déconseillées, ce qui fait le point sur une des mesures à suivre. 


Lors de la conversation, nous avons appris en quoi la rentrée 2020, à la COVID-19, est différente des rentrées antérieures. Bien sûr, il y a le port du masque, la désinfection et le lavage des mains plus que d’habitude, la distanciation lorsqu’il est possible et des visiteurs rarement ou pas accueillis. Cela fait partie de la grande différence. Ça ressemble à ce qui se passe, de plus en plus, partout dans le village, dans les régions desservies par l’École Beau-Port. Il est vrai que l’école est le reflet de la communauté et que l’école est une extension de la communauté. Ces mots prennent un sens particulier en ce septembre 2020, en ce temps de pandémie.      


Quoi de neuf encore? Certaines classes se feront à l’extérieur, quand la température s’y prêtera. Mme Samson-Sullivan explique que les bancs d’école sont des bûches coupées à une hauteur appropriée pour les jeunes écoliers. La distanciation est plus facilement atteinte, au moins pour ces occasions et d’un même coup on profite de l’air pur et frais. Un repos du port du masque et pas de soucis pour ce qui est de système de ventilation, lors de ces occasions en dehors. L’air pur et frais a déjà fait ses preuves pour ce qui est de pratiques bénéfiques à la santé. Plus de temps à l’extérieur, en situation d’apprentissage, pourrait être interprété comme une retombée positive de la rentrée scolaire 2020. 


Pour ajouter aux changements et pour démontrer de la flexibilité, afin de garder toutes et tous en santé, Mme Jacinta dit que dès les premiers jours on a déplacé des élèves trop nombreux pour la grandeur de leur salle de classe originale, dans un local qui permettait la distanciation. Un local qui servait à d’autres fins, mais la sécurité et la santé des étudiants, des enseignants obligent et ces décisions doivent être prises sur le tas. Pas question de jongler pendant des semaines, comme il aurait pu être le cas pour des rentrées scolaires ordinaires. Est-ce un deuxième exemple de retombée positive de la situation actuelle de pandémie?    


Après une longue absence de l’École Beau-Port, soit de mars à septembre, est-ce qu’il y aura raison d’apporter des modifications, des adaptations aux objectifs? Selon la directrice, il faudra doubler les efforts, dès le début de l’année, pour que les jeunes reprennent le pli du parler en français. Souvent le foyer n’est pas lieu où le français se parle couramment et fréquemment. Donc, il faudra multiplier les efforts, au début, pour que le français devienne la langue de choix dans les activités scolaires et quotidiennes.


L’auteur de cet article pense à haute voix en écrivant que l’on voudrait que la communauté devienne le reflet de l’école acadienne, en ce cas-ci. Ce serait une autre retombée positive de la COVID-19 et d’une rentrée pas comme les autres, si dans la communauté on multipliait davantage l’usage du français dans toutes les activités quotidiennes dans la communauté, même si, obligatoirement, à une distance de deux mètres.

Norbert LeBlanc
TUSKET : Les élections de la municipalité d’Argyle et du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) auront lieu le samedi 17 octobre prochain. Cette élection ne ressemblera pas aux élections du passé. À cause de la pandémie causée par la COVID-19, il n’y aura pas de bulletins de vote en papier. Les électeurs auront le choix de voter en utilisant leur téléphone ou un appareil connecté à Internet.

Pour en comprendre davantage, le déroulement des prochaines élections municipales, Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Kim Rowley le mardi 15 septembre dans son bureau à l’édifice administratif de la municipalité d’Argyle. Mme Rowley est la directrice de scrutin pour les élections de la municipalité d’Argyle ainsi que les élections du Conseil scolaire acadien provincial pour les comtés de Yarmouth et Shelburne. Lori Murphy a été embauché pour appuyer la directrice de scrutin.


Mme Rowley a suivi des formations en ligne afin de l’aider à combler ce poste. En date du 15 septembre, il y avait 6 617 électeurs inscrits dans la municipalité d’Argyle. Le vote électronique pour les prochaines élections va commencer le lundi 5 octobre à 7 h (le matin) et va se continuer jusqu’à 19 h le samedi 17 octobre. Les électeurs du district vont recevoir une lettre une semaine avant l’élection et dans cette lettre, les électeurs pourront voir leur district, ainsi que les candidats qui se présentent aux élections. Si les électeurs sont des ayants droit, ils pourront également voter pour trois membres du CSAP.


Selon Mme Rowley si les électeurs ont besoin de l’aide, ils pourront se rendre à des kiosques d’assistance aux électeurs soit aux Archives à Tusket, le 13 octobre et 15 octobre de 14 h à 19 h ; à la bibliothèque de Pubnico, le 14 octobre et le 16 octobre de 14 h à 19 h; à la salle des pompiers de Wedgeport le 14 octobre et le 16 octobre de 14 h à 19 h. Il est à noter que ceux et celles qui se rendront aux kiosques devront respecter les consignes de la Santé publique. Il y aura un kiosque d’assistance aux Archives à Tusket le 17 octobre de 8 h à 19 h.


La municipalité d’Argyle comprend neuf districts et les candidats pour chaque district sont les suivants : district 1 : Doreen Frotten, Danny Muise; district 2 : Roderick Murphy Jr, Ted Saulnier, Raymond Tabb; district 3 : Gordon Boudreau, Kristen LeBlanc, Verna Wirth; district 4, Guy Surette, élu par acclamation; district 5 : Nicole Albright, Malcolm Madden; district  6 : Richard Donaldson, Craig Prouty; district 7 : Kathy Bourque, élu par acclamation; district 8 : Glenn Diggdon, élu par acclamation ; district 9 : Calvin d’Entremont, Susanne d’Eon. Il n’y aura pas d’élections dans trois districts de la municipalité, cependant les électeurs auront l’occasion de voter pour un membre du conseil d’administration du CSAP.


Le CSAP est le seul conseil scolaire de la province de la Nouvelle-Écosse qui aura des élections en octobre 2020. Le CSAP a un mandat provincial et par conséquent, il est dirigé par 18 conseillers scolaires qui sont élus à travers la province. Ces 18 membres représentent les régions suivantes : Par-en-Bas, Clare, la vallée d’Annapolis, Halifax, la Rive-Sud, Truro, Pomquet, Isle Madame, Chéticamp et Sydney. 


 


PETIT-RUISSEAU : Le comité organisateur du Congrès mondial acadien 2024 (COCMA 2024) est fier d’annoncer que Vaughne Madden est entrée en poste le 14 septembre en tant que directrice générale du Congrès mondial acadien 2024.

Native de la région hôtesse, Mme Madden a consacré sa carrière entière à diriger des organismes représentant les intérêts des Acadiens et des francophones et en faisant la promotion de l’Acadie.


Entre autres, elle a fait partie de la direction de plusieurs organismes tels que la Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse et de la Société Promotion Grand-Pré et a été directrice générale des Affaires acadiennes au sein du gouvernement de la Nouvelle-Écosse de 2005 à 2016.


« En tant que directrice des CMA de 2004 et de 2019, Vaughne apporte une expérience directement liée à l’organisation du prochain CMA en plus de ses acquis dans la gestion et la promotion d’organismes », lance Allister Surette, président du comité organisateur du Congrès mondial acadien 2024.


Pour sa part, Mme Madden affirme « Les CMA réunissent les Acadiens du monde, mais jouent également un rôle important dans le développement de la région hôtesse. Les années de préparation sont aussi importantes que l’événement même en ce qui concerne l’impact du CMA à tous les niveaux. Je suis fière de retourner travailler dans ma région natale. »


Norbert LeBlanc
PAR-en-BAS : Deux autres candidats dans la région de Par-en-Bas ont posé leur candidature afin de se faire élire au conseil d’administration du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) lors des prochaines élections qui auront lieu le 17 octobre. Ces deux candidats sont Denise Babin, employée de Régie de la santé de la Nouvelle-Écosse et Greg Foster un enseignant qui fait la suppléance dans les écoles du sud-ouest de la province.

Denise Babin : Lors d’une rencontre avec Denise Babin le lundi 14 septembre, nous avons découvert qu’il y a longtemps que Mme Babin s’intéresse à l’éducation et surtout à l’éducation de ses deux enfants. Elle a siégé à des comités consultatifs des écoles suivantes : École Belleville et École secondaire de Par-en-Bas. Pendant ces deux mandats, elle a pris connaissance de la réussite des élèves, un sujet qui semble particulièrement l’intéressé.


Mme Babin a longtemps dévoué son temps au bénévolat en région. Elle s’est engagée à appuyer les jeunes aux Jeux de l’Acadie. Elle a beaucoup valorisé cette activité, car cela permet aux étudiants de la région de rencontrer d’autres jeunes à travers la province ainsi que d’autres francophones des provinces atlantiques. Denise Babin a avoué que ça fait un bout de temps qu’elle a songé de se présenter afin de siéger au conseil d’administration du CSAP, cependant elle a été hésitante à cause de l’âge de ses jeunes enfants.


Mme Babin a été très claire qu’elle pense que c’est important d’avoir des enfants dans le système et elle s’engage à être disponible pour représenter les gens de la région. Comme Acadienne, elle est très fière de sa langue et sa culture.


Elle a parlé brièvement des effets de la pandémie sur le système de l’éducation. Elle a noté que cette dernière a eu un effet sur toute la société et que les rencontres ont causé des défis pour les parents et pour les élèves. Elle a conclu que les élèves ont beaucoup manqué le contact personnel.


En ce qui regarde ses plans pour les prochaines quatre ans, Mme Babin a noté les suivants : se faire disponible à la communauté scolaire ; représenter les intérêts de la communauté ; développer des politiques et des procédures pour s’assurer que la voix de la communauté soit respectée.


DARTMOUTH :  Le Conseil jeunesse provincial a tenu son Assemblée générale annuelle (AGA) le 18 septembre dernier.

Cette année, l’AGA a été sous forme virtuelle. Vingt-deux (22) membres et quatre (4) partenaires observateurs ont participé. L’AGA a été présidé par un ancien président du CJP, Charles MacDougall.


L’AGA permet aux jeunes francophones et Acadiens de représenter leurs intérêts et leurs écoles au sein du CJP. Celle-ci permet aux jeunes de tisser des liens avec d’autres jeunes d’expression française, de découvrir de nouvelles réalités et de participer à une démocratie par et pour la jeunesse. 


