À LA UNE CETTE SEMAINE

GRAND-PRÉ : Grand-Pré est connu pour son site de l’église et du cimetière d’un village acadien des XVIIe et XVIIIe siècles. Grand-Pré est également le cadre pittoresque du poème de Longfellow, Evangeline: A Tale of Acadie. Grand-Pré représente également la triste histoire des Acadiens – la déportation d’un peuple. Il va sans dire que ce paysage d’une grande richesse historique est devenu un site approprié pour fêter les Journées acadiennes en Nouvelle-Écosse. En effet la Société Promotion Grand-Pré a organisé une série d’activités qui ont eu lieu les 18 et 19 juillet 2015 au lieu historique national de Grand-Pré. Les activités de ces deux jours ont été conçues pour intéresser les jeunes, les moins jeunes et les familles qui sont passionnés par l’histoire de nos ancêtres.

Des conférences ont été organisées pour le samedi 18 juillet. Deux causeries en français ont été présentées le samedi matin; Ronald Labelle a ainsi animé une séance sur les chansons acadiennes traditionnelles dans les années 1930 à 1950. Paul-Emile Comeau a pour sa part présenté une conférence sur Évangéline et la Déportation dans la chanson populaire.

L’après-midi du 18 juillet, John Dawson a présenté une conférence intitulée Objects from Nova Scotia Heritage, et Warren Perrin a parlé du 250e anniversaire de l’arrivée des Acadiens en Louisiane. La journée du 18 juillet s’est terminée par le lancement du livre Grand-Pré: Landscape of the World des auteurs John Johnston et Ronnie-Gilles LeBlanc.

La journée du dimanche 19 juillet a été remplie d’activités pour les enfants, les jeunes, et les familles. Une messe a été célébrée sous la grande tente par le père Maurice LeBlanc. La chorale de l’unité pastorale Marie Reine de l’Acadie de Dieppe a interprété ses plus beaux chants religieux. Le père Arthur Bourgeois, curé de l’unité pastorale de Dieppe, a concélébré avec le père Maurice LeBlanc. 

Suite à la messe, Justin Mury, président de la Société promotion Grand-Pré, a présenté le prix André-D.Cormier. Ce prix prestigieux a été décerné à Stan Surette pour son engagement envers le site historique de Grand-Pré; M. Surette s’est dévoué corps et âme pour la promotion et le développement de ce site historique.

Après la messe et la présentation du prix André-D.-Cormier, les visiteurs ont eu l’occasion de prendre sur les lieux un dîner à l’image des repas favoris des Acadiens. L’après-midi, les visiteurs ont pu s’amuser en écoutant la conteuse Clara Dugas. La foule a écouté quelques présentations musicales sous la grande tente. La chorale de Dieppe, sous la direction de Valmond Bourque, a présenté une dizaine de chansons françaises. Antoinette Richard et Ulric LeBlanc ont diverti la foule par leur belle musique. Josée Boudreau, qui joue le rôle d’Évangéline à Charlottetown, a présenté quelques chansons de la comédie musicale. Les derniers artistes à se produire sur scène ont été les membres du groupe Cy qui sont originaires de la Baie Sainte-Marie, mais qui résident à Moncton, au Nouveau-Brunswick. Ils ont mélangé les harmonies et les cordes de guitare pour créer une musique d’aujourd’hui à saveur d’autrefois.

La dernière partie du programme a été une projection du documentaire Grand-Pré en compagnie de la cinéaste Anika Lirette.

Justin Mury a déclaré au Courrier de la Nouvelle-Écosse que les Journées acadiennes à Grand-Pré prennent de plus en plus d’ampleur année après année. Il était particulièrement content de voir la ville de Dieppe fêter cette année et il était très heureux de voir le grand nombre de visiteurs du sud-est du Nouveau-Brunswick qui s’étaient déplacés pour venir au pays de leurs racines fêter leur culture avec d’autres Acadiens.

Natalie Robichaud

TROIS-RIVIÈRES (QC) : Vincent Godin prépare un deuxième défi relatif à la dysphasie. Il se prépare à faire à la nage le trajet entre Chéticamp et les Îles-de-la-Madeleine. Il relèvera ce défi pour la dysphasie, une maladie dont il est atteint. Il a déjà effectué un trajet semblable en 2013 pour la même cause.

