À LA UNE CETTE SEMAINE

POINTE-de-l’ÉGLISE – La Dre Michelle Dow a accepté l’honneur d’être l’ancienne de l’année lors des retrouvailles à l’Université Sainte-Anne, pendant la fin de semaine du 7 novembre. Médecin de famille à la Baie Sainte-Marie, elle s’est dite honorée et touchée. « Ça me donne de l’enthousiasme pour continuer mon travail et recruter de jeunes médecins, a-t-elle dit. Je n’ai jamais regretté de venir étudier à Sainte-Anne. »

Dans sa famille, la Dre Dow fait partie d’une des trois générations ayant fréquenté l’Université Sainte-Anne. En effet, elle, son père Omer Blinn et son fils Alexandre sont tous d’anciens étudiants de cet établissement. C’est également la quatrième année de la Dre Dow comme membre du conseil des gouverneurs de l’Université. Elle a de plus été choisie omnipraticienne de l’année 2014 par le Nova Scotia College of Family Physicians. À part un congé de formation, elle pratique la médecine à la Baie depuis 26 ans. 

« J’ai choisi de devenir médecin de famille afin de revenir élever mes enfants ici, à la Baie, affirme-t-elle. J’ai à cœur l’éducation de nos futurs médecins. À Sainte-Anne, notre programme de sciences a connu le plus d’augmentation dans la dernière année. » Elle est heureuse de cette augmentation.

Lianne Comeau, amie qui a présenté la Dre Dow, a souligné que la médecin est membre de Doctors Nova Scotia, directrice médicale au Centre médical de Clare et formatrice d’étudiants en médecine. Elle est très impliquée dans le recrutement des médecins dans la région et dans sa communauté. Avec son mari Dave, elle trouve aussi du temps pour son rôle de mère de famille.

Étoiles filantes et

 Temple de la renommée

Trois autres anciens étudiants de l’Université Sainte-Anne ont été honorés lors du banquet des retrouvailles. Jean-Luc Thomas, avocat à Ottawa, et Christine Doucet, enseignante à Chéticamp, ont reçu le prix Étoile filante pour leur contribution exceptionnelle dans leur communauté. Les deux anciens en ont accompli beaucoup depuis la fin de leurs études à Sainte-Anne.

Christine Doucet enseigne à l’École NDA et anciennement à l’Étoile de l’Acadie à Sydney, où elle a fondé une troupe de danse, entre autres. Elle a remercié toute la communauté de Sainte-Anne pour ce prix en soulignant qu’elle est fière de faire partie de cette communauté. Jean-Luc Thomas, pour sa part, a noté qu’à la Baie, les gens se souviennent de lui. Il a félicité la communauté locale d’appuyer l’Université.

Le professeur d’histoire Bryan Empson, retraité, a quant à lui été intronisé au Temple de la renommée des sports de l’Université, en reconnaissance de ses efforts comme bâtisseur des sports à l’Université et dans la communauté. Il a été présenté par son collègue Normand Godin, lui aussi retraité, qui avait été embauché à l’Université la même année que lui, soit en 1973. 

Normand Godin a voulu expliquer la passion, l’engagement de Bryan Empson envers les jeunes de 5 et 6 ans du hockey mineur ainsi que pour le canotage dans la communauté. C’est dans ces deux domaines que M. Empson a été reconnu.

« Les gens de Sainte-Anne et de la Baie Sainte-Marie m’ont déjà exprimé leurs remerciements pour mon travail dans le hockey mineur et le canotage, a indiqué Bryan Empson. En parcourant les patinoires et les lacs, j’ai reçu mille fois plus que j’ai donné. J’ai été chanceux d’avoir touché les jeunes et de partager ma passion pour les sports. » Il a surtout remercié Louis Comeau, ancien recteur qui était présent pour l’événement, de l’avoir embauché en 1973 et de lui avoir permis de passer sa vie et sa carrière à la Baie Sainte-Marie. « C’est l’équivalent d’avoir gagné le gros lot de la loterie de la vie. C’est beaucoup plus, quelque chose qui ne s’achète pas », a-t-il précisé.

AGA

 de l’Association des anciens

L’assemblée générale annuelle de l’Association des anciens élèves et amis de l’Université Sainte-Anne précédait le banquet. Pendant l’AGA, le président Daniel LeBlanc a fait un rapport des activités de la dernière année à la vingtaine de membres présents. Il y a eu, entre autres, des soirées à Halifax, une rencontre à Wedgeport, une collecte de fonds pour Relais pour la vie et un tournoi de golf avec quatorze équipes. Les retrouvailles de 2015 auront lieu les 14 et 15 août.