Le nouveau conseil de direction et le conseil d’administration :


-    Aisha Sommerfeld, présidence

-    Riley LeBlanc, vice-présidence

-    Alexandria d’Éon,  secrétaire-trésorière

-    Shereen Sommerfeld, Région centrale et  École Rose-des-Vents

-    Adèle Comeau, École secondaire de Clare

-    Clarisse Gillet, Centre         scolaire Étoile de l’Acadie

-    Rafe Mury, ÉcoleBeau-Port

-    Andréane Gagnon, École NDA

-    Maddison Bezzaire, Région Nord-Est et École acadienne de Pomquet

-    Daphnée de Lamirande, École secondaire du Sommet

-    Kaylee Bourque, École secondaire de Par-en-Bas

-    Dandri Normand,  École secondaire Mosaïque

-    Katryn Brow,  Poste-secondaire

-    Bailey Ross, Université Sainte-Anne


Le CJP remercie  tous les membres, le CSAP, les parents/tuteurs qui ont permis aux jeunes d’assister et les partenaires d’avoir participé à cette AGA virtuelle. Sans eux, cette AGA n’aurait pas été un succès. De plus, le CJP remercie le conseil de direction et le conseil d’administration 2019-2020 d’avoir relevé les défis de la pandémie. 





À propos du Conseil jeunesse provincial de la Nouvelle-Écosse


Le CJP est un organisme à but non lucratif géré PAR et POUR la jeunesse acadienne et d’expression française de 12 à 25 ans de la Nouvelle-Écosse. Il représente et défend les intérêts de celle-ci, ainsi que lui fournit une animation et un encadrement en français lui permettant de développer sa fierté linguistique et culturelle pour qu’elle exerce son plein leadership dans les communautés.


LA BUTTE : Le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) est fier d’annoncer la nomination de Krista Luttmer au poste de directrice régionale par intérim du regroupement Nord. Elle débutera ses fonctions prochainement.

Mme Luttmer est conseillère en élaboration de programmes, français M à 6 au CSAP depuis 2012. Elle a été enseignante de français, sciences humaines et de développement personnel et social à l’École secondaire du Sommet de 2010 à 2011.


Elle a également été enseignante de 6e et 4e année à l’École Bois-Joli de 2004 à 2010.


Elle possède un baccalauréat en traduction de l’Université de Moncton, un baccalauréat en éducation de l’Université d’Ottawa, une maîtrise en éducation de l’Université Mont St-Vincent et elle complète présentement le programme de leadership pédagogique de du Consortium du leadership en éducation de la Nouvelle-Écosse.


Grâce à un parcours professionnel riche et diversifié, Mme Luttmer a développé une solide connaissance de la pédagogie en contexte minoritaire et des aptitudes à établir de bons partenariats au bénéfice des élèves du CSAP. Originaire du Cap Breton, Mme Luttmer saura tisser des liens étroits avec nos communautés de la région. Nous lui souhaitons beaucoup de succès.

Norbert LeBlanc
TUSKET : Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Colton LeBlanc, le député progressiste conservateur d’Argyle-Barrington. Cette rencontre a eu lieu à son bureau de circonscription à Tusket le vendredi 18 septembre. Le but de cette rencontre était pour discuter deux sujets : la rencontre du comité de santé à Halifax et la rentrée des classes en septembre en Nouvelle-Écosse.

Rencontre du comité de santé : Une rencontre du comité de santé de la province de la Nouvelle-Écosse a eu lieu le mardi 8 septembre. Dans le passé, ce comité avait des rencontres régulières, cependant suite à l’arrivée de la pandémie causée par la COVID-19, ce comité a choisi de ne pas se rencontrer en personne jusqu’en septembre 2020. Le comité est composé de neuf membres, dont cinq membres du parti libéral ; deux membres du parti conservateur et deux membres du parti NPD. La présidente de ce comité est Suzanne Lohnes-Croft et Colton LeBlanc est membre de ce comité. Randy Delorey, ministre de la Santé et du Mieux-être ne participe pas aux rencontres de ce comité. Les discussions à l’ordre du jour étaient la réponse du gouvernement face à la pandémie et les étapes à prendre afin de se préparer pour le futur.


Selon Colton LeBlanc, les personnes suivantes étaient présentes pour répondre aux questions du comité : le docteur Robert Strang, médecin-hygiéniste en chef de la Nouvelle-Écosse ; le docteur Kevin Orrell, le ministre adjoint et Jeanine Lagassé, la sous-ministre associée. La rencontre a commencé avec une présentation du Dr Strang, suivi par une série de questions de la part des membres du comité. Colton LeBlanc nous a informés que les membres de son parti politique sont inquiets pour la livraison de services qui existaient dans le passé. Il a précisé que plusieurs services associés avec la médecine préventive avaient pris du recul et il fallait à tout prix, remettre ces services. Colton LeBlanc a indiqué que le sous-ministre avait indiqué qu’il existe un délai de six ou sept mois dans la livraison de services médicaux.


Pendant la rencontre, M. LeBlanc a fait une motion que le comité de santé se rencontre mensuellement (rencontres en personne ou rencontres virtuelles). Il est de l’opinion que ces rencontres sont nécessaires surtout si on entre dans une deuxième vague de la pandémie. La motion de Colton LeBlanc a été défaite par la majorité des membres représentés par le gouvernement en pouvoir.


La rentrée des classes : M. LeBlanc a parlé longuement de la rentrée des élèves en Nouvelle-Écosse qui a eu lieu le mardi 8 septembre dernier. Il a constaté qu’il y avait beaucoup d’inquiétudes face à l’ouverture des écoles de la part des parents, des élèves et des administrateurs. Il attribue cette incertitude à un manque de clarification de la part du ministre de l’Éducation. Il est de l’opinion que la Santé publique avait donné le mandat aux écoles de présenter un plan d’ouverture à leur communauté scolaire, toujours en respectant les consignes de la Santé publique. Colton Leblanc a parlé de l’importance d’avoir des plans standardisés à travers la province et que ces plans pourraient éviter des conflits entre les écoles de la même région.


Le député a terminé son entrevue en parlant des suivants : les lacunes dans l’évaluation pour la COVID-19, ses inquiétudes face aux grippes à l’automne et le manque de services spécialisés dans les écoles. Colton LeBlanc nous a présenté les problématiques associées avec l’évaluation pour la COVID-19 (difficultés avec le système 811 et la longue attente pour les résultats de l’évaluation). Il est aussi déçu avec la livraison du plan d’ouverture des écoles dans la province.


DARTMOUTH : La Fédération acadienne suit avec grande émotion les événements entre pêcheurs autochtones et non autochtones dans la région du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse. La Fédération acadienne déplore ces tensions vives entre deux peuples alliés de façon historique et invite les représentants du gouvernement fédéral à amorcer sans délai une discussion constructive entre toutes les parties en cause pour dissiper ces tensions qui risquent de déchirer nos communautés.

La Fédération acadienne de la Nouvelle-Écosse regroupe 28 organismes régionaux, provinciaux et institutionnels.


Richard Landry
SAULNIERVLLE : Les pêcheurs des Premières nations ont continué de pêcher le homard sur la baie Sainte-Marie suite à la cérémonie de la remise de permis traditionnels le 17 septembre dernier. Et les pêcheurs commerciaux locaux les ont suivi de près et en grand nombre sur la baie. La tension entre les deux groupes se maintient alors que les pêcheurs commerciaux saisissent les casiers des pêcheurs mi’kmaq à mesure qu’elles sont déposées dans la mer.

Des hélicoptères de La Garde côtière et de la Gendarmerie royale du Canada ont circulé pour surveiller les actions des deux groupes. Aussi, de gros navires de La Garde côtière circulaient sur la baie en cas d’incidents graves.


Les bandes autochtones ont établi un campement au quai de Saulnierville pour appuyer leurs pêcheurs qui s’y trouvent. Des centaines d’Autochtones de partout en Atlantique s’y trouvent. 


Aussi, la population locale s’est regroupée le long des côtes de la Baie Sainte-Marie pour appuyer ses pêcheurs locaux du homard. Les deux parties attendent toujours, chacun de leur côté, que le gouvernement fédéral mette fin à cette situation menaçante en Clare en mettant les lois en vigueur, soit les lois des Mi’kmaq qui ont obtenu l’accès à la pêche, soit les lois de Pêches et Océans qui a établi les saisons de pêche fermées afin de protéger le stock.


Nombreux pêcheurs locaux du homard ont aussi manifesté devant les résidences des acheteurs potentiels du homard des Mi’kmaq dans la région afin d’empêcher la vente du homard hors saison. 


Les affrontements rapportés comprennent l’accusation de la part des Mi’kmaq qu’ils ont été attaqués par des fusées éclairantes et l’accusation de la part des pêcheurs commerciaux qu’ils ont été attaqués par des balles en caoutchouc. 


Les pêcheurs locaux se voient, depuis quelques années, aller plus loin dans la baie de Fundy, éloignés de la Baie Sainte-Marie, afin de pêcher le homard qui était jadis abondant près des côtes. Ils voient maintenant le homard pêché en grande quantité par les pêcheurs autochtones et expédiés ailleurs. Ils estiment qu’il y a eu une baisse de 68 % dans les prises du homard au cours des dernières années, soit de 1 720 tonnes en 2017 à 650 tonnes en 2019. Ils craignent pour l’avenir de la pêche.


Les leaders autochtones déclarent qu’ils doivent pêcher afin de sortir leurs communautés de la pauvreté. Les pêcheurs commerciaux déclarent que les Mi’kmaq devraient surtout pêcher dans la région où ils habitent au lieu de se rassembler sur la baie Sainte-Marie.


Martin Normand
Francopresse
OTTAWA :  Dans la foulée du choix d’Erin O’Toole pour diriger le Parti conservateur du Canada, plusieurs commentateurs ont souligné le fait que non seulement le nouveau chef parle le français, mais il le comprend aussi; ses interactions avec les journalistes l’ont bien démontré. On peut s’en réjouir, mais la barre devrait être un peu plus haute. Comprendre le français, c’est une chose. Comprendre les enjeux liés aux langues officielles au pays, cela est une autre.

Sur ce plan, les partis d’opposition à la Chambre des communes ont fait piètre figure depuis l’élection de l’automne 2019. Cette faiblesse de l’opposition fait en sorte que peu d’échanges réels et constructifs se tiennent sur la promotion et la protection des langues officielles et sur l’épanouissement des communautés minoritaires de langue officielle au pays.


Certes, le programme défendu par Erin O’Toole durant la course à la direction faisait référence aux langues officielles, notamment en promettant de collaborer avec les provinces en vue d’appuyer l’épanouissement des communautés de langues officielles en situation minoritaire et d’élargir le mandat du Commissariat aux langues officielles (CLO). Il faudra voir comment ces promesses pourront s’opérationnaliser dans les faits. 