Ce n’est pas la première fois que ce jeune de 19 ans s’entraîne pour un tel trajet. En 2013, Vincent a traversé le fleuve Saint‑Laurent, ce qui représente une distance de 123 km. Cette fois-ci, il s’attaquera au trajet Chéticamp – Îles-de-la-Madeleine. Certes, la distance est moins grande (86 km), mais il y a beaucoup plus de risques, dont la température de l’eau, les courants et les conditions climatiques. Il prévoit entreprendre ce défi fin juillet et il estime que ça lui prendra environ deux semaines pour le terminer. « Je suis prêt physiquement et mentalement, affirme Vincent. J’ai hâte de dépasser cet objectif que je me suis fixé. »

Tout cela pour faire de la sensibilisation à la dysphasie. La dysphasie est une maladie spécifique affectant la compréhension et l’expression d’une personne. C’est un trouble neuro-développemental, c’est-à-dire que la personne naît avec cette difficulté et que le problème réside dans l’organisation du système neurologique. Vincent a été atteint de cette maladie très jeune et cela lui a occasionné beaucoup de problèmes d’apprentissage à l’école. Il a cependant aussi commencé à nager très jeune. Tout au long de sa jeunesse, la natation l’a aidé à bâtir sa confiance. « Je pense souvent à Terry Fox, dit-il. Je pense à ce qu’il a fait pour sensibiliser les gens au cancer et moi je veux faire la même chose pour la dysphasie. »   

Ce jeune homme a récemment terminé ses études secondaires et a entrepris sa mission sociale relative à la dysphasie. Présentement, il commence toutes ses journées par environ deux heures de natation, ce qui lui sert de méditation et d’entraînement pour son défi de juillet. Il s’entraîne parfois à la piscine, parfois dans des lacs près de chez lui. 

Restez donc à l’affût des nouvelles sur le déroulement de la prochaine aventure de ce jeune homme courageux. Bonne chance à Vincent! Visitez la page Facebook de Vincent Godin afin de connaître ses prochains exploits.

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    WOLFVILLE – C’est dans une atmosphère amicale et détendue qu’une dizaine de bénévoles des Amis de Grand-Pré ont participé, le vendredi 30 mai dernier, au nettoyage de la cour et des jardins du cimetière Sainte-Famille à Falmouth.

    Pendant l’après-midi, plusieurs Amis étaient présents, dont Susan Surette-Draper (présidente) et Ernie Draper de Port Williams, Ken Belfountain de Kentville, Félix et Lucille Amirault de Kingston ainsi que Derek Allerton de Wolfville. Les travaux de nettoyage et d’aménagement des parterres de fleurs et du terrain profiteront aux personnes qui se rendront au cimetière pendant la saison estivale.

    Les 19 et 28 juillet prochains, les gens pourront se renseigner sur cette histoire locale fascinante et participer à la Journée de commémoration du Grand Dérangement. Dans le cadre des Causeries à Grand-Pré du samedi 19 juillet 2014, Talva Jacobson, archéologue et artiste céramique, fera sa toute première présentation publique sur le processus de la reconstruction du crâne de l’enfant acadien trouvé lors des fouilles en 1996. De plus, le dévoilement de la brique posée par les Amis de Grand-Pré à la mémoire d’Angèle Arsenault, décédée le 25 février dernier, aura lieu vers 15 h 30 le 28 juillet, lors du pèlerinage commémorant la Déportation. D’autres briques seront dévoilées à la même cérémonie au cimetière Sainte-Famille.

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    Le phare de la Pointe, construit en 1874, était devenu un lieu historique sur le campus de l’Université Sainte-Anne, juste à côté. Il s’agissait d’un des derniers phares en bois dans la province. Le vent a démoli la structure et une bonne partie s’est retrouvée sur le côté de la falaise tout près. C’était un lieu de rencontre pour les étudiants ainsi que pour les promeneurs le long du sentier qui s’étend le long de la côte jusqu’au petit bois derrière l’Université.

    L’église Sainte-Marie, la plus grande église en bois en Amérique du Nord, s’élève à 185 pieds (56,4 mètres) de haut et comprend un ballast de 40 tonnes de roches pour résister aux éléments. Le dommage a été fait à une face des quatre pics à 150 pieds de haut, celui qui pointe vers le campus de l’Université Sainte-Anne. « La face de la pointe indique un petit pic détaché aux deux tiers de sa hauteur, a expliqué André Valotaire, coordonnateur de la paroisse Sainte-Marie. Un autre coup de vent ou la pluie pourrait le détacher. Le vent de la tempête a élevé le morceau détaché de 3 pouces. Il y a une ouverture vers l’extérieur. Ça tient par un ou deux clous au haut et le pic pourrait tomber n’importe quand. »

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