Trois membres du conseil d’administration de l’Association, soit Sara Patten, Mireille Melanson et Francis Robichaud, ont terminé leur mandat. Ils ont été remplacés par Carl Peterson, Lori-Anne LeBlanc et Mélanie Lepine. 

Le recteur Allister Surette a fait remarquer la présence de nombreux jeunes membres autour de la table. Il a rapporté que l’Université a commencé sa nouvelle campagne de financement visant à amasser7 millions de dollars. L’Université a dépensé cette année 750 000 $ pour obtenir de l’eau saine sur le campus. Le nouveau centre d’entrepreneuriat du campus porte dorénavant le nom de Centre Louis-Deveau en l’honneur de l’ancien chancelier qui a beaucoup contribué à son alma mater

Parmi les projets de l’année, il y a eu l’achèvement des travaux au gymnase, la nouvelle fournaise de copeaux de bois, la serre installée sur le campus et la collaboration avec les laboratoires de Comeau’s Sea Foods, entre autres.

Du côté des inscriptions, Sainte-Anne enregistre une baisse, comme toutes les universités de la région atlantique. « C’est un gros défi dans toutes les universités, fait valoir le recteur. Nous avons connu une augmentation au département des sciences, mais il y a un défi au département d’immersions. Quant au département de l’éducation, les conseils scolaires demandent qu’on forme plus d’enseignants. Environ 92 % de nos étudiants en éducation se trouvent un travail et, parmi les 8 % qui restent, certains poursuivent leurs études. On estime donc que la presque totalité de nos étudiants en éducation trouvent un emploi. » 

SYDNEY – Le Centre communautaire Étoile de l’Acadie, en collaboration avec Immigration francophone Nouvelle-Écosse, a organisé une cérémonie spéciale de réaffirmation de la citoyenneté canadienne le mardi 21 octobre dernier.

Pour cette deuxième édition, Emmanuel Nahimana, coordonnateur à Immigration francophone, avait offert son soutien et son aide pour l’organisation de cet événement. Il a d’ailleurs fait le déplacement jusqu’à Sydney pour assister à la cérémonie. Il a pu constater la grande diversité des origines de la quarantaine de personnes présentes : des Chinois, des Africains, des Polonais, des Français, des Québécois, des Franseskois, des Cap-Bretonnais, pour ne citer que ceux-là. Selon la directrice générale du Centre communautaire, Véronique Legault, les participants reflètent bien la composition de la communauté francophone en 2014.

Le thème de la soirée était la définition d’un Canadien. Le conférencier de la soirée a insisté sur ceci : être Canadien, c’est accepter l’autre, peu importe ses origines, c’est faire preuve d’une ouverture d’esprit envers l’autre. Patrick Poupart, enseignant au Centre scolaire Étoile de l’Acadie depuis 9 ans, est lui-même le portrait type d’un Canadien. Originaire du Québec et marié à une Franseskoise, il est père de deux filles nées au Cap-Breton.

Les participants ont réaffirmé leur citoyenneté par une prestation de serment. Ils ont ensuite reçu des certificats de citoyenneté remis par Jean-Réné Bourgeois, originaire de Chéticamp et fonctionnaire à Immigration et Citoyenneté, qui a assuré la fonction de juge de paix. Yolanta Cébula, originaire de la Pologne, et ses élèves ont offert un intermède musical avant le repas multiculturel (mets chinois, africains, français et canadiens) apprêté par quelques femmes de la communauté.

 

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    Le phare de la Pointe, construit en 1874, était devenu un lieu historique sur le campus de l’Université Sainte-Anne, juste à côté. Il s’agissait d’un des derniers phares en bois dans la province. Le vent a démoli la structure et une bonne partie s’est retrouvée sur le côté de la falaise tout près. C’était un lieu de rencontre pour les étudiants ainsi que pour les promeneurs le long du sentier qui s’étend le long de la côte jusqu’au petit bois derrière l’Université.

    L’église Sainte-Marie, la plus grande église en bois en Amérique du Nord, s’élève à 185 pieds (56,4 mètres) de haut et comprend un ballast de 40 tonnes de roches pour résister aux éléments. Le dommage a été fait à une face des quatre pics à 150 pieds de haut, celui qui pointe vers le campus de l’Université Sainte-Anne. « La face de la pointe indique un petit pic détaché aux deux tiers de sa hauteur, a expliqué André Valotaire, coordonnateur de la paroisse Sainte-Marie. Un autre coup de vent ou la pluie pourrait le détacher. Le vent de la tempête a élevé le morceau détaché de 3 pouces. Il y a une ouverture vers l’extérieur. Ça tient par un ou deux clous au haut et le pic pourrait tomber n’importe quand. »

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