Toutefois, il promet aussi de privatiser la CBC sans pour autant toucher à Radio-Canada ; ce qui, dans les faits, pourrait à terme affaiblir les stations régionales du diffuseur public à l’extérieur du Québec. 


Les partis d’opposition demeurent muets


Mais au-delà des positions du nouveau chef conservateur, les partis d’opposition peinent à articuler une vision précise des enjeux liés aux langues officielles du pays. Il faudra voir si le nouveau porte-parole du Parti conservateur du Canada en matière de langues officielles, Alain Rayes, se fera moins discret que son prédécesseur, Chris d’Entremont. 


Quant à l’actuel porte-parole en matière de langues officielles du NPD, Charlie Angus, il reste complètement silencieux sur ces enjeux tout comme, au demeurant, le chef du parti. 


Or, les moments où leurs contributions auraient été bienvenues ont été nombreux dans les derniers mois : 


Sur la question de l’étiquetage unilingue anglais des produits désinfectants, seul le Bloc Québécois a réagi aux annonces initiales. Il n’y a pas eu de réactions aux règlements inadéquats qui ont suivi et qui devaient permettre de répondre aux inquiétudes dans la population. 


Sur les nouvelles questions du recensement, la seule véritable réaction de l’opposition est venue de l’ancien porte-parole pour les langues officielles du Nouveau parti démocratique, François Choquette, qui a été défait l’automne dernier et qui ne peut donc pas intervenir en Chambre ou en comité. 


Sur les difficultés que rencontrent les institutions postsecondaires francophones ou bilingues au pays, la situation du Campus Saint-Jean en Alberta en particulier, aucun parti de l’opposition n’est intervenu.


Il existe pourtant des espaces privilégiés dans les institutions parlementaires fédérales pour débattre des enjeux liés aux langues officielles ; parmi eux, le Comité permanent des langues officielles de la Chambre des communes. 


Or, dans les dernières semaines, les partis de l’opposition ont instrumentalisé le comité pour donner encore plus d’espace à la controverse entourant l’octroi de la gestion de la Bourse canadienne pour le bénévolat étudiant à l’organisme UNIS. 


À qui le gouvernement doit-il rendre des comptes?


Il y a certes des questions qui demeurent sans réponse quant à la place des langues officielles dans cet épisode. Mais une étude plus vaste sur les clauses linguistiques dans l’octroi de programmes par le gouvernement fédéral à des tiers aurait été plus utile pour les communautés qui espèrent trouver des alliés dans ce comité. 


Soulignons d’ailleurs que ce même comité avait été très prompt à inviter des représentants du gouvernement ontarien après l’annonce de l’abolition du projet de l’Université de l’Ontario français à l’automne 2018. Il n’en a pas fait autant pour la crise que traverse actuellement le Campus Saint-Jean.


Le Parti libéral du Canada est loin de faire un sans-faute quant aux langues officielles depuis son élection en 2015. Nul besoin de faire à nouveau l’énumération des bourdes et des faux pas des dernières années. Il est donc d’autant plus nécessaire d’avoir des partis d’opposition qui sont équipés pour demander au gouvernement de rendre des comptes en matière de langues officielles. 


Les partis d’opposition devraient pouvoir compter sur des éléments clés de leurs caucus qui maitrisent les enjeux liés aux langues officielles, nourrissent les débats, positionnent leurs partis sur ces enjeux et proposent des pistes d’action constructives. Il revient aux chefs de veiller à ce que leurs partis soient en mesure de remplir cette fonction.

Marc Poirier
Francopresse
SAULNIERVILLE : Les arguments, d’un côté comme de l’autre, sont les mêmes qu’il y a 21 ans : les Autochtones affirment que leurs droits de pêche confirmés par la Cour suprême ne sont pas respectés ; les pêcheurs commerciaux soutiennent qu’une pêche hors saison menace la ressource et est illégale. Les ententes conclues, les années de discussions entre le gouvernement fédéral, les Premières Nations de l’est du pays et les pêcheurs autochtones ont-elles changé quelque chose?

Le 17 septembre, des membres de la Première Nation de Sipekne’katik, en Nouvelle-Écosse, sont sortis en mer pour pêcher le homard dans les eaux près des côtes de la baie Sainte-Marie, depuis le quai du village acadien de Saulnierville. 


Un geste fortement contesté par les pêcheurs commerciaux de la région — la plupart Acadiens — certains allant jusqu’à retirer des casiers autochtones de l’eau afin de se faire justice eux-mêmes, accusant Pêches et Océans d’inaction.

Pour comprendre ce qui se passe dans ces eaux troubles, il faut remonter à un autre 17 septembre, celui de l’année 1999. Ce jour-là, la Cour suprême du Canada tranchait dans la cause de Donald Marshall fils, un Mi’kmaq de la Nouvelle-Écosse — maintenant décédé — accusé d’avoir pêché sans permis et vendu 463 livres d’anguille pendant une période de fermeture, à l’aide de filets prohibés.


Une pêche « de subsistance convenable » reconnue


La plus haute cour du pays a statué qu’en vertu de traités conclus entre des Autochtones de l’est du pays et la Couronne britannique en 1760 et 1761, il existe un droit toujours existant pour ces communautés autochtones de se procurer des « biens nécessaires » et d’en faire « l’échange ». 


La Cour a stipulé que ce droit signifie maintenant que les 34 Premières Nations mi’kmaq et malécites des provinces maritimes et de l’est du Québec peuvent effectuer une cueillette de cette ressource pour en tirer une « subsistance raisonnable » – c’est-à-dire la vendre. Cette interprétation, ou la non-interprétation de cette notion de « subsistance raisonnable », est l’une des causes du conflit.


L’autre aspect important est de déterminer « quand » cette pêche « commerciale » autochtone peut s’effectuer. « C’est toute la question de savoir si les pêcheurs autochtones, qui bénéficient collectivement de ce droit-là, ont le droit de pêcher à l’extérieur de la saison dite “normale” de pêche », souligne le professeur de droit à l’Université de Moncton et expert en droit autochtone Serge Rousselle.


En septembre 1999, les membres de la Première Nation d’Esgenoôpetitj (autrefois Burnt Church), dans le nord-est du Nouveau-Brunswick, avaient décidé d’exercer immédiatement ce droit confirmé par la Cour suprême en allant pêcher le homard pour la vente. C’était également une période hors saison. Un conflit majeur avec les pêcheurs non autochtones — ici aussi, majoritairement acadiens — s’en est suivi.


Quelques semaines plus tard, dans un geste inusité, la Cour suprême a publié une « précision » ou un ajout à son arrêt Marshall — qu’on a appelé « Marshall 2 » — qui soulignait

Norbert LeBlanc
TUSKET : Le Conseil de développement économique (CDÉNÉ) de la Nouvelle-Écosse a embauché Ryan Robicheau au mois de mai dernier au poste de conseiller en affaires pour la région d’Argyle. Il existe trois conseillers en affaires en Nouvelle-Écosse : en Argyle, à la municipalité de Clare et au Cap-Breton. André LeBlanc est responsable pour les services en affaires et en entrepreneuriat pour le CDÉNÉ et est responsable des trois conseillers en affaires.

M. Robicheau travaille à partir du campus de l’Université Sainte-Anne à Tusket et Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a eu l’occasion de discuter avec lui afin de comprendre comment il s’attend à continuer à offrir un service bien apprécié dans la région d’Argyle.


Le conseiller en affaires est originaire de la Baie Sainte-Marie et est résident du village de Meteghan. Il a fait ses études scolaires dans Clare et pour faire suite à l’obtention de son certificat de fin d’études secondaires en 2011, il s’est inscrit au Collège communautaire de la Nouvelle-Écosse au campus Burridge à Yarmouth. Il a par la suite choisi de suivre une formation en administration des affaires avec une concentration en services financiers. La première année de ses études s’est faite à NSCC à Yarmouth et la deuxième année à Kingstec à Kentville, d’où il a obtenu son diplôme en administration des affaires en 2014.


Son premier emploi a été à la Banque Royale du Canada à Meteghan et à la Pointe-de-l’Église (2014-2016). Ses responsabilités ont inclus : les prêts, les investissements et la planification financière. En 2016, il a déménagé à Halifax où il a accepté un contrat avec Capgemini et la Banque Royale du Canada. Il a travaillé avec Capgemini jusqu’à 2018. En 2018, il a accepté une position avec Center for Entrepreneurship Education and Development (CEED) et il a travaillé avec cette entreprise jusqu’au printemps 2020. Ses tâches principales avec CEED étaient surtout l’appui aux entreprises.


Une de ses nombreuses tâches comme conseiller en entreprises est d’appuyer les clients de la région en travaillant avec eux sur leur plan d’affaires. Il a été mandaté à offrir ses services aux clients francophones et anglophones de la région et il s’attend à sensibiliser la communauté aux services à l’entreprise que le CDÉNÉ offre dans les différentes régions de la Nouvelle-Écosse.


M. Robicheau a parlé des défis de son nouvel emploi. Il a avoué que l’incertitude causée par la pandémie de la COVID-19 a un effet sur l’économie de la région. Ces défis sont surtout évidents avec les petites entreprises et avec le secteur de la pêche. Il a noté que la pêche joue un rôle assez important en région.


Il a terminé son entrevue en invitant ceux et celles de la région qui désirent de plus amples renseignements de communiquer avec lui à rrobicheau@cdene.ns.ca ou par téléphone au 902-648-3531. Ces clients ont également l’option d’organiser un rendez-vous avec lui au campus de l’Université Sainte-Anne à Tusket. Il nous a confié qu’il préfère organiser une première rencontre avec les clients potentiels afin de déterminer les besoins individuels des clients. Il est toujours prêt à accompagner les nouveaux clients dans la découverte de services offerts par le CDÉNÉ.


Robert Fougère
ARICHAT/SAINT-PIERRE : Le directeur de scrutin, pour la région de Richmond, a dévoilé en fin de journée, le 8 septembre, date butoir pour les candidatures aux élections municipales du 17 octobre, la liste des candidats et candidates.

Cette liste indique que tous les districts municipaux verront des élections. Personne n’aura un laissez-passer, pour ce qui est des conseillers municipaux. Il faudra faire valoir sa position et convaincre les électeurs de marquer leur X dans la bonne case. Oui, ça se fera papier et crayon, malgré la Covid-19. En revanche, les conseillers scolaires au Conseil scolaire acadien provincial (CSAP), région de Richmond/Port Hawkesbury, sont élus, encore une fois, sans opposition et nul besoin de faire connaître ses atouts, ses forces et sa motivation. Donc, un laissez-passer pour les deux conseillers scolaires au CSAP, comme cela a été le cas depuis sa formation, du moins pour la région. 


