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Le 2 mars 2012
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Nouveau sous-ministre du Développement économique et rural et du Tourisme de la Nouvelle-Écosse

Simon d'Entremont.
(Photo : Province de la Nouvelle-Écosse)
Simon d'Entremont.
(Photo : Province de la Nouvelle-Écosse)

Rachid Hertouch

Rachid Hertouch
La BUTTE – Le 12 janvier dernier, le premier ministre Darrell Dexter annonçait la nomination d’un nouveau sous-ministre du Développement économique et rural et du Tourisme de la Nouvelle-Écosse. Son nom n’est pas inconnu des historiens de l’Acadie, il se nomme Simon d’Entremont, comme le premier député acadien de l’histoire de la province.
C’est avec beaucoup d’enthousiasme que M. d’Entremont a pris ses fonctions à l’aube de l’année 2012. Sa mission de sous-ministre est de faire le lien entre le cabinet de l’honorable Percy Paris, ministre du Développement économique et rural et du Tourisme de la Nouvelle-Écosse et la partie administrative du ministère. Le sous-ministre n’est lié à aucun parti politique, et est considéré comme un haut fonctionnaire de la province. Il a aussi pour mandat de proposer des options au ministre qui, en tant qu’élu, décide du choix final :
Le Courrier : Êtes-vous membre du Nouveau Parti démocratique?
Simon d’Entremont : Non, je suis un fonctionnaire, et cela m’oblige à rester impartial. Mon mandat ne dépend pas des résultats électoraux, je suis comme n’importe quel autre fonctionnaire.
Le Courrier : Vous avez occupé des postes de direction régionale à Santé Canada, Industrie Canada et également à l’Agence de promotion économique du Canada atlantique. En quoi ces expériences vous seront-elles utiles dans votre nouveau mandat?
M. D’Entremont : Ces expériences vont m’aider considérablement, surtout les gens que j’ai connus au cours de toutes ces années, car nous devons souvent travailler avec plusieurs niveaux de gouvernement. J’ai aussi travaillé maintes fois dans le développement et financement d’entreprises et dans le développement économique rural. J’ai longtemps été dans un bureau à Yarmouth, je sais qu’il y a beaucoup de gens qui ont de bonnes idées dans nos régions et je compte bien les rencontrer.
Le Courrier : Plusieurs personnes attendent des nouvelles du traversier qui faisait le lien entre le Maine et Yarmouth, qu’avez-vous à leur dire?
M. D’Entremont : Cela va être un dossier important, nous comprenons que ça a été très difficile pour les gens, surtout dans le Sud-Ouest. Nous souhaitons travailler avec des partenaires, pour trouver un plan d’affaire viable. Quand je dis partenaire, je pense au privé, au fédéral, au municipal et aussi à l’état du Maine, aux États-Unis. Je vais rencontrer les gens importants de ce dossier, qui est dans le haut de la liste des priorités.
Le Courrier : D’après Statistique Canada, les populations, notamment les jeunes, partent vers les grandes villes comme Halifax et délaissent les régions. Quelle est votre analyse de cette situation?
M. D’Entremont : On ne doit pas oublier qu’il y a longtemps que cela se passe et pas uniquement ici. Cela étant dit, une des causes est un manque d’opportunités économiques dans nos régions. Le tourisme est important, nous devons le développer, nous avons un bon produit qui peut créer des emplois. Il faut aussi s’assurer que les grands projets comme le contrat d’Irving ou l’extraction de pétrole bénéficient à toute la province. Nous allons aider nos petites entreprises à se positionner sur la chaîne de fournisseurs et à être compétitives. Il y a aussi les matières premières, beaucoup de nos ressources quittent la province sans être transformées, si nous pouvions les transformer ici, cela offrirait des opportunités à nos jeunes. Nous allons soutenir les industries traditionnelles, mais aussi chercher de nouveaux marchés et avancer vers la nouvelle économie, avec les idées des gens.
Le Courrier : Qu’aimeriez-vous dire à nos lecteurs?
M. D’Entremont : J’ai hâte de les rencontrer, de recueillir leurs idées. Je n’ai pas l’intention de passer mon temps ici dans mon bureau, je vais venir en région, je sais qu’il y a des choses à faire partout dans notre province.
Le Courrier : Vous êtes donc optimiste?
M. D’Entremont : Oui, je crois que j’ai la chance d’entrer en fonction à un bon moment, il y a des projets et des investissements qui arrivent. D’après les analystes, d’ici deux ans, la croissance sera de 3,5 %, soit plus du double de la croissance actuelle.


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