<< Retour | Archives | La une | 
Publié le vendredi 15 juin 2012 | Mis à jour le mardi 19 juin 2012

Simulation boursière à l'École du Carrefour

Les participants à la simulation boursière (élèves de la classe d'entrepreneuriat de 12e année).
(Photo : Philippe Haché)
Les participants à la simulation boursière (élèves de la classe d'entrepreneuriat de 12e année).
(Photo : Philippe Haché)

Philippe Haché

Consultations en affaires ARMADA

DARTMOUTH –  Le lundi 4 juin dernier s’est conclue une série d’interventions entrepreneuriales à l’École secondaire du Carrefour de Dartmouth.

Grâce à l’appui de ses généreux partenaires financiers, Consultations en affaires ARMADA vient de terminer l’une de ses interventions en entrepreneuriat au sein des écoles du Conseil scolaire acadien provincial (CSAP) de la grande région d’Halifax. En effet, l’entreprise et les élèves de la classe d’entrepreneuriat de 12e année de Marie-Christine Brideau ont mis sur pied une activité visant à initier les principaux intéressés au secteur de l’investissement. Pour ce faire, les élèves ont participé à une simulation boursière. S’échelonnant du 23 avril au 3 juin 2012, cette initiative avait comme objectif de permettre à chaque élève d’investir  10 000 $ en argent fictif dans l’achat d’actions d’une entreprise multinationale cotée sur les marchés boursiers de New York ou de Toronto.

La crise économique mondiale

L’économie mondiale éprouve actuellement d’importantes difficultés. Par conséquent, un sentiment d’instabilité règne sur les marchés boursiers ce qui rend le cours des actions des plus imprévisibles. Certains facteurs comme la crise financière européenne ont des répercussions non négligeables sur le rendement des entreprises nord-américaines. Investir au sein des marchés boursiers durant le deuxième trimestre de 2012 s’est avéré ardu, mais a constitué une occasion d’apprentissage en or pour les élèves.

La simulation boursière 2012

Conscients de la situation financière mondiale, les élèves de la classe d’entrepreneuriat de 12e année ont tout de même tenté de défier les récentes tendances du marché boursier. Pour ce faire, chaque élève devait choisir une entreprise cotée en Bourse et procéder à l’acquisition d’actions en disposant d’une somme de 10 000 $. Le but du concours était de faire croître au maximum la valeur du portefeuille d’actions des élèves. Les participants ayant enregistré les plus grandes marges de profit entre le 23 avril et le 4 juin 2012 ont été déclarés les grands gagnants du concours et ont reçu deux prix en argent offerts par les partenaires financiers du projet.
Lorsqu’on leur a parlé de cette initiative de l’École du Carrefour, deux membres de la Chambre de commerce francophone d’Halifax (CCFH), Robert-Yves Mazerolle, conseiller principal en planification financière pour la firme Gestion de patrimoine Assante et Donald Kenny, directeur du campus de l’Université Sainte-Anne à Halifax ont vite accepté de collaborer à son financement. 

Durant l’exercice, une seule entreprise, soit celle choisie par Chantale Côté, a réussi à générer des bénéfices. En plus d’avoir été déclarée grande gagnante du concours, l’action d’AT&T a permis à Mme Côté d’empocher la somme de 100 $. Puisque Mme Côté a été la seule participante à réaliser des gains, un deuxième prix du même montant a été octroyé par les élèves de la classe d’entrepreneuriat à l’organisme Right to Play, un projet parrainé par l’école du Carrefour.

L’instabilité financière de l’économie au printemps 2012 a fait en sorte que les élèves n’auront pas été en mesure de renverser les dernières tendances du marché boursier. Le portefeuille de la classe a donc clôturé l’exercice avec une perte légèrement supérieure à 10 %. L’entreprise Netflix, choisie par l’un des participants a été de loin l’entreprise ayant éprouvé le plus de difficultés puisqu’elle a vu le prix de son action dégringoler de 39,5 % en seulement six semaines.

Les interventions en salle de classe proposées par Consultations en affaires ARMADA visent à bâtir les liens entre l’école et la communauté d’affaires francophone de la région métropolitaine d’Halifax. Ce genre de partenariat permet d’intensifier le développement de la culture entrepreneuriale auprès des jeunes afin de faire des élèves des citoyens avertis et engagés dans leur communauté.