Voici ce qui a paru le mardi 8 septembre à 17 h, dans un communiqué publié par le directeur de scrutin pour Richmond, Clair Rankin.


La liste officielle des candidats pour Richmond est la suivante :


District 1

Brandon Boudreau

James Goyetche

Rod Samson

Shawn Samson


District 2

Gerry Bourque

Carolyn Clackdoyle

Michael Diggdon


District 3

Brian Marchand

Melanie Sampson


District 4

Gilbert Boucher

Amanda Mombourquette


District 5

Jason Maclean

Brent Sampson


Municipalité de Richmond et la ville de Port Hawkesbury, élections au CSAP :


Candidats

Cetus J. David — Acclamation

Blair Leo Samson —         Acclamation


Quatre des cinq conseillers sortants sont en lice pour un nouveau mandat de quatre ans. Il s’agit de James Goyetche, Brian Marchand, Gilbert Boucher et de Jason MacLean. Alvin Martell, conseiller depuis 2004 pour la région d’Arichat-Ouest et environs, a tiré sa révérence. Deux des candidats font un retour à la compétition municipale, soit Gerry Bourque qui avait été défait en 2004 par Alvin Martell et Rod Samson pour le district 1 qui avait perdu son siège à James Goyetche, en 2016.


Quelles sont les chances qu’une femme occupe une place, ou plus encore, à la table municipale en Richmond, après le 17 octobre 2020 ? Trois femmes se présentent comme candidates, ce qui représente une forte participation féminine par rapport à l’élection municipale 2016, à Richmond. Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a déjà souligné, dans un autre numéro, les efforts importants en région de Richmond et Port Hawkesbury pour encourager la participation des femmes dans le domaine de la politique. Les électeurs ont certainement des choix à faire et les résultats seront connus le 17 octobre. Le manque de candidates ne servira pas d’excuse lors de ces élections.  


Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a joint, par voie de téléphone, Gerry Bourque, un Acadien d’Arichat, qui se présente de nouveau après une absence de plus de quinze ans. Ce qui le motive, c’est de mettre de l’ordre dans un conseil qui a souillé sa réputation ces dernières années. Il a dit : « La municipalité était vue d’un bon œil dans le passé et ce n’est pas le cas aujourd’hui. Je veux faire ce que je peux pour changer ça et revenir à un semblant de normalité. »


Au téléphone, Cetus David, nouveau conseiller scolaire au CSAP, élu sans opposition, a dit qu’il est là pour voir à ce que les élèves continuent d’être la priorité du CSAP. Il ajoute : « Le bien-être des élèves est de première importance et toutes mes décisions seront prises en conséquence. » Cetus David est retraité du CSAP, ayant occupé un poste dans le secteur des ressources humaines, lors de ses dernières années de travail. Il arrive bien connaissant du domaine de l’éducation pour y avoir fait carrière et il est prêt à faire une autre contribution.  


Un des premiers à s’afficher publiquement comme candidat pour le district2, ce qui comprend Arichat/Arichat-Ouest/d’Escousse et le passage Lennox.

Rosie Aucoin-Grace
Il y avait beaucoup d’excitation dans l’air alors que les membres du comité de Lifeline 224 et d’autres bénévoles se préparaient à l’arrivée d’une deuxième famille syrienne à Chéticamp. Cette famille devait arriver en mars 2020, mais le processus a été retardé en raison des restrictions imposées par le Covid-19. Ils sont arrivés le lundi 24 août à 23h30 à l’aéroport de Sydney, où ils ont été accueillis par une foule de personnes brandissant des pancartes de bienvenue, des drapeaux canadiens et des acclamations.  

Bien que fatigués après ce long voyage, ils étaient tous souriants et attendaient avec impatience d’être réunis avec leur famille, déjà arrivée ici en 2016. Rahmeh Alnassan, a accueilli son frère Mohammad, sa belle-sœur Hibat et son neveu de 4 ans, Zein, dans leur nouveau refuge au Canada. Cette nouvelle famille a été récupérée et transportée à Chéticamp en suivant toutes les directives requises en cas de pandémie et a été mise en quarantaine dans son logement du centre-ville de Chéticamp pendant les quatorze jours obligatoires. En raison de la quarantaine et des précautions de sécurité, les résidents de Chéticamp et de la région ont été priés de s’abstenir de « visites de bienvenue », mais ont suggéré que s’ils voyaient cette famille sur le pont à l’extérieur, ils devaient saluer et klaxonner.

 

Il y a plus de quatre ans, Lifeline 224 a entamé le processus de parrainage d’une famille de réfugiés syriens en vue de sa réinstallation dans la région acadienne de notre comté. Lifeline 224 est un groupe de personnes, d’entreprises, d’organisations et d’églises locales qui aident l’église unie St. Andrews de Pleasant Bay à parrainer les réfugiés.

 

Andrews United Church à Pleasant Bay. Leur mission est de promouvoir le parrainage de réfugiés au Canada dans le but d’atteindre toutes les personnes intéressées à donner un coup de main pour la réinstallation de ces nouveaux arrivants dans la région et de défendre et d’éduquer afin de devenir une communauté accueillante pour les nouveaux arrivants. « Le résultat final est une situation gagnant-gagnant : un nouveau foyer pour les réfugiés qui ont besoin d’un endroit sûr pour vivre et de jeunes familles pour une communauté vieillissante », déclare Howard MacKay, président de Lifeline 224.

Les membres actuels du comité de Lifeline 224 sont Howard MacKay, Carolyn MacKay, Cindy Crawford Roach, Michel Williatte-Battet, Heather Davis, Velvet Matinnia, Annette LeLièvre, Lenora Timmons, Jeannie Urquhart et Ginette Chiasson.

 

Membre du comité, Velvet Matinnia déclare : « Syrian Lifeline 224 est très heureux de recevoir les nouveaux membres de notre communauté à Chéticamp. Mohamed, Hibat et son fils Zein sont arrivés et ont terminé leurs quatorze jours d’isolement en bonne santé. Syrian Lifeline 224, ainsi que le fier parrainage de la famille de l’église St. Andrew’s de Pleasant Bay, se réjouit de présenter à la famille cette merveilleuse communauté. Le soutien et les encouragements reçus de tous les membres de notre communauté, des entreprises et des associations sont profondément appréciés ». Elle a ajouté : « Je suis ravie de voir que Zein a commencé l’école maternelle à « Grandir en Français » et que Rahmeh Alnassan et sa famille sont enfin réunies avec leurs proches. »


En 2016, lorsque Mahmoud, Alnassan et Rahmeh et leurs trois enfants sont arrivés, il était réconfortant de voir comment la communauté a accueilli cette famille. Leur intégration dans la culture locale en dit long sur la capacité d’adaptation de la famille. La générosité et l’acceptation de la communauté locale ont été exceptionnelles; et pour cela, la famille est extrêmement reconnaissante. Les enfants se sont installés dans les écoles locales et sont maintenant trilingues (anglais, français et arabe), les parents ont un emploi et ont acheté une maison. Ils ont maintenant un monde de possibilités. Les bénévoles impliqués sont fiers et honorés d’avoir été à leurs côtés tout au long de ce voyage et sont devenus de bons amis.

 


POINTE-de-l’ÉGLISE : Compte tenu des événements survenus récemment, le comité de discipline de l’Université Sainte-Anne s’est réuni afin de déterminer si les actions d’une étudiante ou d’un étudiant constituaient un comportement inacceptable selon les consignes de Santé publique, le code de conduite COVID-19 et le code de conduite des étudiants de l’Université Sainte-Anne.

À la suite du processus disciplinaire, l’Université Sainte-Anne a expulsé l’étudiante ou l’étudiant en question, à la fin de sa période d’isolement.


Les membres du comité de discipline ont répertorié plusieurs infractions. D’abord, le non-respect des consignes de santé publique et du code de conduite COVID-19 de l’Université Sainte-Anne qui obligent que toute personne en provenance de l’extérieur des provinces atlantiques s’isole pendant 14 jours. L’évaluation de Santé publique avait révélé que la personne en question n’avait pas respectée les conditions d’auto-isolement.


Ensuite, le code de conduite des étudiantes et des étudiants de l’Université Sainte-Anne stipule qu’il est inacceptable de créer une situation qui puisse mettre en danger la santé ou la sécurité d’autrui et qu’il est interdit de donner de fausses informations à qui que ce soit concernant son statut ou son dossier universitaire à l’Université Sainte-Anne.


L’Université Sainte-Anne souhaite rappeler à toutes personnes que nous vivons une période de crise. Les sources de stresse sont nombreuses et chaque personne réagit différemment à des événements déclencheurs. Nous avons tous le choix de faire preuve de compréhension et de compassion dans ces temps difficiles. 


La prévention de la propagation de la COVID-19 est un effort collectif. Respectez l’ordonnance et les directives en matière de santé publique – bien se laver les mains, adopter de bonnes mesures d’hygiène et respecter l’éloignement physique quand il faut le faire- et ça va bien aller.

Norbert LeBlanc
PUBNICO-OUEST/YARMOUTH : Le Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) se prépare pour les élections du 17 octobre prochain. Pendant ces élections les électeurs de la région de Par-en-Bas vont élire leurs nouveaux représentants municipaux ainsi que trois membres qui vont siéger sur le conseil d’administration du CSAP pour les quatre prochaines années. Dans la région de Par-en-Bas, il y a quatre personnes qui s’intéressent à siéger sur le CSAP. Les quatre personnes sont Jeanelle d’Entremont, Clyde deViller, Denise Babin et Greg Foster.

Le Courrier de la Nouvelle-Écosse a rencontré Jeanelle d’Entremont et Clyde deViller, deux membres actuels qui cherchent un autre mandat. La semaine prochaine nous prévoyons une rencontre avec Denise Babin et Greg Foster.


Jeanelle d’Entremont vient d’effectuer son troisième mandat. Mme d’Entremont est présentement la vice-présidente du CSAP, une position qu’elle a occupée à plusieurs reprises.


Elle nous a présenté une liste exhaustive des réussites du CSAP dont elle est particulièrement fière et elle est très contente de la population scolaire du CSAP. Elle a mentionné que le CSAP continu a rapporté une population croissante assez importante. En effet, le CSAP semble être un conseil qui grandit par le nombre de ses élèves, ses écoles et son personnel. Elle est très contente de collaborer avec une équipe scolaire de haute qualité. Mme d’Entremont a aussi signalé l’ouverture de la nouvelle école à Dartmouth ainsi que l’annonce d’une nouvelle école à Wedgeport. Elle nous a annoncé que les quatre écoles françaises de la région sont sur une liste préparée par le conseil pour des rénovations, des ajouts ou de nouvelles constructions. Elle aime son rôle qui est à l’écoute des parents de la région.


