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Le 24 février 2012
Le Courrier de la Nouvelle-Écosse

Des entrepreneurs en herbe à l'École Beau-Port

Les jeunes présentateurs et entrepreneurs de l'École Beau-Port, (derrière) : Tonie Pierce, Alex MacLean, Liam MacLean, Lauren Boudreau et Joël LeFort; (devant) : Stewart MacLean, un jeune de la 5e année et employé d'Alex, son frère.
(Photos : Robert Fougère)
Les jeunes présentateurs et entrepreneurs de l'École Beau-Port, (derrière) : Tonie Pierce, Alex MacLean, Liam MacLean, Lauren Boudreau et Joël LeFort; (devant) : Stewart MacLean, un jeune de la 5e année et employé d'Alex, son frère.
(Photos : Robert Fougère)

Robert Fougère

ARICHAT − Le 14 février à l’École Beau-Port s’est déroulé une version adaptée de l’émission de télévérité Dragon’s Den. Au cours de la présentation, cinq jeunes de l’école ont fait valoir un projet d’entreprise ou une entreprise existante et ont expliqué comment une somme d’argent pourrait les aider. Les juges, ou dragons ont décidé combien d’argent ils accorderaient à chacun et chacune, en se basant sur l’originalité de l’idée, les chances de réussite, le travail de recherche effectué et le plan d’affaires.

Et Dragon’s Den, c’est quoi? C’est une émission télédiffusée à la télévision anglaise qui invite des entrepreneurs potentiels ou qui débutent en affaires, ou encore qui ont besoin d’un coup de pouce pour faire avancer leur entreprise, à se présenter devant cinq dragons, des gens d’affaires qui ont les « poches creuses », pour emprunter une expression anglaise. Il s’agit pour les entrepreneurs de convaincre ces gens d’affaires d’investir dans leur entreprise, en échange d’un pourcentage du chiffre d’affaires. Pour recevoir de l’aide, l’entreprise doit donc être prometteuse.

Les cinq jeunes ont pu faire valoir leur entreprise réelle ou potentielle devant cinq dragons, soit : Lisa Samson-Boudreau de Boudreau’s Fuels, Caper Gas et aussi connue pour le nouveau Home Grown Rewards; Edgar Samson, entrepreneur qui réussit depuis 25 ans dans le domaine des poissonneries et de la vente des produits de la mer et ayant plus de 200 employés à sa charge; Brenda Boudreau, directrice des opérations à la Caisse Saint-Joseph; Philippe Haché, consultant en affaires et René Aucoin, directeur du campus de l’Université Sainte-Anne à Saint-Joseph-du-Moine et qui a été propriétaire de plusieurs petites entreprises par le passé. Ces entrepreneurs avaient chacun 200 $ à distribuer aux présentateurs. Avant de commencer, les entrepreneurs avaient mis dans une enveloppe chacun 50 $, du 200 $ prévu, cumulant ainsi une somme de 250 $ qui allait être remise au grand gagnant de la compétition. Ils accorderaient une partie de leur 150 $ restant aux élèves entrepreneurs selon la qualité de leur présentation.

Les élèves entrepreneurs étaient : Lauren Boudreau (10e année) qui souhaite mettre sur le marché une moustiquaire différente. Une partie de la moustiquaire serait en plastique transparent pour faciliter la visibilité tout en se protégeant contre les moustiques et mouches noires. Joël LeFort (11e année) a dit vouloir se spécialiser dans une collection de produits et vêtements qui afficheraient les couleurs de l’Acadie. On parle de chemises, gilets, gants en plus d’articles promotionnels. Un site Web, Acadie célèbre, serait aussi créé afin de stimuler les ventes. Tonie Pierce (12e année) planifie ouvrir un café, le Café Verano, qui servirait uniquement des aliments sains. Le café serait ouvert de mai à septembre. Elle dit avoir eu l’idée après avoir beaucoup travaillé au Café des rêves de son école. Et elle voit un besoin en région « d’avoir des lieux où manger sainement ». Liam MacLean (8e année) veut se lancer dans la confection de gâteaux pour toutes les occasions et son entreprise sera connue sous le nom de Les gâteaux MacLean. « Je vais utiliser les produits de notre ferme afin d’obtenir des gâteaux meilleurs et plus frais », a-t-il expliqué aux dragons. Le dernier à se présenter devant les juges était Alex MacLean (10e année). Il était accompagné de son plus jeune frère, Stewart, employé de son entreprise, Les services MacLean, qui exerce ses activités dans le jardinage, la tonte du gazon et la vente de fumier. Sa clientèle cible : « les personnes âgées qui ne peuvent plus tondre leur gazon et les personnes qui veulent un engrais naturel ». Alex a impressionné les juges-dragons par son sens des affaires et sa confiance lors de la présentation. Il était le seul à avoir un employé. De plus, il savait exactement ce qu’il ferait de l’argent qu’on lui remettrait, s’il était gagnant. « Je veux amasser de l’argent pour me payer des cours de conduite automobile », a-t-il dit aux dragons. Et c’est lui qui a remporté la plus importante somme, soit 290 $ en tout.

Et d’où est venue l’idée? C’est Jeannot Chiasson, responsable de la programmation du Centre d’aide en affaires et en entrepreneuriat (CAAE) qui l’a proposée à la directrice de l’École Beau-Port, Jacintha Samson-Sullivan. De là, une équipe de l’école s’est mise à l’œuvre afin que le projet voie le jour. L’expérience a été très bénéfique pour les jeunes. Non seulement ils ont empoché de l’argent, mais ils ont beaucoup appris lors de cette expérience. Joël LeFort, un des participants a résumé ainsi : « Il a fallu travailler très fort et je me rends compte maintenant que les entrepreneurs ne sont pas toujours assis dans leurs grandes chaises confortables ».


L’objectif des organisateurs était de « commencer à développer une culture d’entrepreneuriat chez les jeunes, à sensibiliser l’environnement éducatif aux défis à relever pour que les régions rurales se développent, à rapprocher l’école du milieu entrepreneurial ».

Mentionnons qu’un pêcheur de la région a offert 1 000 $ à l’école, ce qui permettra une deuxième activité visant l’entrepreneuriat.


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