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Publié le vendredi 2 mars 2012 | Mis à jour le vendredi 2 mars 2012

Les Algues Acadiennes en pleine expansion

Le député fédéral de Nova-Ouest, Greg Kerr, était à Cornwallis pour annoncer l'octroi d'un prêt sans intérêts d'un montant de 490 000 dollars à l'entreprise Les Algues Acadiennes. C'est au nom de l'honorable Bernard Valcourt, ministre de la Francophonie et de l'APECA que le député Greg Kerr s'est présenté pour communiquer la décision du gouvernement fédéral qui va permettre à l'entreprise d'agrandir et de moderniser son usine de Cornwallis en la déménageant dans de nouveaux locaux, le Centre Deveau.
Photo : gracieuseté
Le député fédéral de Nova-Ouest, Greg Kerr, était à Cornwallis pour annoncer l'octroi d'un prêt sans intérêts d'un montant de 490 000 dollars à l'entreprise Les Algues Acadiennes. C'est au nom de l'honorable Bernard Valcourt, ministre de la Francophonie et de l'APECA que le député Greg Kerr s'est présenté pour communiquer la décision du gouvernement fédéral qui va permettre à l'entreprise d'agrandir et de moderniser son usine de Cornwallis en la déménageant dans de nouveaux locaux, le Centre Deveau.
Photo : gracieuseté

Rachid Hertouch

CORNWALLIS − Le lundi 20 février, le député fédéral de Nova-Ouest, Greg Kerr, était à Cornwallis pour annoncer l’octroi d’un prêt sans intérêts d’un montant de 490 000 dollars à l’entreprise Les Algues Acadiennes. Que ce soit dans vos assiettes, dans vos produits de beauté ou encore dans votre bière, il est fort possible que vous ayez déjà consommé les algues acadiennes de la famille Deveau.
Le numéro un mondial de la production indépendante de produits dérivés d’algues avait fait une demande de financement auprès de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA). C’est donc au nom de l’honorable Bernard Valcourt, ministre de la Francophonie et de l’APECA que le député Greg Kerr s’est présenté pour communiquer la décision du gouvernement fédéral.
Le prêt a pour objet de permettre à l’entreprise d’agrandir et de moderniser son usine de Cornwallis en la déménageant dans de nouveaux locaux, le Centre Deveau. Elle souhaite ainsi couvrir de nouveaux marchés et renforcer sa présence dans les 70 pays où elle exporte actuellement ses produits.
Jean-Paul Deveau, le président, explique les raisons de cet emprunt : « Cet investissement va nous permettre de doubler la capacité de production à Cornwallis. Les Algues Acadiennes a toujours besoin d’investir pour rester compétitive. Nous avons quatre facteurs de croissance : la recherche et développement, avec nos 25 chercheurs dont 9 doctorants; les marchés internationaux; la durabilité, avec des technologies permettant de connaître la croissance des algues et de conserver les réserves marines; et l’investissement dans nos employés, pour attirer et garder les meilleurs. »
Un succès acadien
Les Algues Acadiennes est dirigée par un tandem père fils, soit Louis Deveau et son fils Jean-Paul Deveau. À la création de son entreprise, Louis Deveau était loin d’être un débutant. Cet homme, originaire de Rivière-aux-Saumons, à la Baie Sainte-Marie, a travaillé pour une compagnie américaine à partir de 1967. Il a occupé plusieurs postes de direction chez Marine Colloids, une multinationale américaine qui produisait de la carraghénane, un produit à base d’algues. Il y a dirigé les divisions canadienne, mexicaine, philippine et indonésienne.
En 1981, alors qu’il est responsable des activités du géant américain dans plusieurs pays, dont le Canada, la multinationale est vendue et le nouvel acquéreur montre peu d’intérêt pour les divisions situées hors des États-Unis. Louis Deveau décide de racheter les actifs canadiens et de créer sa propre entreprise qu’il nommera Les Algues Acadiennes, se faisant ainsi la vitrine du savoir-faire acadien. Installée dans la maison familiale, l’entreprise est petite. Jean-Paul Deveau se souvient même qu’une partie de l’affaire familiale était installée dans sa chambre. À cette époque, le géant américain est leur principal client et achète 98 % de leur production.
Aujourd’hui, le petit ruisseau et devenu un grand fleuve, l’entreprise a toujours la firme américaine comme cliente, et lui vend à peu près le même volume, par contre cela ne représente plus 95 % de sa production, mais seulement 1 %. Avec ses cinq usines situées au Nouveau-Brunswick, à l’Île-du-Prince-Édouard, dans le Maine, aux États-Unis et bien sûr, en Nouvelle-Écosse et son siège social de Dartmouth, la grande firme acadienne est désormais l’un des chefs de fils dans son domaine. Les Algues Acadiennes a la particularité d’exporter plus de 95 % de sa production, contribuant ainsi à améliorer la balance commerciale du Canada.
De plus, le cueilleur d’algues est aussi reconnu pour sa gestion écoresponsable des stocks d’algues. En ce qui concerne la reconnaissance, Les Algues Acadiennes possède une collection impressionnante de prix provinciaux, nationaux, et internationaux, parmi lesquels : le Prix de l’Entrepreneur de l’année au Canada atlantique en 1993, le Prix d’excellence à l’exportation canadienne en 1996, de l’Entrepreneur de l’année au Canada atlantique en haute technologie en 1996, de l’Association aquacole du Canada en 2005, d’excellence environnementale de Dalhousie University en 2006, entre autres. L’entreprise a aussi figuré au Palmarès des 50 entreprises les mieux gérées du Canada entre 2002 et 2011 selon le quotidien Financial Post.
Enfin, du point de vue communautaire, l’entreprise apporte son soutien à une cinquantaine d’organismes comme la Société canadienne du cancer, la Fondation David Suzuki, l’hôpital pour enfants IWK, le Musée des Acadiens des Pubnicos, l’Université Sainte-Anne, les pompiers de Yarmouth ou encore l’UNICEF.
Le président, Jean-Paul Deveau, croit en l’économie acadienne et néo-écossaise. Quand on lui demande quel conseil il donnerait à un futur entrepreneur : « Moi je dirais qu’en Nouvelle-Écosse, il y a des occasions favorables, il faut chercher, se concentrer et faire ses études. En Nouvelle-Écosse on peut concurrencer n’importe qui au monde et se développer. Nous avons un pays stable, une bonne économie, de bonnes infrastructures et tout ce qu’il faut, alors allez-y! »