Elle a parlé brièvement de la pandémie et de ses effets qui ont eu lieu sur le système scolaire. Elle a noté que la plupart des réunions du CSAP ont été des rencontres virtuelles.


En ce qui concerne ses plans pour le futur Mme d’Entremont espère que les travaux de construction et de rénovations des écoles avancent avec vitesse. Elle a également parlé de sa déception qu’un nouveau projet de loi scolaire pour le CSAP n’a pas encore été réalisé. Elle a terminé son entrevue en constatant qu’elle se présente comme candidate aux élections, basée sur son parcours.


Elle a aussi mentionné « que pour elle, même qu’ont suivre les consignes de sécurité de la province pour la COVID-19, nous avons l’obligation d’offrir une éducation de qualité tout en respectant le fait que ces élèves méritent une expérience qui leur permet de développer a leur plein potentiel, et ce émotionnellement aussi ».


Clyde deViller a lui aussi décidé de chercher un deuxième mandat avec le CSAP. M. deViller, un Acadien de la région vient de terminer son premier mandat avec le CSAP.


Il nous a présenté une liste des réussites du CSAP pendant les dernières années. Il a constaté que l’annonce d’une nouvelle école à Wedgeport était une annonce bien appréciée et bien reçue. Il a précisé que cette nouvelle école était importante non seulement pour le village de Wedgeport mais pour la région entière qui est desservie par une installation scolaire de ce genre. M. deViller a également mentionné qu’il est très content du nouvel atelier de métier qui sera construit sur les terrains de l’École secondaire de Par-en-Bas. Une des choses dont Clyde se réjouit est le nouveau plan stratégique du CSAP. Il est convaincu que ce plan stratégique sera un outil qui permettra au CSAP d’avancer ses dossiers les plus importants.


Il a parlé des effets de la pandémie sur la gouvernance du Conseil et sur la vie scolaire a observé que certains élèves ont apprécié une éducation à distance, cependant d’autres élèves et parents ont trouvé cette expérience lourde et difficile.


En ce qui regarde ses plans pour le futur du CSAP en région, il espère que les besoins des communautés de Belleville et Pubnico-Ouest soient réalisés par soit des rénovations ou de nouvelles constructions. M. deViller est convaincu que le temps est propice de mettre le plan stratégique en vigueur.


Marc Poirier
Francopresse
OTTAWA : Les deux solitudes linguistiques politiques se sont encore éloignées l’une de l’autre lors des élections provinciales du Nouveau-Brunswick qui ont eu lieu le 14 septembre.

Comme la plupart des observateurs et des sondages le prévoyaient, le Parti progressiste-conservateur dirigé par Blaine Higgs a été reporté au pouvoir. Le premier ministre Higgs, qui dirigeait un gouvernement minoritaire depuis deux ans, a gagné son pari en déclenchant des élections en pleine pandémie et en réussissant à obtenir un mandat majoritaire.


Les bleus ont remporté 27 des 49 sièges de l’Assemblée législative, contre 17 pour les libéraux, trois pour le Parti vert et deux pour l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick.


Encore une fois, les progressistes-conservateurs ont été incapables de gagner l’appui des Acadiens. Pour la troisième élection consécutive — et la deuxième avec Blaine Higgs comme chef — le parti n’a réussi à faire élire qu’un seul député francophone, en l’occurrence Daniel Allain, dans la circonscription de Moncton-Est.


Les résultats dans le nord sont frappants. La région est constituée de 12 des 16 circonscriptions à majorité francophone de la province. Les libéraux ont tout raflé, obtenant un peu plus des deux tiers des votes, 50 points de plus que les progressistes-conservateurs, alors que ceux-ci se sont contentés de 17,5 % et les verts d’à peu près 13 % des voix.


« Aucun gouvernement ne peut être content de diriger une province comme le Nouveau-Brunswick lorsqu’une communauté n’est pas représentée », avance le juriste et spécialiste des droits linguistiques Michel Doucet. « Sur ce plan-là, je crois qu’on est plus mal en point qu’on était en 2018. »


Blaine Higgs blâmé pour la division linguistique


Selon la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB), on assiste à une véritable « aliénation acadienne » à l’image de ce que certaines parties de l’Ouest canadien ressentent face au pouvoir à Ottawa. Et pour le président de l’organisme, Alexandre Doucet, la cause de cette aliénation est claire : « Sans aucun doute, la difficulté du Parti conservateur à aller chercher la communauté francophone, c’est Blaine Higgs. Depuis son arrivée, à titre de chef, ç’a été problématique. »


Blaine Higgs est un anglophone unilingue. Une situation qui ne s’était pas vue depuis le progressiste-conservateur Richard Hatfield, qui a dirigé la province de 1970 à 1987. Celui-ci avait cependant réussi une percée historique pour son parti parmi les Acadiens.


« C’est pas seulement que Blaine Higgs est unilingue anglophone », souligne Stéphanie Chouinard, politologue au Collège militaire royal du Canada à Kingston, en Ontario. « Il y a aussi son passé assez sulfureux du point de vue des francophones. »


Ce passé, dont parle la politologue, remonte aux années 1980 alors que Blaine Higgs était membre et candidat à la direction du parti antibilinguisme Confederation of Regions Party (CoR). Malgré qu’il affirme avoir depuis changé d’opinion au sujet du bilinguisme officiel, pour de nombreux Acadiens, c’est une tache qui lui colle à la peau et qui a encore une fois été soulevée lors de la campagne électorale.


S’ajoutent deux facteurs importants qui nuisent à la cote des progressistes-conservateurs auprès des francophones : Les positions peu favorables de Blaine Higgs à l’égard des francophones pendant son premier mandat, dont la révision à la baisse des exigences linguistiques pour les ambulanciers paramédicaux, et le fait que son gouvernement conserve le pouvoir grâce à l’appui de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, un parti qui souhaite diminuer des droits linguistiques des francophones. 


« Candidat à la direction du CoR il y a 30 ans, se fait élire chef du Parti progressiste-conservateur sans aucun appui des francophones, puis gouvernement minoritaire avec l’appui de la People’s Alliance. Ça fait un bon bilan! », ironise Roger Ouellet.


Ce politologue de l’Université de Moncton croit que les progressistes-conservateurs ont tout un défi s’ils souhaitent regagner les faveurs des Acadiens. « C’est possible, mais il faut un chef qui puisse connecter [avec eux], un parti qui puisse avoir des propositions [dans leur intérêt]. On ne peut pas dire que les Acadiens ont été totalement réfractaires aux conservateurs par le passé. »


En effet, les Acadiens ont régulièrement fait confiance au Parti progressiste-conservateur, particulièrement au début des années 1980 avec Richard Hatfield et dans la décennie des années 2000 grâce au premier ministre francophone Bernard Lord.


Le Parti libéral est maintenant un parti acadien


De leur côté, les libéraux sont dans une situation aussi problématique. Ayant fait élire quatre députés de moins qu’en 2018, leur caucus est maintenant presque entièrement francophone. 


La victoire de plusieurs députés acadiens a même été spectaculaire. Onze candidats libéraux l’ont emporté avec plus de 60 pour cent des voix, dont deux avec plus de 70 % et celle de Shippagan-Lamèque-Miscou. Il s’agit de la même circonscription qui avait élu le seul député progressiste-conservateur en 2018 Robert Gauvin. Celui-ci a quitté les progressistes-conservateurs, joint le Parti libéral et s’est fait élire dans une autre circonscription le 14 septembre avec près de 84 % des voix.


Sur les 17 candidats libéraux élus, Lisa Harris — dans la circonscription de Baie-de-Miramichi-Néguac — est la seule anglophone. La déconnexion semble tout aussi prononcée pour les libéraux avec la communauté anglophone que celle des progressistes-conservateurs avec les francophones.


« Les deux partis principaux, et les libéraux, et les conservateurs ont une introspection très sérieuse à faire », affirme Michel Doucet. Roger Ouellet est tout à fait d’accord : « Les libéraux doivent se demander comment se réconcilier avec les anglophones, surtout ceux du sud-ouest de la province, et à l’inverse les conservateurs doivent se demander comment rebâtir les ponts avec le nord francophone. »


Pour les libéraux, la reconstruction débute maintenant puisque leur chef, Kevin Vickers, a annoncé le soir même des élections qu’il quitterait le parti, prenant la responsabilité de la défaite. Élu chef sans opposition en avril 2019, il a été incapable de se faire élire dans la circonscription de Miramichi, perdant par près de 1 300 voix aux mains de la députée sortante de l’Alliance des gens, Michelle Conroy.


Les verts, une épine pour les libéraux


La montée du Parti vert a également contribué à la défaite des libéraux. La formation, qui avait fait élire trois députés en 2018, n’a pas réussi à faire mieux cette fois-ci, mais ses appuis ont augmenté, divisant ainsi le vote dans plusieurs circonscriptions entre eux et les libéraux, ce qui a permis à davantage de candidats progressistes-conservateurs d’être élus.


À l’issue de cette élection, les verts se sont présentés comme ceux qui peuvent le mieux faire le pont entre les deux communautés linguistiques, ayant fait élire un francophone et deux anglophones bilingues.

Selon Stéphanie Chouinard, cette montée des verts pourrait porter les libéraux à réagir afin de stopper ce mouvement. « Ça envoie un signal aux libéraux qu’il doit y avoir une sérieuse réflexion sur l’endroit où ils veulent se placer sur l’échiquier politique et sur l’appétit des Néobrunswickois pour un parti qui penche plus vers la gauche. »


La société civile acadienne tend la main


D’ici là, la communauté acadienne aura à traiter pendant les quatre prochaines années avec un gouvernement majoritaire n’ayant qu’un seul député francophone. La Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick dit avoir déjà repris contact avec ses interlocuteurs au sein de l’équipe progressiste-conservatrice.


« Non seulement on a un député francophone, mais on a aussi des francophiles à l’intérieur du caucus, précise Alexandre Doucet. Glen Savoie, ministre responsable de la Francophonie (anglophone d’origine acadienne, bilingue) et Dominic Cardy (ministre de l’Éducation, bilingue également) ont toujours été des alliés pour la SANB. »


Les deux principaux dossiers de l’organisme porte-parole sont la création d’un comité législatif permanent sur les langues officielles, à l’image de ceux qui existent aux Communes et au Sénat, ainsi que la révision requise de la Loi sur les langues officielles qui doit être complétée d’ici la fin de l’année 2021.


Les prochaines années diront si les progressistes-conservateurs pourront regagner le cœur des Acadiens, mais selon plusieurs, cet objectif ne pourra être atteint qu’avec un nouveau chef.


