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Publié le vendredi 18 mai 2012 | Mis à jour le vendredi 1 juin 2012

Nouvelle chancelière, doctorat honorifique et 99 diplômés à l'Université Sainte-Anne

La collation des grades a eu lieu à l'Université Sainte-Anne le samedi 12 mai en l'église Sainte-Marie. Aldéa Landry, avocate, politicienne et femme d'affaires, est devenue la première femme à accéder au poste de chancelier de l'Université. Le grade de doctorat honorifique a été décerné à Jean-Claude Dufour, ancien élève de Sainte-Anne et professeur en civilisation française à l'Université Laval. Et en tout 99 étudiants et étudiantes ont reçu leurs diplômes de fin d'études à l'Université Sainte-Anne.
Photo: Richard Landry
La collation des grades a eu lieu à l'Université Sainte-Anne le samedi 12 mai en l'église Sainte-Marie. Aldéa Landry, avocate, politicienne et femme d'affaires, est devenue la première femme à accéder au poste de chancelier de l'Université. Le grade de doctorat honorifique a été décerné à Jean-Claude Dufour, ancien élève de Sainte-Anne et professeur en civilisation française à l'Université Laval. Et en tout 99 étudiants et étudiantes ont reçu leurs diplômes de fin d'études à l'Université Sainte-Anne.
Photo: Richard Landry

Richard Landry

POINTE-de-l’ÉGLISE – La collation des grades a eu lieu à l’Université Sainte-Anne le samedi 12 mai en l’église Sainte-Marie. Aldéa Landry, avocate, politicienne et femme d’affaires, est devenue la première femme à accéder au poste de chancelier de l’Université. Le grade de doctorat honorifique a été décerné à Jean-Claude Dufour, ancien élève de Sainte-Anne (1960) et professeur en civilisation française à l’Université Laval, au Québec.

Kenneth Deveau, vice-recteur à l’enseignement et la recherche, a accueilli la foule dans l’église, y compris les finissants présents avec leurs familles et amis, le ministre des Affaires acadiennes, l’honorable Graham Steele, Noël Després, président du Conseil des gouverneurs de l’Université, le député provincial, Wayne Gaudet, et autres dignitaires.

À la suite de la nomination de la nouvelle chancelière, les nouveaux diplômés de l’Université ont obtenu les diplômes de baccalauréat ès arts, baccalauréat ès sciences, baccalauréat en éducation, maîtrise en éducation, diplôme en administration des affaires, diplôme en sciences de la santé, diplôme en sciences pré-vétérinaires, baccalauréat en service social (avec l’Université Laurentienne) et baccalauréat en administration des affaires.

Doctorat honorifique

Jean-Claude Dupont s’est dit heureux de l’hommage reçu de son alma mater. « Cette distinction clôture ma carrière de professeur en civilisation française. J’ai beaucoup fréquenté les régions acadiennes d’ici. C’est un milieu qui respire l’harmonie depuis plus de 100 ans. Chaque fois que je viens à Sainte-Anne, je suis surpris de l’évolution avec les nouveaux cours et programmes et l’expansion du campus. J’en suis fier », a-t-il déclaré.

Il a expliqué comment il en est venu à s’intéresser à l’Acadie. Originaire de Saint-Antonin, Québec, il a poursuivi ses études à l’Université Laval après son baccalauréat ès arts à l’Université Sainte-Anne. Il a d’abord enseigné à l’université Memorial de Terre-Neuve et à l’Université de Moncton avant de s’installer à l’Université Laval. « J’ai découvert la Baie Sainte-Marie quand j’étais à Sainte-Anne et j’ai visité bien des endroits acadiens, comme Petit-de-Grat et d’autres, en faisant mes recherches et ma collection d’histoires acadiennes. J’ai commencé à intégrer l’Acadie dans mes cours de civilisation canadienne. J’ai été le premier à l’Université Laval à donner un cours sur la littérature acadienne. La civilisation acadienne était bien vivante dans mes cours. J’ai enseigné les coutumes et les légendes acadiennes »,  a précisé Jean-Claude Dupont.