QUÉBEC :  « La transmission de notre passion pour la langue française et la culture francophone auprès des jeunes, dans les milieux scolaires, est capitale pour nous permettre de vivre pleinement une identité culturelle francophone épanouissante.

C’est un grand honneur de pouvoir contribuer à cette mission qui m’habite tant », a déclaré Marcel Larocque, élu président de l’Association canadienne d’éducation de langue française (ACELF), lors de son assemblée générale annuelle virtuelle, le 16 septembre dernier.

 

Reconnu pour son amour inébranlable pour l’enseignement et sa volonté de contribuer à former de nouvelles générations de jeunes francophones fiers, confiants et engagés, l’Acadien et Néo-Brunswickois Marcel Larocque cumule une vaste expérience dans le milieu de l’éducation. 


Auparavant vice-président et administrateur pour la région de l’Atlantique à l’ACELF, M. Marcel Larocque est membre du conseil d’administration de l’association depuis 2007. « Je suis tombé sous le charme de l’ACELF dès ma première participation à un événement de l’association en 2006. J’ai tout de suite été impressionné par son pouvoir d’action, sa portée considérable dans les milieux scolaires francophones du pays. Surtout, j’ai été marqué par l’étendue de son réseau : des gens de tous les coins du pays, dynamiques et engagés, qui se sont donné l’objectif de contribuer à aider les jeunes à construire leur identité à travers la francophonie. C’est une grande fierté de faire partie de cette vaste famille. Nous avons collectivement le pouvoir de faire une grande différence », a déclaré le nouveau président de l’ACELF.


Sa carrière en tant qu’enseignant et directeur d’école l’a conduit à la présidence de l’Association des enseignantes et des enseignants francophones du Nouveau-Brunswick de 2007 à 2009. D’août 2009 à mai 2019, il a été le directeur général adjoint de cette association professionnelle avant d’en occuper la direction générale par intérim de juin 2019 à juin 2020.


M. Larocque détient un baccalauréat ès sciences et une maîtrise en éducation, mention administration scolaire de l’Université de Moncton.

Richard Landry
LA BUTTE : Les élections des membres du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) ont lieu tous les quatre ans en même temps que les élections municipales dans la province. Ces élections scolaires ont lieu pour les membres du CSAP seulement, étant donné que les membres du Conseil scolaire anglophone sont nommés par le ministre de l’Éducation et donc ne sont pas élus.

Les prochaines élections auront lieu le 17 octobre prochain. La présidence et la vice-présidence sont nommées par les membres élus au Conseil une fois par an selon la Loi sur l’éducation. La présidente actuelle, Louise Marchand, ne se présente pas comme candidate, ni le président de longue date avant elle, Kenneth Gaudet. Il y aura donc une nouvelle dynamique au CSAP après ces élections. En participant aux élections du Conseil scolaire, on choisit les 18 personnes qui vont établir les politiques, qui prennent les décisions budgétaires et qui soutiennent l’éducation des 21 écoles des 10 régions de la province.


Huit membres sont élus par acclamation, y compris Diane Racette (nouvelle) en remplacement de Hank Middleton à la Rive-Sud. Alfred Benoît à Pomquet et Hélène Lavigne dans la Vallée d’Annapolis ont été réélus. Blair Samson est réélu et Cetus David (nouveau qui remplace Louise Marchand) est élu en Richmond. À Halifax, les trois nouveaux membres, Jeff Arsenault, Katherine Howlett et Marc Pinet vont remplacer Lucien Comeau, André Surette et Marthe Craig.


Il y aura donc des élections dans cinq régions. En Argyle il y a quatre candidats pour élire les trois membres de cette région : Clyde DeViller et Jeanelle d’Entremont (membres actuels) et Greg Foster et Denise Babin. Donnie Jacquard ne sollicite pas un autre mandat après nombreuses années au Conseil.


À Sydney, le membre actuel Marcel LeFort fait face à Clermont Charland (ancien membre) pour combler un poste.


Dans la région de Chéticamp, trois candidats se présentent pour combler les deux postes : Joeleen Larade et Léonard LeFort (membres actuels) et Philippe Haché.


En Clare, quatre candidats veulent combler les trois postes disponibles : Marcel Cottreau (membre actuel), Leon Dugas, Rachelle LeBlanc et Dr Michel Comeau. Kenneth Gaudet et Sophie Thériault ne sollicitent pas un autre mandat.


À Truro, deux candidats se présentent : Jérôme Breau (membre actuel) et Jessica Hinton, pour combler un poste.


Conformément à la Loi sur l’éducation, un individu ayant droit souhaitant voter pour un membre du CSAP est simplement tenu de confirmer sa qualité d’ayant droit en demandant le bulletin de vote pour le CSAP lors des élections municipales. Un « ayant droit » signifie un individu qui est citoyen canadien et qui répond à un des critères suivants : sa première langue apprise et encore comprise est le français; ou il a reçu son instruction, au niveau primaire, au Canada dans un programme d’enseignement en français langue première; ou un de ses enfants a reçu ou reçoit son instruction, au niveau primaire ou secondaire, au Canada dans un programme d’enseignement en français langue première.


Les électeurs sont invités à communiquer avec le directeur/la directrice du scrutin de la municipalité qui les concerne afin de connaître les bureaux du vote chez eux. 

POINTE-de-l’ÉGLISE : Le professeur Clint Bruce, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en études acadiennes et transnationales (CRÉAcT), vient d’être nommé en tant que chercheur associé au Centre d’études louisianaises de l’Université de Louisiane à Lafayette. Cette affiliation offrira de nombreuses occasions de renforcer les liens entre ULL et l’Université Sainte-Anne au niveau de la recherche, notamment à travers les activités de l’Observatoire Nord/Sud, le centre rattaché à la CRÉAcT.


Établi en 1973, le Centre d’études louisianaises a pour mission de stimuler la recherche sur l’héritage culturel louisianais et, pour ce faire, comprend un important centre d’archives, une maison d’édition et une division consacrée aux activités pour le public. Il est dirigé depuis 2018 par Joshua Caffery, folkloriste, poète, musicien ainsi qu’ancien des programmes d’immersion de l’Université Sainte-Anne.


Le professeur Bruce fait partie d’un groupe de cinq Fellows qui auront un mandat de cinq ans, jusqu’en 2025. Selon l’annonce publiée par Caffery, leur rôle consiste à « exercer une fonction consultative rapport aux opérations et à l’orientation stratégique du centre, ainsi qu’à servir d’ambassadeurs ». Chaque Fellow présentera une conférence invitée et collaborera à l’organisation d’un colloque en études louisianaises. Les autres chercheurs associés sont Jeffery Darensbourg, rédacteur-en-chef d’un magazine sur la culture autochtone; Phebe Hayes, présidente de l’Iberia African American Historical Society; Andy Horowitz, professeur d’histoire à Tulane University; et Nathan Rabalais, professeur d’études francophones à ULL.


Les recherches du professeur Bruce dans le cadre de la CRÉAcT portent sur l’évolution de la diaspora acadienne ainsi que sur la culture créole en Louisiane. Son livre Afro-Creole Poetry in French from Louisiana’s Radical Civil War-Era Newspapers: A Bilingual Edition, réunissant près de 80 poèmes du 19e siècle composés par des militants francophones des droits civiques, accompagnés d’une étude historique, vient de paraître aux presses de The Historic New Orleans Collection. Bruce a également le statut de chercheur associé auprès de l’Institut L.-R.-Wilson d’histoire canadienne à McMaster University.


(EN) : La rentrée scolaire sera différente pour beaucoup d’entre nous cette année. Et les enfants de tous âges seront amenés à apprendre davantage à la maison. Il est donc important de s’assurer qu’ils disposent d’un espace de travail adéquat pour les devoirs et les leçons.

Sarah Gunn, designer et ancienne enseignante, partage ici ses meilleurs conseils pour aménager un espace de travail productif :


Créez un environnement inspirant


La première chose à garder en tête est de connaître la manière dont vos enfants aiment travailler. Sont-ils facilement distraits ou apprécient-ils le travail d’équipe? Choisissez un espace qui convient à leur style d’apprentissage - qu’il s’agisse d’un endroit isolé, un coin dans la cuisine, de la salle à manger ou du salon.


Faites participer la famille lors de la configuration de l’espace

Faites participer vos enfants à l’aménagement de leur espace de travail. Assurez-vous d’y inclure une grande surface de travail, une chaise confortable et un éclairage de travail. Bureau en Gros est une excellente ressource pour les options d’espaces de travail modernes. Une fois que vous avez les bases, personnalisez la zone avec des  items rigolos comme un animal en peluche, des photos d’amis ou des œuvres d’art de vos enfants.


Le succès à portée de la main


Ayez tous les outils nécessaires à vos enfants à portée de la main, et utilisez des contenants colorés pour organiser ces items. S’ils travaillent dans un espace partagé, comme, par exemple, sur la table de la salle à manger, désignez un grand contenant pour ranger les matériaux hors de la vue lorsqu’ils ne sont pas utilisés.


Trouvez plus d’idées à bureauengros.ca

Richard Landry
PETIT-RUISSEAU : Cinq membres actuels du conseil municipal de Clare ont été réélus par acclamation en prévision des élections municipal

Le préfet actuel, Ronnie LeBlanc (district 7 : région de Meteghan - Saint-Alphonse), ainsi que les conseillers Carl Deveau (district 4 : région de Comeauville - Concessions - Saulnierville), Brian Comeau (district 5 : région de Saulnierville  - La Butte - Station-de-Meteghan), Yvon LeBlanc (district 8 : région de Rivière-aux-Saumons  - Hectanooga - Woodvale-Mavillette) et Danny Hill (district 2 : région de Havelock  - Corberrie) n’ont pas à faire campagne pour les élections.


Il y aura donc des élections dans trois districts comme suit. Dans le district 1 (région du Bas-de-la-Rivière - Grosses-Coques), le sous-préfet actuel, Nil Doucet, fera face à Blerina Berberi. Eric Pothier, membre actuel du district 6 (région de La Butte - Saint-Martin) fera face à Kevin Comeau et Shawna Comeau. Dans le district 3 (Pointe-de-l’Église - Petit-Ruisseau - Concessions), le conseiller Hector Thibault ne se présente pas pour un autre mandat. Quatre candidats visent à combler ce poste : Dr Félix Comeau, Lisa Doucette, Philippe Gaudet et Philip Meuse.


Pour devenir candidat aux élections municipales, les candidats devaient : être âgés de 18 ans ou plus, être citoyens canadiens et être résidants ordinaires dans la municipalité de Clare depuis au moins six mois avant le jour de mise en candidature qui était fixée au 8 septembre dernier. On n’a pas à être résidant du district qu’on veut représenter, pourtant qu’on ait résidé dans la municipalité depuis six mois.


Il y a une carte géographique interactive sur le site de la municipalité (clarenovascotia.com/fr/elections-2020) qui présente les frontières électorales permettant aux électeurs de déterminer leur district. À cause de la pandémie de la COVID-19, il y aura seulement deux bureaux de scrutin le 17 octobre, un au bureau municipal à Petit-Ruisseau pour les districts 1 à 4 et l’autre à la salle des pompiers de Meteghan pour les districts 5 à 8. Les gens pourront voter pour leur conseiller municipal et pour les membres du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP).


Les électeurs peuvent voter par voie électronique (soit par téléphone, soit par Internet) à partir du 9 octobre et jusqu’au 17 octobre ou voter en personne le 17 octobre. Si les gens ont besoin d’une assistance avec le vote électronique, ils peuvent communiquer avec Pam Doucet, directrice du scrutin au 769-2031 ou visiter le bureau municipal au 1185, route 1 à Petit-Ruisseau entre de 8 h 30 et 16 h 30 pendant la semaine. Tous les électeurs vont recevoir une lettre en octobre indiquant un numéro d’identification personnelle (NIP) ainsi que les instructions du vote.

Norbert LeBlanc
TUSKET : Une cérémonie solennelle commémorant la libération de la Hollande du 5 mai 1945 et de la Victoire en Europe le 8 mai 1945 a eu lieu sur les terrains en proximité du cénotaphe du parc de Tusket. La cérémonie a été organisée par la Légion de Wedgeport en collaboration avec la municipalité d’Argyle.

Cette cérémonie aurait dû avoir lieu au mois de mai, cependant à cause de la pandémie, elle a dû être reculée afin de respecter les consignes de la Santé publique. André Boudreau a agi à titre de maître de cérémonie.


Après avoir souhaité la bienvenue à la foule qui comprenait d’anciens combattants et des amis de la Légion de Wedgeport, M. Boudreau a présenté Clinton Saulnier, président actuel de la filiale 155 de Wedgeport de la Légion royale canadienne. M. Saulnier a remercié les organisateurs de cette cérémonie et a rappelé à l’auditoire que l’objectif de cette cérémonie était de commémorer la reddition des Allemands en Hollande le 5 mai 1945 et le jour de la Victoire en Europe le 8 mai 1945. Le président a précisé que la Légion souhaite que ses membres et le grand public reconnaissent la contribution à l’effort de guerre des soldats locaux, les marins, le personnel de la force aérienne et les membres du Corps féminin de l’armée canadienne.


Suite aux commentaires du président, le maître de cérémonie a remercié Roland Bourque et son épouse Pauline de Tusket qui se sont engagés à entretenir les fleurs entourant le cénotaphe à Tusket. André Boudreau a expliqué à la foule comment la fin de la guerre s’est déroulée en Europe et l’importance des soldats canadiens qui ont donné leur tout pour libérer cette partie du monde. Il a également noté que les Néerlandais seront éternellement reconnaissants envers les soldats canadiens qui ont sacrifié leurs vies pour assurer leur liberté. Il a ajouté qu’il y a encore trois membres de la Légion de Wedgeport qui sont des anciens combattants de la Légion de Wedgeport et qui ont servi en Hollande : Alcide LeBlanc, Charlie Muise et Donald Gavel. 


La Légion de Wedgeport compte parmi ses membres, neuf anciens combattants qui ont servi dans la Deuxième Guerre mondiale et ces anciens combattants sont les suivants : Alcide LeBlanc, Charlie Muise, Owen Atkinson, Wesley Spinney, Roland Bourque, Donald Gavel, Beatrice Cottreau, Lorraine Cottreau et Nelson Blanchard. André Boudreau a informé le groupe que Henry William Doucette, un soldat originaire de Bell Neck avait été tué au combat en Allemagne le 25 mars 1945 à l’âge de 19.


M. Boudreau a par la suite invité Rita Doucette, membre de la Légion de Wedgeport à chanter We’ll Meet Again. Mme Doucette était accompagnée d’Eddie Madden ay clavier électronique. Le président a exprimé les regrets des personnes suivantes : Chris d’Entremont et Darrel Sampon qui ne pouvaient pas être présents.


Le député de Colton LeBlanc a par la suite pris la parole. Dans les deux langues officielles du pays, il a parlé de l’importance du 75e anniversaire de la libération de Hollande et de l’Europe. Il a profité de son discours afin de remercier les anciens combattants.


Danny Muise le préfet de la municipalité d’Argyle a remercié les organisateurs de la cérémonie et il a noté que la municipalité d’Argyle était très fière de ses anciens combattants.


La cérémonie s’est terminée par un discours de Don McCumber et du père Albéni d’Entremont. Les participants à la cérémonie ont apprécié le petit service de la Légion, ainsi que le placement de deux couronnes devant le cénotaphe à Tusket.


Le tout s’est terminé avec une prière de la part du père Albéni d’Entremont, curé de la paroisse Notre-Dame de l’Assomption, et la chanson God Save the Queen interprété par Rita Doucette. Une réception a par la suite eu lieu à la Légion de Wedgeport.


Marc Poirier
Francopresse
OTTAWA :  Les chiffres donnent le frisson : en raison de la crise économique engendrée par la pandémie de COVID-19, jusqu’à 200 stations locales de radios privées et 40 stations locales de télé privées au pays risquent de fermer leurs portes d’ici trois ans.

Ces sombres prévisions proviennent d’un rapport commandé par l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR).


Selon ce rapport (en anglais seulement), du côté de la télé, cela signifierait la perte de plus de 40 % des stations locales. Pour la radio, ce serait 27 % des stations locales privées qui quitteraient les ondes. Cinquante stations de radio parmi celles qui sont à risque pourraient disparaitre d’ici quatre à six mois.


Si ce scénario devait se concrétiser, il entrainerait, selon l’étude, 2 000 pertes d’emplois, soit près du quart des effectifs que ces stations comptaient en 2019. L’industrie avait alors déjà perdu près de 40 % de ses employés comparativement à 2016.


Les services privés de radio et de télévision au Canada « sont en crise », clame l’ACR. « C’est sûr que le chiffre peut faire peur », convient le porte-parole de l’association, Robert Ranger, qui est aussi chef de la direction chez RNC Media, un regroupement de radios et de télés au Québec. 


« Il y a énormément de radios dans les plus petits marchés qui sont en situation très précaire, et la crise de la COVID-19 a fait disparaitre les revenus locaux. Souvent, les revenus locaux sont le profit de ces entreprises-là », explique-t-il. Parmi les stations de radio les plus fragiles figurent celles qui diffusent sur la bande AM dans des petites localités. 


Selon Robert Ranger, les difficultés dans l’industrie ne datent pas d’hier. « La principale source de revenus des radiodiffuseurs privés, c’est la publicité. Depuis plusieurs années, la tarte ne grossit pas, mais il y a plusieurs nouveaux joueurs, dont les géants du web qui viennent piger dans la tarte publicitaire. 


Au fil des dernières années, on a dû faire des compressions de dépenses au niveau de l’administration. On a aussi fait énormément d’investissements technologiques. »


Les niveaux de publicités étaient déjà en baisse avant la COVID-19, et ce de façon significative depuis l’année 2013.


Du côté des radios communautaires


Le pronostic est-il aussi grave pour les radios communautaires francophones du pays? 


« C’est sûr que la COVID-19 a eu un impact absolument dévastateur au niveau du revenu publicitaire. On a eu des pertes énormes. On est toujours sur un fil tendu », souligne le président de l’Alliance des radios communautaires du Canada (ARC du Canada), Alex Schmitt.


Mais il n’y a pas péril en la demeure pour autant, assure-t-il. « On est une trentaine de radios communautaires au Canada. On n’a pas de radios qui vont fermer à cause de la COVID-19. Par contre, on a dû laisser partir de nombreux employés. On s’est ajustés. »


Les défis d’une radio communautaire : l’exemple de Radio-Cité


L’ajustement a été plus compliqué pour certains que pour d’autres. À Edmonton, en Alberta, la radio communautaire Radio-Cité célèbrera ses deux années d’existence cet automne. Elle venait tout juste d’enfin régler de multiples problèmes techniques de fréquences, d’antennes et autres défis lorsque la pandémie a frappé.


« Quand le confinement est arrivé, j’ai mis à pied quatre personnes – en espérant que ce soit temporaire », raconte la directrice générale, Carole Saint-Cyr. Elle doit assurer elle-même deux heures d’animation par jour en semaine afin de pallier le manque de main-d’œuvre. La plage horaire entre 9 h et midi est surtout constituée de musique. Il n’y a pas d’animateur.


La subvention salariale mise sur pied par le gouvernement fédéral, qui finance 75 % du salaire des employés, a contribué à éviter le pire. Mais malgré la reprise économique, les revenus provenant de la publicité ne sont pas revenus au niveau prépandémique.


Alex Schmitt, qui est également président de la radio communautaire de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick (CHQC), précise que pour plusieurs des radios de l’ARC du Canada, la publicité n’est pas la principale source de revenus. Certaines ont pu se rabattre sur ces autres rentrées d’argent, comme les bingos ou les « chasses à l’As » par exemple. Mais ce n’est pas suffisant. 


« Les radios communautaires ne sont pas sorties de l’auberge. Elles ne sont pas naïves. Il suffirait que l’aide du gouvernement arrête ou qu’il n’y ait plus de projets et on coulerait toutes, c’est évident. »


Le président de l’ARC du Canada demeure néanmoins optimiste : « Les revenus publicitaires remontent, dit-il. Ils ne sont pas là où ils étaient [au pire de la pandémie]. Absolument pas. » Plusieurs entreprises leur indiquent qu’ils pensent pouvoir acheter davantage de publicité d’ici quelques mois.


On demande l’aide du gouvernement fédéral


Les radiodiffuseurs privés souhaiteraient qu’Ottawa en fasse davantage. « Le gouvernement fédéral a mis de côté une somme de 30 millions $, mais c’est pour l’ensemble des médias canadiens », indique Robert Ranger de l’ACR. « Le Québec, lui, a pris la décision de mettre 3 millions par mois depuis avril. Il y a un débalancement entre l’aide fédérale et provinciale. »


Pendant le confinement, Patrimoine canadien a adopté un budget d’urgence de 25 millions $ pour venir en aide aux radios indépendantes qui font de la nouvelle et aux radios communautaires. Cette somme faisait partie du grand fonds de 500 millions $ pour la culture. « Nous, on demande de quadrupler cette aide-là, donc de monter à 100 millions $ », réclame Robert Ranger.