Il est auteur d’une quarantaine d’ouvrages scientifiques sur la culture populaire, dont Histoire populaire de l’Acadie et Héritage d’Acadie. Ses œuvres sont utilisées comme ouvrages de référence dans les cours d’histoire de l’Acadie. Il est membre de la Société royale du Canada, de l’Ordre des francophones d’Amérique et de l’Ordre du Canada.

Mot du recteur

Allister Surette a fait remarquer qu’en 122 ans d’existence, l’Université Sainte-Anne a connu de très nombreuses collations des grades. « Si cette cérémonie se répète chaque année, chaque collation n’en reste pas moins unique dans la mémoire des finissants, unique aux yeux des professeurs et membres du personnel qui ont accompagné les étudiants jusqu’à ce moment très spécial, unique pour moi aussi, car j’y assiste avec fierté depuis longtemps. C’est la première fois que j’y participe à titre de recteur. »

Il a félicité le nouveau docteur honoris causa, Jean-Claude Dupont. « Cinquante-deux ans après avoir obtenu un baccalauréat de Sainte-Anne, il revient dans son alma mater pour y recevoir un doctorat honorifique. À vous les diplômés de cette année, je lance le défi de continuer vos études et de contribuer de façon exceptionnelle à l’humanité et au développement de vos communautés. Tout comme M. Dupont, vous serez peut-être un jour de retour à Sainte-Anne pour y recevoir un doctorat reconnaissant vos accomplissements dans la société. »

Il a félicité la chancelière Aldéa Landry. « Ses compétences et son expérience apporteront un dynamisme nouveau à notre établissement », selon lui.

S’adressant toujours aux finissants, il les a remerciés d’avoir choisi l’Université Sainte-Anne pour leurs études postsecondaires. « J’espère que les années passées parmi nous vous auront apporté la formation que vous y cherchiez et qu’elles auront contribué à votre épanouissement personnel. Je suis certain que vous y avez acquis les compétences nécessaires pour bien vous placer sur le marché du travail et pour contribuer à la pérennité, au développement et à la prospérité de nos diverses communautés. » Il a rappelé les avantages d’être bilingue dans la société d’aujourd’hui en leur demandant de rester attachés à Sainte-Anne et aux activités de l’Association des Anciens élèves et Amis.
Discours d’adieu

Gabrielle Samson de l’Anse-des-Samson et Marise Gallant d’Abram-Village, deux finissantes qui ont reçu le baccalauréat ès arts/éducation, ont prononcé le discours d’adieu. Leur première rencontre en tant qu’étudiantes a été par v-tel alors qu’elles suivaient des cours à distance.

« J’étais assez surprise que mes camarades m’aient choisie pour prononcer ce discours et je n’étais pas certaine de vouloir parler devant tout ce monde. Par contre, je me suis dit que si j’avais été dans une autre université, je n’aurais probablement jamais eu cet honneur. Ce sont des occasions comme celle-ci, uniques à Sainte-Anne, qui font que nous sommes très reconnaissants à notre université. Pendant nos années ici, nous avons vécu plusieurs expériences que nous n’aurions jamais vécues ailleurs. Ces expériences donnent un sentiment d’appartenance aux étudiants et leur permettent de vivre une vie plus authentique. Tous ces privilèges que les étudiants des grandes universités n’ont pas et que nous avons sont les raisons pour lesquelles nous aimons tellement l’Université Sainte-Anne », a dit Marise Gallant.

Pour sa part, Gabrielle Samson était heureuse de commencer ses études chez elle à Petit-de-Grat. « C’était le confort d’être chez moi avec des employés et des étudiants de ma région (en suivant des cours par v-tel) qui a rendu ma première année agréable. En venant à la Pointe-de-l’Église, les étudiants des résidences deviennent des membres d’une famille. Nous avons passé des nuits blanches ensemble pour être certains que l’autre ne s’endormait pas avant la fin de son projet. Tous les finissants ont des petits souvenirs qui rendent Sainte-Anne unique. Il faut mentionner le personnel de l’Université parce que ces gens structurent l’établissement. »