D’autant plus que l’an dernier, le gouvernement fédéral a réquisitionné des fréquences pour la bande 600 mégahertz afin de les vendre aux compagnies de mobilité 5G. La vente de ces fréquences radio, qui se propagent sur de longues distances et traversent plus facilement les édifices, a rapporté 3,47 milliards $ au gouvernement. Ce qui n’a pas plu aux radios privées. 


« Nous, on a dû changer nos émetteurs, changer nos équipements, sans compensation du gouvernement », dit encore Robert Ranger. D’autres enchères du gouvernement sont à venir et auront un impact sur les radiodiffuseurs privés. 


L’Association canadienne des radiodiffuseurs demande aussi à Ottawa que tous les joueurs de l’industrie paient des droits. « Tous ceux qui viennent piger dans la tarte publicitaire et qui partagent du contenu, surtout du contenu d’information, on aimerait ça qu’ils contribuent aussi au système », souligne le porte-parole de l’ACR. 


« On reste optimistes que le gouvernement et le législateur vont rééquilibrer le système canadien. Ce n’est pas normal que Spotify puisse faire jouer de la musique et mettre de la publicité sans contribuer au système de radiodiffusion. Ça n’a aucun sens. »


La crise de la COVID-19 a cependant eu des aspects positifs, souligne Alex Schmitt. Selon lui, quand les gens font face à une épreuve, ils se tournent davantage vers les médias locaux. « Ça a mis en valeur encore plus que l’information locale, que ce soit radio, télévision ou papier, est extrêmement importante, surtout dans un cas de crise, que ce soit celle qu’on a eue, ou le verglas, ou une tempête. Et il est important que le gouvernement, que les provinces et les entreprises se rendent compte de ça. »


(EN) : L’exercice et l’activité physique sont essentiels à notre santé mentale et physique, et ce, à toutes les étapes de la vie. Plusieurs d’entre nous retrouvons l’intérêt pour l’activité physique après cette période de confinement et de distanciation sociale. Cela est d’autant plus important si vous êtes atteint d’arthrite.

« Quand bouger fait mal, il semble logique de ne pas bouger. En réalité, l’exercice modéré améliore votre fonction articulaire et votre flexibilité, en plus d’entraîner une diminution de la douleur », explique Trish Barbato, présidente et chef de la direction de la Société de l’arthrite.


Si les activités régulières de mise en forme ne sont plus à votre programme ou si vous avez de la difficulté à vous y mettre, vous pouvez envisager ces exercices à faible impact - voire aucun - pour reprendre l’activité physique, et ce, que vous soyez atteint d’arthrite ou non.


La marche. Cette activité est plus sécuritaire que la course, car elle ne soumet pas les articulations à d’aussi fortes pressions. En plus, c’est une activité peu coûteuse que vous pouvez pratiquer n’importe où. Vous avez seulement besoin d’une bonne paire de chaussures de marche aux semelles flexibles offrant un soutien adéquat de la voûte plantaire.


Les exercices aquatiques. Les exercices aquatiques ont un faible impact sur les muscles, les articulations et les os. Vous pouvez commencer votre programme d’activités en marchant dans la partie peu profonde de la piscine ou en vous laissant flotter sur le dos. Lorsque vous serez à l’aise dans l’eau, essayez de faire des longueurs. Vous pouvez aussi chercher des programmes spécialement conçus pour les personnes atteintes d’arthrite dès que votre centre communautaire reprendra ses activités.


Yoga. Le yoga combine habituellement des postures physiques, des techniques de respiration et de la méditation dans le but de renforcer les muscles, d’augmenter la flexibilité et de vous aider à vous détendre. Optez pour des cours virtuels conçus pour les personnes atteintes d’arthrite pour vous assurer que les exercices ne sont pas trop éprouvants.


Le vélo. Le cyclisme renforce vos muscles et constitue un bon entraînement cardiovasculaire et respiratoire. Si vous avez des problèmes de genoux, assurez-vous de commencer lentement et d’utiliser le moins de résistance possible.


Pour en apprendre davantage, allez à arthrite.ca

EN : Les gens à la retraite ont souvent la chance de passer du temps en famille et avec les amis, de voyager et d’adopter de nouveaux passe-temps. Toutefois, bon nombre de retraités aimeraient obtenir un travail temporaire ou à temps partiel, histoire de se changer les idées et de gagner un peu d’argent. Voici quelques suggestions d’emplois pour les retraités :

Travailleur indépendant. Pourquoi ne pas profiter des compétences et des connaissances acquises durant votre carrière pour mettre sur pied votre propre petite entreprise? Les gens qui travaillent comme graphiste, rédacteur ou consultant peuvent le faire à leur rythme et fixer leur propre horaire. Vos anciens collègues de travail ou les gens de votre réseau d’affaires pourraient même vous référer des clients.    


Personnel d’événement. Voilà une excellente façon de participer à des événements qui vous intéressent tout en étant rémunéré. Que vous aimiez la musique, les sports, le théâtre ou les arts, contactez un des organismes de votre localité et offrez vos services comme personnel de soutien lors de leurs événements. Par exemple, vous pouvez recueillir les billets à la salle de concert de votre localité ou être guide dans un musée, ce qui vous permettrait de profiter de certains avantages comme l’entrée gratuite ou à prix réduit.


Recenseur. Vous aimez jaser avec les gens et vous renseigner au sujet de votre communauté? À l’approche du recensement de 2021, Statistique Canada se prépare à embaucher des recenseurs et des chefs d’équipe pour recueillir les données du recensement. Ce genre de travail est un excellent moyen de rencontrer les gens de votre quartier et d’utiliser vos compétences professionnelles, tout en recueillant des renseignements importants qui serviront à améliorer votre communauté. Il sera possible de postuler pour cet emploi dès janvier 2021, et le travail débutera en avril 2021.


Gardien de maison/d’animaux de compagnie. Ce genre de travail est idéal pour les personnes qui ont des horaires flexibles. Avisez vos amis et les membres de votre famille que vous êtes disponibles pour surveiller leur maison pendant leurs vacances, pour nourrir leurs chats lors d’un voyage d’affaires ou pour promener leur chien pendant qu’ils travaillent. Une telle entente est avantageuse pour tous ceux qui y prennent part : les gens qui partent en vacances ont quelqu’un en qui ils ont confiance pour s’occuper de leur maison ou de leurs animaux de compagnie, et vous passez d’agréables moments tout en aidant vos amis.

Marie-Lou Bernatchez
L’Eau vive
SASKATCHEWAN : De passage dans le village de Saint-Denis les 14 et 15 aout pour offrir une conférence, Céline et Xavier Pasche, originaires de la Suisse, parcourent le monde à vélo. Parents de deux fillettes de 7 et 3 ans, le jeune couple a adopté le nomadisme depuis 10 ans. Ce qui ne devait être qu’un simple voyage au départ s’est transformé en véritable mode de vie. Sans maison ni adresse, ils se considèrent tout simplement citoyens du monde.

Comment est venue l’idée de tout quitter et de parcourir le monde à vélo?


Nous sommes partis de la Suisse en 2010. Le but était de partir pour 3 ans et rejoindre la Nouvelle-Zélande. Au bout de deux ans, nous nous sommes rendus à l’évidence que c’était plus qu’un voyage, c’était devenu un mode de vie. Donc, tant qu’à en faire un mode de vie, nous avons décidé de fonder une famille.


Comment est-ce qu’on s’adapte à une vie comme celle-là?


Nous vivons hyper simplement. Nous n’allons pas dans les restaurants, nous faisons des provisions pour 2-3 jours et mangeons dehors. Au départ, c’est certain qu’il y a de l’adaptation, puis on se rend compte du superflu avec lequel nous vivons chaque jour. Puis ce superflu ne nous manque plus. Maintenant, c’est la liberté, nous sommes heureux comme cela. 


Ce doit être toute une expérience d’élever ses enfants de cette manière?


Notre ainée, Nayla, fait l’école sur la route. Nous lui enseignons beaucoup sur ce qui a été vu au cours de la journée sur la route. Sans suivre un programme fixe, elle apprend par exemple les différentes cultures, les différentes religions, l’histoire au travers des différents pays et elle a étudié les mathématiques en Asie.


Qu’est-ce qui est le plus difficile dans ce mode de vie?


Le grand défi, c’est l’inconnu. C’était plus difficile au début. On ne sait jamais notre itinéraire. On ne sait pas où l’on va dormir le soir. Tout peut arriver dans les dix prochaines minutes. C’est aussi très intense côté physique, surtout quand il y a du vent. Nous préférons les montagnes au vent. Quand il y a du vent, c’est l’équivalent de pédaler en montant une pente sans arrêt. Il y a aussi le défi de s’adapter aux différentes cultures de chaque pays et aux différents environnements : les déserts, les forêts, les montagnes, la pluie, les routes de gravier....


Vous êtes au Canada depuis un an et vous venez de passer par la Saskatchewan entre le 13 et le 16 aout. Qu’en avez-vous pensé? 


Nous avons été très bien accueillis partout où l’on est passé, comme dans tout le Canada en fait. On aime les grands espaces. En venant dans la province, nous voulions rouler hors des grands axes, hors des autoroutes, et c’était génial. Les paysages des Prairies sont superbes. Il y a aussi de beaux oiseaux et le vent dans les hautes herbes, c’est absolument magnifique. Nous avons beaucoup de plaisir à être ici. Il y a quelque chose de sympa dans les Prairies.


Vous saviez qu’il y avait des francophones dans l’Ouest canadien?


Pas au milieu des Prairies, non. On n’aurait jamais pensé trouver des villages où la majorité de la population parle français, comme Vonda par exemple. Pour nous, l’image que l’on avait du français au Canada, c’était le Québec, point. C’est génial et intéressant de voir qu’il y a ces grosses communautés francophones. En Suisse, il n’y a aucune notion de vouloir défendre sa langue. Pour nous, c’est complètement nouveau d’assister à ça.


Vous avez écrit un livre, intitulé Nomades au cœur des éléments, pour partager votre expérience.


C’est un livre écrit en français et traduit en anglais qui détaille les cinq premières années de notre aventure. Le livre est séparé en éléments : l’air, l’eau, la terre et le feu ainsi que le métal et le bois, qui sont les éléments chinois. Chaque élément correspond à différents enseignements appris au travers des différents pays que l’on a visités. Il est possible de se le procurer sur notre site web et aussi de lire nos péripéties. 


Est-ce qu’on verra cette famille en Nouvelle-Écosse?